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  AUGUSTIN NORMAND - Patrouilleur

 

Forum Pages d'Histoire : zephyr joyeux, 1 utilisateur anonyme et 36 utilisateurs inconnus

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Auteur Sujet :

AUGUSTIN NORMAND - Patrouilleur

n°4821
Ar Brav
Posté le 25-04-2008 à 08:31:18  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
AUGUSTIN NORMAND Patrouilleur auxiliaire (1915-1940)
 
Chantier :
 
Chantier Augustin Normand & Cie, Le Havre.  
Commencé : 1892
Mis à flot : 1894 (LR)
Terminé : 1894
En service : 13.12.1915 (MN)
Retiré : 20.05.1940 (MN)  
Caractéristiques : 175 t ; 158 tjb ; 65 tjn ; 50 x 6,5 m (163,4 x 20,5 x 8,4 pieds) ; 55 nhp ; machine à vapeur à 6 cylindres construite par A. Normand & Cie, Le Havre ; 2 hélices ; 16 noeuds.
Symbole de coque : AD 49 (1939)
Armement : N.C.
 
Observations :
 
Navire transbordeur
13.12.1915-08.07.1919 : réquisitionné au Havre, affecté à Boulogne, armé en patrouilleur-dragueur
Affecté à la division des flottilles de la mer du Nord, 6ème escadrille de patrouille (dragueurs), 3ème section
Chefs de division :  
CV Exelmans (15.12.1915-04.06.1917)  
CV Bréart de Boisanger (04.06.1917-15.12.1918)  
6ème escadrille de patrouille :  
Commandants :  
CF Vergoignan  
CF Guénée  
CF de Lartigue  
3ème section :  
Trouville (LV de Lanlay), Guêpe, Jersey, Augustin Normand, Grillon, Seine
17.07.1918 : bombardé par avion
10.1918 : déblaiement des innombrables mines, allemandes et anglaises qui infestent toute la région. Avant de quitter la côte, les Allemands ont mouillé plusieurs lignes devant les ports. Le Trouville et l’Augustin Normand se chargent de celles de Zeebruge et draguent en quelques jours avec l’aide d’hydravions
1930-1945 : inscrit au Lloyd's Register sous le même nom pour le compte de la Compagnie Normande de Navigation à Vapeur, port d'attache Le Havre
1939 : réquisitionné, symbole de coque AD 49
19-20.05.1940 : perdu au Havre, à quai, par bombardement aérien, renfloué puis coulé à nouveau
1946 : renfloué, mais jugé irrécupérable.
 
Cordialement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 22-12-2008 à 13:04:26

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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°4822
Ar Brav
Posté le 25-04-2008 à 08:32:40  profilanswer
 

Re,
 
Marin originaire de la Seine Maritime (76) embarqué sur l’Augustin Normand :
 
DUVAL Armand Louis, apprenti marin, affecté à Dunkerque sur le patrouilleur-dragueur Augustin Normand, domicilié et né au Havre le 10 avril 1899, tué le 17 juillet 1918 à bord de son navire par un éclat de bombe d’avion, inhumé à Dunkerque.  
 
Cordialement,
Franck


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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°4832
olivier 12
Posté le 25-04-2008 à 17:10:13  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Voici une photo, mauvaise car elle était presque entièrement effacée, prise en 1903 et représentant "le bateau de Trouville, Augustin Normand, dans l'avant port du Havre".
Il possède encore des roues à aubes.  
S'agirait-il du patrouilleur dragueur qui officia jusqu'en 1940?
 
http://img215.imageshack.us/img215/9315/augustinnormanddanslavass8.jpg
 
Il est certain qu'en 1946, après avoir été coulé deux fois, il ne devait plus être bon pour le service!
 
Cdlt
 
Olivier


Message édité par olivier 12 le 25-04-2008 à 17:12:18

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olivier
n°5120
olivier 12
Posté le 01-05-2008 à 22:20:41  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Voici une carte postée le 8 Mars 1908 par mon grand-père qui arrivait au Havre pour embarquer comme officier mécanicien sur un vapeur flambant neuf : le SARTHE, de la compagnie d'Orbigny.
Elle représente le bateau de Trouville, manifestement le même que celui de la photo précédente légendée Augustin Normand.  
Le cliché est bien meilleur.
Mais je reste dubitatif; s'agit-il bien du patrouilleur qui navigua jusqu'en 1940 ?
Peut-être lui avait-on, en 1915, enlevé les roues à aubes pour les remplacer par une hélice ?
 
http://img508.imageshack.us/img508/8136/augustinnormandbb1.jpg
 
Cdlt
 
Olivier


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olivier
n°5121
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 01-05-2008 à 22:36:04  profilanswer
 

Bonsoir Olivier, bonsoir à tous,
En effet, il n'est pas facile de retracer la carrière de ces petites unités de moins de 500 tonnes et je ne retrouve rien dans mes ressources qui pourrait nous en apporter plus. Cela dit, il n'y aurait rien d'extraordinaire à ce que ce navire à roues ait navigué jusque dans les années 40. Il y a quelques vieux navires à roues qui ont participé à l'évacuation de Dunkerque en mai 40. A présent le plus délicat va être de trouver le registre dans lequel il est inscrit. Veritas ? Non, pas in vino..., la vigne n'apportera probablement rien sur ce coup là.
Amts
Yves


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°11350
olivier 12
Posté le 20-12-2008 à 18:26:33  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Voici une autre CP de l'AUGUSTIN NORMAND. Cette carte est postérieure aux deux autres photos, ayant été envoyée le 13 Juillet 1910 de Trouville à Nantes.
Surprise! Le navire est un peu différent. De toute évidence on a supprimé les roues à aubes, et il semblerait qu'on ait ajouté un petit roof sur l'arrière du château.
Est-ce bien le même navire, ou y-aurait-il eu deux AUGUSTIN NORMAND?
 
http://img181.imageshack.us/img181/6552/augustinnormandot7.jpg
 
Cdlt
 
Olivier


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olivier
n°11370
Ar Brav
Posté le 21-12-2008 à 08:07:59  profilanswer
 

olivier 12 a écrit :

Bonsoir à tous,
 
Voici une autre CP de l'AUGUSTIN NORMAND. Cette carte est postérieure aux deux autres photos, ayant été envoyée le 13 Juillet 1910 de Trouville à Nantes.
Surprise! Le navire est un peu différent. De toute évidence on a supprimé les roues à aubes, et il semblerait qu'on ait ajouté un petit roof sur l'arrière du château.
Est-ce bien le même navire, ou y-aurait-il eu deux AUGUSTIN NORMAND?
 
