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  OUED SEBOU - Compagnie PAQUET

 

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Auteur Sujet :

OUED SEBOU - Compagnie PAQUET

n°2054
Ar Brav
Posté le 26-12-2007 à 10:54:37  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
OUED SEBOU Cargo (1914 – 1918)            
             
Chantier :  
       
Robert Napier & Son, Glasgow, Grande-Bretagne      
Mis à flot : 1897  
Terminé : 1897    
En service : 1897 (MM)  
Retiré : 07.01.1918 (MM)    
Caractéristiques : 1 540 tjb ; 978 tjn ; 1 800 tpl ; 81 x 11,03 x 6,10 m ; 1 300 cv ; 1 machine alternative à triple expansion ; 1 hélice ; 1 cheminée ; 2 mâts ; coque acier ; 12 nds.  
Armement : N.C.  
   
Observations :    
           
Cargo mixte de la Compagnie Paquet, premier du nom.  
1897 : lancé sous le nom de Macina pour le compte de Dèves & Chaumet de Bordeaux, mis en ligne sur le Sénégal
02.1905 : acheté par la Compagnie Paquet, rebaptisé Oued Sebou, mis en ligne sur le Maroc et le Sénégal  
07.01.1918 : coulé au canon par le sous-marin allemand U 157 (KL Max Valentiner) près du faux cap Bojador, côte Ouest Afrique, dans le sud des Canaries par 26°30N et 14°17W. Les rescapés sont capturés par les Maures et ne seront rendus qu’après versement d’une rançon.
 
N’apparaît pas dans la liste des navires réquisitionnés.
 
Cordialement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°2058
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 26-12-2007 à 23:07:29  profilanswer
 

Bonsoir tout le monde
 
Quelques détails supp. concernant la période 1905-1914.
Source Starke Register 1897
 
MACINA         FR  1T (12)
 1,652 Dèves & G. Chaumet, Bordeaux       255.0 x 36.0
   P/C R. Napier & Sons, Ltd., Glasgow (12) #458
05 - OUED SEBOU   Cie. de Nav. Arménienne & Marocaine (N. Paquet & Cie.), Marseille
07 - Cie. de Navigation Marocaine & Arménienne - s/o
13 - Cie. de Navigation Paquet  -  s/o
Captured and scuttled with explosives by U 157, 7 Jan 1918, 4 miles off Cape Bojador, voy. Marseille & Mogador to West Africa
 
http://pagesperso-orange.fr/histoiremaritime/Photos/mapOuedsebou.jpg
 
Plus de détails sur l'U 157 demain.
Cdlt
Yves


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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et autres thèmes d'histoire maritime.
n°2060
olivier 12
Posté le 27-12-2007 à 10:41:19  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Voici le rapport du commandant Suzzoni, de l'Oued Sebou, sur sa rencontre avec l'U 157, tel qu'il figure dans "Histoire de la Compagnie Paquet".
 
"Le 7 Janvier 1918, vers 15h25, faisant route vers le Sud ainsi que me le prescrivaient les dernières instructions reçues, je me trouvai à hauteur du faux cap Bojador, longeant la côte à 3 ou 4 milles de distance pour parer certains hauts fonds signalés par là. Depuis quelque temps, j'apercevais par tribord avant une goélette peinte en blanc comme il y en a tant dans ces parages.
Soudain, un éclair parait jaillir de la goélette; on entend un coup de canon et un obus vient tomber à une vingtaine de mètres du bord. Je fais mettre aussitôt aux postes de combat, je présente l'arrière et fais commencer le feu sur la goélette à 3000 m. Notre obus arrive un peu court, mais en bonne direction. A ce moment, la goélette vire de bord rapidement; elle a sûrement un moteur et démasque un grand sous-marin armé de deux canons de 150 mm ainsi que j'ai pu m'en rendre compte en allant plus tard à son bord. Nous n'avons à lui opposer qu'un canon de 75 placé à l'arrière. Le combat commence et le sous-marin a tôt fait de nous encadrer. Nous tirons sur lui à 5000 m et augmentons successivement la hausse d'après les coups. Je fuyais côté terre tout en tirant et en même temps faisais des crochets pour dérouter le tir de l'ennemi. Grâce aux qualités évolutives du navire, sur 320 coups de canon et quinze schrapnells que tira le sous-marin, trois seulement nous atteignirent, mais hélas en des endroits bien sensibles.
 
