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  ROCHAMBEAU - Paquebot

 

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Auteur Sujet :

ROCHAMBEAU - Paquebot

n°16555
Terraillon​ Marc
Posté le 16-05-2009 à 19:21:53  profilanswer
 

Bonsoir
 
Un lien vers le paquebot ROCHAMBEAU
 
http://www.frenchlines.com/ship_fr_398.php
 
A bientot  :hello:


---------------
Cordialement
Marc TERRAILLON
n°17686
olivier 12
Posté le 15-06-2009 à 11:16:31  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
ROCHAMBEAU
 
Rencontre avec un sous-marin le 30 Avril 1917
 
Le 11 Mai 1917, le préfet de la Gironde envoie la lettre suivante au Ministre de la Marine.
 
«  J’ai l’honneur de vous faire connaître que le service de police du port de Bordeaux a recueilli à bord du ROCHAMBEAU les renseignements suivants :
 
Le ROCHAMBEAU se trouvait le 30 Avril 1917 à 15h15 à 15 milles au SW de La Coubre, à l’embouchure de la Gironde, lorsque les canonniers du bord s’aperçurent qu’une torpille venait d’être lancée à une distance de 700 à 800 m contre le navire. Presque aussitôt, ils tirèrent plusieurs coups de canon sur le point d’où paraissait être parti l’engin.  
Le paquebot de 17000 tonnes marchait à 19 nœuds.
Le commandant s’étant immédiatement rendu compte du danger que courait son navire put, par une manœuvre habile, éviter la torpille qui passa à 8 mètres sur l’arrière. De leur côté, les canonniers continuèrent à tirer afin de protéger le navire dont la marche ne fut interrompue par aucun autre incident.
 
Personne ne vit de sous-marin. A un certain moment, certains crurent cependant voir son sillage, mais il s’agissait en réalité du sillage du ROCHAMBEAU qui faisait de nombreuses embardées à droite et à gauche.
Tous les membres de l’équipage conservèrent leur sang-froid. Il n’y eut pas de panique chez les passagers qui restèrent sur le pont pour suivre de l’œil la torpille qui continua sa route pendant plus de 1000 m.
Le poste de TSF du bord ayant lancé des appels de détresse, un premier destroyer arriva sur les lieux une demi-heure après la tentative de torpillage, et trois autres peu après. »
 
Cette attaque manquée vaudra les récompenses suivantes à l’équipage :
 
JUHAM Dominique Commandant. Lieutenant de vaisseau auxiliaire immatriculé à Saint Tropez n° 117
 
Citation à l’Ordre de la Division pour l’esprit de décision et de sang-froid dont il a fait preuve lors de l’attaque de son navire par un sous-marin.
 
DANIELOU Emile QM canonnier inscrit à Morlaix n° 22679
 
Citation à l’Ordre du Régiment  « Etant chef de pièce, a fait preuve d’activité et d’énergie lors de l’attaque de son navire par un sous-marin. »
 
On trouve, jointe au dossier, une lettre du Grand Chancelier de la Légion d’Honneur.
 
«  J’ai l’honneur de vous adresser, pour être soumis à l’examen du Conseil de l’Ordre, un décret en double expédition conférant la Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur à Monsieur JUHAM Dominique Pierre, Capitaine au Long Cours, commandant le paquebot ROCHAMBEAU.
 
Une décision du Gouvernement, prise au début des hostilités, ayant ajourné, en principe, toute admission à titre civil dans notre ordre national, j’ai saisi le conseil des Ministres du cas de Monsieur JUHAM.
Il a été décidé que ses titres justifiaient à tous égards une dérogation à la décision de principe susvisée et qu’ils justifiaient une récompense immédiate ».
 
Voici les états de service du commandant du ROCHAMBEAU
 
http://img194.imageshack.us/img194/5265/rochambeau.jpg
 
Il serait intéressant de savoir quel est le sous-marin qui a manqué ce paquebot.
 
Voici enfin quelques photos de ce magnifique navire sur lequel mon GP fut brièvement embarqué comme officier mécanicien début 1914, avant de rejoindre le paquebot PEROU pour un embarquement de …60 mois !
 
http://img194.imageshack.us/img194/1369/rochambeau1.jpg
 
http://img269.imageshack.us/img269/7604/rochambeau2.jpg
 
http://img269.imageshack.us/img269/2906/rochambeau3.jpg
 
http://img269.imageshack.us/img269/9853/rochambeau4.jpg
 
http://img269.imageshack.us/img269/722/rochambeau5.jpg
 
http://img269.imageshack.us/img269/2752/rochambeau6.jpg
 
http://img95.imageshack.us/img95/3172/rochambeau7.jpg
 
Enfin, une petite fille (la future mère de l'auteur de ces lignes)photographiée sur le pont du ROCHAMBEAU, près du treuil du petit canot arrière,  en 1914...
 
http://img95.imageshack.us/img95/1639/rochambeau8.jpg
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 12-09-2017 à 08:28:32

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olivier
n°17688
Michael Lo​wrey
Posté le 15-06-2009 à 13:35:16  profilanswer
 

Bonjour à tous,  
 
The submarine which fired the torpedo at ROCHAMBEAU was UC 72 under the command of Oblt.z.S. Ernst Voigt.  
 
