FORUM pages 14-18
  Forum Pages d’Histoire: marine
  marine

  MOUSQUET - Contre-torpilleur

 

Il y a 73 utilisateurs connus et inconnus. Pour voir la liste des connectés connus, cliquez ici

 Mot :   Pseudo :  
 
 Page :   1  2  3
Page Précédente
Auteur Sujet :

MOUSQUET - Contre-torpilleur

n°3104
Ar Brav
Posté le 24-02-2008 à 17:25:11  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
MOUSQUET Contre-torpilleur de 300 t type Arquebuse (1903 – 1914)
 
Chantier :
 
Ateliers & Chantiers de la Loire, Nantes  
Commencé : 11.1900
Mis à flot : 07.08.1902
Terminé : 1903
En service : 05.1903
Retiré : 28.10.1914                            
Caractéristiques :  302 t ; 6 300 cv ; 58,3 x 6,4 x 3,2 m ; 30 nds.
Armement : VI de 65 + VI de 47 + 2 T.
 
Observations :  
 
Essais à Lorient
06.1903 : escadre de la Méditerranée
03.1904 : Indochine
1909 : 1ère flottille des torpilleurs des mers de Chine
1911-03.1914 : en réserve à Saigon
28.10.1914 : coulé à 15 milles dans le nord de Poulo Penang par le croiseur corsaire allemand Emden. Ce dernier s’était déguisé en croiseur anglais en portant une quatrième cheminée.
 
Sources :  
 
Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours, Tome II, 1870-2006, LV Jean-Michel Roche, Imp. Rezotel-Maury Millau, 2005  
http://www.netmarine.net/dico/index.htm
Les marques particulières des navires de guerre français 1900-1950, Jean Guiglini, SHM, 2002  
Répertoire des navires de guerre français, Jacques Vichot, Pierre Boucheix, refondu par Hubert Michéa, AAMM, 2003  
French Warships of World War I, Jean Labayle-Couhat, Ian Allan Ltd, 1974  
Jane’s Fighting Ships 1914, Fred T. Jane, David & Charles Reprints, 1968
 
 
 
Cordialement,
Franck

Message cité 1 fois
Message édité par Ar Brav le 02-05-2009 à 07:37:45

---------------
www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°3105
olivier 12
Posté le 24-02-2008 à 19:25:19  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
La fin du MOUSQUET est racontée par Claude Farrère et Paul Chack dans "Combats et batailles sur mer".Flammarion 1928
 
A Penang, dans le nord du détroit de Malacca, se trouvaient l'aviso d'Iberville et les torpilleurs PISTOLET, FRONDE et MOUSQUET. L'accès au mouillage de Georgetown se fait par un long chenal d'une bonne quinzaine de milles entre l'ile de Penang et la côte malaise.
Le MOUSQUET rentrait de patrouille lorsqu'il fut surpris, au large, par le corsaire EMDEN, commandant Müller, qui surveillait le nord de l'océan Indien, coulant tout ce qui passait à sa portée.
Le lieutenant de vaisseau Theroinne le prit d'abord pour un Anglais. Mais à 4000 m l'EMDEN envoya une bordée qui passa juste au dessus du torpilleur, puis une seconde trop courte. La troisième frappa le petit navire de plein fouet emportant la pièce de 65 avant avec tous ses servants, ainsi que ceux du tube lance-torpilles. La chaudière, en pleine pression, fut crevée et la vapeur à 6 bars jaillit jusque sur le pont tandis que chauffeurs et soutiers, brûlés, vêtements en feu, tuméfiés, tentaient de quitter le compartiment machine.
Le MOUSQUET essaya de riposter avec son petit canon de 47, mais n'étant plus qu'une épave, se fit massacrer par les salves de l'EMDEN qui possédait 12 pièces de 105. Après seize minutes de lutte inégale, il sombra pavillon haut, entraînant dans la mort 43 hommes, dont le commandant Theroinne.
Les Allemands recueillirent alors 36 rescapés, qui furent d'ailleurs traités avec tous les honneurs. Parmi eux, un seul officier, l'enseigne Carissan, qui mourût sur l'EMDEN des suites de ses blessures.
Le 5 Janvier 1915, l'état-major et l'équipage du MOUSQUET furent cités  à l'ordre de l'armée. Après la guerre, le nom de Carissan fut donné à un sous-marin (ex UB 99).
Quant à l'EMDEN, il fut surpris à son tour et coulé aux iles Cocos (Keeling) par le croiseur Anglais Sydney.
Il avait toutefois mis à terre une compagnie de débarquement qui détruisit les installations radio de l'ile, puis parvint, à la suite d'une incroyable odyssée, à gagner Padang sur la côte sud de Sumatra, la mer Rouge, la côte du Hedjaz, Alep, Damas, Constantinople et enfin à rentrer, libre et invaincue, en Allemagne.
 
Voici le contre-torpilleur MOUSQUET
 
http://img222.imageshack.us/img222/6766/mousquetas6.jpg
 
et le croiseur EMDEN
 
(voir message suivant)
 
Cordialement
Olivier


Message édité par olivier 12 le 25-02-2008 à 13:31:36

---------------
olivier
n°3106
kgvm
Posté le 25-02-2008 à 10:05:09  profilanswer
 

Sorry, but the picture is showing the "Emden" of 1925, not the famous ship of WW I!!
A picture of the ship which sank the "Mousquet" is here:
http://www.kreuzergeschwader.de/kreuzer/emden.htm
Regards
Klaus Günther

n°3108
olivier 12
Posté le 25-02-2008 à 13:28:29  profilanswer
 

Bonjour Klaus, bonjour à tous,
 
Encore merci pour cette correction qui rétablit les choses.  
Les deux photos sont extraites de "La Royale - L'éperon et la cuirasse" page 222, de Jean Randier où, à propos de l'affaire du MOUSQUET, cet EMDEN... de 1925 est donc présenté comme un redoutable corsaire.
C'est là un superbe exemple  de ces erreurs que l'on véhicule pendant des années! Et c'est vraiment tout l'intérêt de ce forum que de pouvoir rétablir peu à peu la vérité et de pouvoir retracer certains épisodes de cette période tragique avec le plus de rigueur possible.
 
Je retire le cliché de 1925...
 
