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TORPILLEURS - Récapitulatif

n°8438
Ar Brav
Posté le 30-08-2008 à 22:13:49  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Re,
 
Aucun des torpilleurs de défense mobile français n'eut l'occasion de lancer une torpille au combat au cours de la Grande Guerre, c'est-à-dire d'aller à l'ennemi et d'affronter celui-ci de la façon qui avait été envisagée pour eux.
 
Les seuls torpilleurs de type français qui lancèrent contre un adversaire furent des répliques de ces petits bâtiments, construits pour le Japon, la Bulgarie et la Turquie. Dès l'apparition du torpilleur en France, en effet, plusieurs marines étrangères s'intéressèrent à la production de nos chantiers. Plusieurs furent même des clients assez fidèles et commandèrent, suivant les périodes, des torpilleurs garde-côtes, des torpilleurs de haute mer et des contre-torpilleurs. Voici les pays qui commandèrent des torpilleurs comparables à nos « numérotés » :
 
ESPAGNE.
 
L'Espagne a, sans doute, été le client le plus ancien des chantiers français pour la construction des torpilleurs. Elle en reçut le Castor, lancé en avril 1878 par les Forges et Chantiers de la Méditerranée. En 1886, les Chantiers Normand lancèrent, pour son compte, le Barcelo dont une réplique, le Bustamente, fut construite en Espagne.
 
DANEMARK.
 
Le Soulven, torpilleur de 37 tonnes et 400 chevaux fut monté en 1879-1880 par les Forges et Chantiers de la Méditerranée. En 1906, la marine danoise s'adressa, cette fois, à Normand pour faire construire, sur ses plans mais au Danemark, le torpilleur Ornen, réplique à quelques détails près du torpilleur français de 38 mètres. Plusieurs autres torpilleurs, montés à Copenhague au cours des années suivantes, dérivèrent de l'Ornen.
 
GRECE.
 
Cinq torpilleurs, comparables au Soulven danois, furent lancés en 1880 par les Forges et Chantiers de la Méditerranée pour la marine de ce pays.
 
TURQUIE.
 
Un torpilleur-vedette et deux torpilleurs garde-côtes, ces derniers de 31,60 mètres de longueur (à la flottaison), 42 tonnes et 20 nœuds furent commandés aux Forges et Chantiers de la Méditerranée en 1884 et livrés au printemps 1885. Armés d'une hampe porte-torpille, de deux tubes d'étrave fixes à 90 centimètres au-dessus de la flottaison, ces petits bâtiments préfigurèrent dans une large mesure les torpilleurs français de la série des « 35 mètres ». Cinq répliques du type de 42 tonnes furent commencées à Constantinople par l'arsenal de Stamboul ; il semble que trois seulement aient été terminés.
 
Vingt ans plus tard, les Chantiers de Chalon sur Saône (Schneider) construisirent pour la marine turque trois répliques du type français de 38 mètres qui furent livrées en 1907, les Sultan Hissar, Sivri Hissar et Timur Hissar.
Pendant la première guerre mondiale, le turc Demir Hissar réussit — au large de Smyrne, dans la nuit du 10 au 11 mars 1915 — à torpiller et à couler le transport d'aviation anglais Anne Rickmers (un cargo ex-allemand transformé après qu'il eut été capturé). Quelques jours plus tard, le Demir Hissar fut détruit, à son tour, par le croiseur anglais Minerva, alors qu'à deux reprises il venait de torpiller le transport de troupes britanniques Manitou, mais deux fois, ses torpilles n'éclatèrent pas.
 
RUSSIE.
 
C'est en 1882 que la Russie commanda, pour la première fois, trois torpilleurs à trois chantiers français. A l'échelle des bâtiments de l'époque, c'étaient plutôt des torpilleurs de haute mer que des torpilleurs garde-côtes. Aussi bien, le Poti, livré par les chantiers Normand à l'automne 1883, a-t-il été présenté par ce constructeur comme le bâtiment dont il s'inspira pour tracer les plans de la série française des Balny, mais ces torpilleurs furent définitivement classés de « défense mobile » dès 1890.
Les deux autres torpilleurs commandés par la Russie furent le Gagri de 78 tonnes, livré en 1884 par Claparède et le Ghelendjick de 71 tonnes, achevé en 1884 par les Forges et Chantiers de la Méditerranée.
Quatre répliques du Poti furent construites en Russie.
 