Spindler misattributes this action, crediting UC 72 with sinking the British steamer GRETASON. It has since been established that UC 27 sank GRETASON with all hands on April 15, 1917 off the Iberian coast (43.08N, 11.32W).
 
Best wishes,
Michael

Message cité 1 fois
Message édité par Michael Lowrey le 15-06-2009 à 14:53:31
n°22063
Ar Brav
Posté le 21-11-2009 à 12:36:08  profilanswer
 

Bonjour à tous,  
 
La fiche Miramar du Rochambeau :
 
IDNo:  5614604  
Year:  1911
Name:  ROCHAMBEAU  
Launch Date:  02.03.1911
Date of completion:  08.1911
Type:  Passenger/cargo (rf)  
Flag:  FRA  
Tons:  12 678  
Yard No:  T (56)
LPP:  170.5  
Beam:  19.4  
Country of build:  FRA
Builder:  St Nazaire (Penhoet)
Location of yard:  St Nazaire
Number of
screws/Mchy/
Speed(kn):  4T/ST-15  
End:  1934
 
Disposal Data:
 
BU Dunkirk 13.08.1934
 
http://www.miramarshipindex.org.nz/ship/show/178474
 
Cordialement,
Franck


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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°27174
olivier 12
Posté le 20-08-2010 à 13:19:06  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Une photo assez rare du ROCHAMBEAU sur dock flottant
 
http://a.imageshack.us/img90/5265/rochambeau.jpg
 
Cdlt


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olivier
n°28852
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 16-12-2010 à 22:43:04  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
   ■ Localisation de l'attaque subie par le paquebot Rochambeau, le 30 avril 1917.
 
   ● Patrouilleur auxiliaire Écureuil, Registre des télégrammes reçus et expédiés : S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 59, p. num. 899 Registre attribué par erreur au patrouilleur auxiliaire Brême ― :
 
 
 
                                      http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/ROCHAMBEAU%20-%20Engagement%20du%2030%20avril%201917..jpg


Message édité par Rutilius le 17-12-2010 à 23:41:32

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°31316
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 25-05-2011 à 16:07:52  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
                                                                 Le paquebot Rochambeau à Bordeaux en Décembre 1916
 
 
                                      http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/ROCHAMBEAU---V-1..gif    
                                                           
                                                                                     Bibliothèque nationale de France
                                                                      Photographie de presse de l’Agence Rol ‒ Réf. 48.410

   _______________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.
 
                     

n°31739
olivier 12
Posté le 12-07-2011 à 11:14:41  profilanswer
 

Bonjour à tous,

Un complément sur l’attaque du ROCHAMBEAU par l’UC 72 le 30 Avril 1917

 
Rapport du commandant JUHAM
 
Position du ROCHAMBEAU au moment de la tentative de torpillage : 45°30 N  01°35 W, à 15 milles dans le S50W du phare de La Coubre à l’embouchure de la Gironde. (Traversée New York – Bordeaux).
 
La torpille a été lancée à 800 m sur tribord, par le travers du grand mât. Dès que j’ai entendu le sifflement causé par le lancement de la torpille, je suis venu en grand sur bâbord pour effacer l’arrière. Je venais de faire rallumer la petite chaudière pour obtenir une vitesse maximum de 19 nœuds. Le sous-marin a mal calculé la vitesse du Rochambeau qu’il a sous-estimée de 1 nœud environ. La torpille est passée à 8 mètres sur l’arrière.
 
Nous transportions 229 hommes d’équipage et 200 passagers dont de nombreux Américains qui ont chanté la Marseillaise sitôt après l’attaque, quand ils entendirent le canon.
 
Armement de la pièce arrière de 75mm
 
DANIELOU Emile  Quartier maître canonnier  Morlaix
REMOND Edouard Matelot canonnier
LE RESTE Joseph Fusilier
POISSON Edmé  Matelot du bord, pourvoyeur
DAULT Auguste  Matelot du bord, pourvoyeur
 
Ces hommes méritent les plus grands éloges car ils ont été les premiers à voir le sillage de la torpille et ont eu l’initiative d’ouvrir le feu sans retard.
 
Je signale aussi la belle conduite, le sang-froid et l’esprit d’initiative de Monsieur MIOSSEC, officier mécanicien de quart à la machine, et de son assistant Monsieur POLPRE, élève officier. Au premier coup de canon, ils ont fermé toutes les portes étanches et ont organisé le service en cas d’abandon tout en maintenant l’ordre le plus absolu.
 
Voici la lettre de nomination du commandant Juham dans l’Ordre de la Légion d’Honneur.
 
http://img641.imageshack.us/img641/1369/rochambeau1.jpg
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 11-09-2017 à 10:35:46

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olivier
n°32773
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 17-11-2011 à 18:40:22  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
   L’Ouest-Éclair – éd. de Rennes –, Lundi 13 février 1911, p. 5, en rubrique « Dépêches maritimes ~ Marine marchande. ».
 
 
                                                            http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/ROCHAMBEAU%20-%201911-1..jpg
                                                            http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/ROCHAMBEAU%20-%201911-2..jpg
 
 
   Navigazette, n° 1.141, Jeudi 9 mars 1911, p. 6, en rubrique « Chronique maritime – Navigation. ».
 