Cordialement
Olivier


Message édité par olivier 12 le 25-02-2008 à 13:30:45

---------------
olivier
n°3109
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 25-02-2008 à 15:01:04  profilanswer
 

Bonjour à tous
Concernant le croiseur SMS Emden, celui du Mousquet, qui a fini sa carrière sous les coups de HMAS Sydney, il se trouve que je possède un livre remarquable de mon ami Peter Günter Huff consacré à ce navire :
SMS Emden, (1909 - 1914) Schiksal eines kleinen Kreuzers
Kassel, Hammecher - 1994
ISBN 3-920307-49-6
 
Pour ceux que cela intéresserait, il doit pouvoir se trouver encore sur le web aux environs de 80 EUR
Cet ouvrage très richement documenté reprend notamment le KTB du combat contre le Mousquet. Il me faut juste un peu de temps pour reprendre et traduire tout ça. Il y a notamment une carte de l'engagement que je vais scanner et vous mettre en ligne.
Je signale au passage que Lothar von Arnauld alors jeune Oblt z.S. servit à bord de cet Emden en 1911-1913 et que par la suite, il commandera en 1928-1930 le croiseur Emden II.
En attendant, voici déjà une photo de l'Emden I
 
http://pagesperso-orange.fr/histoiremaritime/Photos/SMSEmden.jpg
 
Cdlt
Yves


Message édité par Yves D le 25-02-2008 à 15:16:25

---------------
www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°3110
kgvm
Posté le 25-02-2008 à 17:27:12  profilanswer
 

There is another book about the "Emden", cheaper and with two English editions (one in USA, one in Great Britain), too:
             
Lochner, R.K.: Die Kaperfahrten des kleinen Kreuzers Emden  
Lochner, R. K.: The Last Gentleman of War: The Raider Exploits of the Cruiser Emden
 
Regards
Klaus Günther

n°3111
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 25-02-2008 à 23:09:57  profilanswer
 

Extrait du livre cité ci-dessus, la carte de l'engagement Emden-Mousquet. Elle est moyennement lisible mais si je la poste en définition normale, elle va faire un gros pavé sur le forum.
 
http://pagesperso-orange.fr/histoiremaritime/Photos/mapEmden.jpg
 
et le lien ci-dessous pour ceux qui voudraient la voir par le détail :
 
http://www.hostingpics.net/pics/23 [...] usquet.jpg


Message édité par Yves D le 25-02-2008 à 23:11:31

---------------
www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°3113
olivier 12
Posté le 26-02-2008 à 10:35:30  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
La carte de l'action entre EMDEN et MOUSQUET est fort intéressante. On s'aperçoit que le combat a en fait eu lieu sur la zone actuelle de prise du pilote et d'entrée du chenal, par des petits fonds de 10 à 12m.
 
Aujourd'hui, le bateau-feu est beaucoup plus au large qu'en 1914, à environ 7 milles dans le secteur nord de Muka Head. Un chenal balisé par six paires de bouées a été dragué à 10m, au milieu d'une zone où les fonds n'excèdent pas 6 à 7m. La première paire de bouées est au delà de la ligne de sonde des 10m. La distance actuelle du bateau-feu à Bandar Raya Georgetown (Port Royal de Georgetown) est de 15 milles.
 
EN 1914, s'engager dans cette zone était pour le moins osé de la part du Cdt de l'EMDEN, et l'on conçoit que celui du MOUSQUET ait été diablement surpris de voir un croiseur allemand sortir de Penang (d'autant plus qu'il était difficilement reconnaissable).
 
Il a finalement coulé au large de Sungai Muda (la Jeune Rivière) aujourd'hui repérée par un phare.
 
Butterworth, sur la rivière Perai, est le port des cargos, porte-conteneurs et pétroliers. Les paquebots vont à l'appontement de Georgetown.  Beaucoup de caboteurs locaux restent au mouillage à l'endroit où étaient PISTOLET, FRONDE et d'IBERVILLE.
 
Sait-on pourquoi l'EMDEN ne les a pas attaqués?
 
Voici la carte actuelle des approches nord de Pulau Penang. Il y a aussi un chenal pour accéder par le sud.
 
http://img120.imageshack.us/img120/7872/dsc05102nt7.jpg
 
Cordialement
Olivier


Message édité par olivier 12 le 26-02-2008 à 10:43:44

---------------
olivier
n°3115
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 26-02-2008 à 10:43:49  profilanswer
 

Merci pour cette carte actualisée Olivier.
Je vais regarder de plus près la transcription du KTB et je posterai une traduc condensée sous peu.
Cdlt
Yves


---------------
www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°3135
GERAUD
Posté le 27-02-2008 à 22:28:46  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
Bonsoir Franck, Klaus, Olivier, Yves
Merci pour tous ces détails sur le contre-torpilleur Mousquet et sa fin. Je travaille actuellement sur les MPLF d'Erquy (22) : parmi eux Pierre Marie RAULT, matelot gabier né à Erquy le 21/08/1893, disparu avec son bâtiment le 21/10/1914.
Bien cordialement
G/ CL

n°3137
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 28-02-2008 à 00:01:10  profilanswer
 

Bonsoir à tous
Ouf ! j'en ai fini avec cette traduc. Ci dessous un extrait du livre cité précédemment de Günter Huff qui dans cette partie reprend la chronologie des évènements telle qu'elle figure au KTB. Voici donc la journée du 28 et la matinée du 29 vues depuis l'Emden qui pour la circonstance arborait une 4e cheminée factice de façon à ressembler à un croiseur anglais. A lire avec la carte de l'engagement.
 
