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Auteur Sujet :

PARANA - SGTM

n°8634
Ar Brav
Posté le 07-09-2008 à 11:50:34  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
PARANA Navire auxiliaire (1916-1917)
 
Chantier :
 
Forges & Chantiers de la Méditerranée, La Seyne sur Mer.  
Commencé : 18.01.1907
Mis à flot : 29.02.1908
Terminé : 08.1908
En service : 20.08.1908 (MM)
En service : 07.12.1916 (MN)
Retiré : 24.08.1917 (MN)  
Caractéristiques : 6 248 tjb ; 3 861 tjn ; 4 810 tpl ; 132,50 (ht) 128,8 (pp) x 15,31 x 7,20 m ; TE 9,62 (pleine charge) ; en acier ; 2 hélices ; 3 ponts ; 2 mâts ; 1 cheminée ; 7 compartiments ; 4 cales ; 5 600 cv ; 2 machines alternatives à triple expansion ; 6 chaudières cylindriques tubulaires à retour de flamme timbrées à 12,6 kg/cm² ; 16 nœuds ; 52 passagers en 1ères classes, 76 en 2èmes, 1 500 émigrants.
Armement : N. C.
 
Observations :  
 
Paquebot mixte construit à La Seyne sur Mer pour le compte de la Société Générale de Transports Maritimes à Vapeur de Marseille, lancé en 1908 et baptisé Parana, du nom d’un fleuve argentin et d’une ville sur ce même fleuve. Numéro de chantier 1 008.
03.08.1914 : service régulier sur l’Amérique du Sud
01.06.1916 : AMBC installé à bord
07.12.1916 : requis non militarisé comme transport
20.08.1917 : quitte Bizerte pour Salonique avec 252 hommes, 540 (soldats ?) Serbes, 43 chevaux et mulets et 1 862 tonnes de divers, en convoi avec Médié et Pampa escorté par 3 torpilleurs
24.08.1917 : capitaine Fabre. A 01h10, dans le canal de Doro, il est torpillé au niveau de la cale 2 sur bâbord par le sous-marin allemand UC-74 (KL Wilhelm Marschall). Le navire continue à flotter, mais les passagers paniquent et se jettent à l’eau ; l’équipage parvient néanmoins à transformer le sauve qui peut en évacuation ordonnée. A 01h30, une seconde torpille arrache le gouvernail et avarie l’hélice. Le capitaine peut gagner la côte d’Eubée en différenciant les machines et mouille
25.08.1917 : malgré le travail acharné de l’équipage et d’autres navires, le navire coule 26 h après son torpillage. 7 morts sont à déplorer parmi l’équipage, les rescapés sont conduits à Salonique par le Médié et le Pampa
14.10.1917 : les rescapés de l’équipage débarquent du Pampa à Marseille.
 
Sources :
 
Dictionnaire des bâtiment de la flotte (...), de Jean-Michel Roche
La Société Générale des Transports Maritimes à Vapeur, d'Alain Croce
Répertoire de la flotte de guerre française, de Jacques Vichot

 
08.2008 : l’épave du Parana vient d’être explorée au large de Karystos au Sud de l’Eubée, par une équipe collaborant avec les services grecs d’archéologie sous-marine.  
 
Cordialement,
Franck
 
 
 


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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°8635
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 07-09-2008 à 14:51:26  profilanswer
 

http://img4.hostingpics.net/pics/910831mapParana.jpg
 
Le Canal de Doro où fut touché le Parana...
 
 PARANA         FR  2T (16)  
6,248     Soc. Générale de Transports Maritimes à Vapeur, Marseille     420.6 x 50.3
     P Forges & Chant. de la Méditerranée, La Seyne  (8) #1008
Torp. and sunk by UC 74, 24 Aug 1917, 5 miles north of Cape Fessa, Euboea, voy. Marseille - Salonica
 
 
Source Starke-Schell Register 1908
 
Cdlt
Yves


Message édité par Yves D le 22-06-2011 à 15:34:39

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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°9276
drpetit
Posté le 29-09-2008 à 19:32:53  profilanswer
 

Bonjour aux passionnés,
 
Un autre soldat victime du naufrage :  
 
    GILLAS Emile Henri, né le 31 décembre 1892 à Linas (Essonne), maçon demeurant chez ses parents rue de la Lampe à Linas (Source : recensement 1911), 2ème canonnier servant au 38ème régiment d'artillerie. "Mort pour la France le 24-08-1917 en mer lors du torpillage du Parana..."
(Fiche du site "Mémoire des Hommes" et Jugement du Tribunal Civil de Marseille du 17 août 1920, lieu de la transcription non connu...)
 
    Très cordialement
     D.Petit

n°10570
Ar Brav
Posté le 22-11-2008 à 19:24:01  profilanswer
 

drpetit a écrit :

Bonjour aux passionnés,
 
Un autre soldat victime du naufrage :  
 
    GILLAS Emile Henri, né le 31 décembre 1892 à Linas (Essonne), maçon demeurant chez ses parents rue de la Lampe à Linas (Source : recensement 1911), 2ème canonnier servant au 38ème régiment d'artillerie. "Mort pour la France le 24-08-1917 en mer lors du torpillage du Parana..."
(Fiche du site "Mémoire des Hommes" et Jugement du Tribunal Civil de Marseille du 17 août 1920, lieu de la transcription non connu...)
 
    Très cordialement
     D.Petit


 
Bonsoir  D.Petit,
 
Un merci un peu tardif mais sincère pour votre contribution.
 
Bien cordialement,
Franck


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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°11021
stefbreizh​56
Posté le 13-12-2008 à 00:01:45  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Voici un cliché du PARANA à Dakar,je vous transcrit la légende accompagnant ce cliché :
 
"...Voici un groupe de 600 tirailleurs,originaire du Mossi (Haut-Sénégal),et qui ont été instruits au camp de Rufisque...avant de s'embarquer pour la France sur le PARANA,des Chargeurs Réunis...Le paquebot vient de stopper et manoeuvre pour se rapprocher de l'appontement..."
 
L'embarquement des troupes doit se situer dans le mois de décembre 1916.
 
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/2223/Parana.JPG3..jpg
 
J'ai essayé d'agrandir mais je n'y parviens pas,pas assez doué...
 
Cdt,Stef.


Message édité par stefbreizh56 le 13-12-2008 à 00:25:46

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"En essayant continuellement,on finit par réussir.
 Donc: plus ça rate,plus on a de chance que ça marche" (Les Shadocks)
n°11022
kgvm
Posté le 13-12-2008 à 00:26:31  profilanswer
 

Thanks, Stef, but the picture doesn't show the "Parana" (and "Parana" was never owned by Chargeurs Réunis) :(
Two pictures of "Parana" are here:
http://ansichtskarten.delcampe.net [...] cription=N

n°11045
stefbreizh​56
Posté le 14-12-2008 à 10:20:19  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Voici un lien vers trois photos de plongée sur l'épave du PARANA  
 
http://www.direxplorers.com/galler [...] ?photo=305
 
Cdt,Stef.


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"En essayant continuellement,on finit par réussir.
 Donc: plus ça rate,plus on a de chance que ça marche" (Les Shadocks)
n°13190
corinne
Posté le 09-02-2009 à 22:16:49  profilanswer
 

bonsoir à  tous
un soldat sénégalais disparu avec le parana
N'diaye Amadou,soldat au 85°bataillon sénégalais,né en 1887 à Divial Diouroup?,Sénégal
amicalement
 
Corinne


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corinne
n°18496
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 05-07-2009 à 22:54:37  profilanswer
 

Bonsoir à tous
 
http://www.wreckdiving.gr/
 
Le site des plongeurs qui explorent le Parana.
Des photos absolument superbes !
 