 
                                       http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/ROCHAMBEAU%20-%201911-1%20bis..jpg
                                         http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/ROCHAMBEAU%20-%201911-2%20bis..jpg
   ________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 29-11-2012 à 16:46:14
n°35587
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 29-11-2012 à 13:55:41  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
   ■ Historique (complément).
 
   — 8 novembre 1915 : Lors d’une traversée de New-York à Bordeaux, un incendie, qui sera rapidement circonscrit, se déclare dans une soute à charbon.
 
   L’Ouest-Éclair – éd. de Caen –, n° 6.000, Mardi 17 novembre 1915, p. 4, en rubrique « Dernière heure. ».
 
 
                                            http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/ROCHAMBEAU%20-%20L.O.E.%2017-XI-15..jpg
   ________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°38225
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 06-10-2013 à 22:19:08  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,  
   
   
 
            http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/ROCHAMBEAU---V-2..gif  
 
 
            http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/ROCHAMBEAU%20-%20V%203..jpg  
 
                                                               Collection particulière


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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°38661
ours
Posté le 29-11-2013 à 07:44:41  profilanswer
 

Michael Lowrey a écrit :

Bonjour à tous,  
 
The submarine which fired the torpedo at ROCHAMBEAU was UC 72 under the command of Oblt.z.S. Ernst Voigt.  
 
Spindler misattributes this action, crediting UC 72 with sinking the British steamer GRETASON. It has since been established that UC 27 sank GRETASON with all hands on April 15, 1917 off the Iberian coast (43.08N, 11.32W).
 
Best wishes,
Michael


 
Bonjour à tous,
 
Michael, vous précisez que le Rochambeau a été attaqué par l'UC 72. Sur le site U boat.net on apprend que la veille de l'attaque du Rochambeau à l’embouchure de la Gironde, l'UC 72 coulait 4 navires près du Guilvinec en Bretagne. Est-il possible que ce sous-marin se trouve dès le lendemain sur les côtes bordelaises ? D'autant que le 2 mai, il est de nouveau sur les côtes de l'île d'yeu. En vous remerciant de votre aide,
 
Bien cordialement,
 
Laurent

n°38669
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 29-11-2013 à 18:01:17  profilanswer
 

Bonjour Laurent
C'est tout à fait cohérent, les 4 pêcheurs au large du Guilvinec ont été coulés en début de matinée pour 2 d'entre eux, dans la nuit 28/29 pour les deux autres. La distance parcourue dans cet espace de temps est tout à fait compatible. D'autre part je pense que Michael a précisé que c'était bien UC 72 au vu du KTB de ce sous-marin.
Cordialement
Yves


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°46836
olivier 12
Posté le 18-06-2017 à 07:59:50  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/924/FHOREw.jpg
 
Rencontre avec un sous-marin le 18 Avril 1918
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/922/ZvgsRN.jpg
 
Rapport du capitaine Dominique JUHAM
 
Quitté Bordeaux, bouée extérieure à sifflet, le 16 Avril 1918 à 18h45 avec 229 passagers en cabine et 156 en 3e classe, poste et marchandises diverses. Sommes arrivés sous le méridien du ponton d’Ambrose le – à ----.
Traversée par petite brise de NE du départ au 21 Avril, puis par forte brise de SW à WNW jusqu’au 27, et ensuite par beau temps.
Pris la route prescrite en faisant des zigzags suivant le diagramme réglementaire.
 
A  19h00, par 45°56 N et 20°00 W, soit 32 minutes après avoir doublé la bouée à sifflet, le QM canonnier Daniélou et presque en même temps que lui tous les canonniers qui étaient à leur poste de combat sur la dunette virent à 350 m environ et à 130° de l’avant tribord un périscope émergeant de 3 m et dont le sillage était si apparent qu’il n’y avait aucun doute à avoir sur l’effort de vitesse que faisait le sous-marin pour pouvoir venir se placer dans une position propice pour nous torpiller. Dès qu’il a été aperçu, un premier coup d’exercice a été tiré dans sa direction, puis 4 coups à obus avec la pièce tribord arrière et 1 coup avec la pièce bâbord arrière dès que celle-ci s’est trouvée dans le champ de tir. La nuit étant noire et le navire évoluant, il ne nous a pas été permis de régler notre tir d’une façon suffisante pour pouvoir atteindre le sous-marin.
Au premier coup de canon, la passerelle a manœuvré conformément aux indications mentionnées dans les instructions générales pour les capitaines des bâtiments de commerce en vue de leur protection. Nous sommes venus en grand sur la gauche, jusqu’à mettre l’arrière en direction du sous-marin. Les zigzags ont cessé pendant que nous avions le cap au S29W et les machines ont été mises en avant à toute vitesse pendant trois heures. Nous avons pu conserver, malgré les conditions défavorables dans lesquelles nous nous trouvions, la machine tribord marchant en compound, une allure soutenue d’environ 16 nœuds.  
Le sous-marin laissé dans notre sillage, nous a poursuivis pendant quelques minutes après lesquelles il a abandonné la chasse. L’aviso LA MEUSE qui nous escortait était placé au moment de l’alerte par notre travers bâbord à 400 m. Au premier coup de canon, il est venu en grand sur la droite jusqu’à se trouver dans notre sillage. Peu de temps après, nous l’entendions tirer deux coups de canon dans notre direction, et c’était la fin de l’alerte.
 