28.10.1914
2.00 h en vue sur tribord avant du phare de Muka Head, il marque l'entrée nord de Pulau Penang. A bord de l'Emden, on effectue les dernières préparations en vue du combat à venir. Le bateau est paré au combat, toutes les chaudières en pression, la cheminée de camouflage est mise à poste. Tout l’équipage est au poste de combat.
3.00 h. Emden fait route sur le port Penang d'abord à 18 nœuds puis plus tard à 17.
4.30 h. la bouée d’accès à l’entrée nord du port est laissée à tribord.
4.50 h., le croiseur se trouve à l’intérieur du port et s'approche du mouillage pour des navires de guerre. – le commandant pose la question : "quels bateaux sont à l'ancre ?" Tous les postes du croiseur sont en alerte.
5.04 h., une heure avant le lever du soleil, malgré l'obscurité encore régnante et les bancs de brouillard se trouvant sur l'eau à 1200 m sur tribord avant apparaît le feu arrière d'un navire de guerre au mouillage. A 800 m, le bateau peut être identifié comme étant le croiseur russe Shemtschug. A bord du Shemtschug, rien ne bouge. Les veilleurs n'ont pas reconnu les pavillons de combat hissés sur l’Emden.  
5.10 h. Emden abat de quatre quarts par bâbord.  
5.13 h. il résulte de la nouvelle route suivie une nouvelle abattée de quatre quarts sur tribord pour venir à la distance minimale de lancement de torpille.  
5.18 h Le commandant donne l’ordre de lancer une torpille. Lancement à une distance de 350 m d’une torpille qui fait but 11 secondes après. Le croiseur russe est touché sur babord à hauteur de la cheminée arrière. Dans le même temps l'artillerie reçoit l’ordre de feu et tire sur la partie avant du navire russe pour empêcher les équipes installées là d’occuper les pièces d'artillerie. Après avoir passé le croiseur ennemi, le commandant de l’Emden vire de bord sur la route opposée en direction des vapeurs marchands à l'ancre.
5.28 h. L’Emden qui à présent a fait demi-tour repasse devant le Shemtschug à une distance de 650m et lui décoche une nouvelle torpille qui atteint le bateau russe à bâbord sous la passerelle. Dans une violente explosion, le navire se casse en deux. Pendant ces 10 minutes de combat l'Emden est resté à l’intérieur du port. Le commandant décide alors de se tourner vers un nouvel adversaire. C'est le contre torpilleur français D'Iberville mais dans le même temps, on observe à l’entrée nord du port d'autres navires qui dégagent force fumée.
Observant cela, l’Emden quitte la partie étroite du port pour aller à la rencontre du premier bateau qui par suite de la forte réfraction lumineuse qui domine ce matin, est identifié par erreur comme une grande unité. Le croiseur ouvre le feu à une distance de 5000m, l'adversaire réagit en changeant de cap et fait route vers la côte. Il se dévoile alors comme étant le petit vapeur du gouvernement britannique Mirbau sur lequel le croiseur règle son tir. Mais comme beaucoup de temps s’est déjà écoulé, le commandant décide d'interrompre l'action et l'Emden sort du port en route vers le nord.
6.50 h. environ l’Emden met le cap sur le vapeur anglais Glenturret déjà observé précédemment, cependant il renonce car à…
7.00 h. un autre bâtiment apparaît qui est identifié comme étant un contre-torpilleur
7.30 h L’Emden hisse sa flamme de guerre et ouvre le feu à 4300m. Le contre torpilleur ne répond pas immédiatement à l'ouverture du feu et l'Emden l'attaque à la torpille, puis par un changement de cap sur bâbord, il cherche à s’échapper. Le croiseur allemand peut alors régler son  tir et coule le bateau ennemi en peu de temps.
7.44 h. Emden cesse le feu et fait route vers le lieu du naufrage pour sauver les membres de l'équipage du bateau adverse. C'était le contre torpilleur français Mousquet dont 36 hommes de l'équipage sont sauvés par l'Emden. Ensuite, le croiseur remet le cap au large pour se maintenir à bonne distance du contre torpilleur français, Fronde qui l’a pris en chasse et tente évidemment de venir au contact. L’Emden porte alors sa vitesse à 21 noeuds.
10.00 h. L’Emden cap à l’ouest peut échapper à son poursuivant à la faveur d’un grain.
11.00 h. Le temps s’améliore à nouveau et l’Emden met le cap sur la route Singapour-Rangoon où il espère rencontrer un vapeur sur lequel il pourrait remettre les marins prisonniers du Mousquet.
16.00 h., la route des vapeurs est atteinte et remontée  jusqu'à 22.00 h. cap au nord mais sans succès.  
22.00 h. mis le cap à l’ouest de façon à passer dans la nuit du 29 octobre le canal de Sombrero et de là gagner l’archipel de Nicobar
 
Dans la nuit du 29, deux français grièvement blessés décèdent et sont immergés avec les honneurs militaires.  
"Quand leurs corps furent immergés, le Capitaine von Müller qui avait fait aligner toute l’équipage pour ces funérailles solennelles, tenait une allocution en français. Dans son discours, il rendait hommage aux Français, parlant de braves camarades"(rapporté par un marin allemand)
 
Cdlt
Yves


Message édité par Yves D le 28-02-2008 à 08:42:21

---------------
www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°3145
olivier 12
Posté le 28-02-2008 à 10:39:26  profilanswer
 

Bonjour à tous, bonjour Yves,
 
Très intéressant récit, qui recoupe tout à fait celui de Farrère et Chack.
 
Une petite correction à ce que j'ai précédemment écrit : les deux hommes décédés sur l'Emden sont les matelots Barbaroux et Stéphan, et non pas l'enseigne Carissan.
Ils furent immergés devant leurs camarades prisonniers et tous les officiers allemands en grande tenue. Parmi eux le lieutenant de vaisseau prince de Hohenzollern, neveu du Kaiser. Les cercueils étaient recouverts du pavillon français et von Müller déclara en français :"Nous prions pour ces braves, morts des blessures reçues dans un glorieux combat". Puis il fit mettre en berne le pavillon allemand.
 
Plus tard, un marin alsacien de l'Emden vint trouver les prisonniers et leur déclara : " le commandant va vous remettre au premier cargo rencontré, mais il faut que vous promettiez de ne plus porter les armes pendant la durée de la guerre". Et sur une vague rumeur des prisonniers ajouta aussitôt : "ça va, ça va, c'est parfait...".
 
C'est le cargo NEWBURN qui fut arraisonné et les prisonniers y furent transférés. Von Müller donna l'ordre à son commandant de débarquer au plus vite l'enseigne Carissan à Sabang : " Allez-y à vitesse maximum car l'officier a besoin d'être hospitalisé d'urgence".
L'enseigne Carissan, qui avait refusé d'être soigné avant ses hommes blessés, décèdera dans le petit hôpital de Sabang, tenu par les Hollandais.
 
Sabang, dans l'ile de Pulo Weh, de l'ancien royaume d'Achem, est une petite rade paradisiaque, très bien abritée. C'est aujourd'hui une base navale indonésienne.
Mais c'est aussi un lieu bien connu de la marine française, car c'est là que Suffren vint mettre au repos et faire hiverner son escadre en 1782-83, pendant la campagne des Indes.
Voici la côte de Pulo Weh aux environs de Sabang, paysage typique de cette région
http://img149.imageshack.us/img149/7015/sabangdx2.jpg
 
 
Pour revenir sur la fin de l'Emden, le combat avec le SYDNEY, commandant Glossop, dura 1h40. Von Müller parvint in extremis à échouer son bâtiment réduit à l'état d'épave, sur l'ile Keeling du nord, sauvant ainsi une partie de son équipage. Deux cents marins et onze officiers seront recueillis par le SYDNEY, et parmi eux von Müller qui a survécu. Glossop envoya son propre canot pour le récupérer, le dernier, et il sera reçu sur le SYDNEY avec autant d'honneurs que s'il avait été un camarade victorieux.
 
Voici la carte de ce combat
 
http://img401.imageshack.us/img401/3622/emdensydneygk5.jpg
 
Enfin, le commando débarqué dans l'ile du sud, un pâté de récifs coralliens, se composait de 46 hommes sous les ordres du second de l'EMDEN, le capitaine von Mücke.
Ayant assisté impuissants à la destruction de l'EMDEN, ils vont s'emparer d'une petite goélette en piteux état, l'AYESHA, et parviendront à gagner, sans vivres et presque sans eau mais avec sextant, montre et éphémérides nautiques, le port de Padang où se trouvaient 4 cargos allemands. Après de difficiles palabres avec les Hollandais (neutres) ils vont s'emparer d'un vieux charbonnier du Lloyd, le CHOISING, et atteindre en 24 jours Hodeiddah, au Yemen. La colonne allemande aura toutes les peines du monde à remonter toute la côte arabique de mer Rouge, tantôt sur des boutres, tantôt à dos de chameaux, souvent harcelée par les bédouins. Elle atteindra finalement Djeddah, puis El Ula  sur la voie ferrée du Hedjaz, qui la conduira jusqu'à Alep. Ils arriveront à Constantinople le 23 Mai 1915, six mois et demi après la destruction de l'EMDEN, et rentreront donc libres en Allemagne.
 