http://img181.imageshack.us/img181 [...] andot7.jpg
 
Cdlt
 
Olivier


 
Bonjour Olivier,
Bonjour à tous,
 
De mémoire, il y a eu au moins 2 Augustin Normand, mais je ne retrouve plus mes sources.
Jacques Augustin Normand (1839 – 1906), ingénieur et constructeur naval, était un des fournisseurs attitrés de la Marine pour laquelle il a construit un bon nombre de bâtiments de qualité, en particulier les torpilleurs et des sous-marins. On dit que les Chantiers Normand, avec en particulier le père du précédent, Augustin Normand (1792-1871), et son associé, le mécanicien anglais John Barnes, ont été les premiers en France à avoir adopté l’hélice pour la propulsion des navires.
Le chantier Augustin Normand a été fondé à Honfleur en 1728. L’entreprise est transférée au Havre en 1816 dans le quartier du Perrey. Son activité a été marquée au XIXe siècle par une spécialisation dans la marine de guerre. Il s’agit de la première entreprise privée à laquelle la Marine Nationale confiera la construction de sous-marins. Devenue Augustin Normand et Cie constructeurs, le chantier prend la forme de société anonyme en 1908 et devient Chantiers et Ateliers Augustin Normand. Au XXe siècle, le chantier se spécialise dans la création de navires spéciaux (navires océanographiques ou câbliers par exemple) et est à l’origine de prototypes tel que le Thalassa qui innove en 1958 grâce à son principe de chalutage par l’arrière. Le chantier est également spécialisé dans la construction d’appareils propulsifs et de nombreux réservoirs terrestres et maritimes, notamment pour le transport et le stockage de combustibles liquides. Détruit à 65% pendant la Seconde guerre mondiale, le chantier est modernisé. Toutefois, la limitation du tonnage de ses constructions due à ses installations tout comme l’exclusivité réservée par la Marine à ses arsenaux obligent le chantier à accepter une fusion avec les Ateliers et chantiers Duchesne et Bossière. Les Ateliers Duchesne et Bossière et Augustin Normand réunis naissent en 1964. Il me semble que les successeurs (1970), les Ateliers et Chantiers du Havre, qui ont hérité de la production auparavant conduite par les Ateliers et chantiers Duchesne et Bossière et Augustin Normand réunis ont vu leur liquidation judiciaire en 2000.
 
Amicalement,
Franck

Message cité 1 fois
Message édité par Ar Brav le 13-03-2009 à 07:54:38

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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°11376
kgvm
Posté le 21-12-2008 à 10:55:01  profilanswer
 

I know only ONE "Augustin Normand", a ship without paddles, but with two srews.
The two pictures of paddle steamers are showing the "Rapide" (with air intakes) and "Gazelle" (without).
Pictures of "Rapide":
http://images.delcampe.com/img_lar [...] 65_001.jpg
http://images.delcampe.com/img_lar [...] 01.jpg?v=1

n°11377
olivier 12
Posté le 21-12-2008 à 11:49:36  profilanswer
 

Bonjour Klaus, bonjour à tous,
 
Pour la carte postale n° 116, je ne peux pas me prononcer.
 
Pour la carte n° 97, l'éditeur se serait trompé de nom... c'est possible bien sûr; pourtant le bateau semble avoir effectivement deux hélices si l'on en juge par le remous.
 
Mais je suis très surpris en ce qui concerne le premier cliché qui n'est pas une carte postale, mais une photo sortie d'un album dans lequel l'auteur notait scrupuleusement tout ce qu'il prenait. Et dans ce cas il note bien " Bateau de Trouville, Augustin Normand, dans l'avant port"
La photo, en mauvais état, date de 1903. Il se serait donc trompé lui aussi !!
 
Je me demande quand même si l'Augustin Normand n'aurait pas subi des modifications vers 1909/1910, et n'aurait pas possédé à l'origine des roues à aubes.
 
Cdlt
 
Olivier


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olivier
n°11383
dbu55
Posté le 21-12-2008 à 14:55:09  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Quelque marins de l'AUGUSTIN NORMAND :
 
BATTEZ Jean Baptiste né le 03/03/1898 à Le Portel (Pas-de-Calais), Matelot de 2ème Classe Gabier, décédé le 31/12/1918 (20 Ans) à Dunkerque Nord - Noyade Accidentelle Tombé accidentellement à l'eau - Corps retrouvé le 06/01/1919 - Son nom figure sur le monument aux morts de Le Portel (Pas-de-Calais)  
 
CALLEC Victor né le 29/11/1888 à Camaret-sur-Mer (Finistère), Matelot de 1ère Classe Gabier Breveté, décédé le 17/7/1918 (29 Ans) - Dunkerque - Nord - Tué au cours d'un Bombardement Aérien    
 
CORBEC Ernest Félix né le 05/09/1886 à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), Quartier Maître Manoeuvrier, décédé le 17/7/1918 (31 Ans) - Dunkerque - Nord - Tué au cours d'un Bombardement Aérien - Son nom figure sur le Monument aux Morts de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais)  
 
LE ROUX Yves Marie né le 28/06/1893 à Penvénan (Côtes-d'Armor (Côtes-Du-Nord en 1914)), Matelot de 2ème Classe Canonnier, décédé le 17/7/1918 (25 Ans) - Dunkerque (Hôpital)  - Blessure mortelle au cours d'un Bombardement Aérien    
 
Cordialement
Dominique  
 
 


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°11395
kgvm
Posté le 21-12-2008 à 18:03:44  profilanswer
 

May be somebody can help by looking in a contemporary Bureau Veritas register. At least according to Lloyd's 1930 "Augustin Normand" was classed by BV.

n°11421
JPC
Posté le 22-12-2008 à 10:11:17  profilanswer
 

Bjr ceci n'apportera pas grand-chose à ce qui précède, mais voici  .... Le 19 mai 1940, la ville du Havre a été bombardée par une escadrille allemande, Le dragueur de mines Augustin Normand, à quai, a été touché et a coulé avec tout son équipage, à l'exception de son commandant, en mission à terre. Edouard Jean Crolais de Pléneuf et Aristide Kerdusse de Locmiquélic ont péri avec lenavire. www.auxmarins.com //  Amitiés JPC
 


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Jean Pierre Clochon
n°11426
olivier 12
Posté le 22-12-2008 à 11:48:39  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Encore une vue de l'AUGUSTIN NORMAND. Il ressemble terriblement à celui de  la CP précédente (n° 97) Je ne peux pas croire à une erreur.  
Peut-être y-a-t-il bien eu deux navires du même nom...
 
http://img201.imageshack.us/img201/3788/augustinnormandiv6.jpg
 
Cdlt
 
Olivier


Message édité par olivier 12 le 22-12-2008 à 11:53:45

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olivier
n°12282
Bellec Jea​n-Pierre
Posté le 15-01-2009 à 19:07:49  profilanswer
 

[quotemsg=11426,13,2592]Bonjour à tous,
 
Encore une vue de l'AUGUSTIN NORMAND. Il ressemble terriblement à celui de  la CP précédente (n° 97) Je ne peux pas croire à une erreur.  
Peut-être y-a-t-il bien eu deux navires du même nom...
 
http://img201.imageshack.us/img201 [...] andiv6.jpg
 
Cdlt
 
Olivier[/quotemsg
 
 
Bonsoir à tous
 
Suite aux précieux renseignements fournis par Ar Brav sur la composition de la 1ère escadrille de Patrouilleurs de la Manche Orientale dans laquelle mon grand père Jean BELLEC (1883-1945) fut mobilisé en 1917 et 1918, je suis à la recherche de photos de patrouilleurs c'est à dire de chalutiers ayant été réquisitionnés pendant cette période.
En cherchant sur le site je suis tombé sur ces photos de bateaux des lignes de l'estuaire de la Seine que vous cherchez à identifier.
Je peux ici vous confirmer que l'Augustin Normand est bien celui des deux navires qui n'a pas de roues. Le bateau à roues présenté pourrait être "Le Rapide" qui faisait la ligne d'Honfleur et non celle de Trouville. Voici des photos des deux bateaux accostés au même quai.
 
[img]http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/272/L'Augustin Normand et Le rapide a quai.jpg
 
Je dispose d'une autre photo du Rapide à quai mais j'avoue que j'ai un peu de mal avec l'insertion de photos sur votre site.
 
Je valide ce message et réessaie.
 
A tout à l'heure.
 
