Je vous fais parvenir la copie du journal "Le courrier Saïgonnais" ainsi que le passage du livre de Claude Farrère et Paul Chack "Combats et batailles sur mer".
Vous remarquerez les fautes sur les noms de famille.
Amicalement, Jean-Pierre.
""LE COURRIER SAIGONNAIS""
du
Samedi 21 Novembre 1914
Bureau et Dépôt à Paris : 13 Faubourg Montmartre N° 3881
Pour l’Honneur et pour la Patrie
Une belle page écrite dans l’histoire de la Marine de France
Le 28 Octobre 1914
en mer
Par le sang généreux de nos marins Français
et Annamites d’Indochine
L’AGONIE DU « MOUSQUET »
Il faudrait, pour les écrire en tête de page qui devrait être elle-même écrite ici par le commentateur poignant du « carnet de notes » du Capitaine de Frégate SEMENOFF, les titres que trouvèrent l’âme et l’imagination du marin de lettres TESTU de BALINCOURT, sur le chemin du sacrifice.
L’agonie d’un cuirassé ; le prix du sang. Non pas que « le glorieux petit MOUSQUET » ainsi que l’appelèrent nos amis les Anglais, put se comparer à l’énorme SOUVAROFF, ni que le drame expéditif du
28 Octobre 1914, dans les eaux des « straits » ait eu la tragique ampleur des anéantissements effroyables du 28 Mai 1905, au milieu du détroit de Corée
Mais, en France, mais en Indochine surtout, nous avons quelques droits et nous avons un devoir de recueillir, avec la fierté et la piété que de pareilles actions inspirent aux heures ou la patrie leur doit la défense de son droit, l’inviolabilité de son honneur, le pur éclat de sa gloire, les suprêmes exemples de bravoure, de noblesse et d’abnégation que viennent de donner nos officiers et marins Français avec nos matelots Annamites du contre torpilleur « MOUSQUET »
En saluant, hier soir, de tout l’émoi fraternel et de tout le respect attendri de notre colonie, la mission que remplissait et achevait le d’IBERVILLE, son équipage, ses officiers et son commandant, Le Capitaine de Frégate AUDEMARD, qui nous ramenaient vingt huit des trente et un survivants du « MOUSQUET », nous exprimons bien l’attachement affectueux que l’Indochine entière aura pour ses braves épargnés, et la fidélité certaine du souvenir dont toute l’Indochine honorera les autres d’entre eux qui succombèrent au champ d’honneur.
Ce soir, nous publions un autre hommage, plus simple et combien plus grand ! Nous réunissons dans les lignes qui vont suivre,aussi scrupuleusement que nous le permettent des impressions obtenu es ce matin, les témoignages apportés, par les survivants eux même, dans un récit « collectif » pourrait-on dire, du combat ou le « MOUSQUET », écrasé par des forces qui ne lui permettaient aucune résistance, illustra les couleurs de la France, une fois de plus, en montrant à l’ennemi, comment on sait, chez nous, mourir et ne pas se rendre.
C’est a l’accueil bienveillant du Commandant du d’IBERVILLE que nous devons un résumé possible et, en même temps, exact de ces témoignages. Il ne saurait faire de doutes que le chef qui nous a consenti les facilités de publier des souvenirs dans la Marine est si constamment, en d’autres temps, la gardienne silencieuse, a eu la pensé juste qu’il était bon de ne point dissimuler de tels exemples du devoir accompli, car ils ont une force consolente pour les ainés, enseignante pour les jeunes et ennoblissante pour tous.
Laissons la place des lors, non pas a un texte officiel dont l’opinion publique ne sera la destinataire que plus tard, mais aux notes qu’ils nous à été possible de rassembler à bord du d’IBERVILLE ou les marins allaient et venaient, aussi noircis par les corvées de retour que l’écusson du bord ou sont les deux mots emblématiques « HONNEUR et PATRIE », tandis que ces mots et les hommes qui avaient failli mourir pour eux se détachaient, les uns et les autres , avec un saisissant relief, dans la lumière d’un radieux et glorieux lendemain.
J. F.
« MOUSQUET »
Torpilleur :
Longueur 59 m
Largeur 6 m 36
Tirant d’eau 3 m 15
Déplacement 310 à 350 t
Coulé le 28 Octobre 1914
à
Poulo Pinang
Au large de la Malaisie par le Croiseur Allemand
«L’ EMDEN »
Le combat du 28 Octobre 1914
UNE AUBE AU LARGE DE PENANG
Le second maître de timonerie EVIREC, faisait fonctions d’officier de quart sur la passerelle du MOUSQUET, le 26 Octobre dernier, à 6 heures 20 du matin, Il avait auprès de lui le timonier STEPHAN et un homme de barre.