Voilà une odyssée qui pourrait faire un beau sujet de film !
 
Cdlt
Olivier


Message édité par olivier 12 le 28-02-2008 à 11:25:25

---------------
olivier
n°3146
Ar Brav
Posté le 28-02-2008 à 13:01:47  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Yves, Olivier, merci pour ces passionnants commentaires. A défaut de film, le périple des rescapés de l’Emden sous le commandement de von Mücke a fait l’objet d’un téléfilm, ou plutôt d’un docu-fiction diffusé il y a peu à la télévision (sur Arte ou la chaine Histoire sur le satellite, je ne sais plus).
 
Le capitaine von Müller, commandant de l’Emden :
 
http://img170.imageshack.us/img170/7854/vonmullerdh4.jpg
 
Le capitaine von Mücke :
 
http://img170.imageshack.us/img170/80/vonmuckero3.jpg
 
Le capitaine von Mücke à son retour à Constantinople après son odyssée :
 
http://img170.imageshack.us/img170/7409/vonmuckretoureg9.jpg
 
L’épave de l’Emden :
 
http://img170.imageshack.us/img170/8402/emdenepavega6.jpg
 
Pour celles et ceux qui veulent en savoir plus également, voir sur ce site bien connu, pour la bibliographie sur le sujet, c’est ici.
 
Cordialement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 28-02-2008 à 13:48:37

---------------
www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°3149
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 28-02-2008 à 16:20:00  profilanswer
 

Bonjour à tous
Ce téléfilm documentaire auquel tu fais référence Franck est dans le commerce et je me le suis procuré récemment. Malheureusement pour beaucoup, il est en allemand et n'est pas sous-titré. C'est un double DVD qui sous le titre "Unter Kaiserlicher Flagge" réunit l'histoire du retour des marins de l'Emden via l'Arabie, véritable épopée c'est sûr.  
Titre du film : Die Karawane der Matrosen
et un second DVD consacré à la fin du Dresden dans les eaux chiliennes, épisode final de la bataille de Coronel. A bord du Dresden et le docu tourne autour de ce personnage central, se trouvait le jeune Oberleutnant Canaris
Titre : Hetzjagd vor Kap Horn
une production Lichtblik Film ISBN 979-3-939504-63-4
Personnellement je le noterais 4 *
Ces deux docu ont été diffusés cet hiver sur Arte mais je n'ai jamais pu en trouver une version à la vente en français.
Ce DVD est proposé chez Amazon.de à cette adresse :
http://www.amazon.de/s/ref=nb_ss_w [...] .y=9&Go=Go
 
Cdlt
Yves


---------------
www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°3152
GERAUD
Posté le 28-02-2008 à 18:13:29  profilanswer
 

Bonjour à tous
Rectification :
J'ai mentionné plus haut le matelot Pierre Marie RAULT du MOUSQUET; c'est bien le 28/10 (et non le 21 -faute de frappe) qu'il est porté disparu lors de la destruction de son bâtiment.
Cordialement,
G/ CL

n°3195
olivier 12
Posté le 29-02-2008 à 19:37:41  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Ayant relu "Combats et batailles sur mer", voici un petit complément au KTB de l'EMDEN sur l'affaire de Penang. Il s'agit de son action dans le port, telle qu'elle fut interprétée par les équipages des navires français.
 
Il faut dire que malgré le temps de guerre, le port de Penang était resté parfaitement éclairé, et les feux d'approches étaient allumés, notamment celui de Muka Head et celui du fort Cornwallis, au grand dépit des commandants français. C'était une invitation à entrer. Il est certain que sans feux, von Müller y aurait sans doute regardé à deux fois avant de se lancer sur cette zone de hauts-fonds (à l'époque, pas de radars...)
 
Le croiseur russe Shemtschug (ou Yemtchug), 3000t, 334 hommes d'équipage, 8 canons de 120, venait d'arriver au mouillage pour réviser ses machines. Depuis le début de la guerre, c'était la première escale accueillante et les marins russes en avaient profité comme ils savent le faire. Les permissionnaires avaient, en fait, ramassé une cuite d'anthologie et les marins français racontaient comment, du quai, on les jetait dans les canots comme des colis.
Le commandant était à terre avec sa femme qui le suivait partout, tantôt sur des cargos, tantôt sur le croiseur lui-même.
 
Quand l'EMDEN arriva sur la rade, dans la brumasse, les veilleurs du PISTOLET le prirent pour le croiseur anglais YARMOUTH, ceux de l'IBERVILLE pour le croiseur japonais CHIKUMA.
 
Quand la première torpille fut lancée et que retentit la première salve, beaucoup pensèrent que c'était le russe qui tirait. On n'avait vu que des lueurs, et de la fumée, stagnant sur l'eau,  masquait la zone. L'autre semblait indemne.
"Les Russes sont encore saouls; heureusement, ils tirent mal, même à bout portant", dit le commandant du PISTOLET à son second. "C'est une méprise des Russes" pensa celui de l'IBERVILLE qui voyait mal la scène, étant en partie masqué par un cargo.
 
Mais la deuxième salve et l'explosion du russe levèrent définitivement le doute sur l'agresseur. Pourtant, là encore, l'EMDEN ne fut pas identifié et les premiers messages radio entre le PISTOLET et l'IBERVILLE citent le SCHARNHORST, avec quatre cheminées et un pavillon amiral.
 
Si le PISTOLET était à 30mn d'appareillage, les deux autres navires étaient à deux heures. Ils ont eu une chance énorme que von Müller ne poursuive pas son carnage dans le port, trompé par la forte réfraction lumineuse qui dans cette région provoque des sortes de mirages; les petits navires peuvent apparaître plus importants qu'ils ne sont; il préféra se retourner vers le large croyant y apercevoir un gros navire de guerre.
 
En conclusion, le conseil de guerre qui se réunit en Août 1915 à Vladivostock condamna le commandant russe à la dégradation militaire et à trois ans et demi d'emprisonnement.
On lui reprocha tout d'abord d'avoir emmené sa femme qui prenait place à son bord et le suivait de port en port sur des navires marchands.
A Penang, il n'avait pris aucune précaution. Commandant et cinq officiers descendus à terre en même temps. Tous les feux clairs comme en temps de paix, et fanaux de mouillage allumés et à poste. Aucun service de quart ou de veille organisé. Treize chaudières éteintes sur seize. Torpilles déchargées. Projectiles d'artillerie en soute, et clé des soutes accrochées à un clou quelconque, impossible à trouver... Equipage endormi sur le pont.
 
En un mot, on n'était pas prêt à recevoir l'EMDEN!
 
Mais ce malheureux navire russe a probablement sauvé les Français d'un désastre.
 