Le lendemain matin au petit jour, après lui avoir donné par Scott tous les renseignements qu’il avait demandé au sujet du « Allo » que nous avions lancé la veille, le commandant nous a fait savoir que des hommes de son bord avaient cru apercevoir un périscope dans notre sillage.
En attendant au mouillage du Verdon l’heure qui avait été fixée pour notre départ, un appel général aux postes d’abandon avait été fait. Les passagers et les hommes d’équipage étaient vêtus de leurs ceintures de sauvetage.
 
Comme nous le faisons à tous les voyages, les embarcations furent mises en dehors et toutes les dispositions furent prises pour pouvoir les mettre à la mer le plus vite possible en cas de besoin. Au premier coup de canon tiré, chaque homme s’est rendu au poste qui lui était assigné et la conduite de chacun a été digne de tous les éloges. Les passagers, qui étaient à table à ce moment-là, ont eu pendant quelques minutes une émotion facile à comprendre. Leur courage a été ranimé par la présence du commissaire et du docteur qui ont eu la présence d’esprit de ne pas quitter la salle à manger ce qui a évité une panique qui aurait pu avoir des conséquences fâcheuses.
Le personnel de la machine a été aussi admirable de sang froid et a fait sous la direction du chef mécanicien Monsieur LANNE et de l’officier chef de quart Monsieur MIOSSEC, tout ce qu’il y avait à faire en la circonstance : fermeture des portes étanches, montée en allure, ouverture des registres et maintien de l’ordre.
Si des récompenses devaient être accordées, je me fais un devoir de signaler les noms de ceux qui les ont le plus méritées :
- Monsieur MIOSSEC, officier mécanicien de quart, remarquable par son sang froid, sa compétence et l’autorité exercée sur ses hommes. Il était déjà de quart lors du torpillage du ROCHAMBEAU le 30 Avril 1917.
- DANIELOU, quartier maître canonnier. Veille irréprochable et très grand sang froid ? C’est lui qui le premier a vu le périscope, comme il avait vu le premier, le 30 Avril 1917, la torpille se dirigeant vers nous. Il avait alors été porté à l’Ordre de la Brigade et avait reçu la Croix de Guerre.
- Monsieur LANNE, chef mécanicien, pour son sang froid et la promptitude avec laquelle il s’est rendu à son poste dans la machine.
- Monsieur CLOCHE, officier de quart sur la passerelle, qui a bien fait son devoir.
 
Rapport du Lieutenant de Vaisseau GUERIN, commandant LA MEUSE
 
LA MEUSE a appareillé de Brest le 15 Avril à 15h30 pour aller prendre l’escorte du ROCHAMBEAU devant partir du Verdon le 16. A l’arrivée au Verdon, le commandant de l’escadrille de patrouille du Verdon ayant dit que le ROCHAMBEAU ne partirait que le 20 et sue d’autre part le TEMERAIRE ne pouvait arriver à temps pour escorter le PEROU, j’ai appareillé pour aller chercher le PEROU.
A 23h00, j’étais rappelé, le départ du ROCHAMBEAU étant fixé le 18 et non le 20 (erreur de chiffrage d’un télégramme).
Après ravitaillement à La Pallice, j’ai appareillé le 18 Avril à 17h00 avec le ROCHAMBEAU.
 
A 19h18, à 7,5 milles au S47W de la bouée d’observation de la passe Nord, ROCHAMBEAU a ouvert le feu sur un point situé sur son arrière à tribord. Nous étions à bâbord de ROCHAMBEAU et avons mis à toute vitesse pour faire route sur ce point. De la passerelle, personne n’a rien vu qu’un sillage huileux sur l’arrière de ROCHAMBEAU, presque dans son sillage. Mais les gradés et marins groupés autour de la pièce bâbord milieu affirment avoir aperçu un objet noir, en forme de dôme, surmonté d’un tube. Tous affirment avoir vu un sillage tout à fait analogue à celui d’une torpille, venant de ce point et passant à 40 m sur l’arrière de ROCHAMBEAU. L’objet noir a disparu à notre premier coup de canon.
 
Il ne m’est pas possible, en raison de l’imprécision des descriptions qui ont été faites, d’affirmer de façon absolue que nous avons été en présence d’un sous-marin. Après plusieurs évolutions infructueuses autour de ce point, n’ayant pas d’écouteurs pour entreprendre une recherche méthodique, nous avons fait route pour rejoindre le ROCHAMBEAU avant que la nuit ne soit devenue plus sombre.
Nous avons continué l’escorte sans autre incident jusqu’à 20h00 le 19 Avril et fait ensuite route sur La Pallice. Au retour, par 45°33 N et 03°55 W, nous avons rencontré une mine que nous avons coulée à coups de fusils.
 