Cdlt
Yves


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°18497
Terraillon​ Marc
Posté le 05-07-2009 à 23:35:28  profilanswer
 

Bonsoir
 
Une gravure du PARANA :
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/40/PARANA_SGTM_1.jpg
 
A bientot  :hello:


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Cordialement
Marc TERRAILLON
n°21048
Gastolli
Posté le 06-10-2009 à 19:50:46  profilanswer
 

Ar Brav a écrit :


20.08.1917 : quitte Bizerte pour Salonique avec 252 hommes, 540 (soldats ?) Serbes, 43 chevaux et mulets et 1 862 tonnes de divers, en convoi avec Médié et Pampa escorté par 3 torpilleurs
...


 
Bonjour,
 
escorting destroyers were „Fronde“, „Fanfare“ and Yacht „Helene“ while the 876 survivors were rescued by destroyers "Colne", "Fanfare" and "Sape".
 
Towing attempt was made by salvage vessel "Tenedos".
 
According to british sources there were 232 french and 560 serbian troops and 91 crew on board the PARANA.
 
Cordialement
Oliver

n°22452
Profil sup​primé
Posté le 01-12-2009 à 22:36:36  answer
 

Bonjour  à tous,
Quelqu'un a-t-il des informations sur le nombre de morts suite aux deux torpillages du "Parana" ?
Hommes d'équipages ?
Soldats français d'Europe et/ou d'Outre-mer ?
Soldats Serbes ?
Ont-ils tous disparus après avoir été tués à cause des explosions, se sont-ils noyés ?  
Des soldats ont-ils été blessés ?
Merci
Untel45

n°30225
ununtel501
Posté le 06-03-2011 à 13:15:20  profilanswer
 

Rutilius a écrit :


   Bonjour à tous,
 
                                                  Hommes disparus avec le paquebot mixte Parana, le 24 août 1917
 
                                                                                   (Liste non exhaustive : 13 noms)
 
 
                                                                                      I. – Membres de l’équipage.
 
 
   ― MICHEL François Marie Joseph, né le 31 octobre 1893 à Tressé (Ille-et-Vilaine) et y domicilié, Matelot de 2e classe gabier breveté, Matricule n° 1.906 – Dinan (Jug. Trib. Marseille, 15 juill. 1920, transcrit à Tressé, le 28 oct. 1920).
 
 
                                                                                       II. – Passagers militaires.
 
 
   ■ 85e Bataillon de tirailleurs sénégalais.  
 
   ― BABAKAR Thialle, présumé né en 1893 à Diamaguéré (Cercle de Kaolack, Sénégal), Soldat de 2e classe, Matricule n° 4.526, classe 1913, n° 4.526 au recrutement de Kaolack (Jug. Trib. Marseille, 12 nov. 1918, transcrit à Marseille, le 18 janv. 1919).
 
   ― BAILLET Alcide François, né le  2 janvier 1890 à La Villedieu (Charente-Inférieure – aujourd’hui Charente-Maritime –), Caporal, 3e Compagnie, Matricule n° 15.105, classe 1910, n° 626 au recrutement de La Rochelle (Jug. Trib. Marseille, 27 avr. 1918, transcrit à Marseille, le 9 oct. 1918).
 
   ― MAMADOU Diallo, né en 1888 à Agaiané (Cercle de Baol, Sénégal), Soldat de 1re classe, Matricule n° 4.449, classe, n° et lieu de recrutement inconnus (Jug. Trib. Marseille, 12 nov. 1918, transcrit à Marseille, le 18 janv. 1919).      
 
   ― MARCEROU Victor Albin, né le  20 octobre 1883 à Ferrals-les-Corbières (Aude) et y domicilié, Soldat de 2e classe, Matricule n° 0/15.604, classe 1903, n° 584 au recrutement de Narbonne (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 9 oct. 1918).  
 
   ■ 93e Bataillon de tirailleurs sénégalais.
 
   ― CEYSSON Albert Marius, né le 19 juin 1893 à Labégude (Ardèche), Soldat de 2e classe, Matricule n° 4/29.067, classe 1913, n° 281 au recrutement de Privas (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 8 oct. 1918).
 
   ― VERRIER Firmin Louis Jean, né le 10 mars 1884 à Nueil-sous-Faye (Vienne) et y domicilié, Soldat de 2e classe, Matricule n° 016.709, classe 1904, n° 1.313 au recrutement de Chatellerault (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 8 oct. 1918).
 
   ■ 38e Régiment d’artillerie de campagne.
 
   ― GILLAS Émile Henri, né le 31 décembre 1892 à Linas (Seine-et-Oise – aujourd’hui Essonne –), 2e Canonnier servant, Matricule n° 12.469, classe 1912, n° 90 au recrutement de Versailles (Jug. Trib. Marseille, 17 août 1920, transcrit à Marseille, le 28 août 1920).  
 
   ■ 2e Régiment de marche de zouaves.
 
   ― DEBERTHE Émile Alcide Albert, né le 8 septembre 1883 à Livarot (Calvados), Soldat de 2e classe, Matricule n° 017.498, classe 1903, n° 402 au recrutement d’Argentan (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 8 oct. 1918).
 
   ■ 35e Régiment d’infanterie.
 
   ― AMALRIC Marcellin Marie Joseph, né le 21 octobre 1892 à Saint-Sulpice (Tarn), Soldat de 2e classe, Matricule n° 30.139, classe 1912, n° 1.238 au recrutement d’Albi (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 9 oct. 1918).
 
   ― CORME Émile, né le 26 mars 1887 à Augy (Aisne) et domicilié à Mareuil-en-Dôle (Aisne), Soldat de 2e classe, Matricule n° B./017.408, classe 1907, n° 469 au recrutement de Soissons (– d° –).
 
   ■ 175e Régiment d’infanterie.  
 
   ― NION Francis Fernand Marie, né le 23 février 1894 à Bonchamp-lès-Laval (Mayenne) et domicilié à Entrammes (Mayenne), Soldat de 2e classe, Matricule n° 7.796, classe 1914, n° 1.309 au recrutement de Laval (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 9 oct. 1918).
 
   ■ 235e Régiment d’infanterie.
 
   ― DENOUAL Louis Alexandre, né le  27 septembre 1889 à Tinténiac (Ille-et-Vilaine), Soldat de 2e classe, Matricule n° B./0.736, classe 1909, n° 1.880 au recrutement de Saint-Malo (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 9 oct. 1918).
 
   _______________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


n°30291
Mesmar
Posté le 12-03-2011 à 14:40:37  profilanswer
 

Une autre photo du PARANA
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3932/PARANA-SGTM.jpg


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Philippe RAMONA
 
n°30815
Mike010
Posté le 14-04-2011 à 09:22:04  profilanswer
 

Mention du ''Parana'' dans le JMO du 37e RIC - janvier 1917  
http://www.memoiredeshommes.sga.de [...] iewer.html
 
Embarquement le 14/01/1917 á Marseille d'une partie du 37e RIC á bord du Parana.  
Débarquement le 21/01/1917 á Salonique (Gréce)
 
Le Parana a fait route vers Salonique avec les navires suivants (toujours d'aprés le JMO) :
- Saint Laurent,
- Ionie,
- Basque

n°31201
ununtel501
Posté le 15-05-2011 à 11:52:31  profilanswer
 

Bonjour à tous et merci pour les messages.
juste pour signaler qu'Adrien Amalric était du 25 RIC pour partir à Salonique et non 35 RI (erreur sur sa fiche). Auparavant, il servait au 70 RI après avoir commencé la guerre avec le 143 RI. Il était jeune inspecteur des écoles primaires mais ne voulait pas de grade... simple fantassin tirailleur, agent de liaison, colombophile, etc. (Lorraine, Belgique, Champagne, Argonne dont Verdun, Champagne, Aisne, Somme, Champagne avant de partir pour Salonique).
Très cordialement

n°31454
ununtel501
Posté le 05-06-2011 à 22:01:40  profilanswer
 

Bonjour,
Merci de bien vouloir m'excuser mais Adrien Amalric était du 35 RIC pour partir à Salonique et non 25 comme je l'ai indiqué par erreur (sur sa fiche officiel, il est noté : 35 RI).
D'autres fiches de poilus disparus inscrits comme étant du 35 RI sont également et à mon sens faussement renseignées. En effet, le 35 RI, qui n'a d'ailleurs jamais été un régiment colonial (mais cela ne suffit pas comme argument) n'est jamais allé à Salonique...
A noter que le 35 RIC est le régiment de réserve du 5 RIC d'active (Lyon)  
Très cordialement

n°31530
olivier 12
Posté le 16-06-2011 à 14:55:17  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
http://img543.imageshack.us/img543/7524/paranaquipage1.jpg
http://img833.imageshack.us/img833/3484/paranaquipage2.jpg
 
On remarque qu'il n'y avait pas de matelot gabier du nom de François MICHEL dans l'équipage du PARANA. Il s'agit sans doute d'un permissionnaire qui regagnait son unité.
 