Voici la carte de l'action sur Penang
 
http://img231.imageshack.us/img231/3594/emdenpenangrv7.jpg
 
Cdlt
 
Olivier


Message édité par olivier 12 le 29-02-2008 à 20:48:44

---------------
olivier
n°3196
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 29-02-2008 à 20:54:17  profilanswer
 

Très intéressante cette narration alliée, elle complète bien ce que l'Emden a vécu de son côté. Ainsi, nous avons maintenant une vue d'ensemble de l'action et en effet, le prix payé lors de cette incursion du croiseur aurait pu être singulièrement plus élevé.
Cdlt
Yves


---------------
www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°3199
olivier 12
Posté le 29-02-2008 à 21:52:23  profilanswer
 

Une petite différence entre le KTB de l'EMDEN et le récit allié : c'est le PISTOLET, et non pas le FRONDE, qui a pu appareiller et prendre en chasse le croiseur. Le FRONDE était amarré à l'appontement, chaudières éteintes.
 
Ce qui est tragique, c'est que par suite de la confusion, aucun message radio n'a été envoyé au MOUSQUET. En effet, quand l'EMDEN a tiré sur le MIRBEAU (apparemment navire de servitude du port) tout le monde a cru que c'était le MOUSQUET qui était envoyé par le fond.
Or celui-ci était toujours à flots et, averti, aurait fort bien pu ne pas se laisser surprendre.
Cdlt
Olivier
 
 


---------------
olivier
n°3201
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 29-02-2008 à 22:35:22  profilanswer
 

Merci pour la précision supplémentaire.
Yves


---------------
www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°3215
colphotmil
Posté le 01-03-2008 à 15:11:33  profilanswer
 

Bonjour Mesdames et Messieurs!
Merci à tous pour ces trés intéressantes précisions.
Voici encore le"MOUSQUET",avant Guerre:
http://i42.servimg.com/u/f42/11/12/79/12/marine25.jpg
 
http://i42.servimg.com/u/f42/11/12/79/12/marine26.jpg
Cordialement.
Georges.


---------------
Collectionne les photos Militaires originales(pas de copies!)tous formats,France et Etranger,1870-1939 voire 45.
n°3242
JPC
Posté le 02-03-2008 à 12:17:13  profilanswer
 

Bjr tous, Adolphe Louis Riban, né à Brest le 18 mars 1895, matelot timonier à bord du Mousquet a été porté disparu dans le naufrage du navire coulé par l'Emden. Photo du jeune marin (19a) sur le site www.auxmarins.com ; Georges j'emprunte votre photo du navire pour illustrer la fiche d'Adolphe Riban.   Amitiés et merci à tous pour toutes les précisions sur ce drame. JPC


---------------
Jean Pierre Clochon
n°3342
olivier 12
Posté le 04-03-2008 à 11:00:37  profilanswer
 

Pour conclure, voici les noms des hommes d'équipage cités par Claude Farrère et Paul Chack dans leur récit du combat :
 
Théroinne        Lieutenant de vaisseau      Commandant
Villedieu de Torcy   Enseigne
Carissan               Enseigne
Albertini          Opérateur radio
Pietri              Opérateur radio
Mourgues        Sd maitre fourrier
Evinnel           SM timonier
Pégé              QM     "
Cozic                       "
Stephan                   "
Tvi (Annamite) Matelot timonier        
Barbaroux                 "
Marbeuf          SM torpilleur
Esselet           QM torpilleur
Heurteaux       QM canonnier
Perrot             Canonnier
Calloch                    "
Hamon            Clairon
Bourcier          Officier mécanicien
Provost           Premier maitre mécanicien
Lefèvre           SM mécanicien
Heuzé             QM mécanicien
Le Gall                    "
Duchene                 "
Sansfourche            "
Baretge           Matelot mécanicien
Cabel              QM chauffeur
Goffic              Chauffeur
 
A l'exception de Cozic, Calloch et Cabel tous ces hommes furent tués.
Barbaroux et Stephan moururent sur l'EMDEN et Carissan à Sabang.
 
On peut donc ajouter Adolphe  Louis Riban, matelot timonier, 19 ans,
et Pierre Marie Rault, matelot gabier, 21 ans.
 
Il devait y avoir 76 hommes sur le MOUSQUET. 36 furent repêchés dont 3 figurent parmi les 43 morts.
 
Cdlt
Olivier


Message édité par olivier 12 le 04-03-2008 à 11:10:34

---------------
olivier
n°3345
Ar Brav
Posté le 04-03-2008 à 11:14:13  profilanswer
 

Re, Olivier,
 
Un très grand merci pour les noms de ces pauvres gars, merci pour eux.
 
Amicalement,
Franck


---------------
www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°3349
Ar Brav
Posté le 04-03-2008 à 18:23:42  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Le paquebot El Kantara des Messageries Maritmes et d'autres bateaux ont échappé à l'Emden de peu :
 
"1914 : parti de Saigon avec toute l’artillerie de campagne de l’Indochine, soit 8 batteries de 75 avec leurs munitions, ce que le gouvernement général a laissé paraître dans la presse locale. Heureusement, le CV Daveluy du Dupleix le déroute sur Sabang le 22 septembre et partira avec lui le 27 à destination de Colombo où le convoi arrive le 2 octobre. Or l’Emden avait déjà capturé 5 vapeurs entre Minikoi et Colombo les 25, 26 et 27 septembre. Le 28 octobre l’Emden entrait à Penang et coulait le torpilleur français Mousquet et la canonnière russe Jemtschoung. Il avait manqué le convoi arrivé le 4 à Colombo et qui, escorté par le croiseur russe Askold et le croiseur auxiliaire Empress of Asia comprenait Cordillère des Messageries Maritimes, et les Nile, Arcadia et Carnavonshire transportant 2 600 soldats."
 
Sources :
Historique de la flotte des Messageries Maritimes 1851-1975, commandant Lanfant

 
Cordialement,
Franck


---------------
www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°4551
Ar Brav
Posté le 17-04-2008 à 06:57:39  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Des marins originaires de la Seine Maritime tués ou disparus sur le Mousquet :
 
ANFRAY Maurice Eugène MOUSQUET né le 05-01-1892  
BUNEL Louis Edouard Alexandre MOUSQUET né le 12-07-1892  
LEFEVRE Edmond Louis MOUSQUET né le 12-06-1890  
 
Cordialement,
Franck


---------------
www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°4641
olivier 12
Posté le 19-04-2008 à 23:18:21  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Encore un petit complément sur le MOUSQUET avec cet article paru dans l'ILLUSTRATION du 22 Juillet 1922
 
http://img410.imageshack.us/img410/4687/mousquetillustration192vk0.jpg
 
J'ignorais l'existence de ce monument lorsque j'ai fait escale à Sabang il y a quelques années, sans quoi j'aurais essayé d'en retrouver la trace...
 
Cdlt
 
Olivier


---------------
olivier
n°7515
GENEAMAR
Posté le 30-07-2008 à 07:46:58  profilanswer
 

[:alain dubois:8] Pour la petite histoire...
 