Le MOUSQUET accomplissait alors le service de surveillance dont il était chargé.
Il faisait route au sud-ouest, à raison de cinq nœuds et demi, et se trouvait à 14 milles du nord du « Swimming Club » de Pénang.
A la chaufferie se trouvait alors de garde le quartier maître chauffeur GABEL, le matelot chauffeur DANIC et le matelot annamite DIEU. Le quartier maître chauffeur LE GALL entretenait la chaudière.
Le mécanicien principal BOURSIER passait le service au 1er maître PROVOST.
Etaient de service à la machine, le quartier maître mécanicien DUCHENE, remplaçant le chef de quart, le quartier maître LEVANT, les ouvriers ROYER, KARDONEUF, et GARNUNG .
Le second maître de timonerie aperçut un navire de guerre qui sortait de Pénang . Il alla prévenir le commandant, le lieutenant de Vaisseau M. THEROINNE qui vint aussitôt sur la passerelle et crut reconnaître le croiseur YARMOUTH, de la Marine Anglaise. Il fit mettre le cap à 120 tours, sur le pseudo bâtiment allié.
Le croiseur stoppa et se remit en marche à une vive allure. Puis il ralentit et mit le cap également sur le MOUSQUET. Ce dernier hissa ses couleurs. Il était 6 heures 45
Le commandant avait résolu de laisser le croiseur faire lui-même la demande des signaux de reconnaissance.
L’ENGAGEMENT
A 7 heures moins une minute, le bâtiment hissa le pavillon Allemand. Au moment même ou l’Emden se relevait ainsi, ses canons ouvraient le feu. La distance qui le séparait du MOUSQUET était de deux milles et demi. Ses obus dépassant le but, et n’ayant servi qu’à régler le tir, allèrent tomber au-delà du contre torpilleur. Le commandant THEROINNE fit appeler aux postes de combat. Il fit exécuter par T.S.F. un signe convenu de concentration
Le second maître de timonerie alla prévenir les officiers, pendant que le quartier maître COZIC avertissait l’équipage.
M. BOURSIER fit aussitôt pousser les feux. Venaient de descendre a la chaufferie le quartier maître CHAPALAIN, les matelots BARETJE et VALOGNE,le quartier maître et les matelots annamites TRONG et TRI.
Les dispositions de combats furent prises avec rapidité. Les hommes étaient à peine à leurs postes qu’une première salve tomba sur le MOUSQUET. Des sections furent aussitôt mises hors de combat. Un projectile blessa grièvement le mécanicien HOUZE et le timonier breveté PEGE. Des éclats d’obus traversèrent une chaudière et un projectile vint tuer les deux télégraphistes à leurs poste T.S.F. MM ALBERTINI et PIETRI.
Les enseignes de Vaisseau MM CARISSAN et de TORCY, montèrent sur la passerelle précédés par le quartier maître de timonerie COZIC qui pris la barre pendant que le timonier STEPHAN descendait aux signaux.
Le second maître fourrier MOURGUES qui montait a la passerelle a ce moment fut blessé gravement au flanc par un éclat d’obus.
Le commandant THEROINNE donna l’ordre d’augmenter la vitesse.
M. BOURSIER et le premier maître mécanicien descendirent aux machines pour faire exécuter cet ordre. Le quartier maître GALIA, aidé par le gabier ANDRE, le matelot électricien BIGAY et le matelot canonnier SAVELLI enlevèrent la saisine de la torpille.
Le quartier maître canonnier HEURTAUX, le matelot PERROT, le mécanicien LEFORT ouvrirent le feu à tribord.
Une deuxième salve de l’EMDEN atteignit le poste d’équipage ou elle fit une voie d’eau.
Un éclat d’obus vint frapper sur la passerelle M. de TORCY qui tomba à l’endroit même ou il se trouvait. D’autres éclats de projectiles défonçaient les chaudières. La vapeur s’échappait par les portes des soutes à charbon. Les machines stoppèrent.
MORT DE M. BOURSIER
M. BOURSIER constatant que sa présence était inutile, remonta sur le pont.
Au moment où il mettait le pied sur le cailleboti, un éclat de tôle lui coupa le corps en deux.
Le premier maître mécanicien et le personnel des machines vinrent également sur le pont,à l’exception du quartier maître LEVANT qui se coucha sur le plancher des machines et du matelot ROYER qui s’abrita derrière les bâtis.
