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  RADIUM ― Cargo charbonnier ― Charles Le Borgne & Cie.

 

michev, ALVF La Grande Guerre en photos : jpbte63, dominique rhety, 2 utilisateurs anonymes et 51 utilisateurs inconnus

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Auteur Sujet :

RADIUM ― Cargo charbonnier ― Charles Le Borgne & Cie.

n°16404
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 13-05-2009 à 11:56:44  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
   
   Radium Cargo charbonnier ― Société en nom collectif Charles Le Borgne & Cie, Fécamp.  
 
 
   ■ L'Ouest-Éclair – éd. de Caen –, n° 5790, Samedi 1er juin 1918, p. 4, en rubrique « Nouvelles maritimes » :  
 
  « ÉQUIPAGE RÉCOMPENSÉ. ― Un témoignage officiel de satisfaction est accordé au vapeur Radium (Charles Leborgne et Cie), pour le sang-froid et la discipline dont chacun a fait preuve à bord de ce vapeur lors d’une rencontre avec un sous-marin. »
 
   Rien de plus sur ce bâtiment, qui, sauf erreur de ma part, ne figure pas dans le Miramar Ship Index.
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 23-04-2010 à 10:37:52
n°16416
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 13-05-2009 à 17:08:03  profilanswer
 

Bonjour Daniel et tous
RADIUM a été impliqué à 5 reprises dans des rencontres avec des U-Boot (sans qu'il y ait eu pour autant combat) aux dates suivantes :
24.8.1917
2.1.1918
27.1.1918
10.3.1918
10.8.1918
Sources : Index du fonds SS G à Vincennes
Yves


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°16419
Ar Brav
Posté le 13-05-2009 à 17:24:12  profilanswer
 

Bonjour Daniel,
Bonjour à tous,
 
Voici la fiche Miramar du Radium N° 1 (je ne pense pas que ce soit le bon) POST 19h07 le 13.05 : à confirmer
 
IDNo:  1106835  
Year:  1897
Name:  DALEGARTH  
Launch Date:  5.12.1896
Date of completion:  1.1897
Type:  Cargo ship  
Flag:  GBR    
Tons:  1613  
Yard No:  527
Country of build:  GBR
Builder:  Gray
Location of yard:  W Hartlepool
LPP:  76.2  
Beam:  11.2  
Number of
screws/Mchy/
Speed(kn):  1T-11  
Owner as Completed:  SS Dalegarth Co Ltd (R.& J.H.Rea), Liverpool  
 
End:  1938
 
 
1909 : devient le CAMBO pour l'armement Plisson & Co  
1912 : devient le RADIUM pour le compte de A. Taurin
1928 : devient le LENNA pour O. Tiedemann (Talinn, Estonie)
24.11.1938 : Capsized & sank par 53°50N et 006°14E
 
Bien amicalement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 13-05-2009 à 19:08:45

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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°16420
Ar Brav
Posté le 13-05-2009 à 17:28:22  profilanswer
 

Re,
 
Toujours concernant le Radium N° 1 :
 
LENNA
O.Tiedemann
1897
W. Gray & Co.
1 576 tons
250 x 36,7 x 17,5 pieds
238 n.h.p.
Triple-expansion engines.
The Esthonian cargo ship Lenna ex-Radium was carrying wood from Kasko to London when the deck cargo shifted. She capsized and sank in the North Sea on November 24th, 1938.
 
Cordialement,
Franck
 
Post : Bonjour Yves, je n'avais pas vu ton message  :)


Message édité par Ar Brav le 13-05-2009 à 17:30:29

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n°16422
Ar Brav
Posté le 13-05-2009 à 17:53:03  profilanswer
 

Re,
 
Finalement ce doit être le N° 1, le Radium N° 2 étant un petit pétrolier de 339 t (230 tjn) construit en 1912 par Skinner SB & DD C° à Baltimore, USA, et navigant toujours sous pavillon américain en 1930, inscrit à Port Arthur, Texas, pour la Gulf Refining Corp.
Pas moyen de mettre la main sur la doc de Charles Leborgne...
 
