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Auteur Sujet :

La perte du Suffren (26.11.1916)

n°16108
olivier 12
Posté le 04-05-2009 à 13:34:10  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Bonjour à tous,
 
Une belle CP du SUFFREN au mouillage dans la baie de Villefranche
 
http://img147.imageshack.us/img147/5567/suffren.jpg  
 
Cdlt


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olivier
n°16166
lulu30
Posté le 05-05-2009 à 16:07:10  profilanswer
 
n°16168
lulu30
Posté le 05-05-2009 à 16:10:38  profilanswer
 

Bonjour,trouvez ci-dessus la photo du carnet de bord de mon père (Georges Gaston Miho) ou apparaissent les dates exactes des combats.
Cordialement.

n°16195
lulu30
Posté le 06-05-2009 à 20:44:31  profilanswer
 

A l'aide nous n'arrivons pas à mettre la photo du carnet de bord comment faire?!!!!!!!
merci d'avance

n°16196
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 06-05-2009 à 22:22:30  profilanswer
 

Lulu,
Je vous envoie une réponse en messagerie privée.
Cdlt
Yves


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et autres thèmes d'histoire maritime.
n°16772
olivier 12
Posté le 21-05-2009 à 11:38:12  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Un document particulièrement intéressant : la traduction du KTB de Hans Walther, commandant de l'U 52, relatant le torpillage du SUFFREN.
 
SUFFREN
 
26/11/16
 
Vent d’W. Brume. Visibilité réduite. Stoppé à 05h25.
Mouvements dans tanks 3 et 4 pour améliorer l’assiette.
Avions rencontré un vapeur dans la nuit. Pluie faible. Se lève le soir. Partiellement couvert.  Bonne visibilité
Vent WNW force 5. Houle de nord.  
Sur l’avant, aperçu les hauts mâts d’un navire de guerre route au nord.
Grand navire de guerre type cuirassé.
Grand navire avec mâts droits  et deux cheminées identiques et droites près du mât avant.
Sans doute croiseur de la classe FORMIDABLE  
(nota : croiseur anglais)
Vitesse estimée 12 nœuds. Route droite.
Pas de risque d’être dérangé.
Mis en route en avant. Commencé préparation armement avant.
Tubes 1 et 2 armés. Préparation à l’attaque. Réduit la vitesse.
Houle se creusant, avec écume. Avec ces manœuvres, pas sûr de pouvoir attaquer l’animal par le flanc. Réduit vitesse de moitié. Il y a danger que cette route nous rapproche trop.
En raison de cela je me dirige avec un angle plus ouvert. En même temps, je préfère garder de la réserve.
Tubes 3 et 4 parés.
Accélération. Ouverture du clapet de remplissage d’eau du tube. Le bateau roule. Sorti le périscope. Ennemi à 1 mille. Réglé la profondeur d’attaque et route de la torpille du tube 2.
Je dois compter sur le fait qu’il m’a sans doute vu et que si je reste dans la même position je peux me faire avoir après le premier tir.
 
Suit une phrase malheureusement incompréhensible : « si on continue, à la fin, il émerge.... »
 
Lancé avec le tube n° 2
 
Viré de bord. Vitesse 11 nds. Plongé à 20 m
On entend un grincement le long du bord.
Sorti le périscope à moitié. Rien vu. Trop sombre.
Aperçu une rangée de lumières.  
Mis en route à 11 nds. Tour circulaire avec le périscope.
Sur l’arrière gauche bâbord grand emplacement tout plat couvert de suie. Sinon, rien à voir.
Fait surface. Ouvert le panneau d’écoutille du kiosque. Après ce tir, on voit seulement un nuage de fumée qui se dissipe dans le vent.
 
Je m’explique les faits de cette façon :
 
Le tir a réussi. Il a provoqué une forte explosion à l’intérieur du navire qui a coulé instantanément. Il est allé au fond comme une épave.
Nous avons touché un morceau de l’épave (nota : ce qui a provoqué le grincement entendu le long de la coque)
 
Sur les lieux, nous n’avons trouvé qu’un morceau de toile et de vêtement accroché au  mât.
 
Cette relation est fort intéressante car Hans Walther décrit minute après minute le déroulement de l’action, avec des réflexions qui montrent tout le stress de la chasse…
 
Un autre commentaire viendra s'ajouter dans quelques jours à ce document. C'est le compte rendu de l'interrogatoire du commandant Hans Hermann Wendlandt, de l'UC 38, qui donne quelques indications sur les torpillages des navires de guerre.  (voir fiche UC 38 Sous-marin allemand)
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 16-12-2009 à 09:39:14

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olivier
n°16857
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 22-05-2009 à 21:16:49  profilanswer
 

Bonsoir Lulu, bonsoir à tous
Ci-dessous le document que sans y parvenir Lulu voulait nous faire partager : le livret militaire de Georges Gaston Miho.
Cordialement
Yves (pour Lulu)
 
http://img6.hostingpics.net/pics/350455P010509_13.07_01_.jpg


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n°16899
lulu30
Posté le 23-05-2009 à 09:23:54  profilanswer
 

Bonjour à tous , je tenais à remercier Yves pour son aide si précieuse .C'est la photo d'une page du carnet de bord de mon père , si certaines informations vous intéressent  n'hésitez pas à me contacter.
Cordialement

n°19329
dbu55
Posté le 09-08-2009 à 00:40:25  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous,
 
D'autres marins du SUFFREN :
 
Décédés lors de la perte du navire (Non encore cités) ::
 
ANTOMARCHI Etienne né le 18/01/1890 à Loreto-di-Casinca (Haute-Corse), Quartier Maître Timonier - Décédé le 26/11/1916 (26 Ans) - A Bord du SUFFREN  - Disparu en mer  Son nom figure sur le Livre d'Or des Corses tombés au Champ d'Honneur concernant la commune de Loreto-di-Casinca
 