Le personnel des chaufferies, brûle par la vapeur, monta sur le pont. MM. LE GALL et BRETJE y furent tués par des éclats de projectiles, ainsi que le chauffeur COFFIC, qui se trouvait prés de la cuisine.
« ET SURTOUT VISEZ BIEN »
Le quartier maître HEURTAUX fut tué au moment ou il venait de crier : « et surtout visez bien »
Le canonnier PERROT fut tué au même moment, et le clairon HAMON qui servait des munitions à la pièce, reçut la blessure dont il devait mourir le lendemain.
Le quartier maître DUCHENE fut blessé gravement à la jambe.
LE MOUSQUET
S’ENFONSE DANS L’EAU PAR L’AVANT
Le contre torpilleur commença à s’enfoncer par l’avant. L’Emden se porta sur son arrière.
L’enseigne de Vaisseau CARISSAN quitta la passerelle pour aller à l’arrière et il eut a ce moment, la jambe horriblement blessée, la cuisse déchiquetée.
L’enseigne de Vaisseau de TORCY qui s’était relevé en compagnie du second maître FOURRIER blessé aussi, quitta la passerelle.
Des éclats d’obus blessèrent le quartier maître torpilleur ESSEL et le Quartier maître mécanicien SANFOURCHE.
On tenta d’amener l’un des bretons qui glissant, tomba sur le second maître LEFEVRE. Ce dernier disparu.
Le MOUSQUET ayant tout son avant plongé dans l’eau, l’EMDEN interrompit le feu.
Le commandant THEROINNE, avant de mourir, tenta de sauver le plus grand nombre possible de marins.
Le commandant, a ce moment là seulement, descendit de la passerelle et se mit à passer des bouées de sauvetage et des caillebotis aux blessés.
Lui-même avait au moins une blessure à la tête ; deux filet de sang, venant du dessous de sa casquette, couraient de sa tempe à sa joue.
Le quartier maître CHAPALAIN, sortant de la chaufferie cria :
« LE BATEAU COULE »
Les hommes qui se trouvaient encore en état de le faire sautèrent à la mer.
L’EMDEN ouvrit le feu de nouveau. COZIC fut blessé au bas de la passerelle où prés de lui, STEPHAN venait d’être très gravement atteint.
Le second maître torpilleur MARBOEUF qui, plonge dans l’eau, se retenait au liston, fut décapité par un obus.
Le commandant THEROINNE revint à l’avant et passa deux bouées, l’une à STEPHAN l’autre à COZIC.
LA FIN
Le contre torpilleur glissa sur son avant, et coula définitivement.
Les survivants se tenaient sur l’eau au moyen de bouées, de caillebotis et de barils.
LA DISPARITION DU COMMANDANT
Après avoir nager sans trop de difficultés, le commandant fut aperçu par le canonnier CALLOCH qui alla vers lui et le soutint avec un coffre à pavillons auquel il était agrippé.
Mais un annamite, nommé TRI, qui se maintenait du côté opposé du coffre eut le malheureux geste de lâcher cette épave. Alors le coffre chavira. Le lieutenant de Vaisseau THEROINNE et le matelot CALLOCH disparurent tous les deux.
Mais ce dernier seul revint à la surface. On ne revit plus le commandant.
L’enseigne de Vaisseau CARISSAN demandant alors du secours, fut saisi par le même CALLOCH qui alla le déposer sur le coffre à pavillons retourné, parvenant à l’y maintenir jusqu'à l’arrivée d’une embarcation de l’EMDEN.
LES SECOURS !
Le croiseur mit deux embarcations à la mer et ces dernières, commençant par les survivants qui surnageaient le plus loin les recueillit tous, à l’exception d’un annamite nommé HUONG. Ce dernier épouvanté à l’idée de tomber entre les mains des
Allemand, préféra s’éloigner sur un baril flottant. Une des barques de l’EMDEN allait pourtant le rejoindre quand, par un coup de sirène, le croiseur rappela tout son monde.
Nos torpilleurs commençaient à être en vue.
A bord de l’EMDEN des ennemis non pas seulement courtois mais chevaleresques, des marins du MOUSQUET mort à bord du croiseur Allemand reçoivent de ce dernier, pour linceul, nos couleurs Françaises.
A bord de l’EMDEN les survivants non blessés furent parqués sur le pont durant le jour et la nuit dans la batterie aux chaînes.
Les blessés furent installés aussitôt dans l’infirmerie du bord où l’un des médecins Allemands pansa les moins gravement atteints, pendant qu’un autre médecin se préparait à faire les opérations graves.
