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  JEAN BART II - Patrouilleur auxiliaire

 

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Auteur Sujet :

JEAN BART II - Patrouilleur auxiliaire

n°8322
GENEAMAR
Posté le 25-08-2008 à 07:21:37  profilanswer
 

http://www.yelims.com/IPB/Smiley-IPB-217.gif     M.P.F.
 
Marins disparus en mer le 2 février 1916 avec le bâtiment torpillé devant DURAZZO.--- Jugement déclaratif de décès rendu le 22 août 1916 à TOULON.
 
- BECUWE Gustave Octave Aimé, né le 16 avril 1885 à ROSENDAËL (Nord), Matelot de 3ème classe Chauffeur.
- BOCAGE Charles François Joseph Cornil, né le 27 juin 1881 à ROSENDAËL (Nord), Second Maître de manoeuvre.
- COLLETER Michel, né le 12 janvier 1896 à PLOUGASNOU (Finistère), Matelot de 3ème classe sans spécialité.
- FOUÉNANT Daniel, né le 13 mars 1893 à OUESSANT (Finistère), Matelot de 3ème classe sans spécialité.
- GUILCHER Jean François Marie, né le 9 octoble 1895 à l'ILE de SEIN (Finistère), Matelot de 3ème classe sans spécialité.
- HOUBERT Henri Eugène, né le 22 octobre 1878 à DUNKERQUE (Nord), Matelot de 3ème classe sans spécialité.
- Le CORRE Jean Marie, né le 14 mai 1886 à CROZON (Finistère), Matelot de 1ère classe Fusilier.
- Le GALL Jean Pierre Marie Guillaume, né le 21 mai 1886 à SAINT-SAUVEUR (Finistère), Quartier-Maître Chauffeur.
- Le GUIRRIEC Auguste Louis Marie, né le 10 juillet 1898 à LOCTUDY (Finistère), Matelot de 2ème classe Gabier.
- LEFEBVRE Georges Alphonse Pierre, né le 19 mai 1893 à BEAURAINVILLE (Pas-de-Calais), Matelot de 2ème classe Mécanicien.
- LONGIS Jean, né le 12 novembre 1892 à SOUSTONS (Landes), Matelot de 3ème classe sans spécialité.
- MARQUIER Guillaume Marie, né le 30 mars 1889 à PLUDUAL (Côtes d'Armor), Quartier Maître Manoeuvrier.
- MORNET Théophile Marcel Eugène Louis, né le 27 août 1888 à La ROCHE-sur-YON (Vendée), Second Maître Mécanicien provisoire.
- POTIN Jean François, né le 12 juin 1889 à PLOUGUERNEAU (Finistère), Matelot de 1ère classe Fusilier.
- PICARD Louis, né le ... à ..., Matelot de 1ère classe Mécanicien.--- Matricule 21610, 3ème arrdt maritime.
- SALAÜN Émile Joseph, né le 19 mai 1894 à PLOUHINEC (Finistère), Matelot de 3ème classe sans spécialité.
- TOULOUSE Jules Charles, né le 24 novembre 1882 à GRAVELINES (Nord), Second Maître de manoeuvre.
- VERHAEGHE Georges Louis, né le 30 mars 1878 à DUNKERQUE (Nord), Maître Mécanicien temporaire.


Message édité par GENEAMAR le 12-12-2008 à 17:00:10

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Cordialement. Malou
n°8331
Ar Brav
Posté le 25-08-2008 à 16:52:47  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
JEAN BART II Patrouilleur auxiliaire (1914-1916)
 
Chantier :
 
Ateliers & Chantiers de France, Dunkerque.  
Commencé : 1908 ?
Mis à flot : 1908  
Terminé : 01.1909
En service : 1909 (MM)
En service : 25.08.1914 (MN)
Retiré : 02.02.1916 (MN)  
Caractéristiques : 475 t ; 45,4 x 7,9 m ; 1 machine alternative ; 10 nœuds.
Armement : N. C.
 