De notre côté, nous avons abattu son mât avant dans un coup heureux.
 
Il y avait 1/2 heure environ que l'on se battait lorsqu'un obus vint par bâbord briser complètement l'embarcation n° 3 , tua huit Sénégalais qui se trouvaient sur le château et en blessa plusieurs autres, pénétra dans la cabine de TSF, y mit tout en miette, blessa le radiotélégraphiste grièvement et détruisit la chambre de veille.
 
Me trouvant sur la passerelle, je fus projeté à terre, ainsi que le lieutenant, mais sans blessure. Les tuyaux de vapeur du servo-moteur furent brisés. On embraya la barre (manuelle) et je continuais à manoeuvrer. Nous utilisâmes entre temps les gaz fumigènes, mais le vent ne nous était guère favorable. Le sous-marin nous avait bien repérés et ne nous lâchait plus.  
Un 2e obus pénétra plus tard par bâbord dans la chaufferie y semant le désarroi sur son passage. Il tua dix Sénégalais qui se trouvaient dans la coursive et en blessa d'autres. Vers la 2e heure de combat, un autre obus vint briser le gouvernail.
 
Me rendant compte que je n'avais plus de TSF, que le feu était dans la chaufferie, que je ne pouvais plus gouverner, qu'il ne me restait plus que quinze coups à tirer (nous en avions tiré 220) et que notre adversaire se tenait à distance; que d'autre part il ne convenait pas d'augmenter un carnage inutile car le tir de l'ennemi devenait d'une précision effarante depuis que je ne gouvernais plus, alors, seulement, je me décidai à abandonner la lutte après avoir pris rapidement l'avis des principaux de l'équipage qui approuvèrent unanimement ma décision.
 
Je fis mettre aux postes d'abandon après avoir brûlé tous les documents secrets et ordonné au canonnier de jeter à la mer la culasse du canon, les 15 projectiles restants, 2 fusils, les cartouches et un révolver. Je me trouvais alors par des fonds de 20 m et je mouillais l'ancre bâbord.
Quatre embarcations quittèrent alors le bord emmenant presque tout l'équipage, sauf 4 hommes et les Sénégalais.
 
Le sous-marin tira encore six coups de canon après qu'on eût hissé le douloureux signal. Les obus tombèrent entre le navire et la terre ce qui effraya fort les embarcations qui en toute hâte firent côte dans une anse située au nord du faux cap Bojador.
J'allai ensuite avec les deux canonnier m'occuper à mettre les radeaux à la mer pour sauver une vingtaine de Sénégalais restés à bord. Je n'avais plus d'embarcations.
Sur ces entrefaites, le sous-marin accosta et se fit donner une aussière par l'arrière. Il détacha un canot de son bord, avec le second et 7 ou 8 hommes armés. Je montrai à l'officier le corps pantelant du télégraphiste.
Il me répondit :
"C'est la guerre; mais pourquoi avez-vous résisté si longtemps?"
J'ai répondu :
-"Parce que nous sommes Français!"
 Peu après, je fus déclaré prisonnier de guerre et on voulut m'envoyer avec les 2 canonniers sur le sous-marin. Je protestai vivement en disant que je devais d'abord assurer le salut des vingt Sénégalais restés à bord. Les Allemands me répondirent qu'ils allaient s'en charger. Le docteur du sous-marin vint lui aussi à notre bord peu après et me dit qu'il allait mettre le télégraphiste sur la goélette espagnole. Il avait la main gauche emportée, le bras presque détaché, un éclat d'obus au ventre et un autre à la poitrine, on ne pouvait songer à le mettre ni dans une embarcation, ni sur un radeau.  
J'allais donc sur le sous-marin avec les deux canonniers. Les Allemands mirent les radeaux Bd et Td à la mer et firent descendre les Sénégalais sur le radeau Bd qui fut suffisant pour les contenir tous.  
Peu après, on m'embarqua à mon tour, avec les deux canonniers sur ce radeau"
 
Ainsi se termine le rapport.
 