ROUMANIE.
 
Trois répliques du type français de 35 mètres, les Naluca, Smeul et Sborul ayant en plus des deux tubes d'étrave une hampe porte-torpille furent livrés en 1888 à la marine roumaine par les Forges et Chantiers de la Méditerranée.
 
SUEDE.
 
Au mois d'août 1905, Normand procéda aux essais d'un torpilleur de 97,5 tonnes, le Plejad, que l'on peut présenter comme ayant été le premier des 38 mètres tracés par ce constructeur. 17 répliques du Plejad ont été construites en Suède et l'existence de cette série s'est prolongée pendant plus de quarante ans, sinon dans les dernières années comme torpilleurs, du moins comme patrouilleurs.
 
BULGARIE.
 
Par un marché du 23 février 1904, Schneider traita avec le gouvernement bulgare pour la fourniture de trois, puis de six torpilleurs du type de 38 mètres. Ils furent livrés en 20-22 mois et étaient identiques aux 309, 310, 311 dont la construction eut également lieu dans le chantier fluvial de Chalon sur Saône. On leur avait donné les noms suivants : Smeli, Khrabry, Derski, Schoumni, Letjaschtschi, Strogi. De même que les Plejad suédois, la carrière de quelques-uns d'entre eux se poursuivit pendant plus de quarante ans. Les derniers conservés en service étaient gréés en dragueurs légers et l'un d'eux a été hissé à sec au Musée Naval de Varna pour y être préservé (1960).
Pendant la première guerre balkanique (1911-1912) une division bulgare de quatre torpilleurs du type livré par Schneider lança contre le croiseur turc Hamidieh (21 novembre 1912) et endommagea ce bâtiment.
 
JAPON.
 
La marine japonaise, dont on croit trop souvent qu'elle fut formée exclusivement à l'école britannique, débuta, au contraire, avec l'aide et les conseils d'officiers et d'ingénieurs français, Emile Bertin par exemple. Et ceci explique pourquoi une bonne moitié des flottilles japonaises de la guerre sino-japonaise et un bon pourcentage des torpilleurs qui firent la guerre russo-japonaise s'inspiraient des idées françaises, soit qu'ils eussent été construits en France, soit — et c'étaient les plus nombreux — qu'ils fussent des copies montées au Japon de prototypes lancés en France.
 
C'est d'abord à Schneider que s'adressa le gouvernement du Mikado. Commandés en 1887, dix torpilleurs du type français de 35 mètres et un du type de 34 mètres furent montés à Chalon sur Saône. Le Japon s'adressa ensuite à Normand. Outre quatre torpilleurs de haute mer, le constructeur havrais construisit pour la marine nippone trois torpilleurs garde-côtes qui furent reproduits en grand nombre au Japon. Le n° 1 de 75 tonnes, livré en 1891 et déjà doté de la chaudière aquitubulaire Normand, était une réplique du 147 français. Les numéros 2 et 3 de 86,5 tonnes, livrés en 1898, reproduisaient notre type 201.
 
Les torpilleurs japonais, construits en France ou sur plans français, participèrent très activement en 1894-1895 aux opérations engagées contre la flotte chinoise, en particulier lors de l'attaque contre Wei Hai Wei. Plusieurs contribuèrent aussi à l'anéantissement de la Deuxième Escadre du Pacifique Russe dans la nuit qui suivit la bataille de Tsioushima (27-28 mai 1905).
 
(à suivre)


