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Auteur Sujet :

SAINT-JEAN

n°2410
JPC
Posté le 15-01-2008 à 13:46:14  profilanswer
 

Saint-Jean :  
Au mois de décembre, je me suis laissé entraîner par vos réponses sur la piste intéressante du Saint-Jean II, (voir ce forum). Mais la date ne correspond pas et mon patrouilleur n'a pas coulé. En reprenant le dossier de mon marin, je penche vers cet autre navire:  
 
Saint-Jean, probablement construit à Dunkerque en 1906, 287tx, chalutier réquisitionné à Boulogne, comme patrouilleur auxiliaire de 1914 à 1919. Attaché à la 3e escadrille de patrouille de la Méditerranée occidentale.  
 
Jean-Marie Grall, né a Taulé en 1873, domicilié à Morlaix, était premier maître de timonerie quand il fut tué à bord, lors d’un engagement avec un sous-marin ennemi le 27 avril 1918. Il a été inhumé au cimetière de Gammarth (Tunisie - sur le golfe de Tunis). Croix de guerre, médaille militaire.  
 
Donc ma question auprès de nos brillants experts en sous-marins : ce "combat naval" du 27 avril 1918 est-il répertorié sur vos tablettes, et bien sûr quel est ce sous-marin?  Cordialement JPC
 
 
 
 


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Jean Pierre Clochon
n°2413
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 15-01-2008 à 21:26:16  profilanswer
 

Bonsoir Jean Pierre, bonsoir à tous,
C'est en effet probablement "trouvable" sauf s'il s'agissait d'un sous-marin qui ne serait pas rentré de mission. Je peux regarder en espérant trouver rapidement... Malheureusement ma base de données permettant de savoir pour un jour donné qui était à la mer est inachevée et s'arrête bien avant cette date. Reste donc à prendre un par un les U-Boot de la Mittelmeer Flottille...
Amitiés
Yves


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°2428
JPC
Posté le 16-01-2008 à 09:29:43  profilanswer
 

Bjr Yves, dans ce genre de recherche, tout est patience. 1918-2008 sans élément nouveau, on peut bien attendre que ta base de données s'amplifie jusqu'à ce petit évènement de la WW1.. Bon courage JPC.


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Jean Pierre Clochon
n°7026
GENEAMAR
Posté le 19-07-2008 à 17:37:53  profilanswer
 

Bonjour Jean Pierre, Bonjour Yves, Bonjour à tous...  
 
Je confirme les informations données par Jean Pierre concernant le Premier Maître Canonnier GRALL Jean Marie, lequel a fait l'objet d'une citation à l'ordre de l'armée navale.
Le LV ROCHE fait état dans son dictionnaire du "SAINT-JEAN", Patrouilleur auxiliaire (1914-1919) - En service le 20 novembre 1914 - retiré le 6 mars 1919 - Chalutier - Réquisitionné à BOULOGNE Manche.
 
 :hello:


Message édité par GENEAMAR le 19-07-2008 à 17:40:28

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Cordialement. Malou
n°7033
kgvm
Posté le 19-07-2008 à 23:09:12  profilanswer
 

UC 20 torpedoed and sunk the VERDUN near Gabes 28.04.18. This sub may well have been responsible for the death of Jean-Marie Grall the day before.

n°7054
Ar Brav
Posté le 20-07-2008 à 11:30:22  profilanswer
 

Bonjour Klaus,
Bonjour à tous,
 
Vous avez peut-être trouvé la clé du problème
 
Cordialement,
Franck


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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°31822
olivier 12
Posté le 20-07-2011 à 11:43:21  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Le sous-marin qui a combattu contre le patrouilleur SAINT JEAN le 27 Avril 1918 était l' UB 48 du KL Wolfgang STEINBAUER (officier alsacien, né à Strasbourg, ancien second de von Arnauld de la Périère sur U 35).
Le récit permettant de l'établir sera mis prochainement sur le forum.
 