Rapport de la commission d’enquête
 
Elle reprend tout le déroulement des faits et souligne :
 
La veille était bien faite. On se trouvait d’ailleurs dans les meilleures conditions, une heure après l’appareillage, à la chute du jour, dans une zone qu’on savait dangereuse. Il résulte, tant de l’enquête que de l’épreuve d’entraînement subie par le personnel militaire de ROCHAMBEAU à son retour à l’AMBC, que le service de veille est bien fait à bord de ce bâtiment.
En outre, le personnel commercial affecté à l’armement des pièces a rejoint son poste très rapidement et les passages de munitions ont fonctionné régulièrement.
Les moyens de défenses ont été mis en œuvre efficacement. Le capitaine est venu sur bâbord avec décision et rapidité afin de présenter l’arrière au sous-marin. C’était la manœuvre indiquée.  
Chacun a fait son devoir. La commission estime qu’il n’y a pas lieu à récompense.  
 
Lettre de la Compagnie Générale Transatlantique à l’Administrateur du quartier de Saint Tropez. 19 Septembre 1917
 
Nous avons l’honneur de vous accuser réception de la lettre que vous nous avez écrite le 12 Septembre pour nous demander notre appréciation sur le Capitaine au Long Cours JUHAM, commandant les paquebots de notre Compagnie.
Monsieur le Commandant JUHAM est entré à la Compagnie Générale Transatlantique le 29 Septembre 1892. Depuis 1906, il a commandé nos paquebots d’une façon si remarquable que nous n’avons pas hésiter à lui confier en 1910 le commandement de NIAGARA, paquebot de notre ligne de New York, et en 1916 le commandement de notre paquebot ROCHAMBEAU qui est actuellement une des unités les plus puissantes de notre Compagnie.
C’est vous dire en quelle estime nous tenons le commandant Juham qui a toujours fait preuve envers la Compagnie d’un zèle et d’un dévouement remarquable.
 
Veuillez ….
 
Note du 24 Septembre 1917 de l’Administrateur ROUAULT DE COLIGNY (de Saint Tropez) au Ministre de la Marine
 
Je m’empresse de vous faire connaître que Monsieur le Capitaine au Long Cours JUHAM sert à la Compagnie Générale Transatlantique depuis le 29 Septembre 1892. Les renseignements fournis par cette compagnie sont tout à l’éloge de ce capitaine qui a commandé depuis 1910 un paquebot de la ligne de New York et qui a maintenant sous ses ordres le ROCHAMBEAU, une des plus belles unités de notre flotte de commerce.
Tenu en grande estime par la Compagnie en raison de son rôle et de son dévouement remarquable, Monsieur Juham, qui a déjà reçu plusieurs distinctions, jouit d’une grande notoriété dans la région et son nom est entouré d’une légitime et très grande considération.
 
Récompenses obtenues :
 
- 04/03/1912 Félicitations de Ministre de la Marine pour la bonne tenue de son navire, le vapeur NIAGARA
- 23/12/1914 Décret confirmant campagne de guerre contre l’Allemagne du 2 Août au 23 Décembre 1914 à bord de l’éclaireur auxiliaire NIAGARA.
- 17/10/1916  Félicitations du Sous Secrétaire d’Etat pour la bonne tenue de son navire, le vapeur ROCHAMBEAU. Lettre de félicitations.
- 24/05/1917  Citation à l’Ordre de la Division pour l’esprit de décision et de sang froid dont il a fait preuve lors de l’attaque de son navire par un sous-marin. Croix de Guerre avec Etoile d’Argent.
 
Etats de service de Dominique JUHAM, Capitaine au Long Cours, Lieutenant de Vaisseau auxiliaire.
 
Commence à naviguer à l’âge de 13 ans sur des navires à voiles, au cabotage tout d’abord, puis au long cours pendant 6 ans.
4 ans de service militaire dans la Marine.
Reçu Capitaine au Long Cours à Saint-Tropez le 28 Mai 1891.
06/91 – 02/92 Embarque comme lieutenant sur ANATOLIE de la Compagnie Paquet sur la ligne de mer Noire.
03/92 Entre à la Cie Gle Transatlantique (Cadres de la Méditerranée). Embarque comme lieutenant sur plusieurs paquebots attachés au port de Marseille jusqu’en Septembre 1895. Admis alors aux cadres de l’Atlantique comme lieutenant de 2e classe et embarque 10 mois  sur VILLE DE BORDEAUX navire affecté à la ligne inter-coloniale Martinique, Antilles, New York.
08/97 Embarque comme lieutenant sur SAINT LAURENT, ligne Le Havre – Colon.
09/98 Embarque sur LA NAVARRE, puis LA CHAMPAGNE et LA NORMANDIE.
06/1901 Embarque 2e capitaine sur LA GASCOGNE, puis SAINT SIMON.
1902 Désigné pour commander une annexe à Fort de France.
 
Commande ensuite HUDSON 1905-1906, SAINT LAURENT 1906-1909, CALIFORNIE 1909-1910, NIAGARA 1910-1916, ROCHAMBEAU depuis le 23 Septembre 1916.
 
Depuis le début de la guerre jusqu’à Août 1917 il avait effectué 28 voyages postaux sur la ligne de Colon et 27 sur la ligne Bordeaux New York.
 