Rapport du capitaine
 
15 Août 1917
 
Appareillé de Marseille avec
231 officiers et soldats pour Salonique
619 officiers et soldats pour Bizerte
1862 t de marchandises diverses
43 chevaux et mulets
 
17 Août
 
Escale à Bône de 07h00 à 18h30
 
18 Août
 
Escale à Bizerte. Débarqué les militaires au quai de la gare.
Embarqué 20 officiers serbes et 540 soldats serbes ainsi qu'un médecin français pour Salonique.
 
20 Août
 
Appareillé de Bizerte avec PAMPA et MEDIE, escorté par torpilleurs PISTOLET et SAGAIE.
 
23 Août
 
Escale à Milo de 13h00 à 17h00. Appareillé escorté par les torpilleurs FANFARE, POIGNARD et SAGAIE.
 
24 Août
 
Torpillé alors que nous franchissons le canal de Doro et que nous venons de passer le feu de Fassas. Le navire est ébranlé par une première torpille qui le frappe par bâbord, et recouvert par une immense colonne d'eau.
Malheureusement, une panique générale se produit à bord, suivie de scènes indescriptibles. Malgré les exercices effectués et une alerte au large de Malte, les soldats se ruent sur les canots sans écouter les ordres. Des garants sont coupés et les canots surchargés de gens affolés  tombent à la mer, entraînant de nombreuses noyades.
La lumière est rétablie par l'électricien dans les faux ponts et les coursives passagers. L'eau pénètre dans la cale 2 et la soute à charbon avant. Essayé d'abriter le navire sur la côte Est d'Eubée pour permettre une évacuation.
Une seconde torpille frappe le navire sur bâbord. Nouvelle panique et les soldats serbes envahissent les canots qui restent, empêchant les marins de faire leur travail et de les amener jusqu'à la lisse. Des garants sont encore coupés, provoquant des catastrophes. Le contingent serbe est totalement affolé, le contingent français, dans une proportion de 1/10e.
Le poste de TSF est complètement démoli et cesse de fonctionner.Malgré un pompage intensif, l'eau entre dans les soutes à charbon, le sabord de chargement de la soute arrière s'étant déjointé. Le navire prend de la gite et s'incline dangereusement.
En différenciant les hélices, car le gouvernail a été emporté, mouillé près de la côte.
 
Nota : sur ce cliché de l'épave (site signalé plus haut par Yves) on voit très bien que le gouvernail a été arraché.
 
http://img696.imageshack.us/img696/3034/parana.jpg
 
Le capitaine explique ensuite toutes les manœuvres qui vont être tentées pour assécher le navire et le remorquer. Il semble qu'il y ait eu des tensions avec le commandant de SAGAIE qui dans son rapport va vivement critiquer le commandant Fabre qu'il trouve trop pessimiste quant aux chances de sauver le navire. L'officier de marine, qui semble d'ailleurs se prendre pour le commandant du paquebot, donne plein d'ordres et se plaint qu'ils ne sont pas suivis d'effets.
Les tentatives ne donneront aucun résultat, surtout à cause du mauvais temps et de l'importance des voies d'eau et le navire coulera 26 heures plus tard.
 
Le capitaine Fabre signale la très bonne conduite du second Dapelo, des lieutenants Housselot et Couvin, du chef mécanicien Petitjean et des officiers mécaniciens Aimedieu et Jourdant. Il déplore la conduite de l'officier mécanicien de quart, Monsieur Bouche, qui a quitté son poste pendant un très long moment. Il déclare que le TSF Pellicia a parfaitement rempli sa fonction, transmettant des messages jusqu'à la destruction de son émetteur. Il est ensuite resté à la passerelle.
Il signale l'excellent comportement du 1er chauffeur Gayet et du graisseur Cacciaguerra qui se sont brillamment distingués. Il cite de nombreux marins des équipages pont et machine, dont le maître d'équipage Gourden, le capitaine d'armes Aspard et les seconds maîtres Picard et Poltri.
 
Il indique que le commandant d'armes des troupes de terre, le sous-lieutenant Chapelier et le médecin-major Josserand, embarqué à Bizerte, ont très bien secondé les officiers pont et sont parvenus à ramener le calme dans le contingent français.
 
Mais il s'attarde surtout sur les deux mousses, Fenocchio et Oreille, qui ont fait preuve d'un grand sang froid malgré leur jeune âge et se sont montrés particulièrement dévoués. Plus tard, le mousse Oreille a été saisi par un soldat serbe qui l'a dépouillé de sa ceinture de sauvetage et l'a jeté à la mer. Il a pu être sauvé et le capitaine estime que ces deux mousses méritent une récompense.
 
Rapport de l'officier enquêteur(LV commandant HELENE)
 
Positions
 
00h10 38°03 N  24°42 E  Torpillage  (le 24 Août)
03h30  38°04 N  24°33 E  Abandon
09h18  38°02 N  24°33 E  Naufrage  (le 25 Août)
 
http://img543.imageshack.us/img543/9848/paranar.jpg
 
Le navire faisait route au N20E à 11 nœuds. Vent frais de NNW; Mer forte. Nuit étoilée avec bonne visibilité.
Navigation en ligne de file dans l'ordre PAMPA – PARANA – MEDIE avec distance de 800 à 1000 m entre chaque navire.  
FANFARE à droite, POIGNARD à gauche, SAGAIE sur l'arrière.
PARANA a été torpillé sur bâbord à 5 milles au nord du cap Fassa. Deux torpilles l'ont touché à 20 minutes d'intervalle. Le timonier de quart Corte et l'homme de barre Cabel ont vu le sillage de la 2e torpille. Le sous-marin a été éclairé momentanément par un des torpilleurs.
 
Cale 2 et soutes à charbon se sont remplies d'eau. Le safran du gouvernail a été arraché et l'hélice bâbord endommagée. L'eau a commencé à entrer par les presse-étoupes de lignes d'arbres.
 
Lors de la 1ère explosion, environ 80 hommes, pris de panique, ont sauté à la mer. Une nouvelle panique s'est produite lors de la 2e explosion. Canots et radeaux sont tombés à la mer dans la plus grande confusion. Quand le calme a pu être rétabli, il ne restait plus à bord que 6 canots sur 14 et 2 radeaux sur 20.
 
Il y avait à bord 560 officiers et soldats serbes  ainsi que 232 officiers et soldats français. Une vingtaine de Sénégalais, qui dormaient dans le faux-pont 2, ont du être tués lors de la 1ère explosion. Mais tout le monde, exception faite de ces premières victimes, aurait pu être sauvé si les ordres du commandant et des officiers pont avaient été suivis. L'attitude des Serbes a été particulièrement mauvaise. Les officiers serbes n'ont rien fait pour rétablir l'ordre. Ils n'ont même pas cherché à traduire les ordres des officiers français. Un soldat serbe s'est même emparé du mousse Oreille, l'a dépouillé de sa ceinture et l'a jeté à la mer.
Du côté français, un tiers de l'équipage, dont l'officier mécanicien Bouche, a abandonné son poste. Certains ont même quitté le navire et c'est la raison pour laquelle ils ont péri.
 