Au dire de PROVOST, l’EMDEN avait repris sa route à raison de 18 à 20 nœuds et, d’après EVIREC, il alla d’abord à l’ouest puis au nord. Lavitesse ne fut diminuée qu’au bout de 24 heures.
Héroïque ordre de l’officier CARISSAN :
« OPEREZ MOI LE DERNIER »
Les blessés les plus graves furent opérés les premiers. L’enseigne de Vaisseau CARISSAN voulut être opéré le dernier.
Les matelots Allemands donnèrent des vêtements, en très mauvais état aux prisonniers, sans doute mais ils n’avaient rien de mieux.
Un officier de réserve qui parlait Français interrogea nos marins. Il déclara que l’EMDEN avait aperçu le d’IBERVILLE, mais ne l’avait pas canonné pour ne pas atteindre les cargos neutres qui se trouvaient à côté. Par contre, ni la FRONDE, ni le PISTOLET, ni les torpilleurs ne furent aperçus par le croiseur.
Dans la nuit du 28 au 29, BARBAROUX et STEPHAN moururent des suites de leurs blessures à bord de l’EMDEN. Il y eut, pour leur immersion, de la part des officiers et de l’équipage du croiseur, une émouvante démonstration. Tout l’équipage prit la tenue n°1. Un détachement en armes rendit les honneurs militaires, et tous les officiers en tenue, parmi lesquels était le prince de HOHENZOLLERN, neveu du KAISER, se trouvèrent groupés autour du commandant de l’EMDEN, qui avait fait ensevelir les deux dépouilles mortelles dans deux pavillons aux couleurs de la France.
Le commandant récita les prières des morts. Puis il prononça une allocution en Allemand, qu’il termina par ces mots prononcés en Français :
« Nous prions pour ces braves, qui sont morts de blessures
reçues dans un combat glorieux »
LA RENCONTRE DU « NEWBURN »
Dans la nuit du 29 au 30 l’EMDEN rencontra, vers 4 heures du matin, un cargo anglais auquel il remit les blessés, a l’exception de l’un de ces derniers, SALDUCCI, qui mourut lui aussi, le soir du 29 à bord du croiseur.
Ce fut le Prince de HOHENZOLLERN qui voulut aller lui-même installer les blessés à bord du NEWBURN.
En raison de l’état grave de l’enseigne de Vaisseau CARISSAN, le commandant de l’EMDEN enjoignit au NEWBURN qui allait à SINGAPOUR de se rendre directement à SABANG. Le clairon HAMON mourut vers 6 heures du soir.
Le NEWBURN arriva à SABANG à 9 heures.
Le lieutenant de Vaisseau commandant le SERDANG, de la Marine HOLLANDAISE
Vint a bord se rendre compte de l’état des transbordes et prescrire les mesures nécessaires.
Les survivants non blessés furent dirigés sur les casernes de SABANG, les blessés furent conduits à l’hôpital militaire. Aux uns et aux autres, des leur debarquement, tous les meilleurs soins désirables furent donnés, en literie, en toilette,en vétements, en aliments.
L’hospitalité Hollandaise à été chaleureuse. Honneurs funebres imposants à nos morts.
Les marins Français casernés à SABANG furent habilles de neuf et reçurent des uniformes de marins Hollandais fort élégants. On leur prodigua toute les marques possible de sympathie. Ils reçurent même une solde.
Les blessés furent partagés entre les soins dévoués à l’envie des trois médecins de SABANG : le médecin de l’hôpital, le médecin des casernes et un médecin civil.
Des funérailles imposantes furent faites à l’enseigne de Vaisseau CARISSAN,
Mort trois heures après son débarquement, et au clairon HAMON. Toute la garnison fut sous les armes et rendit les honneurs.
Un Général Hollandais, en tournée d’inspection, le Gouverneur de SABANG et le commandant du SABANG prononcèrent des discours, exaltant la bravoure des combattants et honorant nos morts.
TOUS CEUX DU « MOUSQUET »
Les survivants, les morts… et les disparus
Qui sont les morts non recueillis.