Observations :  
 
Cargo à vapeur construit à Dunkerque pour le compte de la Compagnie des Bateaux à Vapeur du Nord, Dunkerque et lancé sous le nom de Jean Bart, pavillon français.
25.08.1914 : réquisitionné, renommé Jean Bart II, il est affecté à la division des bases d’Orient
01.1916 : il est affecté au transport de l’armée serbe
02.02 .1916 : il coule devant Durazzo par 41°08N et 19°20E, torpillé par le sous-marin autrichien U-4 KuK, à 6 milles dans le SW du cap Laghi, lors de l’évacuation des troupes serbes.
 
D’autres sources indiquent comme ayant sauté sur une mine.
Tout renseignement sera le bienvenu, merci par avance.
 
Cordialement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 25-08-2008 à 16:53:09

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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°8335
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 25-08-2008 à 19:40:20  profilanswer
 

http://www.hostingpics.net/pics/41873mapJeanBartII.jpg


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et autres thèmes d'histoire maritime.
n°8394
Ar Brav
Posté le 28-08-2008 à 09:52:01  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Je remonte ce sujet,
 
Cordialement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°12269
Ar Brav
Posté le 15-01-2009 à 07:47:08  profilanswer
 

Rutilius a écrit :


   Bonjour à tous,  
   
   Jean-Bart II - Compagnie des bateaux à vapeur du Nord : Caboteur de 475 tx, coulé par une mine en Baie de Durazzo, le 2 février 1916 [Source : J-P. C., Liste chronologique des pertes de la Marine marchande (1914-1918)].      
 
   Un marin disparu avec le Jean-Bart II :
 
     - FOUENANT Daniel, né le 13 mars 1893 à Ouessant (Finistère) et y domicilié, " disparu en mer avec son bâtiment torpillé en Adriatique ", le 2 février 1916, Matelot de 3e classe sans spécialité,  " Caboteur " Jean-Bart II, Matricule n° 5006-Le Touquet (Jug. Trib. Toulon, 22 août 1916, transcrit à Ouessant, le 15 sept. 1916).
 
   Un marin du Vinh-Long disparu avec le Jean-Bart II :
 
     - LE GALL Jean Pierre, né le 21 mai 1886 à Saint-Sauveur (Finistère) et domicilié à Landivisiau (Finistère), " disparu en mer à bord du caboteur Jean-Bart coulé dans l'Adriatique ", le 2 février 1916, Quartier-maître chauffeur, " Centre " [?] Vinh-Long , Matricule n° 6219-Morlaix (Jug. Trib. Toulon, 22 août 1916, transcrit à Toulon).
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.



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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°12270
Ar Brav
Posté le 15-01-2009 à 07:48:23  profilanswer
 

Yves D a écrit :

Selon mes sources, le Jean Bart II, caboteur de la CBVN, réquisitionné comme patrouilleur auxilliaire par la MN a été victime d'une torpille du s/m austro-hongrois U 4, LSL Rudolf Singule au large de Durazzo, Adriatique, vers le point 4108N 1920E.
Je ne le retrouve pas mais il me semble que ce Jean Bart aurait pu faire l'objet d'un fil par le passé ?
Cdlt
Yves
 
http://img4.hostingpics.net/pics/7 [...] BartII.jpg



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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°15641
dolphin
Posté le 25-04-2009 à 03:15:42  profilanswer
 

Salut,
 
Pardon moi pour mon mauvais français. Y at-il une photo ou un plan de ce navire?
 
--Dolphin
 

n°15703
Ar Brav
Posté le 26-04-2009 à 09:24:56  profilanswer
 

dolphin a écrit :

Salut,
 
Pardon moi pour mon mauvais français. Y at-il une photo ou un plan de ce navire?
 