CAITUCOLI Paul Joseph né le 24/12/1894 à Argiusta-Moriccio (Corse-du-Sud), Matelot de 2ème Classe Canonnier - Décédé le 26/11/1916 (21 Ans) - A Bord du SUFFREN - Disparu en mer
 
GRAFFION Emile né le 08/08/1885 à Lorient (Morbihan), Quartier Maître Torpilleur - Décédé le 26/11/1916 (31 Ans) - A Bord du SUFFREN - Disparu en mer
 
JAOUEN Yves né le 24/05/1884 à Plouzévédé (Finistère), Quartier Maître Chauffeur - Décédé le 26/11/1916 (32 Ans) - A Bord du SUFFREN - Disparu en mer - Son nom figure sur sur le monument aux morts de Plouzévédé (Finistère)  
 
KERSERHO Joseph Jean Marie né le 11/04/1896 à Etel (Morbihan), Matelot Sans Spécialité - Décédé le 26/11/1916 (20 Ans) - A Bord du SUFFREN  Disparu en mer    
 
VEILLET Emile Henri né le 18/08/1890 à Brest (Finistère), Quartier Maître Canonnier - Décédé le 26/11/1916 (26 Ans) - A Bord du SUFFREN - Disparu en mer
 
Tués dans l'action du 18/03/1915 (au Dardanelles) :
 
HOUGARD François Marie Célestin né le 07/09/1891 à La Turballe (Loire-Atlantique (Loire-Inférieure en 1914)), Matelot de 2ème Classe Gabier Breveté - Décédé le 18/03/1915 (23 Ans) - A Bord du SUFFREN - Tué à l'ennemi - Son nom figure sur le monument aux morts de La Turballe (Loire-Atlantique)  
 
LE MALLET René François Marie né le 19/08/1897 à Lannion (Côtes-d'Armor (Côtes-Du-Nord en 1914)), Matelot de 1ère Classe Canonnier - Décédé le 18/03/1915 (17 Ans) - A Bord du SUFFREN – Tué par un obus ennemi dans la casematte babord arrière
 
Morts de maladies :
 
ALLAIN Yves Marie Guillaume né le 29/08/1899 à Plouézec (Côtes-d'Armor (Côtes-Du-Nord en 1914)), Matelot de 2ème Classe Sans Spécialité - Décédé le 19/07/1915 (22 Ans) - A bord du navire Hôpital DJURJURA à Moudros (Grèce) de Maladie - Son nom figure sur le monument aux morts de Plouézec (Côtes-d'Armor)  
 
DES MICHELS Jean Marie Louis né le 14/01/1897 à Nice (Alpes-Maritimes), Apprenti marin  - Décédé le 07/07/1915 (18 Ans) - A bord du navire Hôpital DJURJURA en rade de Moudros (Grèce) de Dysenterie - Son nom figure sur le monument aux morts de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) – Inhumé au Cimetière militaire Français de Seddul-Bahr - Tombe N°247  
 
FAVÉ Jean né le 14/01/1888 à Plouider (Finistère), Quartier Maître Chauffeur - Décédé le 11/08/1915 (27 Ans) - A Bord du SUFFREN en rade de Moudros (Grèce) de Dysenterie - Son nom figure sur le monument aux morts de Plouider (Finistère) – Inhumé au Cimetière militaire Français de Seddul-Bahr - Tombe N°665  
 
PEUVION Albert Eugène Maurice né le 24/05/1892 à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), Matelot de 2ème Classe Torpilleur - Décédé le 23/07/1915 (23 Ans) - A Bord du SUFFREN en rade de Moudros (Grèce) de Dysenterie - Son nom figure sur le monument aux morts d'Outreau (Pas-de-Calais) – Inhumé  Cimetière militaire Français de Seddul-Bahr - Tombe N°776  
 
VIEULLE Clément Georges né le 09/11/1866 à Rochefort (Charente-Maritime (Charente-Inférieure en 1914)), Premier Maître Commis - Décédé le 13/07/1916 (49 Ans) à l’hôpital Lazaret  de la Pointe Mikra à Salonique (Grèce) de Grippe
 
Cordialement
Dominique  


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°21948
dbu55
Posté le 14-11-2009 à 15:45:49  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Un autre marin du SUFFREN :
 
LUPIS Jean Antonie né le 28/04/1884 à Marseille (Bouches-du-Rhône), Matelot de 2ème Classe Cuisinier- Décédé le 26/11/1916 (32 Ans) - A Bord du SUFFREN  - Disparu en mer  
 
Cordialement
Dominique  


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°21998
Rutilius
Posté le 17-11-2009 à 11:00:57  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
   L’Ouest-Éclair – éd. de Caen –, n° 6250, Lundi 11 décembre 1916, p. 4, en rubrique « Dernière heure » :
 
                                             « Le personnel du Suffren débarqué avant le départ du cuirassé
 
   BREST, 10 décembre. ― De notre correspondant particulier. ― La préfecture du 2e arrondissement nous communique la liste du personnel débarqué du Suffren, le 14 novembre 1916, avant le départ du cuirassé pour Lorient.
   Nous donnons cette liste en publiant pour chaque homme : 1° nom et prénom ; 2° grade et spécialité ; 3° quartier d’inscription.
 
   Aspar Michel, mat. fus., Port-Vendres.
 
   Barges Ange, mat. gab., Martigues ; Basty Toussaint, mat. canonn., Audierne ; Baud Jean, mat. canonn. ; Bertin Eugène, mat. canonn., Fécamp ; Blanquart Lucien, mat. canonn., Dunkerque ; Bollenguier Georges, mat. gab., Dunkerque ; Bonval Augustin, mat. canonn. ; Bonnière Pierre, mat. canonn., Boulogne ; Bourgeois Louis, mat. sans spéc., Saint-Pierre-et-Miquelon ; Bourhis François, q.-m. canonn. ; Briand William, q.-m. man., Caen.
 
   Cabanes Denis, q.-m. méc. ; Carraciolo Marie, mat. élect.
 