On compte finalement environ 150 disparus, dont 23 à l'équipage (nota : en réalité ce chiffre s'est avéré inexact; 7 hommes d'équipage seulement avaient disparu)
Les rescapés ont été recueillis par SAGAIE, POIGNARD, FANFARE et l'anglais KOLNE, puis conduits à Salonique par MEDIE et PAMPA.
 
L'officier enquêteur note que les autres officiers du navire, ainsi que le sous-lieutenant Chapelier et le médecin-major Josserand, des troupes de terre, ont eu un très bon comportement et se sont montrés efficaces. Ces deux derniers ont aidé les officiers du bord à rétablir l'ordre.
Toutefois, il déplore que l'officier de tir, le lieutenant Housselot, ne se soit pas rendu aux pièces pour vérifier la présence de l'armement. Aucun tir ne s'est déclenché quand le sous-marin a été éclairé de façon inopinée par un escorteur.
 
Les moyens d'épuisement du bord étaient insuffisants. Le TENEDOS, arrivé sur les lieux à 19h00 le 24, n'est pas parvenu à amorcer ses pompes d'assèchement et le mauvais temps l'a empêché de passer une remorque au PARANA. Celui-ci a coulé le 25 à 09h18. D'après les clichés de l'épave, il s'est posé droit sur le fond.
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 17-06-2011 à 20:43:05

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olivier
n°31539
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 18-06-2011 à 00:35:03  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
   ■ Historique (complément).
 
 
    Journal des marches et opérations du 85e Bataillon de tirailleurs sénégalais – 23 août 1916 ~ 22 avr. 1919 – : Service historique de la défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 872/16, p. num. 5 et 6.  
 
 
   « 8 août 1917. ― Le 85e Bataillon de travailleurs sénégalais reçoit l’ordre de rejoindre l’Armée d’Orient. (1)
 
   11 août 1917. ― La Section hors-rang (2), les 1re (3), 2e (4) et 3e (5) compagnies quittent Saint-Raphaël et s’embarquent en chemin de fer à Fréjus à destination de l’Armée d’Orient, via Vintimille, Livourne et Tarente.
   Le train de combat, le matériel, les bagages sont dirigés le même jour sur Marseille sous la garde d’un détachement de la Section hors-rang composée de : sous-lieutenant Chapelier, officier de détail, sergent Cazières, du train de combat, deux caporaux européens, quatre soldats européens et cinq tirailleurs indigènes.
 
   12 août 1917. ― Le détachement du sous-lieutenant Chapelier, le train de combat, le matériel, les bagages sont embarqués à bord du Parana le 12 août et prennent la mer le même jour.
   La 4e Compagnie quitte à son tour Saint-Raphaël ― moins une section partie avec la 3e Compagnie ― et s’embarque à Fréjus suivant le gros du Bataillon d’une journée d’intervalle.
 
   13 août 1917. ― Le gros du Bataillon (1er détachement) arrive à Livourne et est logé à la Mission française.
 
   15 août 1917. ― Le 1er détachement arrive à Tarente et est baraqué au Camp de Buffolotto. Le 3e détachement quitte Livourne suivant le même itinéraire.
 
   16 août 1917. ― Le 85e Bataillon de tirailleurs sénégalais (1er détachement) se rend au ponton d’embarquement du port de Tarente.
   Au moment de l’embarquement, vers 10 heures, le capitaine Dion s’affaisse sur le ponton. Il est immédiatement transporté au poste téléphonique de l’Arsenal de Tarente où le médecin aide-major Montplaisir lui prodigue ses soins, puis à l’hôpital du Camp de Buffolotto où il meurt quelques instants après.
   Le médecin aide-major Montplaisir frappé d’insolation est évacué à son tour et dirigé sur le même hôpital.
   Le 1er détachement s’embarque sur le Mustapha-II.
(6)  
   Le lieutenant Bordenave prend le commandement de la 3e Compagnie
   Le 3e détachement arrive à Tarente (Camp de Buffolotto).
 
   17 août 1917. ― Le 1er détachement arrive et débarque à Itéa où il bivouaque la nuit du 17 au 18.
   Le 3e détachement s’embarque à Tarente sur le Timgad.
(7)  
 
   18 août 1917. ― Le 1er détachement se transporte d’Itéa à Bralau [lire : Bralos] en automobile. Bivouac à Bralau.
   Le 3e détachement débarque et bivouaque à Itéa.
 
   19 août 1917. ― Le 3e détachement se transporte en automobile à Bralau et rejoint au bivouac le 1er détachement.
 
   20 août 1917. ― Le Bataillon embarque en chemin de fer à destination de Salonique. En route en détachement par voie ferrée les 20 et 21 août. Arrive à Salonique le 22 au matin et bivouaque au Camp de Zeitenlick.
 
   24 août 1917. ― Le vapeur Parana transportant le train de combat du Bataillon et le 2e détachement est torpillé vers 1 heure du matin et coulé. Tout le matériel chargé à bord est perdu. Les militaires suivants, du 2e détachement, ont disparu ; un autre blessé
:
 
   ―  06.031      –  Dessapt Baptiste, caporal, blessé ;
   ―  3/15.108   –  Baillet Alcide, caporal,                              disparu ;
   ―  022.221    –  Marcerou Victor, soldat de 2e classe,              d° ;
   ―  1.735        –  Crottes Philippe,               d°                        d° ;
   ―  4.449        –  Mamadou Dialo, tirailleur de 2e classe,           d° ;
   ―  18.878      –  Amadou N’Diaye,             2e cl.                     d° ;
   ―  4.626        –  Babakar Thial,                  2e cl.                     d° ;
   ―  32.196      –  Apaï Sanga,                      2e cl.                     d° ;
   ―      "           –  Moussa,                            2e cl.                     d° ;
   ―      "           –  Souka Diouf,                     2e cl.                     d° ;
   ―      "           –  Diogomaye Gueye,           2e cl.                      d°.
 
   Les rescapés sont recueillis et embarqués sur le Pampa
(8) à destination de Salonique pour y rejoindre le Bataillon. [...] »
   _______________________________________________________________________________________________________________
 
   (1) Ce Bataillon, formé le 23 août 1916 au Camp du Courneau, à La Teste-de-Buch (Gironde), et constitué de quatre compagnies et d’une section hors-rang, fut d’abord affecté à l’Atelier de chargement de Moulins (Allier) ; sous la surveillance de leurs cadres, les tirailleurs étaient employés aux différents travaux industriels, deux compagnies de jour et deux compagnies de nuit alternant toutes les semaines. A compter d’Avril 1917, il compléta son entraînement et sa formation militaire au Camp Largeau et au Camp Bataille, à Saint-Raphaël (Var). Depuis le 11 avril 1917, il était placé sous le commandement du chef de bataillon Guérin.
 
   (2) Commandée par le sous-lieutenant Georges Pierre Claude Chapelier (Matricule n° 220, classe 1905), par ailleurs officier de détail. Né le 21 juin 1885 à Lyon (Ier Arr., Rhône). Fils de Pierre Anthelme, voyageur de commerce, et d’Anne Louise Nigay, sans profession. Marié à Paris (I er Arr.) le 2 avril 1908 avec Marcelle Louise Vial. Décédé le 17 juillet 1951, vraisemblablement à Anglet (Pyrénées-Atlantiques), où il était domicilié, villa « La Pampa », sise quartier Saint-Jean. Chevalier de la Légion d’honneur (D. 30 juin 1937). (Base Léonore)  
 
  Cité à l’ordre de la Division navale le 31 décembre 1917 dans les termes suivants : « Commandant d’armes à bord du Parana, a fait preuve de courage au cours du torpillage de ce bateau et par son sang froid a grandement contribué a assurer les opérations de sauvetage. » (ibid.)
 