--Dolphin
 


 
Bonjour Dolphin,
 
Je n'ai pas, pour ma part, de photo de ce bateau malheureusement  :(  
 
Bon dimanche,
Cordialement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°15719
dbu55
Posté le 26-04-2009 à 13:06:03  profilanswer
 

Bonjour à tous et à toutes,
 
Quelques précisions sur certains marins morts sur le JEAN BART II :
 

Citation :

" Centre " [?] Vinh-Long


 
Concernant Auguste Louis Marie LE GUIRRIEC et Jean Pierre LEGAL :
 
Ces marins étaient affectés à la Direction du Port de Salonique - Centre Vinh-Long – Avant sa refonte en navire-hôpital en juillet 1916 pour remplacer le CANADA dans le service hospitalier le transport VINH-LONG servait de Centre pour les marins de la direction du Port de Salonique.
 
Concernant
 

Citation :

POTIN Jean François, né le 12 juin 1889 à PLOUGUERNEAU (Finistère), Matelot de 1ère classe Fusilier


 
Sur la fiche de ce marin sur le site MDH il est noté décédé le 02/02/1916 sur le JEAN BART II mais il est noté affecté au groupe GOLIATH-SHAMROCK ?? erreur de la fiche ??
 
Concernant  
 

Citation :

PICARD Louis, né le ... à ..., Matelot de 1ère classe Mécanicien.--- Matricule 21610, 3ème arrdt maritime


 
Il existe une fiche pour ce marin sur le site MDH :
 
PICARD Louis né le 23/04/1888 à Lorient (Morbihan), Matelot de 1ère Classe Mécanicien Décédé le 02/02/1916 (27 Ans) à bord du JEAN BART II
 
Cordialement
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°15764
Ar Brav
Posté le 27-04-2009 à 07:04:56  profilanswer
 

Bonjour Dominique,
 
A propos de POTIN Jean François, né le 12 juin 1889 à PLOUGUERNEAU (Finistère), Matelot de 1ère classe Fusilier
 
Sur la fiche de ce marin sur le site MDH il est noté décédé le 02/02/1916 sur le JEAN BART II mais il est noté affecté au groupe GOLIATH-SHAMROCK ?? erreur de la fiche ??  
 
Difficile de savoir sans les ESS du marin. Il peut très bien avoir été détaché sur le Jean Bart II ou s'être trouvé dessus pour de multiples raisons (en transit, etc.). Ou encore l'erreur de fiche, je ne sais.
 
Bien cordialement et bonne semaine,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°23046
Rutilius
Posté le 19-12-2009 à 23:08:52  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
   
   La perte du chalutier Jean-Bart, survenue le 2 février 1916 au large de Durazzo. Rapport de mer du lieutenant de vaisseau Daguerre, commandant du contre-torpilleur Commandant-Lucas (3 février 1916).
 
   (in Registre historique de la correspondance intéressant le personnel et le matériel du bâtiment – 13 mai 1914  / 20 oct. 1919 – , note n° 38 : Commandant-Lucas – S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 109, p. num. 1265 à 1267).
 
   « n° 38 – 3 février 1916.
 
                                                                      à Monsieur le Capitaine de Frégate,
                                                               Commandant la 1re Escadrille de torpilleurs.