   Danigo Valentin, mat. aide-canonn., Lorient ; Dehaut Jules, mat. canonn. ; Diard Albert, mat. canonn. ; Didier Georges, mat. fus. ; Dubernet Simon, mat. boul.-coq ; Dupont du Vieux Pont Louis, mat. sans spéc.
   
   Floury Constant, mat. timon., Paimpol.
 
   Guillot Fernand, mat. boul.-coq ; Guillermin Jean, mat. méc. ; Guillou Pierre, mat. aide-canonn., Quimper ; Gourvennec Joseph, q.-m. élect. ; Groseil Alexandre, 2e m. méc., Saint-Nazaire.
 
   Hamel Edouard, mat. aide-canonn. ; Herriot Jules, mat. fus.
 
   Jarrys Raymond, mat. boul.-coq; Joly René, mat. sans spéc., Fécamp ; Jumentier Marcel, mat. aide-canonn.
 
   Kerdavid Louis, q.-m. tim. ; Kerrest Pierre, mat. aide-canonn., Audierne.
 
   Lagathu Jean, q.-m. fus. ; Lanoy Lucien, m. canonn. ; Le Bot Paul, mat. méc. ; Lecerf Edouard, mat. tim. ; Lecut Marcel, mat. canonn. ; Lannou Jean, 2e m. man., Lannion ; Le Menu Louis, 2e m. canonn., Brest ; Lévêque Marie, mat. gab. ; Le Saout Pierre, 2e m. four. ; Labbé Gustave, mat. canonn. ; Losser Jean, mat. canonn.
 
   Madonnet Avril, mat. méc. ; Maurin Albert, mat. sans spéc. ; Michel Gaston, mat. gab., Cannes ; Milan François, mat. fus. ; Molinier Louis, mat. s. spéc., Agde ; Morand Jules, maître d’hôt. ; Morillon Jean, mat. aide-canonn., Concarneau.
 
   Nalin Louis, mat. s. spéc., Cannes.  
 
   Orsini François, mat. s. spéc., Marseille ;
 
   Padellec Léon, 2e m. canonn. ; Phuez Jean, q.-m. canonn. ; Poitevin Florent, mat. canonn., Île-de-Ré ; Prebois Marcelin, q.-m. canonn.
 
   Rebourgeon Jules, q.-m. inf., Toulon ; Renaud Hippolyte, m. canonn. ; Reverand Constant, mat. canon. ; Roger Auguste, mat. élec.
 
   Sancéo Julien, mat. canonn. ; Servel Alain, q.-m. fus. ; Sirach Jean, mat. canonn.
 
   Tréguier Victor, q.-m. élect.
 
   Vasseur Auguste, mat. canonn. »

   _________________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°22894
olivier 12
Posté le 15-12-2009 à 15:43:49  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Un complément sur le torpillage du SUFFREN avec ce récit de l’amiral Arno Spindler, écrit d’après le KTB de Hans Walther (voir post du 21/05/2009) Mais ce récit est plus clair et comporte des détails supplémentaires.
 
« 26 Novembre

08h30 du matin

Position 39°10 N 10°48 W  à hauteur de Lisbonne.
Vent de NW force 5. Grosse houle
 
Grand bâtiment à deux cheminées que je prends pour un cuirassé de la classe FORMIDABLE.
Pas d’escorte et route rectiligne. Manœuvré pour l’attaquer par l’avant, mais la grosse houle ne permet pas de tenir l’immersion à petite vitesse.
Mis à demi-vitesse, mais je risque d’être trop près. Changé de route pour attaquer avec une forte incidence, en gardant de la réserve pour lancer avec le tube arrière en gyro-déviation.
 
Au remplissage des tubes, le sous-marin devient lourd de l’arrière et le kiosque sort de l’eau à 500 m du but. J’envoie tous les hommes à l’avant pour maintenir l’immersion de combat.
 
08h56
 
Lancé torpille par le tube d’étrave n° 2. Je crains d’avoir été vu et prends l’immersion à 20 m en abattant sur la droite.
18 secondes plus tard, première détonation claire, suivie d’une seconde qui ébranle fortement le navire. Remonté à 12 m pour voir ce qui se passe, mais il se produit un grincement contre la coque et il est impossible de manœuvrer le périscope qui reste sorti à moitié. Redescendu à 20m.
 
Aucun bruit n’étant plus perceptible, remonté et effectué un tour d’horizon. Grosse tache claire sur la mer couverte de suie.
 
09h03
 
Fait surface et ouvert le panneau du kiosque. On ne voit qu’un nuage d’explosion que le vent emporte.
 
Je m’explique ainsi l’événement :
 
L’explosion de la torpille a fait exploser le cuirassé qui a coulé instantanément et le sous-marin l’a frôlé pendant qu’il coulait. Il y a des vestiges de cette rencontre :
 
- enfoncement sur le pont
- fortes rayures sur le périscope arrière
- morceau de fer provenant d’un projectile de gros calibre sur le pont
- morceaux de vêtement en toile à voile sur les supports de pare-mines
- morceau de bonnet bleu avec une rayure rouge sur le mât avant
(Ces deux vêtements sentent le roussi)
 
Nous cherchons pendant une demi-heure des survivants, mais ne trouvons rien. Continué notre route.
 
Plus tard, j’ai su que c’était le cuirassé français SUFFREN, 12730 t avec 655 hommes d’équipage. »
 
Le 30 Novembre, l’U 52 interceptera le KEDIRI et remorquera ses 4 embarcations vers la terre. Le KEDIRI sera en fait coulé le lendemain par l’U 47.
 
Le 9 Décembre, il capturera le voilier EMMA LAURANS, qu’il coulera le 10, et ira déposer son équipage aux Canaries (voir récit à la fiche EMMA LAURANS)
 
Epilogue
 
Si les Français ne connaîtront le sort du cuirassé qu’après la guerre, l’Etat-Major de la Marine saura en réalité très vite ce qui s’était passé.
 