Au 1er janvier 1911, Station des torpilleurs de SAÏGON.
Commandant (du 28 janvier 1910) : Adolphe SÉRÈS, Capitaine de frégate et Commandant le "TAKOU", les torpilleurs, les sous-marins et la Défense fixe de SAÏGON.
Second (du 29 novembre 1910) : Gustave COQUELIN, Lieutenant de vaisseau.
Enseigne de vaisseau (du 28 juin 1909) : Michel AUDIC.
Mécanicien principal de 2ème classe (du 24 août 1910): Louis BERNARD.
 
 [:patrice pruniaux1:6]


Message édité par GENEAMAR le 30-07-2008 à 07:58:38

---------------
Cordialement. Malou
n°10619
olivier 12
Posté le 25-11-2008 à 18:49:22  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Un document supplémentaire sur le MOUSQUET.
Les obsèques de l'enseigne Carissan et du clairon Hamon à Sabang le 30 Octobre 1914. Hamon avait eu un bras arraché lors du combat. Il était décédé sur le NEWBURN. Carissan avait reçu une grave blessure à la jambe. Il mourut à Sabang.
 
Les deux cercueils sont portés par les marins de la canonnière hollandaise Sudang, commandée par le lieutenant de vaisseau Van Asbech. Les survivants du MOUSQUET ont revêtus des uniformes néerlandais, tous blancs, leurs effets ayant été perdus dans le naufrage.
Des enfants indonésiens suivent le cortège.
 
http://img143.imageshack.us/img143/3471/sabangoa4.jpg
 
Cdlt
 
Olivier


Message édité par olivier 12 le 27-11-2008 à 14:21:44

---------------
olivier
n°10640
olivier 12
Posté le 27-11-2008 à 14:10:03  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Encore quelques clichés intéressants sur la fin de l'EMDEN
 
1. Après son combat contre le SYDNEY, l'EMDEN s'est volontairement échoué sur l'ile Keeling du nord. Un canot du SYDNEY ramène les marins allemands faits prisonniers.
 
http://img92.imageshack.us/img92/7112/emden1dl2.jpg
 
2. Les blessés allemands sont hissés avec précaution à bord du SYDNEY
 
http://img92.imageshack.us/img92/9584/emden2az6.jpg
 
3. Pendant ce temps, le commando du capitaine von Mücke, débarqué dans l'ile du sud pour détruire la station radio et qui a assisté, impuissant, à la fin de l'EMDEN, s'empare de la goélette AYESHA à bord de laquelle il atteindra Padang, dans l'ile de Sumatra.
 
http://img92.imageshack.us/img92/3476/emden3nk4.jpg
 
4. Quelques jours plus tard, les marins allemands prisonniers font l'exercice sur la plage arrière du SYDNEY. On reconnait deux officiers de l'EMDEN, en civil, discutant avec les officiers anglais : à gauche, sous le canon de la tourelle et les deux mains dans les poches le capitaine de frégate von Müller, commandant de l'EMDEN, et à droite, de dos et coiffé d'un feutre gris, le prince François-Joseph de Hohenzollern, lieutenant de vaisseau, neveu de Guillaume II.
 
http://img92.imageshack.us/img92/2822/emden4el9.jpg
 
Cdlt
 
Olivier


Message édité par olivier 12 le 27-11-2008 à 14:12:05

---------------
olivier
n°11834
olivier 12
Posté le 03-01-2009 à 00:04:45  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Une autre photo du croiseur EMDEN, qui coula le MOUSQUET
 
http://img228.imageshack.us/img228/6176/emdenmn6.jpg
 
Cdlt
 
Olivier


---------------
olivier
n°11923
GENEAMAR
Posté le 04-01-2009 à 16:40:50  profilanswer
 

Bonjour à tous...
 
THÉROINNE Félix Alexandre Jules  
 
Né le 8 avril 1871 à BREST (Finistère) - Disparu en mer le 28 octobre 1914 au Nord de POULO PENANG (MALAISIE).  
Entre dans la Marine en 1889, Aspirant le 5 octobre 1892; port BREST. Au 1er janvier 1894, sur le croiseur "NIELLY", Division navale et d'instruction (Cdt Émile DESCAMPS). Enseigne de vaisseau le 29 décembre 1894. Au 1er janvier 1897, sur le croiseur "COSMAO", Escadre de Méditerranée (Louis DESPRÉAUX de SAINT-SAUVEUR BOUGAINVILLE, Cdt). Au 1er janvier 1899, Second sur la canonnière "ASPIC", Division navale de la COCHINCHINE (Louis CAUBET, Cdt). Au 1er janvier 1901, sur le cuirassé "IÉNA", en essais à BREST (Charles DUROCH, Cdt). Au 1er janvier 1902, Second sur l'aviso-transport "SAÔNE", École des Apprentis-marins à BREST (Charles LAINÉ, Cdt). Lieutenant de vaisseau le 1er avril 1902. Au 1er janvier 1903, sur le croiseur "GUICHEN" en essais à BREST (Jean BAËHME, Cdt). Au 1er janvier 1911, port BREST. Le 1er décembre 1912, Commandant le torpilleur "FRONDE" à SAÏGON. Le 28 octobre 1914, Cet Officier commandant le contre-torpilleur "MOUSQUET" disparait en mer avec le bâtiment coulé par le croiseur corsaire allemand "EMDEN", à 15 nq au Nord de POULO-PENANG. --- Jugement déclaratif de décès rendu à LORIENT le 22 février 1916, transcrit dans cette commune le 8 avril 1916.

Message cité 1 fois
Message édité par GENEAMAR le 02-05-2009 à 07:22:48

---------------
Cordialement. Malou
n°11925
GENEAMAR
Posté le 04-01-2009 à 16:48:26  profilanswer
 

Bonjour à tous...
 
VILLEDIEU DE TORCY Célestin Marie Roger
 
Né le 4 février 1891 à BEAUNE (Côte d'Or) - disparu en mer le 28 octobre 1914 au Nord de POULO PENANG (MALAISIE).
Entre dans la Marine en 1909, Enseigne de vaisseau de 2ème classe le 5 octobre 1912; port ROCHEFORT. Au 1er janvier 1914, sur le cuirassé "DIDEROT", 1ère Escadre, 1ère Armée navale (Cdt SAGOT-DUVAUROUX). Enseigne de vaisseau de 1ère classe sur le torpilleur "MOUSQUET", il disparaît en mer avec le bâtiment coulé par le croiseur corsaire allemand "EMDEN", à 15 nq au Nord de POULO PENANG (Félix THÉROINNE, Cdt).--- Jugement déclaratif de décès rendu le 22 février 1916 à LORIENT et transcrit dans cette commune le 8 mars 1916.


Message édité par GENEAMAR le 02-05-2009 à 07:42:34

---------------
Cordialement. Malou
n°11926
GENEAMAR
Posté le 04-01-2009 à 16:55:02  profilanswer
 

Bonjour à tous...
 