Jean-Pierre BELLEC

n°14184
artimon
Posté le 12-03-2009 à 14:29:38  profilanswer
 

Ar Brav a écrit :


 
Bonjour Olivier,
Bonjour à tous,
 
De mémoire, il y a eu au moins 2 Augustin Normand, mais je ne retrouve plus mes sources.
Augustin Normand (1839 – 1905) était un des fournisseurs attitrés de la Marine pour laquelle il a construit un bon nombre de bâtiments de qualité, en particulier les torpilleurs et des sous-marins. Ingénieur et constructeur naval, on dit qu'il a été le premier en France à avoir adopté l’hélice pour la propulsion des navires.
Le chantier Augustin Normand a été fondé à Honfleur en 1728. L’entreprise est transférée au Havre en 1816 dans le quartier du Perrey. Son activité a été marquée au XIXe siècle par une spécialisation dans la marine de guerre. Il s’agit de la première entreprise privée à laquelle la Marine Nationale confiera la construction de sous-marins. Devenue Augustin Normand et Cie constructeurs, le chantier prend la forme de société anonyme en 1908 et devient Chantiers et Ateliers Augustin Normand. Au XXe siècle, le chantier se spécialise dans la création de navires spéciaux (navires océanographiques ou câbliers par exemple) et est à l’origine de prototypes tel que le Thalassa qui innove en 1958 grâce à son principe de chalutage par l’arrière. Le chantier est également spécialisé dans la construction d’appareils propulsifs et de nombreux réservoirs terrestres et maritimes, notamment pour le transport et le stockage de combustibles liquides. Détruit à 65% pendant la Seconde guerre mondiale, le chantier est modernisé. Toutefois, la limitation du tonnage de ses constructions due à ses installations tout comme l’exclusivité réservée par la Marine à ses arsenaux obligent le chantier à accepter une fusion avec les Ateliers et chantiers Duchesne et Bossière. Les Ateliers Duchesne et Bossière et Augustin Normand réunis naissent en 1964. Il me semble que les successeurs (1970), les Ateliers et Chantiers du Havre, qui ont hérité de la production auparavant conduite par les Ateliers et chantiers Duchesne et Bossière et Augustin Normand réunis ont vu leur liquidation judiciaire en 2000.
 
Amicalement,
Franck


Bonjour
Je ne suis pas un spécialiste de l'existence de ce bateau en particulier mais ma passion du modélisme m'a ammené à travailler sur un navire qu'aurait pu construire Augustin Normand dans les années 1860. Je peux donc ici indiquer qu'Augustin Normand est bien celui qui adapta au mieux à la propulsion des navires le système d'hélice. Mais il faut rendre à Cesar ce qui lui appartient. Tout d'abord le principe de l'hélice est "vieux comme le monde" ou au moins aussi vieux que Léonard de Vinci. Ensuite il faut mettre cette idée de propulsion en perspective avec les évolutions technologiques de l'époque (la machine à vapeur) et la recherche d'un commerce le plus efficace et lucratif possible, d'où la création de coques de navire de relativement petit gabarit mais particulièrement rapides au vent (les clippers entre autres) Augustin Normand est notamment le concepteur des "hirondelles de Rio" (clippers de moins de 50 m et particulièrement rapides et solides) qui assurèrent le commerce du café avec l'amérique du sud. L'hélice comme élément de propulsion des navires est imaginée par Frédéric Sauvage qui dépose un brevet mais qui n'acceptera jamais de modifier sa première version (l'hélice de Leonard plongée horizontalement dans l'eau). Il faudra un accident malencontreux lors d'essai (le talonnage du bateau sur un rocher) pour casser cette hélice en plusieurs morceaux qui restant fixés sur l'axe furent soudainement beaucoup plus efficaces. Le principe des pales était né. L'idée des roues à aubes devenait nettement moins interéssante et fut rapidement abandonnée. On doit à Augustin Normand la création des hélices modernes. Il existe un magnifique prototype de ces helices au musée de la marine au Trocadéro à Paris. Cette histoire est d'ailleurs beaucoup plus détaillée sur le site du musée de la marine.
Le fait d'avoir donné le nom d'Augustin Normand à ce patrouilleur qui traversait la Seine (avec une hélice) est un joli hommage à ce génial ingénieur naval mais il est le seul à ma connaissance (d'où mon idée de réaliser un "ancêtre des paquebots" tels qu'ils existaient à la fin du xixeme et de lui donner le nom de cet homme admirable).  
quant à la liquidation judiciaire de 2000 elle est tout à fait réelle. Le chantier à laissé la place à des réalisations immobilières!!


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artimon
n°14191
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 12-03-2009 à 22:49:00  profilanswer
 

   Bonsoir Artimon,
   Bonsoir à tous,
 
   Quelques précisions à propos de Frédéric Sauvage et d'Augustin Normand :
 
   I. - « L'hélice comme élément de propulsion des navires est imaginée par Frédéric Sauvage, qui dépose un brevet mais qui n'acceptera jamais de modifier sa première version (l'hélice de Léonard plongée horizontalement dans l'eau). »
 
    « … Sauvage (1) prit en 1832 un brevet pour une hélice à un filet d’un pas. C’est à tort qu’il passe pour l’inventeur de l’hélice, mais sa vie pénible d’inventeur au caractère difficile, terminé dans l’aliénation (2), a fait de lui une figure romantique et populaire. Il eut le mérite d’une grande persistance dans les démonstrations faites avec la force musculaire, mais sur une échelle limitée. A ce moment, la notion de l’hélice était déjà courante, comme le montrent de nombreux essais ou projets. Mention doit être faite du mémoire du capitaine du génie Delisle en 1823, dont le projet excellent ne fut pas agréé par la Marine ; des expériences de Brown (1826-1832), de Woodcroft, qui appliqua le premier le pas croissant. En 1832 encore, un modeste employé de la Martinique, Canque, fit construire à Rouen un petit bateau de 2 cv qui fut le premier vapeur français à hélice. Il navigua sur la Seine, puis en Martinique, dans la baie de Fort-Royal. C’est par Smith (3) et Ericsson (4) que le propulseur a été introduit dans la pratique, de 1836 à 1839. […] »
 
 (Histoire de la Marine
, éditée par l’Illustration, Paris, 1939, p. 343.)
 
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
(1) Frédéric Sauvage (Boulogne-sur-Mer, 1786 - Paris, 1857).  
(2) Interné à l’asile de Picpus.
(3) Francis Pettit Smith (1808-1874), fermier de Hendon, qui prit, le 31 mai 1836, un brevet pour une hélice à un filet faisant deux pas.
(4) Ingénieur suédois, qui prit, le 13 juillet 1836, un brevet pour une hélice formée d’une roue à trois rayons en spirale et garnie sur son pourtour de six ailes. Après une expérimentation à petite échelle, Ericsson équipa de cette hélice le vapeur Francis B. Ogden, qui, au cours d’essais effectués le 30 août 1837, atteignit la vitesse de 10 nœuds.
 
    II. - « Il faudra un accident malencontreux lors d'essai (le talonnage du bateau sur un rocher) pour casser cette hélice en plusieurs morceaux qui, restant fixés sur l'axe, furent soudainement beaucoup plus efficaces. Le principe des pales était né. »
 
    Cette découverte fortuite fut le fait, non pas de Frédérique Sauvage, mais de l'anglais Francis Pettit Smith :  
 
    « Aidé du banquier Wright, Smith réalisa une embarcation de 6 tonneaux qui fonctionna à partir du 1er novembre 1836. L’hélice avariée et réduite à un seul pas, la vitesse augmenta. Smith adopta cette simplification et n’hésita pas à faire des démonstrations en mer sur la côte de la Manche, excitant l’admiration des marins et l’intérêt de l’Amirauté qui demanda des essais avec un navire d’au moins 200 tonneaux. Celui-ci, l’Archimède, fut essayé en 1839, avec une machine de 80 chevaux. Toutes les démonstrations furent favorables. La vitesse dépassa 9 nœuds. Les expériences furent poursuivies jusqu’en 1840, avec des voyages autour de la Grande-Bretagne, en France, au Portugal, à Anvers, à Amsterdam, " laissant partout la conviction de la possibilité de faire marcher les navires à l’hélice " » (op. cit., p. 344).
 