Voici une note confidentielle de l’Amiral Lacaze au Ministre de la Marine et envoyée dès Avril 1917
 
« Le cuirassé SUFFREN a été coulé le 26 Novembre dernier vers 08h00 ou 09h00 du matin par un sous-marin ennemi qui a réussi à s’approcher de lui en plongée sans être aperçu.
Une explosion formidable se produisit qui laisse à penser que la torpille a touché une soute à munitions.
Vers 10h00 du matin, le vapeur INCHWOZE, passant sur les lieux du sinistre n’a rencontré que de nombreuses épaves.
Aucune des personnes présentes à bord n’a pu être recueillie.
 
En conséquence j’ai l’honneur de prier Monsieur le Ministre de bien vouloir, par application de l’article 88 du code civil, décider qu’il y a disparition des 648 officiers, officiers mariniers et matelots figurant sur la liste d’équipage établie le 23 Mars par le chef du service de la solde de Brest. »
 
Autre note de Mars 1918
 
envoyée par la 1ère section au Chef d’Etat-Major Général et qui indique que le numéro même du sous-marin était connu.
 
Urgent et confidentiel
 
« J’ai l’honneur d’attirer votre attention sur l’article ci-joint paru dans le journal « OUI » du 2 Mars 1918, relatif au torpillage du SUFFREN par le sous-marin allemand U 52 dans lequel on relève le passage suivant :
 
Dès son arrivée aux Canaries, le commandant de l’U 52 télégraphia à son gouvernement qu’il avait coulé un cuirassé anglais.
 
Il serait désirable que vous convoquiez le capitaine de vaisseau Voitoux, auteur de cet article, pour qu’il indique la source d’où provient ce renseignement : journal ou opuscule allemand, ou bien indiscrétion.
 
Dans ce dernier cas, l’auteur de l’indiscrétion serait le vice-amiral de Lapeyrère.  
 
Il est regrettable que de semblables articles ne soient pas soumis au préalable à la censure du service d’information de la Marine. »
 
De toute évidence, on avait quelques espions aux Canaries et la Marine ne souhaitait pas que cela se sache. Je ne pense toutefois pas que le Capitaine de Vaisseau Voitoux ait été (malgré son nom  :) ) un espion.
Cet officier, ancien chef d'Etat-Major du 4e arrondissement maritime (Rochefort) en 1914, avait été versé dans la réserve en Avril 1916. (source Geneamar)
 
Mais il y avait comme du règlement de compte dans l’air, entre amiraux.
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 16-12-2009 à 09:31:27

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olivier
n°23660
bosco
Posté le 20-01-2010 à 20:13:04  profilanswer
 

Bonjour,
Je me présente Jean  
Arrière petit fils d' Henri Julou 1er maitre sur le cuirassé SUFFREN
Ancien appelé dans la marine J'ai depuis très jeune recherché des photos et des informations sur le cuirassé
SUFFREN J'ai de nombreuses cartes postales. (dont une envoyée)
Je n'ai découvert ce site qu'aujourd'hui et je suis comme d'autres très surpris par le nombre de personnes qui s'y intéressent.
Une précision sur mon aïeul Sa fonction était BIDEL ou Capitaine d'armes sur le cuirassé.
J'ai une photographie j'espère qu'elle passera:
Je n'ai pas trouvé de référence au livre : "L'agonie du SUFFREN" de Pierre BEARN édité en 1937 aux éditions :
"NOUVELLES EDITIONS LATINES".
Cet ouvrage un peu romancé rapporte les dernières journées du cuirassé et sont en accord avec vos descriptifs. J'en possède un exemplaire.
Merci de tout ce travail de mémoire.
Kénavo
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6615/Henry%20JULOU.jpg

n°23667
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 20-01-2010 à 22:21:21  profilanswer
 

Bonjour Jean
Mes respects au bidel !
Cet ouvrage est mentionné là :
http://www.histomar.net/GSM/htm/suffren.htm
Cdlt
Yves


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et autres thèmes d'histoire maritime.
n°23675
bosco
Posté le 21-01-2010 à 13:08:37  profilanswer
 

Bonjour, Yves
Quelle réactivité !!!
C’est vrai qu’il a de l’allure le « patron ».
Au sujet du livre :
Je me suis mal exprimé ; Je connais l’ouvrage de Mr BEARN et suis capable de le retrouver dans les différents sites qui font référence au SUFFREN.
Ma remarque portait sur le fait que dans ce forum il n’était pas commenté.
Mr Pierre BEARN a pour la rédaction de son livre fait de nombreuses recherches.
L’époque de ses recherches (1930-1937) lui a permis de rencontrer et d’échanger des correspondances avec les personnes ayant des informations sur la disparition du SUFFREN.
Dans son ouvrage il pose des questions intéressantes.
Comme l’écrit OLIVIER 12 au dessus il semble en effet qu’il y avait de l’eau (de mer) dans le gaz entre les amiraux de l’époque.
 
(Aucune forme de polémique n’est recherchée. Juste un désire de compréhension des évènements qui on amené le SUFFREN à sa perte.)
 
En résumé de ses questions :
Pourquoi le SUFFREN a-t-il été renvoyé en atlantique alors qu’il était «a bout de souffle» ?
Pour quelle raison l’amirauté de l’époque a tardivement reconnu le torpillage ?
Aurait-on voulu à une époque ternir la mémoire du Commandant GUEPIN ?
Pourquoi aucune escorte n’a été affectée à ce bâtiment qui n’avançait plus qu’a 9 nœuds ?
 
Ci-joint deux courriers adressé a Pierre BEARN et un extrait de son livre.
Il ne m’est pas possible d’en vérifier l’exactitude ; C’est donc sans garantie d’authenticité que je les soumets à votre lecture.
 