CARISSAN Léon Jacques  
 
Né le 8 juillet 1885 à SAINT-JEAN D'ANGELY (Charente Maritime) - Décédé le 30 octobre 1914 à SABANG (CHINE).  
Entre dans la Marine en 1903, Aspirant le 5 octobre 1906, Enseigne de vaisseau de 1ère classe le 6 octobre 1908; port BREST. Au 1er janvier 1911, Second sur le contre-torpilleur "TROMBLON", 2ème Escadre (Louis JULIEN-LAFERRIÈRE, Cdt). Le 24 juillet 1911, Second en alternance du sous-marin "MARIOTTE", Station des sous-marins de CHERBOURG (Cdt André MATHA). Au 1er janvier 1914, Second sur le torpilleur "FRONDE" à SAÏGON (Cdt Félix THEROINNE). Le 28 octobre 1914, il est sur le contre-torpilleur "MOUSQUET" (Cdt Félix THEROINNE). Le bâtiment est coulé par le croiseur corsaire allemand "EMDEN" à 15 nq au Nord de POULO PENANG. Léon CARISSAN, grièvement blessé au cours du combat, décède des suites de ses blessures le 30 octobre suivant à SABANG. ---- Jugement déclaratif de décès rendu le 22 janvier 1916 à LORIENT et transcrit dans cette commune le 8 mars 1916.  
Citation à l'ordre de l'Armée navale : " Grièvement blessé au cours du combat, a continué jusqu'au dernier moment à faire courageusement son devoir. Recueilli à bord d'un croiseur allemand, n'a voulu être soigné qu'après tous les autres blessés de l'équipage du "MOUSQUET". Est mort des suites de ses blessures, à SABANG, après avoir par son courage excité l'admiration des ennemis même."
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3261/O%20CARISSAN.jpg1..jpg


Message édité par GENEAMAR le 13-09-2009 à 11:22:49

---------------
Cordialement. Malou
n°11984
olivier 12
Posté le 05-01-2009 à 22:15:09  profilanswer
 

Bonsoir Bruno, bonsoir à tous,
 
La fiche mémorial de la Légion d'Honneur de l'enseigne Carissan aurait besoin d'être légèrement modifiée.
L'officier a été grièvement blessé au large de Pulau Penang (Malaisie) le 28/10/14. Il est décédé à Sabang (Sumatra) le 31/10/14 (ou le 30 si l'on en croit la date des obsèques)
Cela ne change pas grand chose bien sûr, mais autant respecter la géographie...
 
Cdlt
 
Olivier


Message édité par olivier 12 le 05-01-2009 à 22:22:10

---------------
olivier
n°11987
GENEAMAR
Posté le 06-01-2009 à 06:53:31  profilanswer
 

Bonjour Bruno, bonjour à tous,...
 
  J'ajouterai à ce qu'Olivier vient d'écrire, qu'il est inutile de répéter ce qui figure déjà sur les "bios" des Officiers de Marine de la Charente Maritime... Par ailleurs, tous les Officiers de Marine, de tous les Corps, sont promus dans l'ordre de la Légion d'Honneur. Seul le dossier LH de l'Officier apporterait des indications quant à la date et les motifs de la promotion. C'est pourquoi, j'ai (peut-être à tort) occulté souvent ces nominations dans l'ordre, préférant me reporter aux citations à l'ordre de L'Armée navale apportant des indications historiques...  
 
  Cordialement Malou


---------------
Cordialement. Malou
n°12054
Rutilius
Posté le 08-01-2009 à 16:41:45  profilanswer
 

   Bonjour à tous,
 
 
   Rapport de mer du capitaine de frégate CASTAGNÉ, commandant du contre-torpilleur Pistolet, et commandant des torpilleurs et de la Défense fixe de Saigon ( in Registre historique de la correspondance intéressant le personnel et le matériel du bâtiment - 30 juin 1912 – 14 sept. 1915 - , pièce n° 27 : Pistolet, Cote SS Y 412, p. num. 607 et 608).
 
 
                          Rapport sur les opérations du Pistolet dans la sortie du 28 octobre.
 
   6 h – Laissé culer et mouillé sur rade à 6 h 10 avec l’aide d’un remorqueur.
 
   6 h 35 – Une chaudière en pression, appareillé ayant l’ordre de tenir le contact de l’ennemi. Pris la passe Nord. Vu l’ennemi stoppé auprès d’un navire de commerce. Diminué de vitesse et stoppé quand nous sommes à bonne distance pour tenir le contact de jour.
 
  7 h 15 – Un navire de commerce débouche du phare en venant du Sud ; on me signale deux fumées dans le N.N.-O. L’Emden abandonne le navire de commerce auprès duquel il était stoppé et fait route sur les fumées signalées dans le N.N.-O. Nous suivons en tenant le contact.
 
   7 h 30 – L’Emden ouvre le feu sur la fumée dont nous ne voyons absolument rien. Forcé la vitesse, cap sur l’Emden.
 
   7 h 40 – Aperçu comme une explosion. Le feu de l’Emden cesse. Il modifie constamment son cap ; nous imitons tous ses mouvements.
 
  8 h 37 Emden fait franchement route au N. 70 O. ; nous suivons en augmentant jusqu’à 220 tours ; l’Emden gagne rapidement et s’éloigne peu à peu.
 
   10 h 07 – La machine signale que le graisseur de la tête de bielle M.P. de la machine bâbord est cassé, qu’il faut diminuer. Avarie irréparable en marche. La disparition du graisseur occasionne un échauffement de la tête de bielle ; nous sommes obligés de réduire à 13 nœuds, vitesse que nous ne pouvons dépasser.  
 
   10 h 30 – A ce moment, la fumée de l’Emden a disparu entièrement. Le navire en avarie ne pouvant continuer sa mission, je donne l’ordre d’abandonner la poursuite.
 
   1er novembre 1914,
 
   Signé : Castagné.

 
                                                                   *
                                                                 *   *
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 08-01-2009 à 16:45:25
n°12059
Rutilius
Posté le 08-01-2009 à 18:02:12  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
  Les miraculés du contre-torpilleur Mousquet.
 
   Selon deux notes en date des 2 et 24 novembre 1914, adressées à son supérieur hiérarchique par le capitaine de frégate CASTAGNÉ, qui commandait le contre-torpilleur Pistolet, ainsi que les torpilleurs et la Défense fixe de Saigon (in Registre historique de la correspondance intéressant le personnel et le matériel du bâtiment- 30 juin 1912 – 14 sept. 1915 - , pièces n°s 29 et 43 :  Pistolet, Cote SS Y 412, p. num. 608 et 612), deux marins échappèrent par miracle au naufrage du Mousquet : le quartier-maître mécanicien FICHTER et le quartier-maître armurier Sylvestre MAGUERRESSE, qui, tous deux se trouvaient en traitement à l’Hôpital de Penang.  
 