   (3) Commandée par le lieutenant Falque.
 
   (4) Commandée par le sous-lieutenant Rossit.
 
   (5) Commandée par le capitaine Louis Dion, né le 21 janvier 1878 à Pouillé (Vienne), matricule n° 882 au recrutement de Châtellerault. Il décèdera le 16 juin 1917 à Tarente (Italie), à l’hôpital du Camp de Buffolotto, à la suite d’une insolation dont il fut victime alors qu’il s’apprêtait à embarquer sur le Mustapha-II avec sa compagnie à destination d’Itéa (Grèce) (Acte de décès transcrit à Pouillé, le 5 sept. 1919).
 
   (6) Ex-Théodore-Mante, de la Compagnie de navigation mixte.
 
   (7) Paquebot de la Compagnie générale transatlantique alors réquisitionné et armé en transport de troupes.  
 
   (8) Paquebot de la Société générale de transports maritimes à vapeur (S.G.T.M.), établie à  Marseille.
 
 
   °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°  
 
 
   Journal des marches et opérations du 93e Bataillon de tirailleurs sénégalais – 11 août 1917 ~ 30 avr. 1919 – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 873/1, p. num. 4 et 5.
 
 
   «  [...] Le 93e Bataillon de tirailleurs sénégalais (1) se trouvait à Fréjus (Var), Camp Gallieni, lorsqu’il reçoit l’ordre de rejoindre l’Armée française d’Orient.
 
   11 août 1917. ― Départ du train de combat du Bataillon. Embarquement à Marseille à destination de l’Armée d’Orient.
 
   Effectif :   1 adjudant-chef, chef de détachement.
                  1 sergent européen.
                  5 conducteurs européens.
                10 conducteurs indigènes.
              ______
 
   Total :   17 hommes de troupe.

 
                                    ...................................................................................................................................................  
 
 
   Du 23 au 29 août 1917. ―  [...] Le train de combat qui rejoignait Salonique par voie de mer sur le paquebot Parana a été torpillé par un sous-marin ennemi et coulé dans la nuit du 23 au 24 août 1917.
 
   Ont péri : l’adjudant-chef Barrage, chef de détachement, les conducteurs européens Collange, Verrier et Ceysson, et cinq conducteurs indigènes. Tous les animaux et le matériel du train de combat ont été perdus
. (2) [...] »
 
   ________________________________________________________________________________________________________________
 
   (1) Lors de sa constitution, ce bataillon fut placé sous le commandement du chef de bataillon Paul Joseph Audouy. Né le 29 mars 1866 à Saint-Mathieu-de-Tréviers (Hérault). Fils de François Hippolyte, brigadier de gendarmerie, et de Marie Rosine Bresson, sans profession. Décédé le 31 janvier 1941 à Béziers (Hérault). Chevalier de la Légion d’honneur (D. 11 juill. 1912). (Base Léonore) .
 
   (2) Soit 17 chevaux et un mulet, un fourgon, quatre voitures de compagnie, une voiture médicale et six bicyclettes.
 
   _______________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 08-09-2012 à 20:49:12
n°31540
olivier 12
Posté le 18-06-2011 à 10:16:47  profilanswer
 

Bonjour à tous, bonjour Daniel,
 
et merci pour tous ces renseignements qui confirment les rapports des marins. On constate qu'étaient embarqués les trains de combat des 85e et 93e bataillons de tirailleurs Sénégalais.
Ces malheureux ont du être logés dans le faux pont 2 ce qui explique les pertes importantes parmi eux (Une vingtaine selon l'officier enquêteur.)
 
Cdlt


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olivier
n°31576
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 21-06-2011 à 00:01:27  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
     
   ● Torpilleur d’escadre Fanfare – alors commandé par le lieutenant de vaisseau Marcel Bruno Gensoul –, Journal de navigation n° 9 / 1917 – 14 août / 2 sept. 1917 – : Service historique de la défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 209, p. num. 1152 à 1155.
 
 
                                                                                             « Jeudi 23 août 1917.
                                                                                                  Milo ~ Trébouki.
 
                                                                                               Quart de 16 h à 19 h.

 
   17 h 00 – Appareillé.
 
   17 h 15 – Franchi le barrage sur l’avant du Pampa, Parana et Médie et Poignard et Sagaie.
 
   17 h 35 – Signalé au convoi le formation de jour.
 
                                                                                             Quart de 19 h à 23 h.
 
   19 h 10 – Ligne de file Pampa, Parana, Médie, Fanfare à droite, Poignard à gauche.
 
   19 h 00 – Sagaie prend le poste derrière la Médie.
 
                                                                                             Vendredi 24 août 1917.
                                                                                                De Milo à Salonique.
 
                                                                                                Quart de 23 h à 3 h.

 
   23 h 00 – A tribord du convoi, à hauteur du premier créneau.
 
   1 h 00 – Le Parana est torpillé dans le canal Doro, à 5 milles au N. 15 W. de Fassa. Venu en grand sur bâbord pour lui porter secours, le bâtiment ne coulant pas. Commencé le sauvetage des hommes à la mer ; mis la baleinière à la mer pour coopérer au sauvetage.
 
   1 h 15 – A 1 h 15, le Parana est torpillé une deuxième fois, puis il fait route sur la côte Sud.  
 
                                                                                               Quart de 3 h à 7 h.
 
   3 h 00 – Suivi le Parana qui fait route sur le cap Méruthi.    
 
   3 h 25 – Le Parana mouille à 100 m de terre par 30 m de fond, à ½ mille au Nord du cap Méruthi
 
   3 h 40 – Mouillé près du Parana. Manœuvré pour l’accoster mais, avec la forte houle, de Nord, on brise le tampon de choc et déforme l’étrave. Largué les amarres.  
 
   4 h 20 – Appareillé et mouillé sous le vent du Parana.
 
   4 h 50 – Installé un va-et-vient et embarqué les passagers par embarcations.
 
   4 h 55 – Manœuvré pour accoster sous le vent. Violents coups de roulis. La partie tribord de la passerelle se démolit le long du Parana (celui-ci a une gîte de 15° sur bâbord). Largué les amarres et repris l’amarre sur l’arrière du Parana.
 
   5 h 00 – Le contre-torpilleur anglais
[H.M.S. Colne] rallie le Parana et accoste sous le vent à 5 h 10 et embarque des passagers.
 
   5 h 05 – Continué l’embarquement des passagers.
 
   5 h 50 – Le contre-torpilleur anglais appareille.
 
   6 h 20 – Sape rallie (sur notre demande) et accoste Parana sous le vent.
 
   6 h 45 – L’embarquement des passagers est terminé.
 
   6 h 50 – Sape appareille.
 
                                                                                              Quart de 7 h à 11 h.
 
   7 h 30 – Largué les aussières avec 187 rescapés serbes
. (1) Fait route sur le cap Fassa pour explorer la côte Est dans le but de retrouver notre baleinière. (2) Aperçu Poignard dans le Sud.
 
   8 h 30 – Longé vers le Sud la côte Est de Doro en entrant dans toutes les baies entre Fassa et Gavrion mais sans rien voir.
 
   9 h 30 – Quitté la côte Est ; fait route sur la côte Ouest (Cap Mandili).
 
   10 h 30 – Aperçu Sape et Sagaie sous l’île Mandili (Hissé les numéros officiels). Contourné l’île Mandili derrière Sape et Sagaie.
 
   10 h 50 – Mouillé par 37° 56’ et 24° 30’ sous la côte Sud de l’Eubée, 30 mètres, deux maillons. Sape, Sagaie, Dédaigneuse mouillent au même point.  
 
   L. Frossard.
» (3)  
   __________________________________________________________________________________________________________________
 
   (1) Les 187 rescapés serbes furent débarqués à Trébouki le même jour à 17 h 30.
 