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°8439
Ar Brav
Posté le 30-08-2008 à 22:43:57  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Presque tous les « numérotés » français, naviguant encore en 1918, furent condamnés en 1920. On en conserva, pourtant, quelques-uns comme annexes aux écoles ou comme bâtiments de servitude. Il était prévu de les utiliser en temps de guerre comme dragueurs légers ou comme bâtiments d'escorte de dragueurs. Le 315 et le 327 durent à cette circonstance de ne disparaître de la liste de la flotte comme « bâtiments de combat » qu'en 1930 et le 321 en 1936. Pour beaucoup de parisiens le 315, entre 1921 et 1930, a été un initiateur aux choses de la Marine... Presque chaque année, en effet, il remontait la Seine jusqu'à Paris et était le plus bel ornement des festivités organisées par la Ligue Maritime, prenant la tête d'un défilé nautique et ébranlant les quais par des « coups » de 37... Mais, bien qu'il ait été officiellement rayé de la première partie de la liste de la flotte en 1920, le 369 — le trois-six-neuf comme on l'appelait familièrement — est très probablement le « numéroté » qui vécut le plus longtemps. A cet égard, le témoignage vécu de M. Jean Meirat, auteur de l'excellent ouvrage consacré aux torpilleurs de 1 500 tonnes, intitulé « Les marins de la Tramontane » : selon M. Jean Meirat, en effet, le 369 n'a été dépecé qu'en 1942 :
« Je ne l'ai pas vu, moi-même, a écrit M. Jean Meirat, mais tous les gens de La Pêcherie que j'ai connus, en 1941, étant embarqué sur la Tramontane alors basée dans ce port m'ont affirmé qu'en 1939-1940, le 369 avait encore servi comme patrouilleur au large de Bizerte ce qui constitue, je crois, l'extrême limite du service actif de ces torpilleurs. Je l'ai vu, en tout cas, désarmé à Sidi Abdallah, au début de 1942, puis, vers le milieu de l'année, hissé sur le quai par la grande grue de l'arsenal et dépecé ».
 
Du point de vue français, le 369 a, sans nul doute, établi un record de longévité pour les torpilleurs de défense mobile, mais il est indiqué plus haut que certains de leurs similaires et contemporains suédois et bulgares ont vécu plus longtemps encore. Ces derniers — les bulgares — se sont même attribués un autre record, celui d'une participation effective, mais plus ou moins active, à quatre guerres...
 
Tels qu'ils ont été, les torpilleurs de défense mobile de la Marine française, les « numérotés » étaient vraiment de très petits navires. Très effilés, bas sur l'eau et, jusqu'à la première guerre mondiale tout au moins, sans autre protection contre la mer et les embruns qu'un cagnard fixé sur le kiosque émergeant à peine de la coque, ils mouillaient terriblement et étaient facilement balayés par les lames et par les embruns aussitôt que la mer levait un peu. Chauffé au charbon, ils étaient couverts d'escarbilles... Si parfaite — dans les derniers temps tout au moins — qu'ait été leur robuste et unique machine, ses trépidations et même ses emportements à certaines allures faisaient trembler tout l'arrière et paraissait, parfois, devoir disloquer les tôles. En dehors du kiosque où le commandant et l'homme de barre pouvaient seuls prendre place, en dehors du ou des deux tubes mobiles conjugués de la ou des deux cheminées, quelques panneaux entoilés faisaient seuls saillie sur le pont et comme la cuisine y était parfois installée en plein vent, tout au moins à bord des torpilleurs stationnés en Méditerranée, il arrivait qu'on dinât par cœur... Le commandant, quelquefois un enseigne de trente ans ou un premier-maître pilote chevronné, plus souvent un lieutenant de vaisseau, de 35 à 40 ans parfois, n'avait d'autre chez lui qu'une minuscule « chambre », voire le non moins minuscule carré où l'on couchait sur la banquette.  
Pour se rendre à terre, il devait se contenter du « berthon », bachot minable, presqu'aussi large que long, simple carcasse repliable et entoilée que l'on ne démontait d'ailleurs jamais, et dont la marine actuelle a perdu depuis longtemps le souvenir... C'était le fruit de l'imagination et de l'esprit inventif d'un clergyman écossais, féru de yachting et de pêche...
 