Cdlt

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Message édité par olivier 12 le 18-06-2017 à 08:01:54

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olivier
n°46906
brizardchr​isti
robert BRIZARD
Posté le 26-06-2017 à 21:12:25  profilanswer
 

olivier 12 a écrit :

Bonjour à tous,
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/924/FHOREw.jpg
 
Rencontre avec un sous-marin le 18 Avril 1918
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/922/ZvgsRN.jpg
 
Rapport du capitaine Dominique JUHAM
 
Quitté Bordeaux, bouée extérieure à sifflet, le 16 Avril 1918 à 18h45 avec 229 passagers en cabine et 156 en 3e classe, poste et marchandises diverses. Sommes arrivés sous le méridien du ponton d’Ambrose le – à ----.
Traversée par petite brise de NE du départ au 21 Avril, puis par forte brise de SW à WNW jusqu’au 27, et ensuite par beau temps.
Pris la route prescrite en faisant des zigzags suivant le diagramme réglementaire.
 
A  19h00, par 45°56 N et 20°00 W, soit 32 minutes après avoir doublé la bouée à sifflet, le QM canonnier Daniélou et presque en même temps que lui tous les canonniers qui étaient à leur poste de combat sur la dunette virent à 350 m environ et à 130° de l’avant tribord un périscope émergeant de 3 m et dont le sillage était si apparent qu’il n’y avait aucun doute à avoir sur l’effort de vitesse que faisait le sous-marin pour pouvoir venir se placer dans une position propice pour nous torpiller. Dès qu’il a été aperçu, un premier coup d’exercice a été tiré dans sa direction, puis 4 coups à obus avec la pièce tribord arrière et 1 coup avec la pièce bâbord arrière dès que celle-ci s’est trouvée dans le champ de tir. La nuit étant noire et le navire évoluant, il ne nous a pas été permis de régler notre tir d’une façon suffisante pour pouvoir atteindre le sous-marin.
Au premier coup de canon, la passerelle a manœuvré conformément aux indications mentionnées dans les instructions générales pour les capitaines des bâtiments de commerce en vue de leur protection. Nous sommes venus en grand sur la gauche, jusqu’à mettre l’arrière en direction du sous-marin. Les zigzags ont cessé pendant que nous avions le cap au S29W et les machines ont été mises en avant à toute vitesse pendant trois heures. Nous avons pu conserver, malgré les conditions défavorables dans lesquelles nous nous trouvions, la machine tribord marchant en compound, une allure soutenue d’environ 16 nœuds.  
Le sous-marin laissé dans notre sillage, nous a poursuivis pendant quelques minutes après lesquelles il a abandonné la chasse. L’aviso LA MEUSE qui nous escortait était placé au moment de l’alerte par notre travers bâbord à 400 m. Au premier coup de canon, il est venu en grand sur la droite jusqu’à se trouver dans notre sillage. Peu de temps après, nous l’entendions tirer deux coups de canon dans notre direction, et c’était la fin de l’alerte.
 
Le lendemain matin au petit jour, après lui avoir donné par Scott tous les renseignements qu’il avait demandé au sujet du « Allo » que nous avions lancé la veille, le commandant nous a fait savoir que des hommes de son bord avaient cru apercevoir un périscope dans notre sillage.
En attendant au mouillage du Verdon l’heure qui avait été fixée pour notre départ, un appel général aux postes d’abandon avait été fait. Les passagers et les hommes d’équipage étaient vêtus de leurs ceintures de sauvetage.
 
Comme nous le faisons à tous les voyages, les embarcations furent mises en dehors et toutes les dispositions furent prises pour pouvoir les mettre à la mer le plus vite possible en cas de besoin. Au premier coup de canon tiré, chaque homme s’est rendu au poste qui lui était assigné et la conduite de chacun a été digne de tous les éloges. Les passagers, qui étaient à table à ce moment-là, ont eu pendant quelques minutes une émotion facile à comprendre. Leur courage a été ranimé par la présence du commissaire et du docteur qui ont eu la présence d’esprit de ne pas quitter la salle à manger ce qui a évité une panique qui aurait pu avoir des conséquences fâcheuses.
Le personnel de la machine a été aussi admirable de sang froid et a fait sous la direction du chef mécanicien Monsieur LANNE et de l’officier chef de quart Monsieur MIOSSEC, tout ce qu’il y avait à faire en la circonstance : fermeture des portes étanches, montée en allure, ouverture des registres et maintien de l’ordre.
Si des récompenses devaient être accordées, je me fais un devoir de signaler les noms de ceux qui les ont le plus méritées :
- Monsieur MIOSSEC, officier mécanicien de quart, remarquable par son sang froid, sa compétence et l’autorité exercée sur ses hommes. Il était déjà de quart lors du torpillage du ROCHAMBEAU le 30 Avril 1917.
- DANIELOU, quartier maître canonnier. Veille irréprochable et très grand sang froid ? C’est lui qui le premier a vu le périscope, comme il avait vu le premier, le 30 Avril 1917, la torpille se dirigeant vers nous. Il avait alors été porté à l’Ordre de la Brigade et avait reçu la Croix de Guerre.
- Monsieur LANNE, chef mécanicien, pour son sang froid et la promptitude avec laquelle il s’est rendu à son poste dans la machine.
- Monsieur CLOCHE, officier de quart sur la passerelle, qui a bien fait son devoir.
 