En attendant, voici les renseignements sur ce commandant  
 
http://www.uboat.net/wwi/men/commanders/342.html
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 20-07-2011 à 11:44:48

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olivier
n°31827
olivier 12
Posté le 20-07-2011 à 14:55:02  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Engagement du 27 Avril 1918.  
 
Rapport du LV VUILLEMIN, officier enquêteur
 
Je vous communique le rapport du second maître chef de quart ROUMEGUIERAS qui a pris le commandement du SAINT JEAN le 27 Avril à 06h00.
 
Le premier maître GRALL, commandant a été tué.
Le maître LE SAOUT, second et le second maître DELILLE, chef de quart stagiaire ont été grièvement blessés et sont morts de leurs blessures.
 
Le premier maître Grall étant mort, on ne peut dire pourquoi SAINT JEAN a pris poste derrière le convoi pendant la nuit. Le quart de minuit à 04h00 a été assuré par le maître Le Saout, mort lui aussi et on ne peut dire à quelle heure SAINT JEAN a perdu de vue le convoi. Le temps était bouché et il était à 6000 m sur l’arrière.
 
Des témoignages recueillis, il résulte qu’il n’y avait qu’un seul sous-marin sur les lieux, qui ignorait peut-être la présence si rapprochée du SAINT JEAN. Il espérait surtout toucher le ROMANY, qui était un pétrolier et y allumer un incendie en quelques coups de canon, ce qui s’est d’ailleurs produit.
 
Nota sur le ROMANY
 
Ce pétrolier de 3983 t, 106 m de long et 14 de large, avait été lancé en 1902 au chantier Armstrong, Whitworth & Co de Low Walker et effectuait une traversée sur lest, en convoi,  de Marseille à Port Saïd. Il sera donc coulé par le sous-marin.
 
Voici sa photo
 
http://img40.imageshack.us/img40/4447/saintjean3romany.jpg
 
Le sous-marin a ensuite effectué la manœuvre classique. Se défilant au feu du SAINT JEAN qui était loin derrière, il a fait une route offensive sur lui et a engagé le combat au canon. Vu l’état de la mer, le tir ne pouvait être que mauvais de part et d’autre.
Le premier obus du sous-marin est toutefois tombé à bord et a abattu le mât de flèche et l’antenne TSF. Le 2e obus, sans doute à mitraille, a tué le commandant et mis hors de combat ses auxiliaires immédiats le maître Le Saout, second, et le second maître Delille, chef de quart stagiaire. Il n’y a pas eu de grosses avaries sur la passerelle, seulement criblée d’éclats. En perdant à la fois commandant et second, SAINT JEAN n’était plus qu’un corps sans âme.
 
Le chef de quart Roumeguieras n’a pas eu la surface suffisante pour faire face honorablement à la situation. Alors que seulement deux obus étaient tombés à bord, il a jugé la situation intenable et a tourné le dos à l’ennemi. SAINT JEAN a alors reçu deux autres projectiles. L’un a cassé le mât avant et l’autre la chaîne du bossoir bâbord et les tôleries du bordé. Six hommes ont été blessés, très légèrement d’ailleurs.
 
Le second maître Roumeguieras a eu un moment de surprise naturel et explicable, mais il ne s’est pas ressaisi et, après avoir laissé passer une occasion unique, a été obsédé par la fuite. Il est intervenu à plusieurs reprises auprès du second maître mécanicien pour faire activer les feux.
 
Pourtant, Roumeguieras n’est pas un mauvais gradé. Il a été très bien noté sur la DILIGENTE. Le premier maître GRALL était très satisfait de ses services. Il s’était très bien conduit quand le SAINT JEAN avait porté secours au vapeur anglais SHADWELL torpillé devant Bizerte. Il était sur la liste des hommes proposés pour une récompense.
 