A la nuit noire, le capitaine Suzzoni  débarqua dans une petite crique. A peine regroupés, dans l'obscurité, une centaine de Maures dévalèrent des crêtes avoisinantes et firent prisonniers tous les marins.
Ils resteront esclaves et otages plus d'un mois, nourris de quelques poignées de mil, arachide ou manioc, soumis à des marches forcées et à toutes sortes de vexations.
Mais ils sont recherchés activement depuis Agadir, car le patrouilleur Edmond René, accouru lors de la réception du SOS a découvert au matin du 8 Janvier les radeaux disloqués, une vingtaine de cadavres soutenus par leurs brassières, et à 2 milles de terre, la mâture du paquebot émergeant des flots. Il a été achevé par des charges explosives placées dans la cale.
Un canot est envoyé à terre et ses occupants apprennent que les survivants sont prisonniers des tribus maures.
C'est le capitaine Bourguignon, officier de renseignement habitué aux tractations avec les Maures, qui va mener de longues palabres. Cela prendra  du temps, car le cap Bojador, situé en territoire espagnol, est à 700 km d'Agadir.
C'est le 9 Février seulement, par une mer épouvantable, que les chalutiers patrouilleurs Meknassi et Jeannette parviendront à embarquer les rescapés.


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olivier
n°2065
Ar Brav
Posté le 27-12-2007 à 19:20:15  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Petit cadeau d'Olivier :
 
http://img167.imageshack.us/img167/6562/ouedseboulq5.jpg
 
Cordialement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°9459
Rutilius
Posté le 07-10-2008 à 23:21:59  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
   Bonsoir Olvier,
 
   Rapport du commandant Suzzoni, de l' Oued-Sebou, sur sa rencontre avec l' U-157, tel qu'il figure dans " Histoire de la Compagnie Paquet ". [...]
   
   Il y avait 1/2 heure environ que l'on se battait lorsqu'un obus vint par bâbord briser complètement l'embarcation n° 3 , tua huit Sénégalais qui se trouvaient sur le château et en blessa plusieurs autres, pénétra dans la cabine de TSF, y mit tout en miette
, blessa le radiotélégraphiste grièvement et détruisit la chambre de veille.
 
   Le télégraphiste de l'Oued-Sebou s'appelait Mathurin QUEMARD (Edmond TRANIN : " Les rouliers de la mer ", Payot, Paris, 1928, p. 170). Sa fiche M.D.H. peut être résumée comme suit :
 
   - QUEMARD Mathurin Joseph, né le 24 avril 1875 à H ... (Côtes-du-Nord) et y domicilié, décédé le 8 janvier 1918 " disparu dans le torpillage du vapeur Oued-Sebou le 7 janvier 1918 ", Matelot électricien, Matricule n° 4329-Paimpol (Jug. Trib. Marseille, 12 nov. 1918, transcrit à Marseille).
 
   Bien amicalemen à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 02-07-2009 à 11:25:23
n°9466
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 08-10-2008 à 08:47:37  profilanswer
 

Citation :

disparu dans le torpillage du vapeur Oued-Sebou


 
Encore une fois on retrouve cette fâcheuse utilisation du mot torpillage alors que le navire a été coulé au canon... Merci Daniel d'avoir retrouvé le nom de ce malheureux qui au vu de ses blessures n'a pas du survivre bien longtemps.
Cdlt
Yves


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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et autres thèmes d'histoire maritime.
n°12381
corinne
Posté le 18-01-2009 à 21:36:11  profilanswer
 

Bonsoir à tous
 
Tragique récit que celui de la fin de ce télégraphiste de l 'oued-sebou  
 
j 'ajoute le nom de Gazé gossé , clairon au 73éme bataillon sénégalais,né à damafla en Cote d'Ivoire.
Peut etre l 'un des huits "sénégalais" tués en mème temps que fut blessé griévement le télégraphiste.
amicalement
 
corinne


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corinne
n°13171
olivier 12
Posté le 09-02-2009 à 16:46:04  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Un petit complément sur l'OUED SEBOU
 
http://img514.imageshack.us/img514/7030/ouedseboucc9.jpg
 
Cdlt
 
Olivier


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olivier
n°26065
Rutilius
Posté le 15-06-2010 à 23:15:10  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
   ■ Le sauvetage particulièrement mouvementé des naufragés de l’Oued-Sebou par l’Edmond-René (7 au 23 janvier 1918).        
 