   (2) Cette baleinière de 7 mètres et l'ensemble de ses apparaux ne furent pas retrouvés. Un procès-verbal de perte figure en conséquence dans le Journal de bord à la date du 23 août 1917 (Cote SS Y 208, p. num. 1083).
 
   (3) Officier en second.
 
   _______________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 21-06-2011 à 00:06:04
n°34986
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 04-09-2012 à 19:59:59  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
                                                                Passagers militaires décédés à bord du paquebot mixte Parana  
                                                                                  antérieurement à la perte de ce bâtiment
 
 
                                                                                          (Liste non exhaustive : 6 noms) (*)
 
                                                                     Avertissement : Orthographe de certains toponymes incertaine
 
 
   ■ 44e Bataillon de tirailleurs sénégalais.
   
   ― HOUNYO, né en 1891 à Lokozoum (Dahomey – aujourd’hui Bénin –) et domicilié à Ouassa (Cercle d’Abomey, Dahomey – aujourd’hui Bénin –), décédé le 22 juin 1916 (Maladie contractée en service), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 13.352, classe 1916, n° 13.352 au recrutement d’Abomey.  
 
   ― ISSAKA, né à une date et en une localité inconnues, décédé le 20 juin 1916 (Cause inconnue), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 12.973, classe inconnue, n° 2.091 en un lieu de recrutement inconnu.
 
   ― OUODÉ, né en 1890 à Bobogouro (Dahomey – aujourd’hui Bénin), décédé le 20 juin 1916 (Cause inconnue), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 14.216, classe, n° et lieu de recrutement inconnus.  
                       
   ■ 90e Bataillon de tirailleurs sénégalais.
 
   ― KIMA Boré, né à une date inconnue à Oborazou (Guinée française – aujourd’hui République de Guinée, ou « Guinée Conakry » –), décédé le 22 novembre 1916 (Cause inconnue), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 15.669, classe inconnue, n° inconnu au recrutement de Gueckedou.
 
   ― TAHIN Tézé, né en 1891 à Kouliné (Rufisque, Sénégal), décédé le 17 novembre 1916 (Maladie contractée en service), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 54.030, classe, n° 13.352 et lieu recrutement inconnus.  
    ___________________________________________________________________________________________________________________
 
   (*) Dernière adjonction : ISSAKA, 44e Bataillon de tirailleurs sénégalais.
   ______________________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°35026
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 08-09-2012 à 20:41:44  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
   ■ Historique (complément).  
 
 
   Mai 1915 : Alors qu’il se rendait de Buenos-Aires à Marseille, s’échoue sur des récifs au Sud de Mazagan.  
 
   L’Ouest-Éclair – éd. de Caen –, n° 5.766, Dimanche 30 mai 1915, p. 4, en rubrique « Nouvelles maritimes ».
 
   « ÉCHOUAGE. — On annonce de Casablanca que le steamer français Parana, de 3.691 tonnes, allant de Buenos-Ayres à Marseille s’est échoué sur les récifs au sud de Mazagan. On espère le renflouer à marée haute. »
 
 
   — 14 ~ 21 décembre 1916 : Transporte de Marseille à Salonique l’État-major (9 officiers), le premier échelon de la Compagnie hors-rang (375 hommes), le 5e Bataillon et le premier échelon de la 7e Compagnie de mitrailleurs (23 officiers et 1.075 hommes), ainsi que 151 animaux et 14 voitures du 37e Régiment d’infanterie coloniale, désigné le 6 novembre 1916 pour renforcer l’Armée d’Orient.
   
    Les autres unités constituant ce régiment embarquèrent :  
 
      • le 10, à bord de l’Arendja (60 mulets et un sous-officier accompagnateur) ;
 
      • le 14, à bord :    
 
          – de l’Ionie (6e Bataillon) ;
           
          – du Basque (second échelon de la 6e Compagnie de mitrailleurs) ;
 
      • le 17, à bord du Colbert (second échelon de la Compagnie hors-rang ; second  
         échelon de la 7e Compagnie de mitrailleurs)
;  
 
      • le 19, à bord du Paul-Lecat (7e Bataillon).  
 
   (Journal des marches et opérations du 37e Régiment d’infanterie coloniale – 25 octobre 1916 ~ 14 mai 1917 – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 866/12, p. num. 10 et 11.)
 
   ________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 08-09-2012 à 21:40:22
n°35080
dbu55
Posté le 17-09-2012 à 19:20:17  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous
 
Un autre soldat disparu sur le PARANA :
 
ICARD Edmond Charles né le 16/11/1891 à Marseille (Bouches-du-Rhône), 2ème Canonnier Conducteur au 38ème Régiment d'Artillerie de Campagne - Disparu en mer le 24/08/1917 (25 Ans) lors du torpillage du PARANA
 
Cordialement
Dominique
 


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°41586
ununtel501
Posté le 04-03-2015 à 18:55:45  profilanswer
 

Bonjour,
 
À l'attention de ceux qui aimeraient en savoir plus sur un soldat mort noyé sur le Parana (et ceci sur un conseil de l'ami Rutilius) :
 
Joseph, Marie, Marcellin, Adrien Amalric est né e 21 octobre 1892 à Saint-Sulpice-la-Pointe dans le département du Tarn (classe 1912, recrutement d'Albi) de parents issus du monde rural de la région Midi-Pyrénées. Adrien a trois sœurs
Les Amalric sont des cultivateurs aisés, ils possèdent plusieurs métairies. Leur maison d’habitation a neuf pièces et une grande et belle terrasse est à l’étage. À proximité, mais séparés, de grands corps de ferme forment une barrière au vent d’ouest et à l’extrémité de ceux-ci, un imposant pigeonnier de type toulousain marque, comme lors des temps anciens, l’importance du domaine et l’abondance des biens de ses occupants  Des terres et des corps de ferme sont réservés à l’activité viticole. En sous-sol, outre une grande cave, un grand chai sert à emmagasiner les vins en fûts et les eaux-de-vie. De plain-pied, l’espace est grand. Il y a là tous les produits indispensables et le matériel nécessaire pour les soins de la vigne mais également pour les vendanges, le pressage et la cuvaison.
Les quatre enfants Amalric ont tous reçu une bonne éducation familiale et scolaire bien que cette dernière ait été plus élémentaire pour les filles que pour le garçon car, à l’issue d’études secondaires et supérieures, Adrien devient instituteur puis, après une phase de spécialisation, inspecteur primaire de l’Éducation nationale. Il est alors chargé de la surveillance et du contrôle en matière de discipline, de préparation des cours, de taux de fréquentation, de tenue des registres, d’état du matériel et de propreté des locaux. Il doit également juger de l’attitude, du zèle, de la capacité des enseignants et conformément aux instructions ministérielles et gouvernementales et veiller au patriotisme des éducateurs et à leur morale afin de mettre en valeur les vertus des institutions républicaines. Il est de ceux que l'Histoire a nommé "Hussards noirs de la République"
 
Adrien Amalric est un intellectuel qui ne recule pas devant l’effort physique, il est titulaire du brevet de l'éducation physique décerné par l'école de Joinville. Ce sportif aime la musique et la lecture. C’est aussi un colombophile averti. Il n’est pas, contrairement à sa maman, très attaché à la religion. Dans ses témoignages de guerre, on peut remarquer qu'il ne manque jamais d’annoter (tout en restant respectueux) la piété de certains autochtones. Il distingue également les soldats qui se démarquent le plus de sa propre conduite, ceux qui vont à la messe. Souvent, il fait un lien entre ces derniers et leur région d’origine, généralement et par tradition, très religieuse… mais il désigne aussi ceux qui boivent plus que de raison, qui se laissent aller, ceux qui n’ont pas la même interprétation de la citoyenneté et du devoir que lui et qui abusent de leurs privilèges. Sur ses carnets, il raconte longuement (c'est remarquable et exceptionnel), jour après jour et au hasard de ses pérégrinations, sa guerre, avec un regard d’inspecteur (déformation professionnel ?). Il a fait le choix de rester biffin de base bien que son niveau d'instruction en aurait plutôt fait un sous-officier voire un officier.
Adrien Amalric devient très vite agent de liaison. Il sera valeureux et précieux au sein de son premier régiment, le 143e Régiment d'Infanterie. Il est bon observateur, il réfléchit puis analyse correctement avant de rapporter par écrit. Pour cela et pour deux graves blessures qui ne l'empêcheront pas d'accomplir ses missions, il recevra la Croix de Guerre 1915, une des premières à la création de l'ordre en 1915 et pour deux citations. De plus, dès 1915 également, il sera décoré pour bravoure de la Croix de Saint-Georges (ordre russe) ce qui est déjà extrêmement rare pour un officier ou sous-officier français et encore bien plus pour un simple soldat !
 