 
   Commandant,
 
   Le 2 février 1916, à 2 h 50 du matin, après être sorti de Durazzo avec un convoi, le Commandant-Lucas recevait par T.S.F. du Commandant-Bory l’ordre de croiser au large du cap Laghi et de piloter les navires entrant à Durazzo.
   Les instructions générales pour ce pilotage, qui m’avaient été données verbalement le 27 janvier par le Chef d’État-major du Contre-amiral commandant la Division d’exploitation, prescrivaient de laisser les bâtiments connaissant bien l’entrée de Durazzo entrer seuls et de piloter seulement les autres.
    A 6 h 50, le Commandant-Lucas était à environ 3 milles dans l’Ouest de Laghi. Il y avait à ce moment là sept vapeurs en vue entre le S.-O. et l’O.S.-O.  
   Dans le S.-O., deux navires italiens, Molfetta et Melo, en ligne de file. Le Molfetta me dit qu’il n’a pas besoin de pilote et continue sa route pour passer à un mille environ du cap Laghi.
   Fait route alors pour reconnaître un groupe de deux autres bâtiments en ligne de file. Ce sont les deux bâtiments anglais (pavillon de guerre) Gazelle et Fauvette. La Gazelle me dit qu’il connaît l’entrée et n’a pas besoin d’être piloté.  
   Mis le cap sur le 3e groupe de bâtiments composé de trois chalutiers français en ligne de file. Le bâtiment de tête, le Pétrel, me dit que si rien n’a changé depuis deux jours, il connaît l’entrée et n’a pas besoin d’être piloté.
   A ce moment là, la Gazelle et la Fauvette me paraissant, de loin, faire une route trop Nord, je me dirige sur eux en donnant l’ordre de hisser le signal international
J.D. (« Vous faites route sur danger. »). Avant que cet ordre ait pu être exécuté, le bâtiment de tête (Gazelle) vient sur la droite, le cap sur les falaises blanches, au N. 50 E. environ. Cette route faisant parer tous les dangers, je ne m’occupe plus de ces deux bâtiments. Je reviens alors élonger la ligne des chalutiers français et fait route pour la contourner par l’arrière. Je demande au Miquelon, qui est le dernier de la ligne, le nom du 2e bâtiment ; il me répond que c‘est le Jean-Bart.
   La situation de la ligne des chalutiers pendant que je l’élongeais et la contournais m’a paru être la suivante, vers 7 h 45 : à six milles environ dans l’O. S.-O. du cap Laghi, route au N. 50 E. En tête, le Pétrel ; à six ou huit cents mètres derrière, le Jean-Bart ; loin derrière, à douze ou quinze cents mètres, le Miquelon.
   Pendant que j’élongeais et contournais la ligne de chalutiers, je me préoccupais d’une fumée qui m’avait été signalée dans le N.-O. un instant auparavant, et j’apercevais la mâture d’un croiseur à trois cheminées. Les signaux de reconnaissance faits au projecteur à 7 h 48 par ce croiseur m’indiquaient que ce devait être le Topaze.
   Ayant été prévenu que le Topaze avait hissé un signal de jour que l’on ne pouvait distinguer, je mis le cap au N.-O. pour me rapprocher de lui. Il était 8 h.
   A 8 h 04, une violente explosion se produisit à deux quarts environ sur l’arrière de mon travers. En me retournant, je vis une haute gerbe d’eau et de fumée noire qui enveloppait la partie arrière du Jean-Bart. 40 secondes après environ, ce bâtiment coulait et, à 8 h 05, on ne voyait plus rien sur l’eau, tandis que persistait pendant plusieurs minutes le nuage de fumée noire. Ce nuage m’a fait supposer que l’explosion avait dû être celle d’une mine. Je devais être à ce moment à une distance du Jean-Bart que j’ai estimée à deux milles environ ; un relèvement m’a permis de fixer à peu près la position de ce que je supposais être des mines, et c’est ce renseignement que j’ai envoyé par T.S.F. au Commandant-Bory, au Marceau et au Vittorio-Emmanuele.
   Aussitôt après l’explosion, j’avais fait ordonner l’alerte aux pièces et fait mettre le canot en dehors. Mais, supposant que le Pétrel pouvait suffire pour sauver les hommes qui auraient survécu, et voyant le Miquelon changer de route et venir à droite, j’ai fait suspendre les préparatifs d’armement du canot et suis venu donner à la voix des ordres au Miquelon sur la route à faire pour aller m’attendre à un mille à l’Ouest du cap Laghi, où je l’aurais rejoint pour le piloter, à l’entrée de Durazzo.
   Vers 8 h 45, je me sépare du Miquelon pour rallier le Commandant-Bory que j’aperçois dans le Sud, faisant route au Nord. Je m’aperçois alors que le Pétrel continuait sa route sur Durazzo. Je mets le Commandant-Bory au courant de la situation en lui signalant à bras :
« Chalutier Jean-Bart a sauté à 8 h 05 à 4 milles Ouest cap Laghi. Le Pétrel, qui était son chef de groupe, ne paraît pas être resté sur les lieux. Pourrait-on demander à Durazzo envoyer vedette faire recherches ? Il me paraît indispensable que bateaux entrant ou sortant passent à ranger cap Laghi... J’ai donné ordre à Miquelon faire route Est, puis passer un mille cap Laghi. Je vais le piloter. »
  A 9 h 10, le Commandant-Bory me signale : « Vais conduire Miquelon. Restez en surveillance. »
  A 10 h, sur l’ordre qui m’a été donné par T.S.F. par le Commandant-Bory, je mets le canot à la mer et l’envoie explorer les lieux où s’était produit l’accident.
   A midi, le canot me paraissait n’avoir rien trouvé (il était à la voile et n’avait à aucun moment amené la voilure), fait route pour le rallier
   A 12 h 45, pendant que l’on hissait le canot, deux
drifters anglais que l’on apercevait dans l’O.N.-O. ouvrent le feu et hissent le signal indiquant la présence d’un sous-marin. Fait route  aussitôt à grande vitesse sur un point noir que l’on aperçoit dans le voisinage des points de chute des projectiles.
   Au moment où je me préparais à ouvrir le feu, on s’aperçoit que ce point noir était un homme faisant des signaux. Bien que sa position soit très à l’Ouest du point où a sauté le Jean-Bart, je suppose que cet homme est un des naufragés ; je change légèrement de route en donnant des coups répétés de sifflet à vapeur, et je passe à la portée de voix des
drifters anglais pour leur faire cesser le feu et leur dire que ce sont des hommes à la mer sur lesquels ils tirent. J’aperçois en même temps deux hommes sur une épave et je fais amener le youyou pour les recueillir. Ces sont les nommés Gosselin, second du Jean-Bart, et Blondel, gabier. Le point où je les ai recueillis est à près de quatre milles dans l’Ouest de celui où le bâtiment a sombré.
   Le Commandant-Bory sortant à ce moment de Durazzo, je laisse les deux
drifters anglais continuer les recherches et je fais route pour me rapprocher du Commandant-Bory et le mettre au courant de la situation et l’informer le plus tôt possible que l’un des hommes du Jean-Bart (le second Gosselin) affirme que c’est un sous-marin qui a coulé son bâtiment.
   Cet homme m’a en effet affirmé avoir vu, très peu d’instants après avoir pris le quart sur la passerelle, un kiosque de sous-marin émerger et disparaître à 4 ou 500 mètres par le travers tribord du Jean-Bart, quelques secondes à peine avant l’explosion de la torpille.
   Après en avoir reçu l’ordre du Commandant-Bory, j’ai fait route sur Brindisi, où je suis arrivé vers 16 h 30. Les deux naufragés ont été conduits à bord du Marceau. »