Amicalement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°16427
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 13-05-2009 à 19:55:44  profilanswer
 

Sa trace dans le Starke de 1897 :
115.  DALEGARTH        BR  1T (11)
 1,613 SS. Dalegarth Co., Ltd. (R. & J. H. Rea), Liverpool     250.0 x 36.7
     C W. Gray & Co., Ltd., West Hartlepool (1) #527     106835
02 - Rea Shipping Co., Ltd. (s/m)
09 - CAMBO  Cie. de Chargeurs Français (Plisson & Cie., mgrs.), Bayonne   FR
12 - J. P. Cadogan, Cardiff        BR
12 - RADIUM   André Taurin, Fécamp       FR
17 - Charles le Borgne & Cie., Fécamp    19 - Établ. Ch. le Borgne
22 - Soc. Industrielle de Combustibles, Nantes
25 - Soc. Commerciale de Nav. Mar. "Navmar", Nantes
28 - LENNA   Käsmu Laeva Omanikud (O. Tiedemann), Tallinn    ES  385
Capsized and sank, 24 Nov 1938, off Borkum L. V. (53.50N-06.14E), voy. Kasko - London, timber


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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°16437
Ar Brav
Posté le 14-05-2009 à 08:19:26  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Un p'tit topo sur la Compagnie Augustin et Charles LE BORGNE (Fécamp, Marseille) dont nous avons peu parlé :
 
1735: Charles Jean LE BORGNE se lance dans l'armement
1891: Augustin Charles LE BORGNE s'associe avec ses deus fils Charles et Augustin sous la raison sociale "A. LE BORGNE et ses Fils"
1902: Augustin Charles se retirant des affaires, la société devint "LE BORGNE Frères"
1903: Création de la Société Anonyme des Sècheries de Morues de Fécamp
1908: Les deux frères se séparent: Augustin prend les travaux publics dans les ports et Charles le transport maritime.
1913: Fusion de la Société Anonyme des Sècheries de Morues de Fécamp avec la Morue Française sous la raison sociale "La Morue Française et Sècheries de Fécamp". Flotte: 35 voiliers et 4 chalutiers
1913: Charles LE BORGNE se tourne vers le négoce du charbon
1919: Charles LE BORGNE, surmené, vends la branche charbon
1923: Fondation de la Société Fécampoise de Pêche.
1924: Achat de terrains à Port Saint Louis du Rhône et début d'une nouvelle activité: le transport pour l'Algérie
1935: Raison sociale Compagnie Charles LE BORGNE. Flotte: 6 navires
1934-1939 et 1963: Liaison avec la Corse
1939: 8 navires
1957: 8 navires
1960: 8 navires
1980: Vente du dernier navire. La compagnie continue dans la consignation, la manutention et le transit.
 
Tiré du site :
http://pavillon.houseflag.free.fr/armateur%20L.html
 
Par ailleurs, dans Navire & Marine Marchande n°15 d'avril 2003 (j'ai tout de même fini par retrouver la revue), Gérard Cornier nous dit que le Radium (hélas pas de photo), cargo charbonnier utilisé entre la Grande-Bretagne (Swansea notamment) et la France, passe après la guerre à la Société Industrielle des Combustibles venant de reprendre la branche charbon de la compagnie Charles Le Borgne qui abandonne cette activité sur l'avis formel de ses médecins souhaitant réduire son surmenage (1919).
 
Bien cordialement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°16449
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 15-05-2009 à 01:07:12  profilanswer
 


   Bonjour Franck et Yves,
   Bonjour à tous,    
 
   Pour ouvrir le présent sujet, j’avais pris grand soin de consulter au préalable le Miramar Ship Index. J’y avais bien retrouvé le Radium, ex-Dalegarth, mais je l’avais écarté, trompé par la référence exclusivement faite à André Taurin, ou plus exactement à la Société fécampoise de navigation, dont il  semble avoir exercé la présidence.
 
   A cela s’ajoute la circonstance que, dans l’énumération des transferts successifs de propriété que connut ce bâtiment, Miramar passe directement de la vente à l’armement Taurin, en 1912, à celle à l’armement Tiedemann, en 1928, ignorant manifestement (cf. les indications du Starke, reprises par Yves) :
 
   1° – la cession consentie en 1917 par la Société fécampoise de navigation au profit de la société Charles Le Borgne & Cie ;
 
   2° – l’apport qui semble avoir été effectué en 1919 par cette dernière au bénéfice de la société nouvelle Établissements Charles Le Borgne, sans doute à la suite de la décision d’abandon de l’activité charbonnière alors prise par son président.
 
   Pour autant, en dépit de vos éclairages respectifs, deux interrogations demeurent :
 
   1° – Existait-il une liaison capitalistique ou familiale – ou, à tout le moins, des relations d’affaire privilégiées entre André Taurin et Charles Le Borgne ? Cette question est indirectement suggérée par le site pavillon.houseflag, qui, à propos de la Société fécampoise de navigation, se borne purement et simplement à renvoyer à Charles Le Borgne.
 