Nota sur le SHADWELL
 
Ce vapeur de 4091 t avait été seulement endommagé le 22 Mars précédent par l’ UB 50 du KL Franz BECKER devant Bizerte. Il y avait eu 17 victimes. (Le même jour, Becker avait d’ailleurs coulé le SAINT JEAN II de la Navale de l’Ouest)
Mais il continuera à naviguer de nombreuses années. Devenu le Japonais KENZI MARU, il sera finalement torpillé le 23 Décembre 1944 par le sous-marin USS BLENNY, dont voici la photo. Il coulera par 16°50 N et 120°18 E ( embouchure de la rivière Darigayos à Luçon, Philippines)
 
http://www.navsource.org/archives/08/0832407.jpg
 
A noter que l’USS BLENNY a été coulé en 1973 pour former un récif artificiel devant la ville d’Ocean, (New Jersey).  
 
Voici une photo du SHADWELL.
 
http://img9.imageshack.us/img9/6845/saintjean2shadwell.jpg
 
En ce qui concerne Roumeguieras, le matin, à 05h30, son premier geste avait été de mettre le cap sur l’ennemi.
 
SAINT JEAN a toujours été très bien commandé, par le premier maître Malbert tout d’abord, aujourd’hui officier des équipages, par le premier maître Grall ensuite. Ce chalutier a un excellent équipage et des hommes parfaits quand ils sont bien commandés.
Pourtant, ils ont trouvé naturelle la façon d’agir de Roumeguieras et il n’est pas admissible que cet état d’esprit se propage. Je pense indispensable qu’une sanction soit infligée à Roumeguieras.
En revanche, un hommage doit être rendu à la mémoire du premier maître Grall, du maître Le Saout et du second maître Delille, tués glorieusement à leurs postes de combat au cours de l’engagement avec un sous-marin. Je demande que tous trois soient cités à l’ordre de la Division.
 
Le sous-marin attaquant
 
C’était donc, comme signalé ci-dessus, l’ UB 48 du KL Wolfgang STEINBAUER, puisqu’on sait qu’il a coulé le ROMANY.
 
Voici la carte de l’engagement.
 
http://img713.imageshack.us/img713/5364/saintjean1.jpg
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 11-07-2017 à 09:09:30

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olivier
n°31830
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 20-07-2011 à 15:51:50  profilanswer
 

Merci Olivier, je viens d'ajouter l'engagement entre UB 48 et Saint Jean à la base uboat.net
Amts
Yves


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°31831
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 20-07-2011 à 17:14:22  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
    Les victimes de l’engagement survenu le 27 avril 1918.
 
 
   ― DELILLE Allain Marie, né le 7 février 1884 à Plougiel (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor –) et y domicilié, mort le 27 avril 1918 « en mer, tué au cours d'un engagement avec un sous-marin ennemi », Second-maître de timonerie, Matricule n° 3.922 – Tréguier (Acte transcrit à Plougiel, le 13 juin 1918).  
 
   Décédé le 27 avril 1918 à 12 h, alors que le Saint-Jean faisait route vers Bizerte avec ses autres blessés (Journal de Bord, n° x / 1917 – 30 mai 1917 / 14 juill. 1918 – : Service historique de la défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 452, p. num. 55).
 
 
   ― GRALL Jean Marie, né le 8 février 1873 à Taulé (Finistère) et domicilié à Morlaix (Finistère), mort le 27 avril 1918 « à bord du chalutier Saint-Jean, tué au cours d'un engagement avec un sous-marin ennemi », Premier-maître de timonerie, Matricule n° 5.049 – Morlaix (Acte transcrit à Morlaix, le 24 mai 1918).  
 
   Fils de Mathurin, cultivateur, et de Catherine NÉA, alors domiciliés à Coatudual, en Taulé.
 
   Note adressée par l’Administrateur de l’inscription maritime du port de Morlaix au Grand chancelier de la Légion d’honneur, le 1er décembre 1918 (Extrait).
 