   Admis dans cet établissement sanitaire le 22 octobre 1914, MAGUERRESSE fut « renvoyé en France par le paquebot quittant Penang le samedi 21 novembre, où il [dut] prendre, le lundi 23, un convoi français » ; un certificat établi par le directeur de l’hôpital l’avait en effet déclaré incapable de rallier tout bord et avait jugé son rapatriement indispensable.
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°12065
olivier 12
Posté le 08-01-2009 à 18:55:53  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Très intéressant ce rapport du CF Castagné, commandant du PISTOLET.
Avec les divers rapports des navires on a une vue complète de cette action sur Penang et des problèmes qui se sont posés sur chaque navire.
Avec le recul, on ne peut que regretter qu'il n'y ait pas eu de contact radio entre le PISTOLET (ou les autres navires demeurés au port) et le MOUSQUET.  
Celui-ci a été surpris, sans aucune chance de s'en tirer face à l'EMDEN.
Manque de perspicacité et de présence d'esprit sans doute, car chacun savait que le MOUSQUET était dehors, et donc en danger!
 
Cdlt
 
Olivier


---------------
olivier
n°12266
Rutilius
Posté le 14-01-2009 à 22:04:53  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
   Une possible explication à la déficience des communications entre le Pistolet, bâtiment du commandant de la Flottille des torpilleurs de Saigon, et le Mousquet : l'animosité du capitaine de frégate Victor CASTAGNÉ à l'égard du lieutenant de vaisseau Félix THÉROINNE et du mécanicien principal Arthur BOURCIER, animosité qui transparaît dans cette demande de sanction à leur encontre.  
 
                              Note au commandant du d’Iberville, datée du 24 juin 1914.
 
( in Registre historique de la correspondance intéressant le personnel et le matériel du bâtiment- 30 juin 1912 – 14 sept. 1915 -, pièce n° 6 : Pistolet, Cote SS Y 412, p. num. 584 à 586).
 
   Je transmets à M. le capitaine de frégate, commandant le d’Iberville, commandant supérieur, le rapport de M. le lieutenant de vaisseau, commandant le Mousquet, au sujet du manque de charbon survenu à son bâtiment, le 17 juin, pendant la traversée de Penang à Singapour.
   Quand le Mousquet a signalé 16 tonnes d’existant, ma première pensée a été qu’il manquait une vingtaine de tonnes de charbon à ce bâtiment et qu’arrivant à la fin de ses soutes, ce déficit apparaissait ; d’après le rapport joint, il n’y avait jamais eu de déficit et la disparition du charbon est expliquée par une consommation énorme faite en chauffant avec du charbon en roches.
   Cette explication me semble peu admissible et je crois toujours qu’il y avait un vide dans les soutes du Mousquet, quelle que soit d’ailleurs l’explication admise et qu’une enquête pourrait peut-être faire ressortir. Elle ne diminue pas la faute commise par le personnel du Mousquet et par son commandant.
   Depuis le départ de Saigon, les consommations de charbon étaient sensiblement les mêmes pour le Pistolet et le Mousquet. Dans la journée du 12, la consommation du Mousquet augmente dans des proportions sensibles, parce que, d’après le rapport, on commence à employer la roche.
   Le Mousquet signale en arrivant à Penang, le 13 au matin, son existant de charbon ; le d’Iberville et le Pistolet interprètent 47 et 49 tonnes, consommation normale, la même que pour le Pistolet. Je suis donc sans inquiétude au sujet du Mousquet que je dois retrouver dans les mêmes conditions que le Pistolet.
   Mais M. le commandant du Mousquet ne doit pas avoir la même tranquillité ; il prétend avoir signalé un existant de 39 tonnes, et son mécanicien et lui savent ce qu’ils ont en soute et que la consommation a beaucoup augmenté avec l’emploi du charbon en roches. Que font-ils ? Rien.
   D’après le rapport joint, la consommation exagérée provient de l’emploi du charbon de roches. M. BOURCIER aurait donc dû venir à Penang à bord du Pistolet pour demander la façon de procéder qui nous a permis de maintenir notre dépense dans des proportions normales. C’est à Singapour seulement, après l’incident, que M. BOURCIER vient à bord et recueille les renseignements fournis par son commandant dans son rapport. M. BOURCIER a donc commis une faute grave en négligeant de prendre dès Penang les mesures nécessaires pour réduire la dépense de charbon.
   Quant à M. THÉROINNE, qui connaît exactement ce qu’il a en soute, qui sait que si sa dépense continue d’augmenter quand il n’aura plus que de la roche, il ne pourra pas atteindre Singapour, il ne fait rien, ne demande pas à embarquer du charbon et appareille dans des conditions telles qu’il pouvait se trouver obligé de stopper en pleine mer, faute de combustible ; toute la journée du 16, il marche avec une consommation énorme ; il ne signale rien et c’est le 17 au matin seulement, quand il est obligé de signaler son existant, qu’il avoue ne pas pouvoir arriver à Singapour.
   J’estime que M. THÉROINNE a manqué à son devoir de commandant en ne faisant pas prendre immédiatement les mesures nécessaires pour diminuer sa consommation, en ne signalant pas exactement sa situation et ses craintes avant le départ de Penang et, enfin, en négligeant de prendre à Penang le charbon nécessaire à l’accomplissement de sa mission.
   Je vous demande de transmettre à M. le capitaine de vaisseau, commandant la Marine en Indo-Chine, une demande de sanction contre :
 
   1° - M. BOURCIER, mécanicien principal de 2e classe du Mousquet, pour négligence grave dans la surveillance de sa consommation de charbon ;
 
   2° - M. THÉROINNE, lieutenant de vaisseau, commandant du Mousquet, pour négligence grave dans ses devoirs de commandant, en ne prenant pas les mesures nécessaires pour permettre à son bâtiment d’accomplir sa mission.
 
   J’insiste tout particulièrement pour qu’une sanction soit donnée, car c’est la seconde fois qu’un fait analogue se produit sur le Mousquet, et qu’il y a environ un mois, ce bâtiment a dû mettre bas les feux à 100 milles de Cam-Pauh, où il devait se rendre par suite de la disparition totale de son approvisionnement d’eau et n’a pu continuer sa route que grâce au Pistolet.
   Cette première faute était restée sans sanction ; celle d’aujourd’hui doit être sévèrement punie.
 
   Saigon, 24 juin 1914,
   le capitaine de frégate, commandant le Pistolet,
 
   Signé : Victor CASTAGNÉ.
 
   Un blâme verbal
[l’adjectif « officiel » a été biffé et remplacé par celui de « verbal »] a été infligé par le commandant de la Marine.
                                                                        *
                                                                     *    *
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°12358
Rutilius
Posté le 18-01-2009 à 17:38:57  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
                                                           LES VICTIMES DE LA PERTE DU MOUSQUET, SURVENUE
                                                             LE 28 OCTOBRE 1914, DANS LA BAIE DE PENANG (*)
 
                                                                                  (LISTE PARTIELLE)
 
                                                       (Trib. Lorient, 22 févr. 1916, transcrit à Lorient, le 8 mars 1916)

 
 
   .../... : Voir infra la mise à jour de cette liste initiale.
 
   ___________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 17-07-2013 à 22:33:58
 Page :   1  2  3
Page Précédente

Aller à :
Ajouter une réponse
  FORUM pages 14-18
  Forum Pages d’Histoire: marine
  marine

  MOUSQUET - Contre-torpilleur