   2° – Comment expliquer que le cargo charbonnier Radium soit demeuré dans la flotte des Établissements Charles Le Borgne jusqu’en 1922, date à laquelle il fut vendu à la Société industrielle de combustibles de Nantes, alors que lesdits établissements, vraisemblablement nés de la dissolution de la société Établissements Charles Le Borgne, étaient supposés ne pas exercer d’activité dans le domaine charbonnier ?
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.  

n°16451
Ar Brav
Posté le 15-05-2009 à 08:47:55  profilanswer
 

Bonjour Daniel,
Bonjour à tous,
 
Pour autant, en dépit de vos éclairages respectifs, deux interrogations demeurent :
 
   1° – Existait-il une liaison capitalistique ou familiale – ou, à tout le moins, des relations d’affaire privilégiées entre André Taurin et Charles Le Borgne ? Cette question est indirectement suggérée par le site pavillon.houseflag, qui, à propos de la Société fécampoise de navigation, se borne purement et simplement à renvoyer à Charles Le Borgne.
 
   2° – Comment expliquer que le cargo charbonnier Radium soit demeuré dans la flotte des Établissements Charles Le Borgne jusqu’en 1922, date à laquelle il fut vendu à la Société industrielle de combustibles de Nantes, alors que lesdits établissements, vraisemblablement nés de la dissolution de la société Établissements Charles Le Borgne, étaient supposés ne pas exercer d’activité dans le domaine charbonnier ?

 
Je me pose les mêmes questions.  :)  
 
André TAURIN, né à Rouen le 9 janvier 1874, vient à l'aviation par goût personnel. Il fait partie des cent premiers aviateurs brevetés au monde (Brevet n° 84).
Ayant fait l'acquisition d'un Blériot, il apprend à voler sur cet appareil à Issy-les-Moulineaux sans « casser du bois ». En compagnie de René Métrot, titulaire du brevet de pilote aviateur N°19, TAURIN effectue les premiers vols d'aéroplane en Afrique, à Blida en novembre 1909. Après des expériences publiques en Algérie, Taurin fait des exhibitions à Werblay-Park, Londres en 1910. La même année, il prend part au meeting d'aviation organisé à Vichy. L'Aéro-Club de France lui décerne le brevet de pilote aviateur le 10 juin 1910, avec le N° 84.
 
Peu de temps après, Taurin qui est armateur à Fécamp, doit abandonner l'aviation pour se consacrer aux transports maritimes.
 
(André Taurin est officier de la Légion d'Honneur, médaillé de l'Éducation Sportive. Il a reçu, en outre, la médaille de l'aéronautique).
 
http://aviatechno.free.fr/brevets/ [...] p?image=84
 
Selon Jean Randier, en 1914, André Taurin possède à Fécamp le Charles Le Borgne de 1 020 tx. Dans la revue précédemment citée, ce bateau est entré en flotte en 1913 pour le compte de Charles Le Borgne. Je m’y perd un peu, mais je cherche...
 
Bien amicalement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°16480
kgvm
Posté le 15-05-2009 à 22:19:18  profilanswer
 

Be careful in using Miramar Ship Index: it gives for every name ONLY THE FIRST OWNER (if any)! Probably otherwise the workload would have been overwhelming - the mass of data is even so astonishing.

n°16486
Michael Lo​wrey
Posté le 16-05-2009 à 02:47:48  profilanswer
 

kgvm,
 
This is less of a problem than it seems. Miramar is best used as an index of the Starke-Schell registers (which Yves and I both have), which cover all steamers of 300+ grt built from 1873 on (expect 1872 to be out soon) and contains information on both the original and subsequant owners.
 
Best wishes,
Michael


Message édité par Michael Lowrey le 16-05-2009 à 04:05:43
n°16497
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 16-05-2009 à 07:30:23  profilanswer
 


   Bonjour Klaus,
   Bonjour Michael,
 
   Au cas présent, je me suis borné à relever le caractère incomplet des indications de la fiche Miramar, s'agissant des mutations successives de propriété du Radium, ex-Dalegarth... Rien de plus ! Et ceci démontre ma vigilance à l'égard de cette source, néanmoins remarquable.
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 16-05-2009 à 07:36:26
n°16676
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 18-05-2009 à 19:46:50  profilanswer
 


   Bonsoir Franck,
   Bonsoir à tous,
 
   Selon Jean Randier, en 1914, André Taurin possède à Fécamp le Charles Le Borgne de 1 020 tx. Dans la revue précédemment citée, ce bateau est entré en flotte en 1913 pour le compte de Charles Le Borgne.
 
   Le Charles Le Borgne, qui appartenait à la Société fécampoise de navigation (André Taurin), renforce implicitement mais nécessairement, de par son nom, l'hypothèse de relations très privilégiées entre André Taurin et Charles Le Borgne. Auraient-ils été parents ou alliés ?
 
   Autre curiosité : le Charles Le Borgne demeurera jusqu'en 1933 dans la flotte de la Société fécampoise de navigation (André Taurin), date à laquelle il sera cédé à à l'armement R. Guerts et renommé Flore (Miramar Ship Index, ID n° 1165763).
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°24983
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 13-04-2010 à 17:56:07  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
   ■ Autre alliance de la famille Le Borgne.
 