Rapport du Lieutenant de Vaisseau GUERIN, commandant LA MEUSE
 
LA MEUSE a appareillé de Brest le 15 Avril à 15h30 pour aller prendre l’escorte du ROCHAMBEAU devant partir du Verdon le 16. A l’arrivée au Verdon, le commandant de l’escadrille de patrouille du Verdon ayant dit que le ROCHAMBEAU ne partirait que le 20 et sue d’autre part le TEMERAIRE ne pouvait arriver à temps pour escorter le PEROU, j’ai appareillé pour aller chercher le PEROU.
A 23h00, j’étais rappelé, le départ du ROCHAMBEAU étant fixé le 18 et non le 20 (erreur de chiffrage d’un télégramme).
Après ravitaillement à La Pallice, j’ai appareillé le 18 Avril à 17h00 avec le ROCHAMBEAU.
 
A 19h18, à 7,5 milles au S47W de la bouée d’observation de la passe Nord, ROCHAMBEAU a ouvert le feu sur un point situé sur son arrière à tribord. Nous étions à bâbord de ROCHAMBEAU et avons mis à toute vitesse pour faire route sur ce point. De la passerelle, personne n’a rien vu qu’un sillage huileux sur l’arrière de ROCHAMBEAU, presque dans son sillage. Mais les gradés et marins groupés autour de la pièce bâbord milieu affirment avoir aperçu un objet noir, en forme de dôme, surmonté d’un tube. Tous affirment avoir vu un sillage tout à fait analogue à celui d’une torpille, venant de ce point et passant à 40 m sur l’arrière de ROCHAMBEAU. L’objet noir a disparu à notre premier coup de canon.
 
Il ne m’est pas possible, en raison de l’imprécision des descriptions qui ont été faites, d’affirmer de façon absolue que nous avons été en présence d’un sous-marin. Après plusieurs évolutions infructueuses autour de ce point, n’ayant pas d’écouteurs pour entreprendre une recherche méthodique, nous avons fait route pour rejoindre le ROCHAMBEAU avant que la nuit ne soit devenue plus sombre.
Nous avons continué l’escorte sans autre incident jusqu’à 20h00 le 19 Avril et fait ensuite route sur La Pallice. Au retour, par 45°33 N et 03°55 W, nous avons rencontré une mine que nous avons coulée à coups de fusils.
 
Rapport de la commission d’enquête
 
Elle reprend tout le déroulement des faits et souligne :
 
La veille était bien faite. On se trouvait d’ailleurs dans les meilleures conditions, une heure après l’appareillage, à la chute du jour, dans une zone qu’on savait dangereuse. Il résulte, tant de l’enquête que de l’épreuve d’entraînement subie par le personnel militaire de ROCHAMBEAU à son retour à l’AMBC, que le service de veille est bien fait à bord de ce bâtiment.
En outre, le personnel commercial affecté à l’armement des pièces a rejoint son poste très rapidement et les passages de munitions ont fonctionné régulièrement.
Les moyens de défenses ont été mis en œuvre efficacement. Le capitaine est venu sur bâbord avec décision et rapidité afin de présenter l’arrière au sous-marin. C’était la manœuvre indiquée.  
Chacun a fait son devoir. La commission estime qu’il n’y a pas lieu à récompense.  
 
Lettre de la Compagnie Générale Transatlantique à l’Administrateur du quartier de Saint Tropez. 19 Septembre 1917
 
Nous avons l’honneur de vous accuser réception de la lettre que vous nous avez écrite le 12 Septembre pour nous demander notre appréciation sur le Capitaine au Long Cours JUHAM, commandant les paquebots de notre Compagnie.
Monsieur le Commandant JUHAM est entré à la Compagnie Générale Transatlantique le 29 Septembre 1892. Depuis 1906, il a commandé nos paquebots d’une façon si remarquable que nous n’avons pas hésiter à lui confier en 1910 le commandement de NIAGARA, paquebot de notre ligne de New York, et en 1916 le commandement de notre paquebot ROCHAMBEAU qui est actuellement une des unités les plus puissantes de notre Compagnie.
C’est vous dire en quelle estime nous tenons le commandant Juham qui a toujours fait preuve envers la Compagnie d’un zèle et d’un dévouement remarquable.
 
Veuillez ….
 
Note du 24 Septembre 1917 de l’Administrateur ROUAULT DE COLIGNY (de Saint Tropez) au Ministre de la Marine
 
Je m’empresse de vous faire connaître que Monsieur le Capitaine au Long Cours JUHAM sert à la Compagnie Générale Transatlantique depuis le 29 Septembre 1892. Les renseignements fournis par cette compagnie sont tout à l’éloge de ce capitaine qui a commandé depuis 1910 un paquebot de la ligne de New York et qui a maintenant sous ses ordres le ROCHAMBEAU, une des plus belles unités de notre flotte de commerce.
Tenu en grande estime par la Compagnie en raison de son rôle et de son dévouement remarquable, Monsieur Juham, qui a déjà reçu plusieurs distinctions, jouit d’une grande notoriété dans la région et son nom est entouré d’une légitime et très grande considération.
 