    III. - «… Augustin Normand est bien celui qui adapta au mieux à la propulsion des navires le système d'hélice. »
 
    « LE PREMIER VAPEUR FRANÇAIS A HÉLICE. - Une commission du ministère de la Marine avait imprudemment écrit à Sauvage que le principe de l’hélice " était impuissant sur une grande échelle ".
    Le ministre des Finances, mieux avisé, accepta en 1841 les propositions du grand constructeur havrais Augustin Normand (1) et de l’ingénieur anglais Barnes pour la fourniture d’un bateau-courrier destiné  au service de la poste de la Corse et qui devait avoir une vitesse minimum de 8 nœuds, faute de quoi il serait laissé pour compte. Normand et Barnes proposèrent à Sauvage de conserver de consacrer son idée par cette expérience en grand, lui demandant cette autorisation gratuitement et pour une seule fois, eux-mêmes prenant à leur charge tous les risques techniques et financiers.
    Ce trois-mâts goélette, équipé d’une machine de 120 cv fut essayé à partir du 25 janvier 1843, sous le nom de Napoléon (2). Sa tenue à la mer fut excellente et la vitesse atteignit 11 nœuds à la machine et 13 nœuds 5 avec les voiles. Ces résultats sensationnels déterminèrent l’adoption de l’hélice dans la marine française.
    Normand et Barnes essayèrent successivement 8 hélices de leur conception, ce qui leur valut les plus violents reproches de Sauvage, arrêté à des principes erronés. Les hélices du Napoléon étaient à plusieurs filets et courtes fractions de spire, comme toutes les hélices modernes. La postérité a fait justice des attaques de Sauvage, envers qui Normand montra toujours la plus grande dignité.
    Le Napoléon, devenu le Corse, a navigué jusqu’en 1890. L'amiral Pâris a dit de ce bateau célèbre :
 
   " Ses façons effilées et gracieuses, faites pour diviser la mer au lieu de la repousser, sont restées un type aussi élégant que remarquable… Il fut pendant longtemps le navire à hélice le plus rapide. " » (op. cit., p. 346).
 
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
(1) 1792 - 1871.  
(2) Navire d’une longueur de 43 mètres et d’un déplacement de 376 tonnes.  
 
                                                              ******
    Bien amicalement à vous,
    Daniel.


Message édité par Rutilius le 13-03-2009 à 00:24:57
n°14192
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 13-03-2009 à 00:13:47  profilanswer
 

   Bonsoir Franck,
   Bonsoir à tous,
 
   Augustin Normand (1839–1905) était un des fournisseurs attitrés de la Marine pour laquelle il a construit un bon nombre de bâtiments de qualité, en particulier les torpilleurs et des sous-marins. Ingénieur et constructeur naval, on dit qu'il a été le premier en France à avoir adopté l’hélice pour la propulsion des navires.  
 
   S'agissant du perfectionnement de l'hélice, il me semble que vous attribuez au fils, Jacques Augustin-Normand (Le Havre, 4 oct. 1839 - Le Havre, 11 déc. 1906), ce qui revient légitimement au père, Augustin Normand (1792-1871), et à son associé, le mécanicien anglais John Barnes !
 
   Et l'on doit à la plume autorisée du fils de Jacques, Paul Augustin-Normand (1884- ?), un ouvrage relatant les péripéties de ce perfectionnement : « La génèse de l'hélice propulsive », Paris, Académie de Marine, 1962, 120 p.
 
   A signaler enfin que Jean de la Varende - un écrivain normand oublié, auquel étaient chers le Pays d'Ouche et le Haras du Pin - est l'auteur d'une histoire de cette famille de constructeurs de bâtiments de mer : « Les Augustin-Normand. Sept générations de constructeurs de navires », Mayenne, Floch, 1960, 230 p.
 
   Bien amicalement à vous,  
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 13-03-2009 à 00:22:44
n°14193
GENEAMAR
Posté le 13-03-2009 à 07:39:27  profilanswer
 

Bonjour Daniel, bonjour Franck, bonjour à tous...
 
  Il s'agit d'une simple erreur de date, la famille NORMAND comporte une longue lignée de constructeurs et il n'est pas toujours facile de s'y retrouver.
 
  À l'origine François NORMAND (1697-1772) qui fonde un chantier de constructions navales à HONLEUR, et après lui une bonne trentaine de membres de la famille s'y distingueront tant comme constructeurs que comme ingénieurs... Parmi ceux qui marquèrent l'histoire des navires et machines :
  Augustin NORMAND (1792-1871), constructeur au HAVRE du premier vapeur français à hélice "NAPOLÉON" rebaptisé "CORSE.
  Son fils Benjamin NORMAND (1830-1888), sans entrer dans les détails, détenteur de plusieurs brevets...  
  --- Dans ces périodes les chantiers sortiront en 1866, un des tout premiers navires en acier, le yacht "CROISSY-VERNON"; etc...
  Jacques-Augustin NORMAND ((1839-1906), qui jouera un rôle capital dans la naissance des torpilleurs et de leur évolution. Des chantiers sortiront les T 126 et T 127, le "FORBAN" en 1895, le navire le plus rapide du monde, plus de 30 noeuds, à partir de 1899 les premiers contre-torpilleurs, citons le "DURANDAL", le "BOUCLIER". Auteur d'ouvrages effectivement, citons "Étude sur les torpilleurs" en 1886, "Notre puissance navale" en 1900....
  Son fils Paul-Augustin NORMAND (1884-1979) membre puis Président de l'Académie de Marine en 1952. auteur d'ouvrages sur l'histoire des navires et machines... Les chantiers réaliseront des sous-marins, notamment les mouilleurs de mines comme l' "ASTRÉE" , le "PIERRE-CHAILLEY" dont le dispositif de mouillage fut mis au point par l'ingénieur Fernand FENAUX...
 
  Cordialement  :hello:      

Message cité 1 fois
Message édité par GENEAMAR le 13-03-2009 à 08:23:10

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Cordialement. Malou
n°14194
Ar Brav
Posté le 13-03-2009 à 08:07:50  profilanswer
 

Bonjour Malou, Daniel,
Bonjour à tous,
 
Merci pour ce cours magistral et passionnant, il y a en effet de quoi s'y perdre avec les prénoms et dates. J'ai donc repris à Jacques Augustin pour rendre ce qui revenait à Augustin.  :)  
 
Amicalement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 13-03-2009 à 08:14:08

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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°14195
Ar Brav
Posté le 13-03-2009 à 08:13:45  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Les documents en ligne relatifs au patrouilleur Augustin Normand , également dragueur-arraisonneur auxiliaire : journaux de bord du 06/02/1916 au 09/09/1918, du 01/04/1918 au 28/02/1919 et du 10/09/1918 au 06/05/1919, journaux de navigation du 07/04/1916 au 30/09/1917 sont accessibles à la cote SS Y 37 ici :
 
http://www.memoiredeshommes.sga.de [...] iewer.html
 
Cordialement,
Franck


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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°14278
artimon
Posté le 15-03-2009 à 20:09:26  profilanswer
 

GENEAMAR a écrit :

Bonjour Daniel, bonjour Franck, bonjour à tous...
 