 
   ● Arraisonneur-dragueur Edmond-René – alors commandé à titre intérimaire par le maître de manœuvre Altieri –  Journal de navigation n° 6 / 1917 - 26 oct. 1917 / 13 janv. 1918 –  et Journal de navigation n° 7 / 1917 - 13 janv. 1918 / 31 mars 1918 : S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 183, p. num. 433 à 443.
 
     
                                                                                    « Journée du 7 janvier 1918.
 
   9 h 35  –  Travers du cap Juby.
 
   14 h 00  –  Entendu et fait route sur S.O.S. du vapeur Oued-Sebou répété par Las Palmas.
 
   15 h 45  –  Intercepté un télégramme C.D.
[codé] et resté aux environ de Juby.
 
   16 h 20  –  Route sur le S.O.S.  
 
                                                                                       Journée du 8 janvier
[1918].
 
  6 h 00  –  Aperçu une goélette espagnole et mis le cap dessus.
 
   7 h 00  –  Arrivé auprès de l’épave de l’Oued-Sebou ; mis une embarcation à la mer ; elle s’approche de la côte à 8 milles à l’E. N.-E. du faux cap Bojador pour essayer de reconnaître des gens sur la grève, mais l’équipage ni les passagers ne sont là car les Maures les ont amenés et à terre ne se trouvent que quelques centaines de sauvages. A la mer, pas loin de l’épave, beaucoup de débris et une vingtaine de cadavres.  
 
   8 h 10  –  Canonnade au large ; hissé notre embarcation et fait route dans la direction.
 
   9 h 20  –  Reconnu le Taroudant que les coups de canon encadrent.  
 
   9 h 40  –  A notre approche, les coups de canon cessent et le sous-marin que je ne peux apercevoir s’éloigne.
 
   9 h 45  –  Échangé quelques signaux avec le Taroudant et revenu sur les lieux du naufrage.  
 
   11 h 00  –  Arrivé sur les lieux, le Taroudant met son embarcation à la mer et essaye de rentrer en pourparlers avec les indigènes. Je patrouille à 3.000 mètres au large. Le sous-marin, dont on n’aperçoit que la fumée, se tient au loin.
 
   14 h 15  –  Ouvert le feu sur le sous-marin qui s’est approché et nous canonne, combat d’environ trois quarts d’heure, soixante-douze obus tirés. Le sous-marin bat en retraite ; je me rapproche du Taroudant.
       
   15 h 30  –  Je suis appelé au Taroudant et nous rédigeons un télégramme pour la Division ; plusieurs " Allo " sont lancés par nous et le Taroudant.    
 
   18 h 30  –  En route pour Agadir.
 
                                                                                      Journée du 9 janvier 1918.
 
   8 h 05  – Relevé Juby au N. 80 E.  Δ : 3 milles.  
 
   8 h 20  –  Stoppé auprès du Mecknassi.
 
   9 h 25  –  En route de conserve avec le Meknassi.
 
   10 h 20  – Croisé, reconnu et stoppé auprès du vapeur Général-Dodds.
 
   11 h 00  –  Remis en route sur Agadir.    
 
                                                                                      Journée du 10 janvier 1918.
 
   0 h 00  –  En route sur Agadir.
 
   12 h 10  –  Travers d’Aglou.  Δ : 12 milles.  
 
   16 h 00  –  Passé le barrage.
 
   16 h 20  –  Mouillé à Agadir. Fait 20 tonnes d’eau.    
 
                                                                                      Journée du 11 janvier 1918.
 
   Ravitaillement en charbon : 30 tonnes.
   Appareillé d’Agadir avec l’Emma.
 
                                                                                      Journée du 12 janvier 1918.
 
   Rencontré le Mecknassi qui prend la place de l’Emma.
 
                                                                                      Journée du 13 janvier
[1918].
 
   1 h 00  –  Reconnu le cap Juby.
 
   15 h 00  –  Arrivé auprès de l’épave ; débarqué le doris et mis à terre un Maure avec une lettre pour le Caïd et naufragés.
 