Récompenses obtenues :
 
- 04/03/1912 Félicitations de Ministre de la Marine pour la bonne tenue de son navire, le vapeur NIAGARA
- 23/12/1914 Décret confirmant campagne de guerre contre l’Allemagne du 2 Août au 23 Décembre 1914 à bord de l’éclaireur auxiliaire NIAGARA.
- 17/10/1916  Félicitations du Sous Secrétaire d’Etat pour la bonne tenue de son navire, le vapeur ROCHAMBEAU. Lettre de félicitations.
- 24/05/1917  Citation à l’Ordre de la Division pour l’esprit de décision et de sang froid dont il a fait preuve lors de l’attaque de son navire par un sous-marin. Croix de Guerre avec Etoile d’Argent.
 
Etats de service de Dominique JUHAM, Capitaine au Long Cours, Lieutenant de Vaisseau auxiliaire.
 
Commence à naviguer à l’âge de 13 ans sur des navires à voiles, au cabotage tout d’abord, puis au long cours pendant 6 ans.
4 ans de service militaire dans la Marine.
Reçu Capitaine au Long Cours à Saint-Tropez le 28 Mai 1891.
06/91 – 02/92 Embarque comme lieutenant sur ANATOLIE de la Compagnie Paquet sur la ligne de mer Noire.
03/92 Entre à la Cie Gle Transatlantique (Cadres de la Méditerranée). Embarque comme lieutenant sur plusieurs paquebots attachés au port de Marseille jusqu’en Septembre 1895. Admis alors aux cadres de l’Atlantique comme lieutenant de 2e classe et embarque 10 mois  sur VILLE DE BORDEAUX navire affecté à la ligne inter-coloniale Martinique, Antilles, New York.
08/97 Embarque comme lieutenant sur SAINT LAURENT, ligne Le Havre – Colon.
09/98 Embarque sur LA NAVARRE, puis LA CHAMPAGNE et LA NORMANDIE.
06/1901 Embarque 2e capitaine sur LA GASCOGNE, puis SAINT SIMON.
1902 Désigné pour commander une annexe à Fort de France.
 
Commande ensuite HUDSON 1905-1906, SAINT LAURENT 1906-1909, CALIFORNIE 1909-1910, NIAGARA 1910-1916, ROCHAMBEAU depuis le 23 Septembre 1916.
 
Depuis le début de la guerre jusqu’à Août 1917 il avait effectué 28 voyages postaux sur la ligne de Colon et 27 sur la ligne Bordeaux New York.
 
Cdlt


 
bonsoir , merci beaucoup pour les photos et messages, c est très interessant; je me permets de venir vous demander s il est possible de trouver sur internet la liste des passagers du Rochambeau a partir de 1916 . Y A t il un site facile a consulter ... MERCI d avance christiane Brizard , genealogiste amateur depuis 22 ans a la recherche d une parente partie sur un bateau en Amérique , accompagnée d un americain militaire sans doute   (j ai deja consulté une dizaine de bateaux depuis LE Havre, Bordeaux, Cherbourg; il me reste donc le Rochambeau entre autres a consulter .)..  

n°46907
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 26-06-2017 à 22:17:24  profilanswer
 

.
   Bonsoir, et bienvenue sur le Forum,
 
   La seule personne morale susceptible de détenir les listes d'embarquement qui étaient tenues à cette époque par le personnel du paquebot Rochambeau – paquebot de la Compagnie générale transatlantique –, est l’association « French Lines » ci-dessus évoquée, dont le siège social est établi au Havre :
 
     54, rue Louis Richard
     76600 Le Havre
 
    Tél. : 02 35 24 19 13
 
    Courriel : association@frenchlines.com
 
    Ses archives —> http://www.frenchlines.com/archives/


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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°47260
olivier 12
Posté le 11-09-2017 à 10:58:18  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Rencontre avec un  sous-marin le 20 Août 1917
 
Rapport du capitaine Dominique JUHAM
 
Le navire se trouvait par 45°37 N et 08°40 W le 20 Août 1917 à 09h30 et faisait route Ouest vrai à 16 nœuds en zigzaguant depuis sa sortie de la Gironde. Beau temps clair et mer calme.
 
Par le travers à 1500 m est alors aperçu un objet rond paraissant avoir un sillage et être le dôme d’un sous-marin. Sillage en sens inverse de notre marche. Venu en grand sur la droite, jusqu’au Nord, pour lui présenter l’arrière. Lancé un « Allo » au poste de Kerlauer.  
 
Navire armé avec une pièce de 75 mm sur l’arrière, et une pièce de 90 mm modèle 1878 sur l’avant. Ouvert le feu avec la pièce arrière armée par  
 
- REIMOND Edouard. Canonnier 106456.2
- LE HENO Fusilier auxiliaire. Groix 1402
 
1er coup hausse 1000 m
2e coup hausse 1200 m
 
Le sous-marin a tiré 4 coups dont 2 très rapprochés et les deux derniers à intervalles de 1 à 3 minutes. Il a disparu à notre  2e coup de canon en plongeant. Sa silhouette ressemblait à celles des U 52 - U 53.

Le sous-marin aperçu

 
Ce pourrait bien être l'U 93 du Kptlt Helmut GERLACH, qui se trouvait alors dans les parages.
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 11-09-2017 à 10:59:14

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olivier

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