Considérés comme rapides — tout est relatif — bien qu'on n'eut jamais retrouvé en service — même à quatre ou cinq nœuds près — les vitesses d'essai passées, de 18 à 26, quelquefois 27 nœuds, les « numérotés » avaient conquis le cœur de beaucoup d'officiers entrés dans la Marine avant 1914. A ces officiers, en effet, ils ont souvent apporté la joie et les satisfactions du premier commandement. S'il y avait de durs moments à la mer quand on manœuvrait en formation serrée de jour et de nuit, parfois à toucher la terre et par temps peu maniable, il y avait aussi de magnifiques journées, l'été surtout, lorsque sous un chaud soleil et par grand calme, on pouvait se tenir aux « postes d'admiration » et regarder les côtes de France, de Corse, d'Algérie défiler à portée de la main. Grâce à leur faible tirant d'eau, 2,50 mètres environ, les « numérotés » pouvaient venir à quai dans les plus petits ports. Les jours de fête et de pardon, ils s'en allaient fréquemment, mouiller par deux — une section — dans les coins les plus reculés de la côte bretonne. Grâce à eux les baigneurs — on ne parlait pas encore des estivants ni des vacanciers —, connaissaient la Marine et se familiarisaient avec elle sans avoir besoin de visiter un port de guerre. Ce n'était pas l'époque du short ni du bikini ; les canotiers et les pantalons blancs des messieurs, les grands chapeaux et les couleurs claires des jupes froufroutantes de leurs compagnes ne se tiraient pas toujours sans dommage de la visite d'un torpilleur.
Ils ont été à l'origine de plus d'une vocation maritime.  
Dans toutes les marines, les torpilleurs ont contribué à former des générations d'excellents marins. Chez nous, les « numérotés » ont joué, à cet égard, un rôle important. C'était, vraiment, une rude et bonne école de sang froid, de décision et de prudence que celle des flottilles. Elle apprenait aux commandants à lutter contre la mer avec de faibles moyens, à payer beaucoup de leur personne, en passant des nuits entières à leur banc de quart, à vaincre la fatigue et à faire beaucoup par eux-mêmes. Les « numérotés » dix fois plus longs que larges, sensibles à la moindre brise, n'évoluaient toujours pas facilement avec leur unique machine ; le sens marin, l'adresse manœuvrière s'y révélaient vite. Notre Marine leur doit pour une grande part de s'être trouvée, en 1914, à un des moments critiques de l'histoire de notre pays en possession d'un corps d'officiers et d'équipages vraiment rompus au service de la mer.
Pourtant, il faut se demander si la construction d'un aussi grand nombre de torpilleurs de défense mobile — 370 ..! — n'a pas été, en fin de compte, une des grandes erreurs de la politique navale française d'avant 1914. Aujourd'hui surtout, il paraît inconcevable qu'on ait pu en commander encore plus d'une centaine après 1900, et tout aussi inconcevable que le français réputé intelligent (???) ait pu, si longtemps, se laisser abuser par certaines grossières erreurs de la Jeune Ecole.
 
D'après Henri Le Masson, Histoire du torpilleur en France, Académie de Marine, 1966.
 
Cordialement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°8810
Rutilius
V. infra.
Posté le 14-09-2008 à 17:59:24  profilanswer
 


   Bonsoir Franck,
   Bonsoir à tous,    
 
   En Novembre 1917, le " capitaine " MELIL fut désigné au commandement du Perceval et " d'une escadrille de torpilleurs d'escadre " (Ouest-Eclair - éd. de Nantes -, n° 5584, 17 nov. 1917, p. 4).
 
   Ce bâtiment ne figure pas sur la liste récapitulative des torpilleurs qui précède...  
 
   Bien à vous,
   Daniel.

n°8813
Ar Brav
Posté le 14-09-2008 à 18:26:17  profilanswer
 

Rutilius a écrit :


Bonsoir Franck,
Bonsoir à tous,    
En Novembre 1917, le " capitaine " MELIL fut désigné au commandement du Perceval et " d'une escadrille de torpilleurs d'escadre " (Ouest-Eclair - éd. de Nantes -, n° 5584, 17 nov. 1917, p. 4).
Ce bâtiment ne figure pas sur la liste récapitulative des torpilleurs qui précède...  
Bien à vous,
Daniel.


 
Bonjour Daniel,
 
J'ai consulté ma doc en vain, notamment les sources listées ICI, il semble qu'il n'y ait pas eu de bâtiment du nom de Perceval dans la Marine française. Sommes-nous certains qu'il s'agit bien d'un navire et d'un officier français et non allié ?  :??:  
Si torpilleur d'escadre, il serait classé contre-torpilleur
 
Bien cordialement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°8816
Rutilius
V. infra.
Posté le 14-09-2008 à 19:57:41  profilanswer
 

Citation :

Sommes-nous certains qu'il s'agit bien d'un navire et d'un officier français et non allié ?


   Bonsoir Franck,
 
   Citation très exacte de ma source :
 
   " NOUVELLES MARITIMES. - [...]
 