  Il s'agit d'une simple erreur de date, la famille NORMAND comporte une longue lignée de constructeurs et il n'est pas toujours facile de s'y retrouver.
 
  À l'origine François NORMAND (1697-1772) qui fonde un chantier de constructions navales à HONLEUR, et après lui une bonne trentaine de membres de la famille s'y distingueront tant comme constructeurs que comme ingénieurs... Parmi ceux qui marquèrent l'histoire des navires et machines :
  Augustin NORMAND (1792-1871), constructeur au HAVRE du premier vapeur français à hélice "NAPOLÉON" rebaptisé "CORSE.
  Son fils Benjamin NORMAND (1830-1888), sans entrer dans les détails, détenteur de plusieurs brevets...  
  --- Dans ces périodes les chantiers sortiront en 1866, un des tout premiers navires en acier, le yacht "CROISSY-VERNON"; etc...
  Jacques-Augustin NORMAND ((1839-1906), qui jouera un rôle capital dans la naissance des torpilleurs et de leur évolution. Des chantiers sortiront les T 126 et T 127, le "FORBAN" en 1895, le navire le plus rapide du monde, plus de 30 noeuds, à partir de 1899 les premiers contre-torpilleurs, citons le "DURANDAL", le "BOUCLIER". Auteur d'ouvrages effectivement, citons "Étude sur les torpilleurs" en 1886, "Notre puissance navale" en 1900....
  Son fils Paul-Augustin NORMAND (1884-1979) membre puis Président de l'Académie de Marine en 1952. auteur d'ouvrages sur l'histoire des navires et machines... Les chantiers réaliseront des sous-marins, notamment les mouilleurs de mines comme l' "ASTRÉE" , le "PIERRE-CHAILLEY" dont le dispositif de mouillage fut mis au point par l'ingénieur Fernand FENAUX...
 
  Cordialement  :hello:      


Merci infiniment pour ces précisions tout à fait documentées. Dans mon message je ne voulais pas être trop long et j'ai donc effectué quelques raccourcis trop audacieux. Toutes mes excuses donc si on a pu comprendre que j'attribuais "l'accident" d'hélice à Frederic Sauvage. C'est bien évidemment avec Barnes que cela se produisit. Mais je ne connaissais pas toutes ces recherches et expériences menées par ailleurs. Comme je vous le disais mon approche d'Augustin Normand s'est  faite à travers la réalisation de maquettes de bateau des années 1850 à 1930. C'est parce que j'ai commencé à réalisé un des clippers de la course du thé  il y a deja de cela plusieurs années que j'ai commencé à croiser dans les ports et petit à petit sur les océans ces droles de  bateaux, à voile et à vapeur puis simplement (si l'on peut dire) à vapeur qui accompagnèrent les grands mouvements d'émmigration europpéenne. C'est là quej'ai rencontré ce grand architecte naval qu'était Augustin Normand. Comme je suis resté un peu surpris du fait que seul ce petit patrouilleur lui rendait hommage j'ai conçu un navire (dont on peut dire qu'il n'a jamais existé autrement que sous sa forme de modèle) mais qu'il aurait pu construire. Si le coeur vous en dit vous pouvez venir le voir sur le site que j'ai réalisé pour lui ( http://pagesperso-orange.fr/a.normand.modelisme ). J'y mettrai d'ailleurs prochainement et si vous en êtes d'accord, un lien avec cette page finalement passionnante du forum.


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artimon
n°14414
artimon
Posté le 19-03-2009 à 19:41:52  profilanswer
 

artimon a écrit :


Merci infiniment pour ces précisions tout à fait documentées. Dans mon message je ne voulais pas être trop long et j'ai donc effectué quelques raccourcis trop audacieux. Toutes mes excuses donc si on a pu comprendre que j'attribuais "l'accident" d'hélice à Frederic Sauvage. C'est bien évidemment avec Barnes que cela se produisit. Mais je ne connaissais pas toutes ces recherches et expériences menées par ailleurs. Comme je vous le disais mon approche d'Augustin Normand s'est  faite à travers la réalisation de maquettes de bateau des années 1850 à 1930. C'est parce que j'ai commencé à réalisé un des clippers de la course du thé  il y a deja de cela plusieurs années que j'ai commencé à croiser dans les ports et petit à petit sur les océans ces droles de  bateaux, à voile et à vapeur puis simplement (si l'on peut dire) à vapeur qui accompagnèrent les grands mouvements d'émmigration europpéenne. C'est là quej'ai rencontré ce grand architecte naval qu'était Augustin Normand. Comme je suis resté un peu surpris du fait que seul ce petit patrouilleur lui rendait hommage j'ai conçu un navire (dont on peut dire qu'il n'a jamais existé autrement que sous sa forme de modèle) mais qu'il aurait pu construire. Si le coeur vous en dit vous pouvez venir le voir sur le site que j'ai réalisé pour lui ( http://pagesperso-orange.fr/a.normand.modelisme ). J'y mettrai d'ailleurs prochainement et si vous en êtes d'accord, un lien avec cette page finalement passionnante du forum.


 
Précision et complément
Dans ma précipitation j'ai fait une erreur et je dois rendre grace à Rutilius pour son savoir. C'est bien en compagnie de Smith que le principe des pales fut "trouvé" et non pas Barnes !!! Ceci dit je vous invite à aller visiter un site dont une belle page très documentée est consacrée à Frederic Sauvage. http://www.passocean.com/Histoires [...] uvage.html


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artimon
n°20608
dbu55
Posté le 15-09-2009 à 19:33:53  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous,
 
un autre marin de l'AUGUSTIN NORMAND:
 
LE OUÉ dit LE COUAY Firmin Emile Désiré Ernest né le 06/03/1886 à Kéryado (Lorient - Morbihan), Second Maître Timonier - Décédé le 17/07/1918 (32 Ans) - Disparu en mer à bord de l'AUGUSTIN NORMAND
 
Cordialement
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°25610
bonifacio
Posté le 26-05-2010 à 20:00:36  profilanswer
 

bonjour a tous et merci de toutes ces precisions sur ce navire j'ai pu retrouver sur le journal de bord un passage daté du 06/02/18 qu'une délégation de 12 hommes et sous officers se rendait a l'enterrement de charles fontugnes quartier maitre sur l'augustin normand"
 
peut etre quelqu'un pourrais m'éclairer afin de savoir ou se trouvait le navire a cette date? ou le top me dénicher l'endroit ou a été enterre ce quartier maitre?  
 
merci encore a tous

n°25611
dbu55
Posté le 26-05-2010 à 20:29:20  profilanswer
 

Bonsoir Bonifacio,
Bonsoir à toutes et à tous,
 
La fiche MDH de ce Quartier-Maître indique :
 
FONTUGNES Charles né le 20/04/1891 à Bonifacio (Corse-du-Sud), Quartier Maître Canonnier - Décédé le 03/02/1918 (26 Ans) à Dieppe (Hôpital N°19 - Seine-Maritime (Seine-Inférieure en 1914)) des suites d'une fracture du crâne causée par une chute dans la calle sèche ou se trouvait son navire.
 
Sur la fiche l'affectation est embrouillée - Torpilleurs de Dunkerque - Groupe Trouville - 6ème escadrille de dragueurs - Dragueur AUGUSTIN NORMAND.
 
Si Charles FONTUGNES est décédé à Dieppe en tombant dans une calle sèche ou se trouvait son navire, et si son navire était l'AUGUSTIN NORMAND alors l'AUGUSTIN NORMAND se trouvait en calle sèche (à Dieppe ou dans les environs) en février 1918.
 