   Ginette, fille de l'armateur Charles Le Borgne et de son épouse, née Paterelle, épousa, le 28 janvier 1919 à Paris, le capitaine d’artillerie Jacques Joubert (titulaire de quatre citations), ancien élève de l’École polytechnique (Le Figaro, n° 29, Mercredi 29 janv. 1919, p. 3, en rubrique « Le Monde et la Ville – Mariages). Il était le fils du général de brigade André Joubert [Né le 26 janvier 1858 ; décédé accidentellement à Tournus (Saône-et-Loire), en décembre 1922 ― Ancien élève de Saint-Cyr, 61e promotion (1876-1878) ; Promotion de Plewna ― Ancien commandant de la 6e Brigade de dragons ― Commandeur de la Légion d’honneur, Croix de guerre) et de son épouse, née Chomel.
   _____________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°24998
jojo32
Posté le 14-04-2010 à 13:52:04  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Dans le livre "Merchant Ships of the World 1923" de Franck C. Bowden & F.J.N. Wedge, on trouve à la page 181 la liste des 2 navires de l'armement Charles Le Borgne :  
ALBERTE LE BORGNE : Cion 1914  
CHARLES LE BORGNE : Cion 1913 par Osborne Graham; 1020 TJB; IHP 1000 Cv; vitesse : 10 n; 2 boilers; Long 210'; draught : 14'9".
 
Selon la même source, l'armement TAURIN André & Cie ne possédait à cette date que le seul :
GANZEVILLE construit en 1892.
Si vous souhaitez des renseignements complémentaires sur les 2 navires, merci de me le faire savoir et je vous les transmettrai.
Bien cordialement à vous tous.
Georges


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jojo
n°24999
jojo32
Posté le 14-04-2010 à 13:58:38  profilanswer
 

Rebonjour,  
Atten : Ar Brav
Toujours d'après la même source, la flotte de la Sté Industrielle des combustibles (14 rue Boetie à Paris) comprnait en 1923 les navires THORIUM (1920) et RADIUM (1897).
Pour renseignements complémentaires, me le faire savoir.
Bien cordialement.


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jojo
n°25126
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 22-04-2010 à 21:27:46  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
   D’un auteur anonyme : « Des combats de corsaires à la guerre sous-marine » (Histoire de la famille Le Borgne), Imp. René Tancrède, Paris, 1921, p. 29 à 31.
 
 
   « La maison Le Borgne a payé hélas ! son tribu à la guerre sous-marine : deux de ses bateaux, le Saint-Ansbert et le Marie-Louise ont été torpillés et coulés par des sous-marins allemands.
   Mais, par contre, ses autres bateaux, le Saint-Antoine-de-Padoue, le Radium, le Charles-Le-Borgne, ont eu leur part de gloire.
   Au début de 1918, le Radium, au cours d’un de ses voyages, manœuvra pour éviter une torpille et canonna le périscope du sous-marin qui fut contraint de s’immerger profondément.
   L’enseigne de vaisseau de première classe auxiliaire, Henri Brault, commandant le Radium, et le navire lui-même, ont reçu un témoignage officiel de satisfaction du Ministre de la Marine.
   A cette même occasion, le Comité de Répartition des fonds de la souscription nationale ouverte pour récompenser les équipages de la marine marchande qui se distinguent dans la lutte contre les sous-marins ennemis, après avoir examiné les propositions de primes établies d’après les rapports de la Direction Générale de la guerre sous-marine, rédigés à la suite d’enquêtes faites dans les ports sur les engagements entre navires de commerce et sous-marins ennemis, attribua au vapeur Radium, une prime de 3.100 francs.
   Au cours de la même année, nouvelle prouesse et nouvelle distinction. Le vapeur Radium faisant partie d’un convoi qui venait de manœuvrer pour échapper à un sous-marin, revenait en tête lorsqu’il aperçut le périscope de l’ennemi ; le Capitaine, ouvrant le feu aussitôt avec son artillerie, empêcha l’ennemi d’émerger, grâce à la rapidité et à la précision de son tir, et le contraignit à disparaître. A la suite de quoi, le Ministre de la Marine adressait, le 4 octobre 1918, au Commandant de la Marine à Rouen, une lettre ainsi conçue
:
 
 
        MINISTÈRE DE LA MARINE
 
        SERVICE DU PERSONNEL
        MILITAIRE DE LA FLOTTE
 
           Équipages de la Flotte  
           État-Major de la flotte                                                                                                      Paris, le 4 octobre 1918.
 
 
                                                                                    LE MINISTRE DE LA MARINE
                                                                  A Monsieur le Commandant de la Marine, à ROUEN.
 