   18 h 30  –  Hissé le doris. Pris le large en cape pour la nuit.
 
                                                                                      Journée du 14 janvier 1918.
 
   0 h 00  –  En cape pour la nuit au Nord du faux cap Bojador.  
 
   5 h 45  –  Rapproché de l’épave de l’Oued-Sebou.
 
   15 h 00  –  Envoyé le doris à terre avec le capitaine du Service des renseignements pour parlementer avec les indigènes au sujet de l’équipage et passagers prisonniers.
 
   17 h 00  –  Retour du doris ; remis en marche vers le large.
 
   19 h 00  – Communiqué avec le Mecknassi.    
 
                                                                                      Journée du 15 janvier 1918.
 
   7 h 20  –  Arrivé auprès de l’Oued-Sebou ; impossible aller à terre.
 
   Mouillage toute la journée.  
 
                                                                                      Journée du 16 janvier 1918.
 
   7 h 15  –  Essayé de reconnaître une plage où l’on pourrait facilement débarquer au Sud du faux cap Bojador.
 
   15 h 00  –  Reconnu une petite plage entre l’Oued-Sebou et le faux cap Bojador où le débarquement semble pouvoir se faire. Mouillé à 7 milles E. N.-E. faux cap Bojador.    
 
                                                                                      Journée du 17 janvier
[1918].
 
   Le capitaine Bourguignon et 4 hommes armés se rendent à terre pour continuer les pourparlers. Mouillage.
   Taroudant venant du Sud passe 24 heures avec nous.
 
                                                                                  Journée du 18 janvier 1918 (matin).
 
   Le capitaine Bourguignon et 4 hommes armés vont à terre, assez difficilement. Barre mauvaise. Mouillage.
 
                                                                                    Journée du 18 janvier 1918 (soir).
 
   Les conditions de rançon étant fixées, le capitaine Bourguignon veut se rendre à terre. Barre mauvaise. Le doris chavire. Tout le monde est sauf. Une caisse munie d’un orin avec 3.000 fr., 4 fusils et un revolver avec munitions sont perdus ; seule une caisse d’argent a pu être ramassée. La seconde embarcation emmène tout le monde. Le Rusé arrive.
 
                                                                                       Journée du 19 janvier 1918.
 
   Installation d’un va-et-vient entre la terre et une embarcation mouillée au large de la barre.
   Le capitaine et les hommes armés se rendent à terre.
   22 naufragés sont rendus par les Maures et embarqués sur le Mecknassi qui part pour Agadir.  
   Le Hardi arrive avec des barcasses.
 
                                                                                       Journée du 20 janvier
[1918].
 
   Barre impraticable. Néanmoins, les barcasses font un voyage à terre et ramènent 5 prisonniers qui sont embarqués à bord. La Jeannette arrive.
 
   19 h 30  –  Route sur Agadir.  
 
                                                                                        Journée du 21 janvier 1918.
 
   0 h 00  –  Route sur Agadir
 
   6 h 00  –  Aperçu la terre à Tarfayan.
 
   7 h 30  –  Juby au S. 28 E.  Δ : 7 milles.  
 
   10 h 40  –  Croisé Emma en patrouille.  
 
                                                                                        Journée du 22 janvier 1918.
 
   9 h 40  –  Aglou au travers.  Δ : 5 milles.  
 
   14 h 00  –   Mouillé en rade d’Agadir.
 
   15 h 10  –  Appareillé d’Agadir. Le mauvais temps empêche de tenir le mouillage. Fait route avec Taroudant et Meknassi et mouillé à 18 h 30 au cap Ghir.  
 
                                                                                        Journée du 23 janvier 1918.
 
   Mouillage sous Ghir jusqu’à 8 heures, puis appareillé pour retourner à Agadir.
 
   10 h 30  – Envoyé 5 naufragés de l’Oued-Sebou sur la Ville-d’Ys en rade d’Agadir, puis mouillé.
»  
 
   _____________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°27920
olivier 12
Posté le 20-10-2010 à 10:57:49  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Une autre photo de l'OUED SEBOU
 
http://img708.imageshack.us/img708/7291/ouedsebou.jpg
 
(Source "Navires et Marine Marchande" n° 45 Octobre 2010.)
 