Adrien Amalric aimait sa région mais il se battait pour son pays, pour une nation qui cherchait à retrouver et préserver ses frontières qui découlaient de faits historiques. Cet homme était un fervent républicain, il souhaitait l’unité de tous les Français. L’éducateur savait combien il avait fallu d’obstination pour que des hommes issus de lieux, de langues, de traditions, de religions différentes vivent dans la grande et même communauté humaine qu’était la France de son époque, une démocratie laïque dont il rêvait...
 
Il était parti avec de Castelnaudary et le 1er août 1914, il écrivait : "La mobilisation générale a sonné à trois heures de l'après-midi, les gens se massent devant la caserne…" et dès le 9, il arrivait dans les Vosges… En cette terre occupée par l'Allemagne depuis 1871 commençait pour Adrien un nombre incroyables de batailles d'où il en sortait miraculeusement pas trop mal alors qu'autour de lui, c'était la tristesse et désolation ! Bataille de Morhange-Dieuze, celle dite des frontières en Lorraine, résistance autour de Lunéville, défense du Grand couronné de Nancy et, fin octobre 1914, avec un régiment mainte fois reformé, il partait pour la Course à la Mer, en Flandre belge sous Ypres pour, entre autres, la célèbre bataille de Wytschaete près du mont Kemmel.
En mars 1915, il descendait en Champagne à Châlons, Suippes, bois Carré, bois Sabot, bois Jaune, Mesnil-lès-Hurlus,  Perthes, Hurlus, Somme-Suippe, le Trapèze, Somme-Tourbe, etc., des lieux dont il ne reste d'ailleurs pour certains que le nom pour le souvenir ! Puis, fin août 1915, il bagarrait en Argonne dans de terribles combats dont celui dit de la Main-de-Massiges.
Après une permission, c'est le 13 avril 1916 que le Méridional Adrien Amalric est versé au… 70e Régiment d'Infanterie, une unité bretonne ! Il est alors en forêt de Hesse pour tenir Avocourt à gauche du Mort-Homme et face à la butte de Montfaucon. En juillet 1916, c'est Verdun et aussi ses fortifications alentours dont, bois Bourrus, Marre, Froideterre, Thiaumont, c'est aussi le village rasé de Fleury-sous-Douaumont, les abris pour le repos du guerrier tel que celui dit de Quatre cheminées ou celui du Tunnel. Il sera des soldats qui seront restés le plus longtemps sur Verdun... Et, c'est extraordinaire, la Camarde l'aura encore épargné !
En septembre 1916, il retrouve la Champagne vers Suippes, Mourmelon, où il devient agent colombophile, une passion qu'il avait avant-guerre !
Début 1917, il est dirigé vers la Somme. Il y tombe malade et sera soigné à l'ambulance militaire du dépôt de Moreuil puis à l'hôpital militaire temporaire d'Abbeville (Croix-Rouge française). Après une permission de convalescence, il retrouve le 70e RI dans la Marne mais sera vite muté au 35e Régiment d'Infanterie Coloniale (régiment dit de réserve du 5e RIC de Lyon) afin d'embarquer (après une très courte permission) sur le vapeur Parana pour l'Armée d'Orient à destination de Thessalonique. Il n'y arrivera pas, il sera des hommes comptés disparus, morts noyés en mer Égée par suite de deux torpillages perpétrés par l'U-Boot UC 74 allemand. Bien des détails à ce sujet sont inscrits sur ce "forum 14-18" dans la section spéciale Marine".
 
Bien amicalement
Ununtel501
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/8476/AA1.jpg


Message édité par ununtel501 le 05-03-2015 à 12:41:58
n°45074
geryonesim​e
Amateur de généalogie
Posté le 17-08-2016 à 14:22:13  profilanswer
 

Bonjour,
 
Un disparu de plus sur le Parana, Richard Choucherie du 35e RI, classe 1916, matricule 3878 au recrutement à Bordeaux (Gironde).
 
http://img4.hostingpics.net/thumbs/mini_668483archivesD250779R.jpg  
Cliquez pour agrandir                                          
 
Il doit probablement y avoir une erreur dans le lieu de naissance sur la fiche ainsi que sur la fiche matricule à Bordeaux, je n'arrive pas à trouver Mazachenaux au Guatémala.
 
Cordialement


Message édité par geryonesime le 17-08-2016 à 23:53:56

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Jean-Marc
n°45097
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 03-09-2016 à 09:20:44  profilanswer
 

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   Bonjour à tous,
 
 
                                                                               Passagers disparus le 24 août 1917 avec le paquebot mixte Parana
 
                                                                                                          (Liste non exhaustive : 33 noms) (*)
 
                                                                                      Avertissement : Orthographe de certains toponymes incertaine
 
 
                                                                                                          I. – Passagers de l'Armée navale.
 
 
   ― MICHEL François Marie Joseph, né le 31 octobre 1893 à Tressé (Ille-et-Vilaine) et y domicilié, Matelot de 2e classe gabier breveté, inscrit à Dinan, n° 1.906 (Jug. Trib. Marseille, 15 juill. 1920, transcrit à Tressé, le 28 oct. 1920).
 
 
                                                                                                                II. – Passagers militaires.
 
 
   ■ 85e Bataillon de tirailleurs sénégalais. [Au total, 11 disparus]
 
   ― AMADOU N’Diaye, présumé né en 1887 à Divial Diouroup (Cercle de Kaolack, Sénégal), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 18.878 au corps, classe 1907, n° inconnu au recrutement de Kaolack.  
 
   ― APAÏ Sanga, présumé né en 1893 à Pelaka (Soudan – aujourd’hui Mali –), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 32.196 au corps, classe 1916, n° 32.196 au recrutement de Bandiagara (Jug. Trib. Marseille, 12 nov. 1918, transcrit à Marseille, le 18 janv. 1919).
 
   ― BABAKAR Thialle, présumé né en 1893 à Diamaguéré (Cercle de Kaolack, Sénégal), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 4.526 au corps, classe 1913, n° 4.526 au recrutement de Kaolack (– d° –).
 
   ― BAILLET Alcide François, né le  2 janvier 1890 à La Villedieu (Charente-Inférieure – aujourd’hui Charente-Maritime –), Caporal, 3e Compagnie, Matricule n° 15.108 au corps, classe 1910, n° 626 au recrutement de La Rochelle (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 9 oct. 1918).
 
   ― CROTET Philippe Henri, né le 18 décembre 1891 à Saint-Usage (Côte-d’Or), Soldat de 2e classe, Matricule n° 22/13.963 au corps, classe 1911, n° 342 au recrutement d’Auxonne (– d° –).  
 
   ― DIOGOMAYE Gueye, présumé né en ... à ... (...), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° ... au corps, classe ...., n° ... au recrutement de ...
 
   ― MAMADOU Diallo, présumé né en 1888 à Agaiané (Cercle de Baol, Sénégal), Tirailleur de 1re classe, Matricule n° 4.449 au corps, classe, n° et lieu de recrutement inconnus (Jug. Trib. Marseille, 12 nov. 1918, transcrit à Marseille, le 18 janv. 1919).      
 