 
   Après examen des propositions de récompenses que vous m’avez transmises sous bordereau du 29 août 1918, au sujet de la rencontre du vapeur Radium (Ch. Le Borgne et Cie) avec un sous-marin ennemi, le 10 août 1918, j’ai l’honneur de vous faire connaître que, par décision du 22 septembre 1918, j’ai accordé les récompenses suivantes :
 
                                                                               CITATION A L’ORDRE DE LA BRIGADE
 
   BRAULT, Henri, enseigne de vaisseau de 1re classe auxiliaire, La Rochelle, 59 : « Pour l’esprit de décision, les qualités manœuvrières et militaires dont il a fait preuve en réussissant pour la seconde fois à échapper à l’attaque d’un sous-marin qu’il a forcé à plonger. »
 
   VAPEUR Radium (Ch. Le Borgne et Cie) : « Pour la discipline et l’entrain dont son personnel ne cesse de faire preuve et qu’il a su montrer encore lors d’une rencontre de sous-marin, le 10 août 1918. »
 
                                                                                                                                            Pour le Ministre et par son ordre,  
 
                                                                                                                                             Le Chef de Service du Personnel
                                                                                                                                                     Militaire de la Flotte,

 
                                                                                                                                                       Signé : FÉRAUD.
 
 
   A cette occasion, le Comité de Répartition des fonds de la souscription nationale, réuni sous la présidence de M. le Vice-Amiral Fournier, a alloué au vapeur Radium une prime de 3.300 francs en faisant remarquer que " ce bateau, qui fait un rude service, s’est déjà signalé dans de précédentes rencontres ". Quelques jours après, avait lieu, à bord du Radium, amarré dans le bassin aux Bois du port de Rouen, la remise de la Croix de guerre au capitaine Brault, et du témoignage de satisfaction à l’équipage. M. le Capitaine de Vaisseau Chamonard, Commandant de la Marine à Rouen, tint à venir en personne, remettre cette distinction au nouveau décoré. Devant tout l’équipage assemblé sur la dunette du navire, entouré d’un piquet de marins de l’État, il rappela, en termes vibrants, l’intrépidité et le sang-froid du Capitaine et de son équipage dans les divers combats livrés par le Radium aux sous-marins allemands (dix rencontres), et plus particulièrement dans le dernier qui sauva tout le convoi dont le vapeur faisait partie, en chassant le sous-marin qui l’attaquait. »
   
   _____________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.
 
 
 

n°43341
olivier 12
Posté le 20-11-2015 à 14:44:33  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
RADIUM
 
Rencontre avec un sous-marin le 2 Janvier 1918. Rapport du capitaine.
 
Le rapport en question retrace en réalité le voyage de retour du RADIUM.
 
« Parti de Port Talbot le 4 Janvier 1918 à 22h00 et mouillé sur rade à cause de la brume. Appareillé le 5 à 02h00 et fait route pour passer à 1 milles dans l’Est de Lundy. Travers de Hartland  à 09h20 à 2 milles. Doublé Longships à 14h00 et mouillé sur rade de Penzance           à 15h30.  
 
Reçu les instructions et appareillé immédiatement en convoi de 9 navires sur 3 lignes (n° 9) avec 2 patrouilleurs français. Mouillé sur rade de Roscanvel le 6 à 10h00.
 
Parti le 7 en convoi de 22 navires (n° 21) sur 2 lignes. Escorté par 3 patrouilleurs français et 5 vedettes françaises. Arrivé sur rade de Quiberon à 07h30 le 8 et continué immédiatement sur Saint Nazaire. Arrivé sur rade de Saint Nazaire à 11h45.
Instructions reçues à Port Talbot, Penzance et Brest. »
 
Sur ce rapport figure une mention manuscrite du Capitaine de Vaisseau commandant la Marine à Nantes-Saint Nazaire :
 
« Vérifier si le RADIUM n’a pas émis un allo lors de son voyage aller, et dans quelles conditions. »
Cette mention va entraîner un rapport complémentaire :
 
« Le 2 Janvier 1918 à 12h30, à 4 milles dans le NW de Saint Yves, j’ai aperçu un périscope à 1 mille sur mon arrière, croisant ma route de bâbord à tribord. Nous étions à 4 milles de terre et j’ai fait un demi-tour. Ne voyant plus rien, j’ai repris ma route.
A 13h00 le vapeur anglais EL PARAGUAYO a signalé à nouveau ce sous-marin à 4 milles dans le Nord.
A 13h45, ce sous-marin a torpillé un vapeur italien dans les mêmes parages.
 