Cordialement
Dominique
 


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°32607
ancolie
Posté le 04-11-2011 à 22:39:52  profilanswer
 

bonjour à tous
 
en lisant par hasard les message un grand merci pour toutes ces informations  
A moi de vous en donner si vous avez besoin
je suis une descendante directe des Augustin normand alors si vous avez des questions et que je peux repondre se sera avec plaisir
 
ancolie

n°32608
Memgam
Posté le 05-11-2011 à 07:58:15  profilanswer
 

En 1930, le navire Augustin Normand est classé par le Bureau Veritas :
Indicatif : OCRN, Constructeur : A. Normand & Cie, Le Havre, 1894.
Armé au Havre par la Compagnie Normande de Navigation à vapeur.
175 tjb, 158 tjn, 49,81 x 6,26 x 2,55 m
2 machines à triple expansion (33-47-64) x 27, 200 tours, 950 cv, construites par A. Normand, vitesse : 16 noeuds, 2 hélices. 2 chaudières datant de 1910 et construites par A. Normand.
 
Liste des navires de la compagnie Normande de Navigation à Vapeur :
Adolpe Leprince, 343 tjb, Augustin Normand, 175 ; Deauville, 157 ; Emile Deschamps 349 ; Gazelles, 173 ; Honfleur, 124 ; La Hève, 154 ; La Seine, 265 ; La Touques, 228 ; Rapide, 175 ; Trouville, 294 ; Villerville. Nota, La Touques a été un des trois derniers bateaux à aubes français avec l'Adour III (Bayonne) et Guèpe (Toulon), tous disparus avec la sevonde guerre mondiale.
 
Source : Registre 1930 du Bureau Veritas. Il n'existe pas d'autre navire de ce nom qui soit classé au Bureau Veritas. Il est aussi le seul de son nom dans le répertoire de Jacques Vichot, dans le dictionnaire de Jean-Michel Roche et dans French Warships of World War I de Jean Labayle Couhat.


Message édité par Memgam le 05-11-2011 à 09:03:12
n°32614
kgvm
Posté le 05-11-2011 à 20:36:52  profilanswer
 

"La Touques a été un des trois derniers bateaux à aubes français"
Mais il y avait un bon nombre de remorqueurs fluvials sur Rhône, Rhin et Danube!
Ici le "Jean Millot" à Linz (Danube):
http://img263.imageshack.us/img263/5158/jeanmillotvon1886inlinz.jpg

n°32615
Memgam
Posté le 05-11-2011 à 21:13:18  profilanswer
 

Les trois derniers bateaux à aubes français "de mer". Les fluviaux survivants français sont à l'état d'épaves, ou de musée.
La compagnie HPLM a eu 11 remorqueurs à roues, d'une puissance de 750 à 1500 cv, 76 remorqueurs à hélices et 10 toueurs.


Message édité par Memgam le 06-11-2011 à 10:12:58
n°32616
Memgam
Posté le 06-11-2011 à 09:03:18  profilanswer
 

France, 1912, Arles, LY 742, 72,00 x 20,00 x 1,40 m, 1200 cv, Compagnie Lyonnaise de Navigation et Remorquage (CLNR), devenue par fusion avec la Compagnie Nationale du Rhône (CNR), La Compagnie Générale de Navigation - HPLM (Havre, Paris, Lyon, Marseille). Les autres navires à aubes de la compagnie, originaires de la CNR, au nombre de 8, de 60 m et 750 cv, ont été construits entre 1894 (Ventoux et Canigou) et 1909 (Mont-Blanc et Simplon). Le dernier, sous la bannière HPLM a été le Rhône, 1931, 66,50 m, 1500 cv.
 
Sources : Laurent Roblin, Cinq siècles de transport fluvial en France, du XVII au XXI siècle, Editions Ouest France, 2003.
Alain Naveteur et Robert-Jean Daubourg, Le remorquage, images et témoignages, Les cahiers du Musée de la Batellerie, n° 35, février 1996.
Bernard Le Sueur, Batelleries et Bateliers de France, Histoire illustrée de la navigation intérieure, Editions Horvath, 1986.
 
 
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6368/sc0001072e.jpg

n°35222
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 07-10-2012 à 13:52:09  profilanswer
 

.
   Bonjour à tous,
 
 
 
                                                                 http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/AUGUSTIN-NORMAND%20-%20Transbordeur..jpg  
 
 


Message édité par Rutilius le 22-11-2016 à 10:15:09

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°45509
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 22-11-2016 à 09:58:54  profilanswer
 

.
   Bonjour à tous,
 
 
                                                                                             Marins du dragueur auxiliaire Augustin-Normand
   
 
   — BATTEZ Jean Baptiste, né le 3 mars 1898 au Portel (Pas-de-Calais), décédé le 31 décembre 1918 à Dunkerque (Nord) s’étant noyé après être tombé accidentellement dans le Bassin de Freycinet n° 1 – corps retrouvé le 6 janvier 1919. Matelot de 2e classe gabier, inscrit à Boulogne-sur-Mer, n° 1.695 ; classe 1918, n° 2.152 au recrutement de Saint-Omer (Acte de décès établi à Dunkerque, le 7 janv. 1919 : Registre des actes de décès de la ville de Dunkerque, Année 1919, f° 3, acte n° 10).
 
   Fils de Louis Marie BATTEZ, né vers 1871, marin, et de Marie Adelaïde GIN, née vers 1871, « matelose », son épouse (Registre des actes de naissance de la commune du Portel, Année 1898, f° 8, acte n° 39).
 
 
   — FONTUGNES Charles, né le 20 avril 1891 à Bonifacio (Corse) et domicilié à Puteaux (Seine – aujourd’hui Hauts-de-Seine –), au 29, rue Voltaire, décédé le 3 février 1918 à l’Hôpital complémentaire n° 19 établi à Dieppe (Seine-Inférieure – aujourd’hui Seine-Maritime –), dans les locaux de l’Hôtel de l’Alliance, des suites de fractures du crâne multiples consécutives à une chute dans la cale sèche où se trouvait alors son bâtiment. Quartier-maître canonnier, matricule n° 89.066–2. (Acte de décès établi à Dieppe, le 4 févr. 1918 : Registre des actes de décès de la ville de Dieppe, Année 1918, f° 16, acte n° 51).
 
   Pour d’importants travaux d’entretien et de réparations, le dragueur auxiliaire Augustin-Normand séjourna à Dieppe du 5 janvier au 15 mars 1918, date à laquelle il appareilla de ce port pour regagner Dunkerque.  
 
   Le quartier-maître canonnier Charles FONTUGNES fut, semble-t-il, inhumé dans cette ville, le 6 février 1918. A cette date, on relève en effet dans le Journal de bord du bâtiment les mentions suivantes :
 
   « 13 h. 30 – Délégation. Prendre tenue n° 1.
 
     14 h. 30 – Départ de la délégation de 14 hommes et 5 sous-officiers pour l’enterrement du quartier-maître Fontugnes.
»
 
   (Journal de bord n° 5 – 1er oct. 1917 ~ 31 mars 1918 – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 37, p. num. 172).
 
 
   — GOASGUEN Jean Louis, né le 29 novembre 1898 au Faou (Finistère) et domicilié à Brest-Recouvrance (– d° –), décédé le 31 décembre 1918 à Dunkerque (Nord) s’étant noyé après être tombé accidentellement à l’eau dans le Bassin de Freycinet n° 1 – corps retrouvé le 8 janvier 1919. Quartier-maître timonier (1er juill. 1918), matricule n° 111.604 – 2 ; classe 1918, n° 3.054 au recrutement de Brest (Acte de décès établi à Dunkerque, le 8 janv. 1919 : Registre des actes de décès de la ville de Dunkerque, Année 1919, f° 4, acte n° 14). [Non déclaré « Mort pour la France », bien que l’acte de décès porte cette mention].
 