   COMMANDEMENTS. - Sont nommés aux commandements suivants : [...] ; le capit. Melil, du Perceval et d'une escadrille de torpilleurs d'escadre ; [...]. "

 
   Cette information me semble directement reprise d'un communiqué officiel. En outre, elle concerne deux autres nominations à un commandement de torpilleur : le Trident et la Sarcabane (V. les sujets correspondants).
 
   Bien à vous,
   Daniel.

n°8822
Ar Brav
Posté le 15-09-2008 à 05:43:02  profilanswer
 

Bonjour Daniel,
Bonjour à tous,
 
Cette information me semble directement reprise d'un communiqué officiel
 
Tout ce que je peux vous dire, d'après ma doc, depuis le La Mora, navire de Guillaume Le Conquérant en 1 066, et jusqu'en 2006, il n'y a pas eu de bâtiment du nom de Perceval dans la Marine française.
 
 
[...] ; le capit. Melil, du Perceval et d'une escadrille de torpilleurs d'escadre ; [...]
 
Ou alors un navire auxiliaire (civil réquisitionné ou affrété) qui aurait échappé aux différents auteurs ? Ce bâtiment servant de navire de commandement à l'escadrille de torpilleurs d'escadre ? Je n'en ai aucune trace dans les 4 ouvrages de Thomazi qui reprend pourtant l'essentiel des bâtiments de la flotte.
Pourquoi capit. Melil et non Capitaine de frégate ou de vaisseau X, c'est étrange comme appellation pour un militaire.
 
Tout renseignement sera le bienvenu, merci par avance à tous.
 
Bien cordialement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°8826
Geneamar
Posté le 15-09-2008 à 07:17:06  profilanswer
 

Bonjour Daniel, bonjour Franck, bonjour à tous...
 
  Je n'ai aucun Officier porteur du patronyme MELIL dans les effectifs de la Marine Nationale en 1917.

 
   :hello:


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Cordialement. Malou
n°8827
Ar Brav
Posté le 15-09-2008 à 07:48:45  profilanswer
 

Bonjour Malou,
 
C'est bizarre, en effet, tout comme la façon d'écrire le grade qui rappelle celle des anglo-saxons. Capitaine, en France, s'adresse davantage à un commandant de la Marine Marchande (qui est effectivement capitaine, généralement au long cours (CLC), mais que l'on appelle Commandant dès lors qu'il a en charge le navire, tout comme dans la Royale. Mais dans ce cas, cela semble exclu, s'agissant du commandement d'un bâtiment et d'une escadrille de torpilleurs d'escadre.
 
Bonne journée,
Franck
 
PS. J'ai des problèmes de connexion qui saute sans cesse


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°10172
Rutilius
V. infra.
Posté le 04-11-2008 à 15:03:22  profilanswer
 

  Bonjour à tous,
 
   La réorganisation des escadrilles de torpilleurs intervenue en Octobre 1919.
 
   Ouest-Eclair - éd. de Caen -, n° 4214, 21 oct. 1919, p. 4 :
 
   " NOUVELLES MARITIMES. - MARINE DE GUERRE. - [...] ESCADRILLES DE L'ARMEE NAVALE. -  
 
    Le ministre de la Marine vient de décider que l'armée navale comprendra désormais trois escadrilles, composées chacune de 6 torpilleurs, savoir :
 
   1re escadrille : Casque, Bouclier, Capitaine-Mehl, Mangini, Commandant-Bory, Enseigne-Roux.
 
   2e escadrille : Algérien, Kabyle, Sénégalais, Somali, Sakalave, Bambara.
 
   3e escadrille : Touareg, Anamite, Hova, Arabe, Tonkinois, Marocain.
 
   Ces trois escadrilles seront constamment maintenues à effectifs complets.
   Les torpilleurs de deux d'entre elles étant en mission, ou tenus prêts à appareiller immédiatement tandis que ceux de la 3e, dite escadre de relève, seront en période de carénage et de réparation ; période de permissions pour les équipages. En outre, six unités de remplacement sont prévues : Magon, Cimeterre, Bisson, Commandant-Lucas, Protêt, Dehorter.
   Ces six torpilleurs n'auront que la moitié de l'effectif réglementaire.
   Une escadrille de patrouille est, d'autre part, créée à Bizerte, sous les ordres du préfet maritime du 6e arrondissement. Elle comprend les 6 torpilleurs suivants, armés aux 3/4 de l'effectif réglementaire : Lansquenet, Spahi, Mameluck, Enseigne-Henry, Aspirant-Herber, Hussard."