Le consul de France à Swansea a su, par le capitaine de PLM 10, que CHARLOTTE, un vapeur de Rouen, a lancé un SOS à 18h30 le même jour à environ 12 milles de Lundy. »
 
Le sous-marin rencontré
 
Ce rapport précis nous confirme que le sous-marin était bien l’U 95, du Kptlt Athalwin PRINZ, comme suggéré dans la fiche de CHARLOTTE.
Entre le 31 Décembre et le 2 Janvier, il a torpillé 4 navires sur cette zone, les 3 derniers le 2. Parmi eux l’italien CHRISTOS MARKETTOS, 3084 t, qui allait de Bilbao à Newport avec un chargement de minerai de fer.
 
On peut d’ailleurs imaginer qu’ayant tiré un minimum de 6 torpilles en 2 jours, en incluant les deux qui ont manqué CHARLOTTE, U 95 a suspendu sa patrouille qui venait pourtant de commencer et a voulu rentrer à sa base pour se ravitailler en munitions. Il a cherché à passer par la Manche et a rencontré son destin quelques jours plus tard au large des côtes françaises. Peut-être aura-t-il heurté une mine ??
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 20-11-2015 à 18:28:48

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olivier
n°43342
Memgam
Posté le 20-11-2015 à 16:20:26  profilanswer
 

Bonjour,  
 
Cambo, ex Dalegarth, construit en 1897 par W. Gray & C° à West Hartepool.
1601 tjb, 899 tjn, 76,97 x 11,20 x 5,25 m, une machine à triple expansion de 952 cv de Central Marine Eng. Works à West Hartepool, 1897.
 
En 1912, indicatif HPDC, immatriculé à Bayonne, armateurs, Chargeurs français, capitaine Tollis.
 
Source : Registre n° 84, Bureau Veritas 1912.
 
Radium, ex Cambo, ex Dalegarth, construit en 1897 par W. Gray & C° à West Hartepool
1576 tjb, 903 tjn, 76,22 x 11,19 x 5,90 m, une machine à triple expansion de 952 cv, vitesse 11 noeuds.
 
En 1930, indicatif HCIW, Estonie, immatriculé à Kaspervik, armateur Käsma Laeva Omanikud (Oskar Tiedemann).
 
Source : Registre n° 274, Bureau Veritas 1930.
 
Cordialement.

n°43351
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 20-11-2015 à 17:50:24  profilanswer
 

Bonsoir Olivier, bonsoir à tous
Le dernier signal connu de l'U 95 est un message de position en date du 17.1.18 à 08:00 au point 4835N 0513W.
Voir le fil Charlotte
Amts
Yves


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°43352
olivier 12
Posté le 20-11-2015 à 18:36:10  profilanswer
 

Bonjour Yves, Bonjour à tous,
 
Effectivement, cela semble prouver que l'U 95 a continué sa patrouille bien après le 2 Janvier. Il devait donc lui rester des torpilles.  
Il est assez curieux qu'il n'ai fait aucune victime entre le 2 et le 17 Janvier...
 
Cdlt


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olivier
n°43353
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 21-11-2015 à 09:27:19  profilanswer
 

Bonjour Olivier
Pas forcément aucune victime. Il y a dans la période plusieurs attaques non attribuées faute de preuves. Parmi celles-ci il peut y en avoir qui appartiendraient à l'U 95. Ce mois de Janvier1918 au large de la Bretagne et en mer Celtique est encore une vraie bouteille d'encre  ;)  
Amts
Yves


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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°45724
olivier 12
Posté le 27-12-2016 à 07:49:20  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Rencontre avec un sous-marin (?) le 28 Janvier 1918. Lettre du capitaine au CV Commandant de la Marine à Nantes
 
Le 28 Janvier dernier, dans un voyage de Nantes à Port Talbot, le navire étant sur lest, je faisais route du chenal du Four sur Lizard, en convoi, lorsque vers 22h30 le navire ressentit une très violente secousse le faisant vibrer dans toute sa longueur. L’équipage crut à notre torpillage. Je ne fus pas de cet avis, mais je crus au torpillage d’un des navires voisins et j’ordonnai à chacun de bien veiller tout autour de nous afin de savoir quel était le navire touché. Les canonniers furent en même temps envoyés à leurs pièces, prêts à toute éventualité. Le personnel de la machine fut prévenu de se tenir au poste de combat. Le feu de poupe fut éteint.
 
Le temps était clair et la lune permettait de distinguer les silhouettes des navires du convoi à une assez grande distance. Malgré la veille attentive, aucun navire sombrant ne fut aperçu, pas plus qu’aucun signal quelconque. Les navires voisins, ainsi que l’un des convoyeurs que je voyais à quelques centaines de mètres par bâbord ne parurent même pas troublés dans leur route.
 