Doc 1  Lettre du 23 septembre 1930 adressée a Pierre BEARN par l'Amiral DARRIEUS :  
« La réalité, et que nul n'ignorait, était que le SUFFREN, bâtiment déjà ancien vieilli, n'était pas a sa place dans la 3 escadre dont il retardait la marche par son insuffisante vitesse...
La navigation en Méditerranée était considérée comme la plus dangereuse ; par suite tous les bâtiments qui se rendaient en Atlantique étaient escortés !  
 
Doc 2  Lettre du 17 Janvier 1931 adressée à Pierre BEARN par l'Amiral Comte d'Adhémar :
 Lorsque GUEPIN se fut rendu compte de ce que valait l'unité qui lui é tait confiée, il dut éprouver une amère désillusion.
Après la campagne des Dardanelles le SUFFREN était épuisé.
Ce n'é tait plus qu'un infirme... Un bâtiment lent avait intérêt plus que tout autre à rester le moins longtemps possible a la mer; il était désirable que le SUFFREN fut dirigé sur l'un des deux arsenaux les plus rapprochés du Pirée : Bizerte ou Toulon, l'Amiral DARRIEUS ne cacha pas à l'Amiral DARTIGE DU FOURNET qu'il regrettait le voyage lointain imposé à ce vieux cuirassé sans vitesse, mais, en cette matière, la décision à prendre n'appartenait ni au commandant de l'escadre ni au commandant en chef.
 Le Ministre ayant seul en mains tous les éléments du problème et pouvant seul peser les nombreuses conditions à satisfaire y compris les risques, avait seul qualité pour donner un ordre. Celui qu'il donna était formel. Il n'y avait qu'à s'incliner La vitesse réduite du SUFFREN en faisait pour les sous-marins une proie facile.
 
Doc 3 Page 163
[Le 10 décembre 1916, à Nantes, quelques jours avant une messe qui devait célébrer la mémoire du commandant GUEPIN et de son équipage, la veuve du commandant reçut du Ministère de la Marine, cette singulière injonction :
«  Si vous ne supprimez pas le mot «torpillé» sur l'invitation que vous venez d'adresser à l'Amiral KERANDEN et à son Etat-major, défense sera faite aux officiers de marine d'assister au service. »]
 
Dans le plus grand respect des personnages et des personnalités de l’époque a-t-on de nouvelles informations sur les questions posées en 1937 ?
Kénavo
Jean
 

n°23782
demenageur​s
Posté le 26-01-2010 à 11:50:53  profilanswer
 

Second Maître Pierre Marie MALLÉGOL (canonnier)
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6645/01-01-2010 21;58;14.jpg

n°23895
Rutilius
Posté le 30-01-2010 à 15:06:35  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
   ■ Autres marins disparus avec le cuirassé Suffren, le 26 novembre 1916 :
 
    • Quartiers-maîtres :
 
    ― MICHEL Jean Marie, né le 20 juillet 1892 à Plourin (Finistère) et y domicilié, Quartier-maître fusilier, Matricule n° 97.445–2.  
 
    • Matelots :
 
    ― FOURNIER Julien Émile, né le 14 mai 1897 à Grand-Fort-Philippe (Nord) et y domicilié, Matelot de ... classe sans spécialité, Matricule n° 2.439 – Gravelines.
 
    ― LE PLUAT Joseph Marie, né le 19 mars 1891 à Plougoumelen (Morbihan) et y domicilié, Matelot de ... classe, Matricule n° 6.546 – Auray.  
 
    ― LE ROUX Jean, né le 26 mai 1887 à Loctudy (Finistère) et y domicilié, Matelot de 1re classe sans spécialité, Matricule n° 2.605–..
 
    ― NOU André Jérôme Joseph, né le 29 juillet 1890 à Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) et y domicilié, Matelot de 2e classe canonnier breveté, Matricule n° 2.190 – Port-Vendres.
 
    ― PADOVANI Auguste, né le 6 juin 1885 à Marseille (Bouches-du-Rhône) et y domicilié, Matelot de 3e classe torpilleur, Matricule n°  49.196–5.    
 
    • Apprentis marins :
 
    ― NOGUEROLLES Sauveur, né le 14 août 1894 à Alger (Département d’Alger, Algérie) et y domicilié, Apprenti-marin sans spécialité, Matricule n° 61.168–5.
   _________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 30-01-2010 à 15:07:06
n°23900
Rutilius
Posté le 30-01-2010 à 17:10:27  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
   Le Temps, n° 19.843, Jeudi 4 novembre 1915, p. 3, en rubrique « Marine » :
                                                                     
                                                                                     « Citations à l’ordre de l’armée.
 
   Sont cités à l’ordre de l’armée :
 [...]
   
   Bergasse du Petit-Thouars, capitaine de frégate, commandant en second du Suffren (*) : " N’a cessé, depuis le commencement  de la campagne, de montrer les meilleures et les plus solides qualités militaires, particulièrement sous le feu de l’ennemi, donnant ainsi un bel exemple." »
 
   (Citation vraisemblablement publiée au Journal officiel du 2 novembre 1915).      
   _______________________________________________________________
 
   (*) Lors de l'expédition des Dardanelles.
   ________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 30-01-2010 à 17:10:52
n°24133
dbu55
Posté le 14-02-2010 à 12:38:27  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Un marin mort pour la France sur le SUFFREN en 1915 :
 
TASSEEL Alfred Félix né le 08/11/1887 à Armentières (Nord), Second Maître Canonnier - Décédé le 18/03/1915 (27 Ans) - Tué à son poste de combat sur le SUFFREN  
 
Cordialement
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°25301
Rutilius
Posté le 08-05-2010 à 16:07:34  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
   Annales du sauvetage maritime (Société centrale de sauvetage des naufragés), 1er et 2e trim. 1917, p. 108 – Morts pour la Patrie (Cinquième liste)  – :
 
   « MORVAN (Pierre), sous-patron du canot de sauvetage de Trévignon (Finistère), embarqué à bord du Suffren, disparu avec ce cuirassé. »
 