   ― MARCÉROU Victor Albin, né le  20 octobre 1883 à Ferrals-les-Corbières (Aude) et y domicilié, Soldat de 2e classe, Matricule n° 0/15.604 au corps, classe 1903, n° 584 au recrutement de Narbonne (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 9 oct. 1918).
 
   ― MOUSSA, présumé né en ... à ... (...), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° ... au corps, classe ...., n° ... au recrutement de ...
 
   ― SOUKA Diouf, présumé né en ... à ... (...), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° ... au corps, classe ...., n° ... au recrutement de ...  
 
   ― TÉ, né en 1894 à Pam.. (Côte-d’Ivoire), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 3.086 au corps, classe inconnue, n° inconnu au recrutement de Touba (Jug. Trib. Marseille, 12 nov. 1918, transcrit à Marseille, le 18 janv. 1919).
 
   ■ 93e Bataillon de tirailleurs sénégalais. [Au total, 9 disparus, dont 5 « conducteurs indigènes », trois étant ci-après identifiés ]
 
   ― BARAGE Raoul Jean Marie, né le 15 juillet 1878 à Bélâbre (Indre), Adjudant chef, chef de détachement, Matricule n° 3/4.388 au corps, classe 1898, n° 364 au recrutement du Blanc (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 9 oct. 1918).
 
   ― CEYSSON Albert Marius, né le 19 juin 1893 à Labégude (Ardèche), Soldat de 2e classe, Matricule n° 4/29.067 au corps, classe 1913, n° 281 au recrutement de Privas (– d° –).
 
   ― COLANGE Paul, né le 26 septembre 1879 à Provins (Seine-et-Marne), Soldat de 1re  classe, Matricule n° 0/31.657 au corps, classe 1899, n° 946 au recrutement de Fontainebleau (– d° –).
 
   ― KOKO Kba, né en 1894 à Gonaté (Côte-d’Ivoire), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 6.354 au corps, engagé volontaire au recrutement de N’Zi-Comoé (Jug. Trib. Marseille, 12 nov. 1918, transcrit à Marseille, le 18 janv. 1919).
 
   ― N’GOLO Diarra, né en 1892 à Fossaba (Cercle de Bamako, Soudan – aujourd’hui Mali –),Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 20.183 au corps, engagé volontaire en 1913, numéro inconnu au recrutement de Kayès (Jug. Trib. Marseille, 12 nov. 1918, transcrit à Marseille, le 18 janv. 1919).
 
   ― TIÉKAKOU Coulibaly, né en 1892 à Sien... (Cercle de San, Soudan – aujourd’hui Mali –),Tirailleur de 1re classe, Matricule n° 33.205 au corps, engagé volontaire en 1915, numéro et lieu de recrutement inconnus (– d° –).
 
   ― VERRIER Firmin Louis Jean, né le 10 mars 1884 à Nueil-sous-Faye (Vienne) et y domicilié, Soldat de 2e classe, Matricule n° 016.709 au corps, classe 1904, n° 1.313 au recrutement de Chatellerault (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 9 oct. 1918).
 
   ■ 38e Régiment d’artillerie de campagne.
 
   ― DELORME Gabriel Auguste Eugène, né le 22 février 1894 à Salans (Jura), 2e canonnier conducteur, Matricule n° 12.766 au corps, classe 1914, n° 1.107 au recrutement de Besançon (Jug. Trib. Besançon, 12 avr. 1922, transcrit à Besançon, le 26 juin 1922).
 
   ― GILLAS Émile Henri, né le 31 décembre 1892 à Linas (Seine-et-Oise – aujourd’hui Essonne –), 2e canonnier servant, Matricule n° 12.469 au corps, classe 1912, n° 90 au recrutement de Versailles (Jug. Trib. Marseille, 17 août 1920, transcrit à Marseille, le 28 août 1920).
 
   — ICARD Edmond Charles, né le 16 novembre 1891 à Marseille (Bouches-du-Rhône), 2e canonnier conducteur, Matricule n° 3.845 au corps, classe 1911, n° 1.100 au recrutement de Marseille (Jug. Trib. Marseille, 18 févr. 1920, transcrit à Marseille, le 10 avr. 1920).
 
   ■ 81e Régiment d’artillerie lourde à tracteurs.
 
   ― BÉTOURNÉ Georges Émile, né le 8 avril 1894 à Paris (XVIe Arr.), 2e canonnier servant, Matricule n° 8.725 au corps, classe 1914, n° 4.291 au recrutement de Versailles (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 8 oct. 1918).
 
   ■ 2e Régiment de marche de zouaves.
 
   ― DEBERTHE Émile Alcide Albert, né le 8 septembre 1883 à Livarot (Calvados), Soldat de 2e classe, Matricule n° 017.498 au corps, classe 1903, n° 402 au recrutement d’Argentan (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 8 oct. 1918).
 
   ― THOMAS Jean Baptiste, né le 30 mai 1890 à Montbellet (Saône-et-Loire) et domicilié à Mâcon (– d° –), Soldat de 2e classe, Matricule n° 07.910 au corps, classe 1910, n° 129 au recrutement de Mâcon (– d° –).
 
   ■ 35e Régiment d’infanterie.
 
   ― BÉAL Antoine, né le 10 février 1888 à Billom (Puy-de-Dôme), Soldat de 2e classe, Matricule n° B./101.765 au corps, classe 1908, n° 968 au recrutement de Clermont-Ferrand (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 9 oct. 1918).
 
   ― CHOUCHERIE Richard, né le 23 août 1896 à "Mazachenaux" (Guatemala), Soldat de 2e classe, Matricule n° 30.415 au corps, classe 1916, n° 3.878 au recrutement de Bordeaux (– d° –).
 
   ― CORME Émile, né le 26 mars 1887 à Augy (Aisne) et domicilié à Mareuil-en-Dôle (Aisne), Soldat de 2e classe, Matricule n° B./017.408 au corps, classe 1907, n° 469 au recrutement de Soissons (– d° –).
 
   ■ 84e Régiment d’infanterie.
 
   ― BERTIN Jean, né le 18 février 1878 à Mérignac (Gironde) et domicilié à Bordeaux (Gironde), Soldat de 2e classe, Matricule n° 3.299 au corps, classe 1898, n° 3.321 au recrutement de Bordeaux (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 9 oct. 1918).
 
   ■ 175e Régiment d’infanterie.
 
   ― GRUEST Paul Henri, né le 9 août 1890 aux Riceys (Aube), Soldat de 2e classe, Matricule n° 012.821 E. au corps, classe 1910, n° 952 au recrutement de Troyes (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 9 oct. 1918).  
 
   ― NION Francis Fernand Marie, né le 23 février 1894 à Bonchamp-lès-Laval (Mayenne) et domicilié à Entrammes (Mayenne), Soldat de 2e classe, Matricule n° 7.796 au corps, classe 1914, n° 1.309 au recrutement de Laval (– d° –).
 
   ■ 235e Régiment d’infanterie.
 
   ― DENOUAL Louis Alexandre, né le  27 septembre 1889 à Tinténiac (Ille-et-Vilaine), Soldat de 2e classe, Matricule n° B./0.736 au corps, classe 1909, n° 1.880 au recrutement de Saint-Malo (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 9 oct. 1918).
 
   ■ 35e Régiment d’infanterie coloniale.
 
   ― AMALRIC Adrien Marcellin Marie Joseph, né le 21 octobre 1892 à Saint-Sulpice (Tarn), Soldat de 2e classe, Matricule n° 30.139 au corps, classe 1912, n° 1.238 au recrutement d’Albi (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 9 oct. 1918).
 
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   (*) Dernière adjonction : CHOUCHERIE Richard, 35e Régiment d’infanterie. Merci Jean-Marc (geryonesime) !


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Bien amicalement à vous,
Daniel.

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