Pour ceux que cela intéresse je signale, dans ce numéro, un article fort bien illustré, de Gérard Cornier, sur 150 ans de croisières sur les navires Paquet ... et par la même occasion, un article d'Olivier Prunet -votre serviteur- (malencontreusement attribué à Alain Croce suite à une erreur d'impression) sur le naufrage du SAINT DIDIER (Navale de l'Ouest) en 1941.
 
Cdlt


---------------
olivier
n°30460
Rutilius
Posté le 21-03-2011 à 23:03:21  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
                                  Passagers militaires décédés à bord de l'Oued-Sebou, antérieurement à la perte de ce bâtiment
 
                                                            Avertissement : Orthographe de certains toponymes non garantie
 
 
   ― CAMARA Bobakar, né le 1er mars 1897 à Saint-Louis (Sénégal), décédé le 3 novembre  1917 « à bord de l’Oued-Sebou [par suite de] maladie », Soldat de 2e classe, 6e Régiment d’infanterie coloniale, Matricule n° 7/15.409, classe 1917, n° 119 au recrutement de Dakar.  
 
   ― KARONGA MAGASSOUBA, né en 1890 à Sakomassi (Guinée française – aujourd’hui République de Guinée, ou « Guinée Conakry » –), décédé le 30 décembre  1917 « à bord du vapeur Oued-Sebou [en] rade de Casablanca, bateau armé à Marseille » (Cause inconnue), Soldat de 2e classe, Matricule 45.090, classe 1910, n° inconnu au recrutement de Siguiri.[i][b]
   _______________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°32402
dbu55
Posté le 09-10-2011 à 16:00:36  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
D’autres militaires décédés sur l’OUED SEBOU :
 
MAMADOU Cissé né vers 1890 à Damakania (Guinée (Aujourd’hui Guinée Conakry)), Tirailleur de 2ème Classe au 62ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais - Disparu en mer le 08/01/1918 (Environ 28 Ans) à bord de l’OUED SEBOU.
 
MADY BRIAM Side Sow né vers 1886 à ?, Tirailleur au 83ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais - Disparu en mer le 08/01/1918 (Environ 31 Ans) à bord de l’OUED SEBOU.
 
MAMADY Madié né le ? à Saint-Louis (Sénégal), Soldat de 2ème Classe venu du Dépôt des Isolés Coloniaux - Marseille - Disparu en mer le 08/01/1918 à bord de l’OUED SEBOU.
 
Cordialement
Dominique


Message édité par dbu55 le 09-10-2011 à 16:01:05

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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°34401
Rutilius
Posté le 21-04-2012 à 23:19:30  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
                                                      Passagers militaires disparus avec l’Oued-Sebou, le 7 janvier 1918
 
                                                                                       (Liste partielle : 31 noms) (*)
 
                                                              Avertissement : Orthographe de certains toponymes incertaine
 
 
 
   ■ 19e Bataillon de tirailleurs sénégalais.
 
   ― FELLA Touré, né à une date inconnue à Fédou (Cercle de Kissidougou, Guinée française – aujourd’hui République de Guinée, ou « Guinée Conakry » –), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 42.809, classe 1913, n° 42.809 au recrutement de Kissidougou (Jug. Trib. Marseille, 20 oct. 1920, transcrit à Marseille, le 2 déc. 1920).
 
   ■ 33e Bataillon de tirailleurs sénégalais.
 
   ― KALI KAMARA, présumé né en 1895 à Br...-Ollandé (Guinée française – aujourd’hui République de Guinée, ou « Guinée Conakry » –), Tirailleur de 1re classe, Matricule n° 39.215, classe inconnue, n° inconnu au recrutement de Pita (Jug. Trib. Marseille, 20 oct. 1920, transcrit à Marseille, le 2 déc. 1920).
 
   ■ 43e Bataillon de tirailleurs sénégalais.
 
   ― DEMBA Doumbia, présumé né en 1895 à Koniobla (Cercle de Bamako, Soudan – aujourd’hui Mali –), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 34.959, engagé volontaire en 1915, n° 92 au recrutement de Bamako (Jug. Trib. Marseille, 20 oct. 1920, transcrit à Marseille, le 2 déc. 1920).
 