   ― MORVAN Pierre, né le 25 juin 1878 à Trégunc (Finistère) et y domicilié, mort le 26 novembre 1916, « disparu en mer lors de la perte du Suffren », Matelot de 2e classe canonnier auxiliaire, Matricule n° 3.542 – Concarneau (Jug. Trib. Brest, 13 juill. 1917, transcrit à Brest, le 25 août 1917).
   _____________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 08-05-2010 à 16:07:46
n°25305
dbu55
Posté le 08-05-2010 à 18:12:23  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous,
 
Article du Nouvelliste du Morbihan N°87 des 12 - 13 avril 1915 - Rubrique Nos Marins sur Terre et sur Mer :
 
                                               LA BRAVOURE D'UN MARIN BRETON
 
Toulon - On annonce l'avancement de grade et les félicitations de la part de ses chefs, d'un quartier-maître du Suffren qui a sauvé le cuirassé d'une catastrophe en noyant, de sa propre initiative, avec un parfait sang-froid, la soute aux gargousses** où un obus avait mis le feu. Ce quartier-maître canonnier s'appelle François Lannuzel
* et il est originaire de St-Renan (finistère)

 
* pour rappel : LANNUZEL François Marie né le 07/02/1892 à Saint-Renan (Finistère), Quartier Maître Canonnier - Décédé le 26/11/1916 (24 Ans) - Disparu en mer a bord du SUFFREN  
 
**  Les gros obus de marine qui n'avaient pas de douilles (qui n'étaient que des ogives) avaient des gargousses de poudres comme propulseurs. Ces gargousses étaient des sortes de sacs contenant de l'explosif qui étaient introduitent après l'obus dans la chambre du canon. La gargousse était suivie d'une amorce (qui servait à enflammer la gargousse).
 
Cordialement
Dominique


Message édité par dbu55 le 20-07-2010 à 21:04:58

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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°27524
GENEAMAR
Posté le 16-09-2010 à 10:44:54  profilanswer
 

Bonjour à tous...,
 
Comte De DAVID-BEAUREGARD Marie Charles Stanislas
 
Né le 12 novembre 1880 à VILLEVIEILLE (Gard) - Décédé le 29 août 1950 à HYÈRES (Var).
Entre dans la Marine en 1898, Aspirant le 5 octobre 1901; port BREST. Au 1er janvier 1903, sur le cuirassé "IÉNA", Escadre de Méditerranée (Cdt Eugène VOIELLAUD). Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1903. Au 1er janvier 1904, port BREST. Au 1er janvier 1906, sur le "CALÉDONIEN", annexe à l'École de canonnage (Cdt Adrien Le TROTER). Officier breveté Canonnier. Le 1er mars 1906, chargé de l'instruction des Chefs de poste de T.S.F. de la Défense fixe de TOULON. Idem au 1er janvier 1909. Officier d'académie. Lieutenant de vaisseau le 5 novembre 1910. Au 1er janvier 1911, port BREST. Au 1er janvier 1912, sur le croiseur cuirassé "KLÉBER", Division navale d'Extrême-Orient (Cdt Paul GOUTS). Chevalier de la Légion d'Honneur. Au 1er janvier 1914, sur le cuirassé "SUFFREN", École des Électriciens (Cdt Auguste BEAUSSANT). Officier de tir sur ce même bâtiment au début des hostilités, il est cité à l'ordre de l'Armée navale en 1915 : "Officier de tir de grand mérite, possèdant une aptitude professionnelle remarquable, n'a cessé de faire preuve, au cours des divers combat, d'un sang-froid et d'une sûreté de coup d'oeil très remarquée et a su, à différentes reprises, obtenir promptement de l'artillerie du bâtiment un résultat décisif.". Croix de Guerre. Au 1er janvier 1918, port BREST. Capitaine de corvette le 26 septembre 1918. --- Capitaine de frégate le 25 septembre 1920. Au 1er janvier 1921, port BREST.
 [:geneamar:8]


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Cordialement. Malou
n°27621
falicounie
per tanta tina
Posté le 25-09-2010 à 18:15:44  profilanswer
 

En hommage à mon grand cousin Louis BAREU enfant de Falicon (06) disparu lors du nauffrage du Suffren
et à la mémoire de ma grand mére Tanta Tina qui a gardé le portrait de Louis accroché sur le mur de son salon toute durant toute sa vie.http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/7737/DSC06267.jpghttp://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/7737/DSC06267.jpg

n°27626
dbu55
Posté le 26-09-2010 à 11:53:10  profilanswer
 

Bonjour falicounie,
Bonjour à toutes et à tous,
 
Sur la fiche MDH de votre grand cousin, son nom est orthographier BARREU et il est né à Nice :
 
Voici les informations de la fiche :
 
BARREU Louis Antoine Honoré né le 16/05/1892 à Nice (Alpes-Maritimes), Matelot de 3ème Classe Sans Spécialité - Décédé le 26/11/1916 (24 Ans) disparu en mer à Bord du SUFFREN
 
voici le lien vers la fiche :
http://www.memoiredeshommes.sga.de [...] 2065175659
 
Y a t-il des erreurs sur cette fiche ?
 
Couralamen (Cordialement)
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°27760
duan
généalogiste passionnée
Posté le 09-10-2010 à 03:10:35  profilanswer
 

Yves D a écrit :

Bonjour à tous,
De retour à mon port d'attache, j'en ai profité pour achever une page d'histoire de la guerre sous-marine et la mettre en ligne sur mon site (lien ci-dessous)
Il s'agit de la perte corps et biens du cuirassé Suffren.  
Bonne lecture.
Cdlt à tous
Yves
PS Si quelqu'un avait des éléments sur l'équipage (au moins les officiers), je suis intéressé


 
 
 bonsoir  
parmi les matelots  il y avait BERNET antoine né le 7 12 1895 à feillens ( dans l'ain ) dcd à 21 ans (il était canonnier )
cordialement  Duan


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duan
n°28470
Rutilius
Posté le 24-11-2010 à 21:39:33  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
   ■ Autre marin mort à bord du Suffren lors de l'engagement du 18 mars 1915.
 