   « Extrait de la Matricule des Gens de mer concernant le dénommé ci-après GRALL Jean Marie, né le 8 février 1873 à Taulé (Finistère), fils de Mathurin et de Catherine NÉA, savoir :
 
   Médaillé militaire par arrêté du 15 juillet 1916 pour prendre rang du 14 juillet 1916.
   Chevalier de la Légion d’honneur par arrêté du 5 février 1917. Était en activité de service à cette dernière date sur le Panther en qualité de 1er maître de timonerie.
   Tué le 27 avril 1918 au cours d’un engagement avec un sous-marin ennemi.
   Réunissait à cette date trois cent deux mois et six jours de service à l’État.

 
   Signé : illisible. »  (Base Léonore ―> http://www.culture.gouv.fr/Wave/sa [...] 08v001.htm )
 
   Le premier-maître Jean-Marie Grall avait pris le commandement du Saint-Jean le 16 janvier 1918 au mouillage de la Baie Ponty (Journal de Bord, n° x / 1917 – 30 mai 1917 / 14 juill. 1918 – : Service historique de la défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 452, p. num. 46), succédant au premier-maître de manœuvre Alexandre Marie Malbert – né à Étables (Côtes-d’Armor), le 5 juin 1879, et y décédé, le 9 août 1956 – (Base Léonore ―>  http://www.culture.gouv.fr/Wave/sa [...] 436974.htm ).
 
 
   ― LE SAOUT Étienne, né le 5 mars 1883 à Roscoff (Finistère) et y domicilié, décédé le 29 avril 1918 à Bizerte « des suites de blessures reçues à bord du patrouilleur Saint-Jean au cours d'un engagement avec un sous-marin ennemi », Maître manoeuvrier-signaleur, Matricule n° 22.431 – Morlaix (Acte établi à Bizerte, le 30 avr. 1918).
 
   _______________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 21-07-2011 à 09:29:55
n°41140
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 13-12-2014 à 22:17:20  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
   ■ Historique (complément).  
 
 
   — 22 mars 1918 : Avec le patrouilleur auxiliaire Wimereux, recueille les survivants de l’équipage du cargo Saint-Jean-II, de la Société navale de l’Ouest, torpillé par le sous-marin allemand UB-50 (Kapitänleutnant Franz Becker) à 61 milles dans le N.-W. du Cap Bon, alors qu’il allait de Bizerte à Messine.
 
 
   • Patrouilleur Saint-Jean – alors commandé par le premier maître de timonerie Jean Marie GRALL –, Journal de navigation n° 2 / 1918 – 19 mars ~ 8 juin 1918 – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 452, p. num. 450 et 451.
 
 
                                                                                                                « Vendredi 22 mars 1918.
 
                                                                                                                                   [...]
 
   12 h. 00 – Appareillage du quai de la Gare.  
 
   12 h. 25 – Sorti du port de Bizerte.  
 
   16 h. 00 – ...  
 
   16 h. 55 – 8 milles au Nord du
[sémaphore] du cap Blanc. Reconnu le vapeur Saint-Jean-II. Pris escorte à tribord arrière. Filé le loch. Commencé les zigzags.  
 
   17 h. 30 – ...  
 
   20 h. 00 – ...  
 
   22 h. 00 – Constaté la disparition du loch et d'une partie de la ligne.  
 
   23 h. 30 – Entendu une détonation dans la direction du Saint-Jean-II qui laisse tomber à la mer sa bouée lumineuse. Aperçu une épaisse colonne de fumée et fait route sur lui comme il embardait sur la droite. Le navire disparaît au bout de deux minutes. Ayant mis l’équipage aux postes de combat, pris les dispositions pour opérer le sauvetage. Recueilli deux hommes sur un radeau : 1°) Lamarre Arsène, capitaine au cabotage, 1er lieutenant du Saint-Jean ; 2°) Brun Edmond, matelot canonnier. Exploré le lieu du sinistre pendant une heure parmi les épaves. Trois hommes du Saint-Jean-II sont manquants.

 
                                                                                [En marge : « Position du torpillage : L. = 37° 55' N. ; G. = 10° 33' E. »
 
                                                                     « P.M. : En embarquant le youyou, le matelot canonnier Jaudart s'est blessé au doigt. »]
 
 
                                                                                                                    Samedi 23 mars 1918.
 