 
   Bonne soirée,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 04-11-2008 à 15:03:38
n°10940
Ar Brav
Posté le 08-12-2008 à 06:42:58  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Une flottille de torpilleurs dans le port de Granville :
 
http://images2.hiboox.com/images/5008/19b8dd07457467f20fc6ca28af4fdea4.jpg
 
Source :
 
CPA de Dominique Bachelier

 
Cordialement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°10948
alain13
Posté le 08-12-2008 à 11:10:50  profilanswer
 


Bonjour à tous, bonjour Franck,
 
J'ai trouvé cette carte du Médici sortant du port de Toulon à la brocante, mais comme je ne le trouve dans aucune de vos listes de torpilleurs ou contre torpilleurs, je pense que (comme Marie), il est peut-être italien ???
 
Bien cordialement,
Alain
 
 
 http://img360.imageshack.us/img360/93/mdiciwf4.jpg
http://img360.imageshack.us/img360/mdiciwf4.jpg/1/w800.png

n°10955
Ar Brav
Posté le 08-12-2008 à 19:14:07  profilanswer
 

Bonsoir Alain,
Bonsoir à tous,
 
Il s’agit du contre-torpilleur italien (Destroyer ou Cacciatorpediniere) Giacomo Medici.
 
Si on prend les Flottes de Combat 1925, il est noté de type Guiseppe Sirtori, et lancé (ou mis en service) en 1918.
Si on prend les Flottes de Combat 1929, il devient le Giacome Medici (1917-1919) de type La Masa.
Si on prend le Jane’s Fighting Ship de 1919, il est le Giacomo Medici lancé (ou mis en service) en 1917, de la classe Sirtori.
Je n'ai pas cherché plus en avant pour la radiation.
Apparemment, question torpilleurs et contre-torpilleurs, chez les Italiens non plus ce n’est pas simple…
 
Bref, il s’agit bien d’un bâtiment italien.
D = 813 t
L = 73,5 m
l = 7,3 m
TE = 2,8 m
Construit à Odero. 17 000 cv ; 33 nœuds ; turbines Tosi ; 4 chaudières Thornycroft ; chauffe au mazout ; 2 hélices ; 105 h. Equipé également en mouilleur de mines.
Armement : VI de 4 pouces + II pdr.
 
Bonne soirée,
Amicalement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 08-12-2008 à 19:15:08

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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°10966
alain13
Posté le 09-12-2008 à 08:55:05  profilanswer
 


Bonjour à tous,
 
Merci Franck pour ces précisions sur le Médici que j'avais pris au départ pour un contre-torpilleur de la classe Enseigne-Roux.
 
Amicalement,
Alain

n°11000
albe
Posté le 10-12-2008 à 23:45:41  profilanswer
 

olivier 12 a écrit :

Bonjour à tous,
 
A propos du torpilleur quittant le port de Nantes voici un mystère que je n'arrive pas à expliquer :
 
en inversant le négatif, le port de Nantes est vu à l'envers et de façon incorrecte (je connais bien l'endroit :))
 
http://img212.imageshack.us/img212/6371/inversnz6.jpg
 
en revanche, le torpilleur devient identifiable ; on voit assez nettement qu'il s'agit du n° 194, les chiffres blancs ayant été maladroitement recouverts par du noir.
 
http://img212.imageshack.us/img212 [...] 194ws9.jpg
 
Quelqu'un pourrait-il me donner une explication? et le 194 était-il bien ce type de torpilleur?
 
Une petite précision : la carte postale date de Décembre 1914. A-t-on voulu cacher le numéro du navire à d'éventuels espions?
 
 14h00 NB : en examinant à la loupe les chiffres blancs, il pourrait aussi s'agir du 134. J'ai l'impression que le gribouillage en noir a été fait sur la pellicule et non sur le torpilleur.
 