   ― PRUNET Louis, né le 12 février 1896 à Bagnolet (Seine – aujourd’hui Seine-Saint-Denis –) et domicilié à Paris (XVIIe Arr.), mort le 18 mars 1915 « à bord du Suffren [des] suites de blessures – Atteint par un obus ennemi dans la casemate bâbord arrière – », Matelot de 3e classe sans spécialité, Matricule n° 38.573–1 [Acte transcrit à Paris (XXe Arr.), le 21 avr. 1915].  
   ______________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°28558
GENEAMAR
Posté le 29-11-2010 à 16:22:07  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
GIROUIN Edouard Fernand Gustave
 
Né le 20 mai 1880 à La TREMBLADE (Charente-Maritime) - Décédé.
Entre dans la Marine en 1900, port ROCHEFORT. Promu Enseigne de vaisseau le 1er septembre 1909. Au 1er janvier 1911, sur le croiseur cuirassé "MONTCALM", Division navale d'Extrême-Orient (Cdt Jules CHÉRON). Au 1er janvier 1912, sur le croiseur cuirassé "VICTOR-HUGO", 1er groupe de disponibilité, 2ème Escadre (Cdt Jean CLARKE de DROMANTIN). Au 1er janvier 1914, Second sur le transport "LOIRET", affecté au Service du littoral (Cdt Henry De BOURDONCLE de SAINT-SALVY). En 1915, sur le cuirassé "SUFFREN", il est cité à l'ordre de l'Armée navale : " A la suite de l'explosion d'un projectile de gros calibre, la tourelle et son relai ayant été envahis par les flammes et la fumée, a su faire évacuer en ordre tout son personnel après avoir essayé un instant de continuer le feu, l'atmosphère devenant intenable. Est sorti le dernier avec de légères brûlures et, après avoir absorbé des gaz délétères qui l'ont gravement indisposé. S'est cependant immédiatement occupé de préparer le noyage de sa soute et a été plus tard bousculé sur le pont par le passage d'un autre projectile au moment où il faisait élonger une manche dans le capot de la tourelle.". Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre. Lieutenant de vaisseau le 13 juin 1917. Au 1er janvier 1918, port ROCHEFORT. --- Au 1er janvier 1921, Commandant le pétrolier "CZAR-NICOLAS-II".  
 [:geneamar:8]


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Cordialement. Malou
n°29471
GENEAMAR
Posté le 11-01-2011 à 16:38:56  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
COINDREAU Roger Pierre
 
Né le 7 mars 1891 La ROCHE-sur-YON (Vendée) - Décédé le 17 décembre 1964 à PARIS (Seine).
Entre dans la Marine en 1909, Enseigne de vaisseau de 2ème classe le 5 octobre 1912; port TOULON. Au 1er janvier 1914, port TOULON. Enseigne de vaisseau de 1ère classe le 5 octobre 1914. En mars 1915, cet Officier affecté sur le cuirassé "SUFFREN" est cité à l'ordre de l'Armée navale : "Chef du service de télémétrie, n'a cessé, dans un poste important dépourvu de toute protection, d'assurer de la manière la plus parfaite l'observation et la transmission des distances.". Croix de Guerre. Lieutenant de vaisseau le 22 novembre 1918. --- Au 1er janvier 1921, à PARIS, en service au Cabinet du Chef d'État-Major général.
 [:geneamar:8]


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Cordialement. Malou
n°30711
Mike010
Posté le 06-04-2011 à 18:21:01  profilanswer
 

PELLE François Marie
Maitre Canonnier
Matricule : 4283 Brest
Natif de Saint-Pierre-Quilbignon (29), le 29/06/1876
Disparu en mer lors de la perte du Suffren
 
http://www.memoiredeshommes.sga.de [...] 1681561301

n°30894
Rutilius
Posté le 18-04-2011 à 10:08:37  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
   
   ■ Bibliographie :
 
   ― Philippe CARESSE : « Le drame du cuirassé Suffren », Navires & Histoire, n° 65, Avr.-Mai 2011, p. 84 à 95.


---------------
_________________________
 
Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°31073
Tzunami
Posté le 01-05-2011 à 14:49:14  profilanswer
 

Bonjour,
 
Voici la photo de mon grand oncle Georges PLENACOSTE mort lors du drame du cuirassé Suffren.
 
Originaire de Saint Sulpice dans le Lot, sa disparition a bouleversé la vie de toute une famille!http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6771/image0.jpg
 
Je vous donnerai plus de détails dans un autre post

n°31561
Rutilius
Posté le 19-06-2011 à 23:44:48  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
   Commandant de Balincourt : « Album illustré des flottes de combat. Avec 370 photographies de bâtiments. », Berger-Levrault & Cie, Paris-Nancy, 1907, p. 170.
 
                                       
                                       http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/SUFFREN---Cuirasse---V-0..gif  
 
   _______________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.
 
                                     

n°32268
Thierry Co​rporon
Chasseur d'images "Modèles"
Posté le 20-09-2011 à 22:43:55  profilanswer
 

Bsr ! Je ne sais pas si c'est bien utile mais je tiens cette information de mon père Eugène-Guy Corporon qui va vers ses 84 ans en avril 2012 à qui j'ai fait prendre connaissance cet aprés midi même d'une photo de son papa et de mon Grand Père Paul Corporon qui devait embarquer sur le Suffren à cette époque évoquée plus haut mais il n'a pas été autorisé à embarquer suite à un problème de Santé (pas plus d'informations). De fait, il a réchappé à cette triste fin. Il a été infirmlier à Sidi Abdallah en Tunisie...
 