Cinq à six minutes après, je ressentis un deuxième choc avec un bruit sourd, mais beaucoup moins fort que le premier, comme si un poids lourd fut tombé du pont à fond de cale. Je ne vis encore rien d’anormal dans notre voisinage et continuai ma route à la même allure, 7 nœuds environ, et à notre poste de convoi.
 
Je fus naturellement très intrigué par ce phénomène et finit par admettre la possibilité d’une rencontre avec un corps flottant entre deux eaux. Dès mon arrivée dans la baie de Port Talbot, le 30 dans la matinée, n’ayant pas de cale sèche à ma disposition, je fis visiter le petit fond et l’étambot arrière par un scaphandrier, en même temps qu’un expert des assureurs visitait l’intérieur des ballasts préalablement mis à sec. Cette double visite ne fit rien ressortir d’anormal. Aucune trace de fatigue ni de choc ne fut relevée sur la coque autant qu’il fut permis d’en juger par cet examen à flot. Le navire ne faisait pas d’eau. Je ne sais donc à quoi attribuer le phénomène en question et me fais un devoir de vous le rapporter tel qu’il est de façon à en tirer, s’il se peut, une indication permettant d’en déterminer la cause.
 
La position géographique de RADIUM était 48°56 N et 04°59 W. Cette position peut être erronée d’un ou deux milles par suite de l’absence de loch qu’un homme avait laissé s’engager dans l’hélice en partant, et de la vitesse irrégulière du convoi.
 
Il ventait une jolie brise de SE avec grosse houle de SW.
 
Pour compléter mon rapport, je crois devoir vous signaler, Commandant, que je me suis trouvé à Port Talbot avec le capitaine du vapeur suédois EROS, faisant partie du même convoi que moi. Il m’a signalé avoir ressenti le même phénomène et les deux coups du même genre au même moment et avec le même intervalle de temps que moi. Ce vapeur suivait RADIUM à 200 m environ, à deux quarts sur bâbord du sillage.
Une visite analogue à  celle que j’ai faite à bord de RADIUM a été faite sur EROS et n’a également donné aucun résultat. Ce vapeur a pris charge en même temps que moi et a repris le même convoi au retour pour se rendre à Hennebont où il a un contrat de quelques mois à remplir.
 
Veuillez Agréer, Commandant, mes respectueuses salutations.
 
Signé : BRAULT
 
Visite du vapeur RADIUM. Nantes 8 Février 1918. Rapport de l’officier enquêteur
 
Parti de Port Talbot le 2 Février, est passé par l’Est de Lundy en longeant la côte anglaise. A mouillé à Penzance le 3. Appareillé le même jour à 17h30 en convoi, n° 1 de 21 navires sur 3 lignes escorté par 3 patrouilleurs anglais. Mouillé en rade de Roscanvel le 4 à 13h00.  
Parti le 5 en convoi de 17 navires, n° 13, en deux lignes après le ras de Sein, escorté par 4 patrouilleurs. Mouillé en rade de Quiberon à 20h00. Appareillé le 6 à 11h00 avec le pilote de Loire à bord et mouillé sur rade de Saint Nazaire à 16h00.
 
A Port Talbot, Penzance et Brest, le capitaine a reçu des instructions écrites qu’il a remises à l’arrivée.
 
Au voyage aller, dans la nuit du 28 au 29 Janvier, le navire a ressenti deux secousses à 5 minutes d’intervalle. La première, plus violente, a donné l’impression au capitaine qu’il était torpillé. Le fait a été signalé aux autorités de Port Talbot.

Cause des secousses

 
N’est pas établie. Mais deux navires les ayant ressenties en même temps, on pourrait penser au tir de deux torpilles successives, peut-être défectueuses, qui auraient explosé à proximité après avoir manqué leur but.
 
Le sous-marin le plus proche de cette zone semble alors avoir été l’U 90 du Kptlt Walter REMY.
 
Cdlt

Message cité 1 fois
Message édité par olivier 12 le 27-12-2016 à 07:50:53

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olivier
n°45729
olivier 12
Posté le 27-12-2016 à 10:56:27  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
A noter que le même phénomène s'était produit le 19 Janvier1918, violent choc dû à une explosion indéterminée dans l'Ouest de Barfleur, à bord du vapeur LUTECE.
 
Cdlt


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olivier
n°45779
Gastolli
Posté le 05-01-2017 à 22:21:46  profilanswer
 

olivier 12 a écrit :

... Le sous-marin le plus proche de cette zone semble alors avoir été l’U 90 du Kptlt Walter REMY ...


 
Bonsoir,
 
this indeed seems to be the right conclusion:
 
U 90 attacked an convoy of "approx. 8 ships with 4 patrol craft", going North (main course 340°, but zigg-zagging).
 