Cdlt
 
Olivier


 
bonsoir
Le 194 était un torpilleur de la classe 126 modifiée; cette serie de batiments fut construite dans les années 1892-95.
identique à la classe précédente de 1891-3 il était plus long d'un métre pour permettre l'installation de machines plus puissantes.
le déplacement était de 78 tonnes, pour une longueur de 37 mètres, une largeur de 3 mètres 90 et un tirant d'eau de 1 mètre 15.
les machines donnaient 1700 cv pour une vitesse de 22 noeuds avec des bouilleurs de type Temple-normand.  
L'armement était composés de 2 tubes lances torpilles, un dans l'étrave et un sur la pont axé sur l'arriére; L'artillerie se composait de 2 canons de 37 mm. L'équipage étant de 22 hommes et un officier;
Ces batiments étaient trés à la "mode" en France selon les théories de la jeune école qui allaient miner la flotte française pendant des années par les théories pour le moins fumeuses de l'amiral Aube et de son journaliste attitré Gabriel Charme lesquels voyaient en ce type d'"engins" le batiment de combat de l'avenir qui à prix trés réduit allait traquer l'ennemi par ses torpilles. Le seul probléme est qu'ils tenaient mal la mer étaient sous armés et avaient une autonomie ridicule. Ils allaient encombrer nos ports pendant des lustres et ne servir pratiquement à rien lors de la 1ére guerre mondiale (du moins pour ceux qui étaient encore en état de marche)
Un certain nombre seront démolis vers la fin du conflit pour récupérer les machine afin d'équiper des patrouilleurs ASM en construction. Bref un superbe loupé. Construits de 1876 à 1908 ils furent exportés aussi à l'étranger, 3 d'entre eux furent l'ossature de la flotte bulgare et étaient encore en service  lors de la seconde guerre mondiale!
 
Amitiés

n°11003
Yves D
Posté le 11-12-2008 à 08:43:33  profilanswer
 

Bonjour Olivier, bonjour à tous
Le 134 a fait toute sa carrière en Méditerranée (Cf Dictionnaire de la Flotte de guerre - JM Roche) tandis que le 194 a fait carrière à Rochefort. C'est donc probablement lui qui est présenté sur cette photo "bidouillée". Il a fini vendu pour démolition à Rochefort en 1913.
Cdlt
Yves


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et d'autres thèmes d'histoire maritime.
n°11008
alain13
Posté le 11-12-2008 à 20:46:18  profilanswer
 


Bonsoir à tous,
 
Pour en revenir à la photo d'Olivier, il apparait que le bidouillage concerne la totalité du plan d'eau :
- contours rectilignes alors qu'il ne le sont pas (cf 2ème photo d'Olivier),
- pas d'ombres autres que celle du torpilleur.
Reste à savoir si la photo du plan d'eau et du torpilleur a été intégrée inversée ou pas ( pour éventuellement remettre le navire dans la bonne direction).
A première vue si l'on cherche à intuiter sur un nombre, l'inversion est la solution la plus favorable...
Mais si l'on agrandit un peu plus la photo (voir ci-dessous), l'on  
s'aperçoit que le "gribouillage" a sans doute été fait en noir mais également en blanc qui superpose le noir à certains endroits :
- ou alors le haut du 9 ressemblant à un 8,
- le 4 à deux pieds et ratatiné transversalement...
 
http://img88.imageshack.us/img88/3779/torpilleur194ws91to7.jpg
http://img88.imageshack.us/img88/torpilleur194ws91to7.jpg/1/w585.png
 
Dans ces conditions et celà n'engage que moi, pour la marque ????
et pour le plan d'eau où vogue le navire, il vient peut-être de beaucoup plus loin !
 
Bon, là je me suis un peu amusé.
Cordialement,
Alain
 
 
 

n°11906
Marc TERRA​ILLON 1
Posté le 04-01-2009 à 12:30:08  profilanswer
 

Bonjour
 
Un petit UP pour travailller ....
 
A bientot


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Cordialement
Marc TERRAILLON
n°11971
Ar Brav
Posté le 05-01-2009 à 19:14:57  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Pour mémoire et pour gagner du temps, je rappelle que tous les récapitulatifs des navires sont facilement accessibles (et placés de manière inamovible) dans le Mémento de recherche placé en-tête de la rubrique Marine :
 
Marine: mémento de recherche
 
Sous le titre :
 
MARINE FRANCAISE - Les navires de la Grande Guerre  
 
la Liste succincte  
 
Cordialement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
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