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Auteur Sujet :

BARBUE - Patrouilleur.

n°8819
Rutilius
V. infra.
Posté le 14-09-2008 à 23:22:10  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
   Lu dans Ouest-Eclair - éd. de Nantes - n° 5591 du 24 novembre 1917, p. 4 :
 
   " Récompenses à des équipages. - Sont cités à l'ordre de l'armée : [...] - Le patrouilleur Barbue : grace au courage et au sang froid déployés par le commandant, admirablement secondé par tout son équipage, et bien que privé momentanément de son artillerie par suite d'avarie, a réussi à mettre en fuite un sous-marin ennemi attaquant au canon un bâtiment de commerce et à ramener ce bâtiment au port, après avoir fait réintégrer le bord à tout l'équipage."
 
   Le récit de cette action a été fait dans les termes suivants par le commandant Emile VEDEL (Quatre années de guerre sous-marine, éd. Plon-Nourrit et Cie, Paris, 1919, p. 274) :
 
   " Le 22 octobre [1917], le chalutier Barbue (premier maître de timonerie LE BORGNE) se trouvait en patrouille dans le voisinage des roches Douvres, à l''ouest de Jersey, lorsque, vers 7 heures du matin, il entendit des coups de canon et aperçut un pauvre vapeur qui passait par là. Le commandant met aussitôt le cap dessus, et découvre vite le sous-marin qui se livrait à ce petit jeu. Ayant lâché un pigeon pour indiquer sa position, il ouvre le feu à 5000 mètres. Mais, après quelques coups, le canon est immobilisé par un enrayage, juste comme l'ennemi commence à riposter. Cela n'empêche pas la Barbue de continuer à courir droit dessus, décidée à l'aborder si la pièce ne peut pas être remise en état. Elle le fut d'ailleurs à temps, et le tir reprit avec une précision qui obligea le sous-marin à plonger. Arrivé près du vapeur, notre brave petit chalutier reconnaît le s.s. Aiskorimendi, de Bilbao, que son équipage s'était hâté d'abandonner. Après avoir lâché un second pigeon, pour prévenir de ce qui se passait, le commandant LE BORGNE se met à la recherche des Espagnols. Deux heures plus tard, il les retrouvait, empilés à vingt-six dans un canot, et, par son attitude énergique, les décidait à rembarquer et à faire route sous sa protection pour Saint-Malo, où ils rentraient le même soir."
 
   Bien à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 15-09-2008 à 09:56:29
n°8832
Ar Brav
Posté le 15-09-2008 à 09:38:28  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
BARBUE Patrouilleur ex-chalutier espagnol (1916-1919)
 
Chantier :
 
Cook Welton & Gemmell, Hull, Grande-Bretagne.  
Commencé : 1890 ?
Mis à flot : 1890
Terminé : 17.10.1890
En service : 1916 (MN)
Retiré : 1919 (MN)  
Caractéristiques : 149 t ; 48 tjn ; coque en fer ; 30,35 x 6,15 x 3,25 m (100,3 x 20,2 x 10,8 pieds) ; TE 11,10 pieds ; 1 machine alternative à triple expansion à 3 cylindres construite par CD Holmes & C° de Hull, Grande-Bretagne, de 45 NHP.
Armement : I ou II de 75 mm ou 90 ou 100 mm, I de 47 mm sur les unités plus petites. Parfois armement ASM.
 
Observations :
 
Chalutier espagnol Zenobia construit en 1890 en Grande-Bretagne lancé sous pavillon anglais, chantier numéro 55.
1905 : renommé Historia
1906 : renommé Zenobia, sous pavillon espagnol
1916 : acheté par la Marine française et renommé Barbue, affecté à Cherbourg. La France achètera 98 bateaux de pêche en Espagne
22.10.1917 : malgré un avarie d’artillerie, met en fuite un sous-marin ennemi qui attaquait le navire de commerce espagnol Aiskorimendi, de Bilbao
21.10.1919 : vendu au civil
1930 : inscrit au Lloyd’s Register, armateur E. Leveau de Dieppe
01.01.1938 : inscrit au Lloyd’s Register et à l’Annuaire de la Marine Marchande, Edmond Leveau, armateur
1943 : idem, toujours sous le nom de Barbue
24 ou 27.07.1943 : saute sur une mine et se perd près de l’ile de Ré.
 
Tout renseignement est le bienvenu, merci par avance.
 
Cordialement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°10157
Rutilius
V. infra.
Posté le 04-11-2008 à 00:40:45  profilanswer
 

   Bonjour Franck,
 
   21.10.1919 : vendu au civil.
 
   La vente - qui était fort probablement une vente aux enchères publiques placée sous la présidence du Préfet maritime ou de son représentant - eu effectivement lieu à cette date. Elle se tint à 14 heures, à la Préfecture maritime de Cherbourg. Furent alors mis en vente les 12 " chalutiers " suivants :
 
     - Barbue, 145 t. , visible au port de Cherbourg ;
 
     - Capelan, 146 t. , visible au port de Cherbourg ;
 
     - Cerf, 303 t. , visible au port de Cherbourg ;
 
     - Crocodile, 156 t. , visible au port de Cherbourg ;
 
     - Dain, 156 t. , visible au port de Cherbourg ;
 
     - Damier, 154 t. , visible au port de Cherbourg ;
 
     - Orient, 285 t. ;
 
     - Maki, 270 t. ;
 
     - Bégonia, 197 t. ;
 
     - Orchidée, 1.200 t. ;
 
     - Roitelet II, 430 t. ;
 
     - Sansonnet, 460 t.
 
(Ouest-Eclair, éd. de Caen -, n° 4241, 18 oct. 1919, p. 4, en rubrique Nouvelles maritimes, sous-rubrique Marine de guerre).
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 04-11-2008 à 00:43:04

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