Pour info, j'ai été nommé Président du Site "La Passerelle" appartenant à l'OT d'Agde. Ce site permet d'essayer de récupérer et de scanner de vieilles photos (entre autres documents) concernant la Ville d'Agde afin de sauvegarder la mémoire Populaire des Agathoises et Agathois. Autre info, mon fils est actuellement dans la Marine Nationale embarqué sur le BCP Tonnerre...
   http://www.lapasserelleagde.com/home/
 
Bonne continuation !http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/9733/Paul Corporon CP Therese Albano Recadre 001.jpg

n°32269
Thierry Co​rporon
Chasseur d'images "Modèles"
Posté le 20-09-2011 à 23:01:19  profilanswer
 

Une autre photo de mon Grand Père Paul Corporon que je n'ai pas connu et qui date de 1920 afin de figer l'équipage du canot de sauvetage du Grau d'Agde. Mon Grand Père Paul Corporon est celui qui tient la râme à droite...

n°32270
Thierry Co​rporon
Chasseur d'images "Modèles"
Posté le 20-09-2011 à 23:02:36  profilanswer
 

Une autre photo de mon Grand Père Paul Corporon que je n'ai pas connu et qui date de 1920 afin de figer l'équipage du canot de sauvetage du Grau d'Agde. Mon Grand Père Paul Corporon est celui qui tient la râme à droite...http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/9733/Equipage du canot de sauvetage du Grau 1920 001 R.jpg2..jpg


Message édité par Thierry Corporon le 20-09-2011 à 23:05:50
n°32271
Memgam
Posté le 21-09-2011 à 08:18:00  profilanswer
 

La station de sauvetage d'Agde a été fondée par la Société Centrale des Naufragés en 1867 et équipée d'un canot à redressement de 9,78 m, construit aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne en 1867, n° 8,  nommé De Sauxnac. C'est un canot à voiles et avirons (le terme rame, n'est pas utilisé dans la Marine, qu'elle soit nationale, de commerce ou de pêche). Il est remplacé en 1897 par un  canot du même type, Saint Ernest et Sainte Suzanne de Saint Faron, lui-même remplacé en 1905 par deux canots à fond plat, le premier qui porte le même nom de Saint Ernest et Saint Suzanne de Saint Faron et le second qui s'appelle Robquin et Rémy. La station est motorisée en 1939. De 1867 à 1950, la station est créditée de 31 sorties.
 
Source : Jean Pillet, Le sauvetage au temps des avirons et de la voile, éditions le chasse-marée, 1986, page 93.

n°32273
Thierry Co​rporon
Chasseur d'images "Modèles"
Posté le 21-09-2011 à 11:06:08  profilanswer
 

Merci pour les explications concernant le canot de sauvetage du Grau d'Agde mais enfin bref rame ou aviron, si papé Paul avait embarqué sur le Suffren, je ne serai pas là en train d'écrire ! Bonne journée !

n°32281
Rutilius
Posté le 21-09-2011 à 18:19:09  profilanswer
 


   Bonsoir Thierry,
 
   D'abord, bienvenue parmi nous ! Et quelques informations complémentaires sur l'histoire de la station de sauvetage d'Agde.
 
   En 1899, le canot de sauvetage Saint-Ernest-et-Sainte-Suzanne-de-Saint-Faron — du nom de ses donateurs, le comte et la comtesse Foucher de Saint-Faron — était armé par les hommes dont les noms suivent :
 
                                       http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/Station de sauvetage d'Agde - 1..jpg
 
                                       (Annales du sauvetage maritime, T. 34, Sept. 1899, p. 254).
 
 
   En Novembre 1906, son équipage était composé de la sorte :
 
                                       http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/Station de sauvetage d'Agde - 2..jpg
 
                                       (Annales du sauvetage maritime, Déc. 1906, Fasc. 4, p. 493).
 
 
   En 1912, il avait pour patron François Hirailles, vraisemblablement parent du précédent, Marius Nicolas Hirailles (ibid., passim).
 
   Outre Paul Corporon, deux autres de ses canotiers au moins furent mobilisés durant la Grande Guerre :
 
   — AURIAC Ernest, né le 15 octobre 1880 à Sète (Hérault), tué le 25 septembre 1915 à Massiges (Marne), Soldat de 2e classe, 22e Régiment d’infanterie coloniale, Matricule n° 017.116, classe 1900, n° 1.051 au recrutement de Bézier (Acte transcrit à Agde, le 8 juin 1916, n° 118/373).
 
   (Annales du sauvetage maritime, 3e et 4e trim. 1915, « Morts pour la France », p. 157  — « Mémoire des hommes »).
 
   — GIOJA Antoine, blessé le 8 janvier 1916 et prisonnier en Allemagne. A survécu à la guerre.
 
   (Annales du sauvetage maritime, 1er et 2e trim. 1916, p. 73).
   _______________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.
 
   P. S. : Aucun des fascicules consultés ne fait mention du Robquin-et-Rémy.
 
 
   

n°32283
Thierry Co​rporon
Chasseur d'images "Modèles"
Posté le 21-09-2011 à 18:40:31  profilanswer
 

C'est génial ces archives ! Merci !

n°32284
Thierry Co​rporon
Chasseur d'images "Modèles"
Posté le 21-09-2011 à 18:54:42  profilanswer
 

Je rappele que la photo de l'équipage du canot date de 1920...


Message édité par Thierry Corporon le 21-09-2011 à 19:07:15
n°32285
Thierry Co​rporon
Chasseur d'images "Modèles"
Posté le 21-09-2011 à 18:55:37  profilanswer
 

Je viens de scanner sa réforme à la navigation et donc le non-embarquement sur le Suffren ainsi que son affectation à terre comme Infirmier qui a été rédigée à Sidi Abdallah en date du 22 octobre 1916. Le 6 ressemble à un 8 mais c'est bien un 6..
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/9733/Fascicule Paul Marius Corporon pages 22 & 23 001 Recadré.jpg1..jpg


Message édité par Thierry Corporon le 21-09-2011 à 19:07:53
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