At 23.26h German time U 90 fired the first torpedo against an steamer at just 200 metres distance which of course went underneath the target, but Kptlt. Remy reported that 2,5 minutes after the shot the torpedo hit an other steamer "of at least 5000 tons" 1000 metres away just before the funnel.
 
At 23.34h German time U 90 fired an second torpedo on an group of three overlaping steamers and reported an hit after 90 seconds, but meanwhile U 90 had dived because of an nearby patrol vessel, so haven't seen the result directly.
 
Position reported = Ouessant being in 170°, 52 miles off. That is a good 20 miles away from the position given by RADIUM (48°56'N-04°59'W), but during an winternight an difference like that should be accepted.
 
Kptlt. Remy expected to have sunk two steamers of 5000 tons and 3500 tons !
 
Oliver
 
 
PS: thank you for Wolfgang Göthling to pointing me to the right direction

n°46444
olivier 12
Posté le 18-04-2017 à 08:24:09  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Rencontre avec un sous-marin le 10 Mars 1918
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/922/Qvzb1A.jpg
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/922/hCNjIY.jpg

Rapport du capitaine

 
Je soussigné, capitaine du vapeur RADIUM du port de Fécamp, jaugeant 891 tonnes et armé par 30 hommes d’équipage, armé de deux canons de 90 mm modèle 1877, déclare être parti de Brest le 9 Mars 1918 sur lest à destination de Newport, en convoi de 21 vapeurs, avec le n° 19.
Le 10 à 07h30 du matin, doublé Longships et fait route vers Bristol en longeant la terre. Beau temps, mer belle avec petite brise de SSE. Plusieurs patrouilleurs, vedettes, chalutiers et destroyers circulent autour des navires à petite distance au large. A 12h30, doublé Trevose Head à 0,5 milles des roches et suivi le contour de la côte.  
A midi, aperçu sur bâbord le sillage d’une torpille se dirigeant vers tribord. Fait « Bâbord toute » mais l’ordre à la barre se confond avec l’explosion de la torpille qui atteint la partie tribord extrême arrière du vapeur français GERMAINE, passant à contre-bord, à 300 m de nous. La torpille est passée à environ 50 m sur notre avant. Mis l’équipage au poste de combat. L’ordre est à peine en exécution que le périscope est aperçu à tribord, à trois quarts, tout près du navire. La barre est renversée tribord toute pour tenter l’abordage, mais étant en évolution sur bâbord pour éviter la torpille, le navire est naturellement long à revenir. Le sous-marin a le temps de se dégager de l’avant et nous élonge à contrebord en se tenant à 50 m de la coque. Il tourne comme nous, ce qui rend l’abordage impossible.
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/923/gRRRFh.jpg
 
Le feu est alors ouvert sur le périscope et les deux pièces tirent chacune trois coups. Les deux premiers sont longs, mais les autres sont bien placés et le périscope disparaît après le 3e coup de la pièce arrière. Le tout a duré deux minutes, mais dès nos coups de canon, le destroyer anglais le plus proche accoure à toute vitesse et passant sur l’endroit présumé du sous-marin lance une « depth charge ». Trois autres destroyers rallient, ainsi que deux dirigeables et plusieurs bombes de toute nature sont lancées par ces engins de guerre.
 
Continué ma route en zigzaguant pour m’éloigner du champ d’action et ne pas gêner les opérations de recherche et d’attaque des escadrilles. A midi trente, supposant que le sous-marin avait été détruit ou mis hors de combat, continué pour ma destination. A 21h30, mouillé dans l’Ouest de Barry Dock. Le 11 à 13h00 appareillé avec pilote à bord et amarré dans Alexandra dock, à mon poste de chargement à 17h00.
Position de l’attaque : 50°37 N  04°58 W
 
Rapport de l’officier AMBC
 
- Veille bien assurée, mais rôle de veille non affiché
- Second capitaine officier de tir. Cuisinier chargé des fumigènes. Rôle de combat affiché.
- Torpille aperçue par le QM chef de section Bernard et par la passerelle.
- Les canonniers sont unanimes à donner une grande longueur au périscope, au moins 1,50 m et ont vu à la base un renflement conique, peut-être un support relié au kiosque.
 
Rapport de la commission d’enquête
 
Elle reprend tous les éléments du rapport du capitaine et conclut :
 
Le navire a fait des zigzags réglementaires autant que le lui permettait le voisinage des autres bâtiments du convoi disloqué le matin et à proximité de terre. La manœuvre du capitaine a été correcte  et l’observation des instructions de route ne donne lieu à aucune critique.
 
Le sous-marin attaquant
 
C’était l’U 110 du KvKptlt Karl Albrecht KROLL
 
(Voir aussi les fiches de ASTREE, FRANK DELMAS et GERMAINE qui se trouvaient sur les lieux)
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 18-04-2017 à 08:28:22

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olivier

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