 
   Wimereux a sauvé 22 hommes.  
 
   0 h. 30 – Abandonné les recherches. Signalé à Friedland et Wimereux de faire route sur Bizerte. Ligne déployée : vitesse, 7 nœuds.
[...] »


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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°47002
olivier 12
Posté le 11-07-2017 à 09:15:02  profilanswer
 

Complément sur l'engagement du 27 Avril 1918
 
Rapport du second maître chef de quart ROUMEGUIERAS (figurant dans le dossier du LEOPOLD D’OR) Bizerte 30 Avril 1918
 
J’avais pris le quart à 04h00 suivant MANSOURA et ROMANY qui nous avaient dépassés dans la nuit, ayant une vitesse supérieure à la notre.
A 05h05, j’ai perçu des éclairs de coups de canon dans le Sud. Prévenu le commandant et mis la barre à droite pour faire route dans cette direction en appelant aux postes de combat.
A 05h20, aperçu le ROMANY tirant dans l’Ouest.
A 05h25, aperçu un point noir à droite du ROMANY. Ouvert immédiatement le feu dessus. Tiré 3 coups de réglage.
A 05h30, on distingue nettement le kiosque du sous-marin et on ouvre le feu en le prenant en chasse.
Vers 06h00, un de ses obus éclate au dessus de la passerelle. Le commandant est tué sur le coup et roule sur le pont, tombant dans les bras du matelot Montador. Le maître Le Saout et le second maître Delille s’affaissent sur la passerelle, très grièvement blessés et perdant du sang en abondance. J’étais sur le pont, dirigeant le passage des munitions de la soute à la pièce arrière qui commençait à en manquer. Je transmettais aussi les corrections de hausse et de dérive à cette pièce car le bruit de la canonnade et les éclatements d’obus rendaient impossibles tous autres moyens de communication.
 
Je monte alors sur la passerelle et prends le commandement du bâtiment qui présentait le travers à l’ennemi et était encadré sous un feu violent et bien réglé. Nous marchions à toute vitesse.
Jugeant la position intenable, je mets en fuite en maintenant l’ennemi dans le champ de tir des deux pièces par tribord. Quelques minutes après, un obus coupe le mât de misaine en deux. Ce dernier s’affale sur le pont qu’il traverse de part en part et ne s’arrête qu’au parquet de la cambuse.
L’ennemi ayant réglé son tir sur notre nouvelle route, je commence à faire des embardées, tirant tantôt par bâbord, tantôt par tribord. Aperçu un 2e sous-marin qui semble masqué par le ROMANY. Raccourci le tir à 3000 m puis allongé par bonds de 500 m.
 
J’ai pensé que nous étions en infériorité face aux deux sous-marins qui possédaient des pièces de fort calibre.
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/924/yZL1eB.jpg
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/922/oJVx8r.jpg
 
A 06h40 fait route au S65E pour chercher du secours. Impossibilité de nous signaler, notre antenne TSF s’étant affalée sur le pont. Tenté d’installer une antenne de fortune qui n’a pas fonctionné.
Aperçu un torpilleur et une canonnière dans l’Est et mis le cap dessus. Reconnu BELIER et IMPATIENTE. Arrivé à portée de voix, BELIER nous a demandé des renseignements sur MANSOURA qui était devant, et sur ROMANY qui était en feu à 20 milles dans le N55W. Donné les renseignements et demandé à faire route sur Bizerte. Réponse de BELIER : Oui. Il nous donne la position car la notre était douteuse, ayant navigué à l’estime depuis Marseille.
 
09h15 Fait route sur le point P.
14h30 Aperçu La Galite par le travers.
 
 
L’interrogatoire de l’équipage ne permettra pas d’établir la présence d’un 2e sous-marin près du ROMANY. Il s’agissait plutôt d’une embarcation de ce navire en feu. Peu d’hommes l’ont vu et ceux qui l’on vu ne parle que d’un vague point noir toujours resté près du vapeur.
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 11-07-2017 à 09:15:48

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olivier

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