Bonsoir à tous,
Pouyer-Quertier ― Bateau-pilote de la station de Quillebœuf.
● Navigazette Hebdomadaire n° 1.316, Jeudi 16 juillet 1914, p. 5, en rubrique « Informations » :
« Les pilotes de Quillebœuf commandent un vapeur en Angleterre. ― Les pilotes de la station de Quillebœuf, en raison du trafic croissant pour la montée à Rouen, viennent de commander chez M. Lobnitz, à Renfrew, un bateau-pilote à vapeur, type Émile-Duchemin agrandi, qui aura les caractéristiques suivantes : longueur, 30 mètres ; largeur, 6 m. 50 ; creux sur quille, 3 m. 50. Ce navire, qui prendra le nom de Pouyer-Quertier, possédera tout le confort moderne, basse à vapeur, éclairage électrique. Il sera mini d’une machine à triple expansion de 320 chevaux. Le Pouyer-Quertier, qui doit entrer en service dans cinq mois, est destiné à remplacer les deux cotres à voiles Ernest-Manchon et Pouyer-Quertier. Ce nouveau bateau-pilote sera aménagé pour recevoir douze pilotes qui auront à leur disposition, dans le roof à l’arrière : un salon, une chambre de la machine et de la chaufferie ; à l’équipage sera réservé l’avant du roof. Le Pouyer-Quertier aura deux mâts ; il diffèrera notamment du Émile-Duchemin en ce qu’il sera pourvu d’un gaillard. Ce navire est appelé à rendre de grands services aux pilotes de la station de Quilleboeuf. Ravitaillé, il pourra croiser au large pendant une quinzaine de jours. Actuellement, le service du pilotage est assuré par les vapeurs Émile-Duchemin et Richard-Waddington. »
● L’Ouest-Éclair – éd. de Caen –, n° 5.587, Mardi 20 novembre 1917, p. 4, en rubrique « Nouvelles maritimes » :
« ABORDAGE EN RADE DU HAVRE
Un steamer coulé
Nous lisons dans les journaux du Havre :
Le Havre, 17 novembre.
Hier matin, vers 7 heures 15, par suite d’une brume intense, le steamer [censuré] venant de [censuré] avec un chargement de diverses marchandises, s’est abordé sur rade du Havre avec un autre navire dont on n’avait pu prévoir l’approche.
Le choc fut si violent qu’une forte voie d’eau se déclara et, en quelques instants, le [censuré] coula.
L’équipage, composé de trois officiers et seize matelots, n’eut que le temps de se réfugier dans une embarcation du bord, où il fut bientôt recueilli par le steamer Pouyer-Quertier du pilotage de la Seine. Il conduisit les naufragés dans le port et les débarqua à l’esclier de la jetée du Nord. Ces marins reçurent les soins au poste de secours de la Chambre de commerce, sous les ordres de M. Fesq, directeur du sémaphore, qui leur fit, en outre, changer leurs vêtements mouillés contre des effets secs.
Voici les noms des marins, victimes du douloureux évènement : [...].
Voici les noms des 12 rescapés : [...] »
Malgré de longues recherches, je n'ai pu déterminer l'identité du bâtiment naufragé.
Bien amicalement à vous,
Daniel.