   ___________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 19-12-2009 à 23:20:14
n°23048
Terraillon​ Marc
Posté le 20-12-2009 à 00:32:54  profilanswer
 

Bonjour
 
Voici une image du JEAN BART (qui ne ressemble pas à un cargo..) ou JEAN BART II
 
http://www.navires-14-18.com/photos/J/JEAN_BART_CBVN_1w.jpg
 
A bientot  :hello:


Message édité par Terraillon Marc le 20-12-2009 à 00:33:22

---------------
Cordialement
Marc TERRAILLON
 
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°33755
Rutilius
Posté le 26-01-2012 à 22:35:41  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
   — REBOURS Yves Marie, né le 13 janvier 1871 à Pordic (Côtes-d’Armor) et décédé le 29 juin 1924 à ... (...), Premier maître de manœuvre des équipages de la Flotte, Matricule n° 2.495 – Binic. Fils d’Yves Marie REBOURS, charpentier, et de Marie Anne Françoise GUYOMART, « ménagère ». (Base Léonore, Dossier LH/2280/9)
 
   Chevalier de la Légion d’honneur (Arr. 7 nov. 1920, J.O. du 9) pour compter du 16 juin 1920 avec la citation suivante :
 
   « Premier maître REBOURS, Yves, Marie, Binic n° 2.495 : " Modèle de courage et de dévouement. S’est particulièrement distingué lors du torpillage du Jean-Bart. Une citation." »
 
   ________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.
 


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