   Fils de Jean Louis Marie GOASGUEN et de Marie GOURMELON, son épouse. Célibataire. Était garçon de magasin.
 
 
   — LESUEUR Gaston Paul, né le 9 mars 1896 à Bernay (Eure) et y domicilié, décédé le 31 décembre 1918 à Dunkerque (Nord) s’étant noyé après être tombé accidentellement à l’eau dans le Bassin de Freycinet n° 1 – corps retrouvé le 17 mars 1919, à 19 h. 00. Matelot de 3e classe sans spécialité, Torpilleurs de Dunkerque, matricule n° 38.770 – 1 ; classe 1916, n° 356 au recrutement de Bernay (Acte de décès établi à Dunkerque, le 19 mars 1919 : Registre des actes de décès de la ville de Dunkerque, Année 1919, f° 39, acte n° 155). [Non déclaré « Mort pour la France »]  
 
   Fils de Jules Désiré LESUEUR, né le 30 août 1871 à Courbépine (Eure), receveur d’octroi [domestique en 1896], et de Constance Alexandrine Césarine BOSQUIER, née le 29 août 1866 à Cormeilles (Eure), « ménagère » [« concierge à l’hospice » en 1894] ; époux ayant contracté mariage à Bernay, le 12 janvier 1894 (Registre des actes de mariage de la commune de Bernay, Année 1894, f° 2, acte n° 1 – Registre des actes de naissance de la commune de Bernay, Année 1896, f° 9, acte n° 32). Époux d’Augustine PERRIN.


Message édité par Rutilius le 22-11-2016 à 10:11:41

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°45516
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 23-11-2016 à 17:36:50  profilanswer
 

.
   Bonsoir à tous,
 
 
                    Circonstances du bombardement du dragueur auxiliaire Augustin-Normand par des avions allemands le 17 juillet 1918 au large de Gravelines
 
   
   I. – Dragueur-arraisonneur Augustin-Normand, Journal de bord – 1er avr. ~ 20 août 1918 – : Service historique de la Défense,  S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 37, p. num. 399 (extrait).
 
 
                                                                                                     « Journée du 17 juillet 1918.
 
   3 h. 15 – Appareillage
[du port de Dunkerque].
 
   4 h. 20 – Mouillé la drague.
 
   6 h. 35 – Au large de Gravelines, des avions ennemis nous lancent des bombes ; une ou deux tombent à bord, tuant sur le coup le second maître Le Couay, le quartier-maître T.S.F. Turbot, le quartier-maître de manœuvre Corbec, le matelot T.S.F. Duval, le matelot canonnier Leroux, Callec, gabier breveté. 5 blessés sont envoyés sur le 318 pour être dirigés sur l’hôpital : Le Bon, fusilier, Caudron, matelot sans spécialité, Lamour, matelot sans spécialité ; légèrement blessé, le timonier Pelletier.
[…] »
 
 
   II. – Torpilleur 318 – alors commandé par le premier maître de manœuvre Mozach –, Journal de bord – 2 juill. ~ 10 sept.1918 – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 554, p. num. 10 (extrait).
 
 
                                                                                                              « 17 juillet 1918
 
   4 h. 30 – Appareillage pour surveillance aux abords du Dyck.
 
   6 h. 30 – Entendu plusieurs explosions, direction des Pra…
 
   6 h. 45 – Accosté l’Augustin-Normand et prenons blessés (parmi eux, un est décédé en cours de route) et constatons plusieurs graves avarie à bord de ce dernier ayant été bombardé par avions ennemis
 
   7 h. 00 – Route Dunkerque pour déposer les blessés.
 
   7 h. 50 – Amarré Chantiers de France.
 
   7 h. 50 – Envoyé les blessés à l’infirmerie Aviation maritime.
[…] »
 
 
                                                                                                               Les victimes.
 
 
   — CALLEC Victor, né le 29 novembre 1888 à Camaret-sur-Mer (Finistère) et y domicilié, tué par des éclats de bombe. Matelot de 1re classe gabier breveté, inscrit le 13 mars 1907 au quartier de Camaret-sur-Mer, n° 1.275 ; classe 1908, n° 3.089 au recrutement de Brest (Acte de décès établi à Dunkerque, le 18 juill. 1918 : Registre des actes de décès de la ville de Dunkerque, Année 1918, f° 128, acte n° 346).
 
   Fils de Pierre Marie CALLEC, marin, et de Marie Catherine CORNEC, son épouse (Ibid.). Célibataire.
 
 
   — CORBEC Ernest Félix, né le 5 septembre 1884 à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et y domicilié, au 9, rue du Mont Saint-Adrien, tué par des éclats de bombe. Quartier-maître de manœuvre, inscrit au quartier de Boulogne-sur-Mer, n° 519 ; classe 1904, n° 672 au recrutement de Saint-Omer (Acte de décès établi à Dunkerque, le 18 juill. 1918 : Registre des actes de décès de la ville de Dunkerque, Année 1918, f° 128, acte n° 343).
 
   Fils d’Auguste CORBEC, marin-pêcheur, et de Marie Éléonore Alexandrine DEPRÉ, son épouse (Registre des actes de naissance de la ville de Boulogne-sur-Mer, Année 1884, f° 166, acte n° 989). Époux de Catherine Marie Élisa SIAME, avec laquelle il avait contracté mariage à Dunkerque, le 5 février 1908 (Ibid.).      
 
 
   — DUVAL Armand Louis, né le 10 avril 1899 au Havre (Seine-Inférieure – aujourd’hui Seine-Maritime –) et y domicilié, au 47, quai Videcoq, tué par des éclats de bombe. Matelot de ... classe T.S.F., Matricule n° 46.019-1 ; classe 1919, n° 2.063 au recrutement du Havre (Acte de décès établi à Dunkerque, le 18 juill. 1918 : Registre des actes de décès de la ville de Dunkerque, Année 1918, f° 128, acte n° 347 – Transcrit au Havre, le 24 oct. 1918 : Registre des actes de transcription de décès, Année 1918, f° 110, p. 3.141, acte n° 4.009 – Inhumé à Dunkerque le 20 juillet 1919.).
 
   Fils de Pierre Marie DUVAL, né le 14 novembre 1868 à Plouguiel (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –), marin [gardien de phare en 1918], et de Marie Louise GÔTER, née le 28 mai 1874 à Mantallot (– d° –),  sans profession [domestique en 1895] ; époux ayant contracté mariage au Havre, le 19 août 1895 (Registre des actes de mariage de la ville du Havre, Année 1895, Vol. II., f° 84, acte n° 711 – Registre des actes de naissance de la ville du Havre, Année 1899, Vol. I., f° 124, acte n° 1.370).
 
 
   — LAMOUR Henri Victor, né le 27 août 1891 à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et domicilié au Portel (– d° –), rue de l’Aigle, décédé des suites de ses blessures à bord du Torpilleur 318. Matelot de 3e classe sans spécialité, inscrit au quartier de Boulogne-sur-Mer, n° 1.090 ; classe 1911, n° 2.053 au recrutement de Saint-Omer (Acte de décès établi à Dunkerque, le 18 juill. 1918 : Registre des actes de décès de la ville de Dunkerque, Année 1918, f° 129, acte n° 348).
 