ETAT MAJOR
M. THERONNE Lieutenant de Vaisseau
Commandant le « MOUSQUET » Disparu
M. CARISSAN Enseigne de Vaisseau Mort à SABANG
M. VILLEDIEU DE TORCY Enseigne de Vaisseau Disparu
M. BOURSIER Mécanicien Principal Disparu
De 2ème classe
EQUIPAGE
M. PROVOST Premier Maître Mécanicien Survivant
M. AFFRAY Second Maître Mécanicien Disparu
M. LEFEVRE Second Maître Mécanicien Disparu
M. MOURGUES Second Maître Fourrier Disparu
M. MARBOEUF Second Maître Torpilleur Disparu
M. SIZUN Second Maître Canonnier Disparu
M. EVINEC Second Maître de Timonerie Survivant
M. GALIA Quartier Maître Torpilleur Survivant
M. CLOAREC Quartier Maître Electricien Survivant
M. DUDY Quartier Maître Fourrier Disparu
M. COZIC Quartier Maître de Timonerie Survivant
M. ESSELET Quartier Maître Torpilleur Disparu
M. ROUE Quartier Maître Infirmier Disparu
M. DAVID Quartier Maître de Manœuvre Disparu
M. JAOUEN Quartier Maître Fusiller Disparu
M. HEURTAUX Quartier Maître Canonnier Disparu
M. PIETRI Quartier Maître de Télégraphie sans fil Disparu
M. DUCHENE Quartier Maître Mécanicien Disparu
M. LE RALLE Quartier Maître Mécanicien Blessé survivant
M. LEVENT Quartier Maître Mécanicien Disparu
M. SANFOURCHE Quartier Maître Mécanicien Blessé survivant
M. CLEUZIAT Quartier Maître Chauffeur Disparu
M. CATE Quartier Maître Chauffeur Blessé survivant
M. CHAPALAIN Quartier Maître Chauffeur Survivant
M. LE GALL Quartier Maître Chauffeur Survivant
M. ROYER Maître Mécanicien Disparu
M. KERDONEUFF Maître Mécanicien Survivant
M. GARNUNG Maître Mécanicien Disparu
M. HOUZE Maître Mécanicien Disparu
M. LEFORT Maître Mécanicien Survivant
M. FARGES Maître Mécanicien Survivant
M. TAUPIN Maître Mécanicien Blessé survivant
M. BARETJE Matelot Chauffeur Disparu
M. GALLOU Matelot Chauffeur Disparu
M. VALOGNES Matelot Chauffeur Survivant
M. DANIC Matelot Chauffeur Survivant
M. GOFFIC Matelot Chauffeur Disparu
M. RIBAN Matelot Timonier Disparu
M. PEGE Matelot Timonier Blessé survivant
M. STEPHAN Matelot Timonier Mort sur l’Emden
M. RAMOND Matelot Torpilleur Disparu
M. BIGAY Matelot Electricien Survivant
M. LAYET Matelot Electricien Survivant
M. BARBAROUX Matelot Electricien Mort sur l’Emden
M. LE SCAON Matelot Electricien Survivant
M. ANDRE Matelot Gabier Survivant
M. LE ROLL Matelot Gabier Disparu
M. HAMON Matelot Clairon Mort sur le Newburn
M. LEBIHAN Matelot de Télégraphie sans fil Survivant
M. ALBERTINI Matelot de Télégraphie sans fil Disparu
M. ROCHETEAU Matelot Boulanger Cuisinier Disparu
M. AUFFRET MATELOT Fusilier Survivant
M. LE CORRE Matelot Canonnier Disparu
M. JOVIA Matelot Canonnier Disparu
M. PERROT Matelot Canonnier Disparu
M. SAVELLI Matelot Canonnier Survivant
M. SALDUCCI Matelot Canonnier Mort sur l’Emden
M. CALLOCH Matelot Canonnier Blessé survivant
M. ROBIN Matelot Canonnier Disparu
M. GEORGES Matelot Fusilier Disparu
M. BUNEL Matelot Canonnier Disparu
M. MERIEN Matelot Charpentier Survivant
ANNAMITES
M. CU Matelot Mécanicien Asiatique Disparu
M. PHI Matelot Mécanicien Asiatique Disparu
M. CO Matelot Chauffeur Annamite Disparu
M. PHUOC Matelot Chauffeur Annamite Blessé survivant
M. DUOC Matelot Chauffeur Annamite Disparu
M. DIEU Matelot Chauffeur Annamite Blessé survivant
M. TRI Matelot Chauffeur Annamite Blessé survivant
M. TRONG Quartier Maître Chauffeur Blessé survivant
M. HUONG Matelot Chauffeur Annamite Blessé survivant
M. NGOC Matelot Boulanger Cuisinier Survivant
M. TAM Matelot Boulanger Cuisinier Disparu
M. MOUSTIC Maître d’Hôtel Annamite Disparu
M. TU Maître d’Hôtel Annamite Disparu
M. POULO CONDOR Maître d’Hôtel Annamite Disparu
---------------
Bidasse