   Fils de Victor LAMOUR, né vers 1860, marin, et de Marie Élisabeth LAIDET, née vers 1868, « ménagère », son épouse (Registre des actes de naissance de la ville de Boulogne-sur-Mer, Année 1891, f° 155, acte n° 902). Époux de Marie Josèphe COUVELARD, avec laquelle il avait contracté mariage au Portel (Pas-de-Calais), le 3 juillet 1916 (Ibid.).      
 
 
   — LE OUÉ, dit LE GOUAY, Firmin Émile Désiré Ernest, né le 26 mars 1886 à la section de Keryado, commune de Plœmeur (Morbihan) et domicilié à Lorient, tué sur la passerelle par des éclats de bombe. Second maître timonier, inscrit le 17 mai 1912 au quartier de Lorient, n° 2.197 ; classe 1906, n° 700 au recrutement de Lorient (Acte de décès établi à Dunkerque, le 18 juill. 1918 : Registre des actes de décès de la ville de Dunkerque, Année 1918, f° 127, acte n° 342).
 
   Fils de Jean Louis LE OUÉ, dit LE GOUAY, né le 14 juillet 1859 à Plœmeur, charpentier, et de Marie Josèphe SALO, née le 5 juillet 1864 à Plœmeur, « ménagère » ; époux ayant contracté mariage à Keryado, le 25 janvier 1885 (Registre des actes de mariage de la section de Keryado, commune de Plœmeur, Année 1885, f° 4, acte n° 5 – Registre des actes de naissance de la section de Keryado, commune de Plœmeur, Année 1886, f° 11, acte n° 39). Époux de Reine Henriette FESTOU, avec laquelle il avait contracté mariage à Dunkerque, le 6 août 1917 (Registre des actes de mariage de la ville de Dunkerque, Année 1917, f° 84, acte n° 154).      
 
 
   — LE ROUX Yves Marie, né le 28 juin 1893 à Penvénan (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –) et y domicilié, décédé des suites de ses blessures à l’Hôpital militaire de Dunkerque. Matelot de 2e classe canonnier, inscrit au quartier de Tréguier, n° 5.469 (Acte de décès établi à Dunkerque, le 18 juill. 1918 : Registre des actes de décès de la ville de Dunkerque, Année 1918, f° 128, acte n° 345).
 
   Fils de François LE ROUX, né vers 1845, commerçant, et de Marie Hyacinthe THOMAS, née vers 1848, commerçante, son épouse (Registre des actes de naissance de la commune de Penvénan, Année 1893, f° 22, acte n° 42). Célibataire.
 
 
   — TURBOT Joseph Hippolyte, né le 13 décembre 1884 à Fort-Mardyck (Nord) et y domicilié, tué par des éclats de bombe. Quartier-maître T.S.F., inscrit au quartier de Dunkerque, n° 3.979 (Acte de décès établi à Dunkerque, le 18 juill. 1918 : Registre des actes de décès de la ville de Dunkerque, Année 1918, f° 128, acte n° 344).
 
   Fils de Jules Joseph TURBOT, né vers 1853 à Grande-Synthe (Nord), maître pêcheur, et de Clarisse Félicie DRUEL, née vers 1853, sans profession, son épouse (Registre des actes de d’état civil de la commune de Fort-Mardyck, Année 1884, suppl. f° 6, acte n° 95). Célibataire.
   
 
                                                                                                    Récompenses posthumes.
 
 
    Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 13 mars 1921 (J.O., 20 mars 1921, p. 3.515), furent inscrits à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire dans les termes suivants :
 
   « Le Oué, dit Le Gouay (Firmin), second maître timonier, Lorient 2197, Augustin-Normand : excellent officier marinier qui a rendu de bons et longs services. Mort à son poste, le 17 Juillet 1918, tué par une bombe ennemie. A été cité.  
 
   Callec (Victor), matelot gabier, Camaret 1275, Augustin-Normand : excellent serviteur. A fait preuve de beaucoup de courage et de sang-froid en diverses circonstances. Est mort à son poste, le 17 juillet 1918, tué par une bombe ennemie. A été cité.
».
 
 
    Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 7 mars 1922 (art. 2 ; J.O., 15 mars 1922, p. 2.952), les marins Corbec, Duval, Lamour, Le Roux et Turbot furent inscrits à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire dans les termes suivants :
 
   « Glorieusement tués à leur poste, le 17 juillet 1918. Ont été cités. »
 
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   Contribution corrigée et complétée ce jour.


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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°45517
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 23-11-2016 à 17:52:45  profilanswer
 

.
   Bonsoir à tous,
 
 
                                                                                  Commandants successifs du dragueur auxiliaire Augustin-Normand
 
 
   ▪ A la date du 6 février 1916.
 
 
    — D’ARRAS G.-J., Enseigne de vaisseau de 1re classe auxiliaire (Journal de bord – 6 févr. ~ 26 juin 1916 – : Service historique de la Défense, S.G.A., « Mémoire des hommes », Cote SS Y 37, p. num. 1).
 
 
   ▪ En 1918.
 
 
   — SERONDE Édouard Antoine, né le 10 mars 1887 à Dunkerque (Nord), au 20, rue Saint-Jean, et décédé le 10 avril 1977 à Champlost (Yonne). Enseigne de vaisseau de 1re classe de réserve ; capitaine au long-cours, inscrit au quartier de Dunkerque, n° 4.313.
 
   Fils d’Antoine Alfred Charles SERONDE, né le 14 octobre 1842 à Tours (Indre-et-Loire), capitaine au cabotage, inscrit au quartier de Dunkerque, f° 115, n° 109, et d’Irma Delphine Joséphine NEUTS, née le 24 février 1851 à Dunkerque, marchande de nouveautés ; époux ayant contracté mariage à Dunkerque, le 21 décembre 1885 (Registre des actes de mariage de la ville de Dunkerque, Année 1885, f° 159, acte n° 277 – Registre des actes de naissance de la ville de Dunkerque, Année 1887, f° 51, acte n° 247).
 
   Époux de Marie Françoise DEWULF, née le 18 juillet 1887 à Jonage (Rhône), avec laquelle il avait contracté mariage au Havre (Seine-Inférieure – aujourd’hui Seine-Maritime –), le 12 octobre 1916 (Registre des actes de mariage de la ville du Havre, Année 1916, Vol. II., suppl. f° 14, acte n° 782).
 
 
                                                                                                                           °°°°°°°°°°°°
 
 
   Par un décret du 19 mars 1918 (J.O. 21 mars 1918, p. 2.582), nommé au grade d’enseigne de vaisseau de 1re classe dans la réserve de l’armée de mer. Alors enseigne de vaisseau de 1re classe auxiliaire.
   
   Par un arrêté du Ministre de la Marine en date du 6 juillet 1921 (J.O. 8 juill. 1921, p. 7.854), inscrit au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade de chevalier dans les termes suivants :  
   
  « Seronde (Édouard-Antoine), enseigne de vaisseau de 1re classe : belle conduite à bord des dragueurs de mines. 2 citations. ».      
 
   Par un décret du 20 juillet 1928 (J.O. 22 juill. 1918, p. 8.191), promu au grade de lieutenant de vaisseau dans la réserve de l’armée de mer. Port de Cherbourg.
 
   Par décision ministérielle du 28 juillet 1936 (J.O. 1er août 1936, p. 8.567 et 8.568), honoré de la Croix des services militaires volontaires de 3e classe.
 
   Par décret du 31 décembre 1941 (J.O. 6 janv. 1942, p. 98 et 99), promu au grade d’officier de la Légion d’honneur.  
 
   _________________________________________________________________________________________________________________________________________________
 
   Contribution complétée ce jour.


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Bien amicalement à vous,
Daniel.

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