   ■ 45e Bataillon de tirailleurs sénégalais.
 
   ― OUIDRAOGO Zango, présumé né en 1891 à Thyon (Cercle de Mossi, Haute-Volta – aujourd’hui Burkina-Faso –), Caporal, Matricule n° 22.163, classe 1910, engagé volontaire en 1914, n° inconnu au recrutement de Ouagadougou (Jug. Trib. Marseille, 20 oct. 1920, transcrit à Marseille, le 2 déc. 1920).
 
   ■ 46e Bataillon de tirailleurs sénégalais.
 
   ― TIÉKAMA Kanté, présumé né en 1895 à Tambakara (Cercle de Nioro, Soudan – aujourd’hui Mali –), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 38.416, engagé volontaire en 1916, n° inconnu au recrutement de Nioro (Jug. Trib. Marseille, 20 oct. 1920, transcrit à Marseille, le 2 déc. 1920).
 
   ■ 48e Bataillon de tirailleurs sénégalais.
 
   ― SERI Bi Ta, présumé né en 1891 à Guiriafla (Cercle de  Gouros, Côte-d’Ivoire), Tirailleur de 1re classe, Matricule n° 55.005, classe inconnue, n° inconnu au recrutement de Gouros (Jug. Trib. Marseille, 20 oct. 1920, transcrit à Marseille, le 2 déc. 1920).  
 
   ■ 49e Bataillon de tirailleurs sénégalais.
 
   ― INGA Macomsé, présumé né en 1888 à Intéga (Cercle de Ouahigonga, Haute-Volta – aujourd’hui Burkina-Faso –), Caporal, Matricule n° 14.650, classe 1910, n° 14.650 au recrutement de Bandiagara (Jug. Trib. Marseille, 20 oct. 1920, transcrit à Marseille, le 2 déc. 1920).
 
    54e Bataillon de tirailleurs sénégalais.
 
   ― DABAKÉ Tangara, présumé né en 1891 à Niamana (Cercle de San, Soudan – aujourd’hui Mali –), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 15.962, classe inconnue, n° inconnu au recrutement de San (Jug. Trib. Marseille, 20 oct. 1920, transcrit à Marseille, le 2 déc. 1920).
 
   ■ 62e Bataillon de tirailleurs sénégalais.
 
   — MAMADOU Cissé, présumé né en 1890 à Damakania (Cercle de Kindia, Guinée française – aujourd’hui République de Guinée, ou « Guinée Conakry » –), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 2.894, classe 1915, n° inconnu au recrutement de Kindia (Jug. Trib. Marseille, 20 oct. 1920, transcrit à Marseille, le 2 déc. 1920).  
 
   ■ 66e Bataillon de tirailleurs sénégalais.
 
   — FAMORI Kondé, présumé né en 1895 Baranasama (Cercle de Kankan, Guinée française – aujourd’hui République de Guinée, ou « Guinée Conakry » –), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 42.985, classe 1915, n° 42.985 au recrutement de Kankan (Jug. Trib. Marseille, 20 oct. 1920, transcrit à Marseille, le 2 déc. 1920).
 
   ■ 67e Bataillon de tirailleurs sénégalais.
 
   ― MONOLO, présumé né en 1886 à Ségou (Cercle de Ségou, Soudan – aujourd’hui Mali –) et y domicilié, Tirailleur de 1re classe, Matricule n° 5.930, engagé volontaire en 1907, n° inconnu au recrutement de Koutiala (Jug. Trib. Marseille, 20 oct. 1920, transcrit à Marseille, le 2 déc. 1920).  
 
   ■ 68e Bataillon de tirailleurs sénégalais.
 
   ― DAMIA Tarouara, né à une date inconnue à Allada (Cercle d’Allada, Dahomey – aujourd’hui Bénin –), Tirailleur de 2e classe, Sans matricule, classe inconnue, n° inconnu au recrutement d’Allada (Jug. Trib. Marseille, 20 oct. 1920, transcrit à Marseille, le 2 déc. 1920).  
 
   ■ 70e Bataillon de tirailleurs sénégalais.          
 
   ― LANCINÉ – ou LANSINÉDiakité, présumé né en 1891 à Nioro du Sahel (Soudan – aujourd’hui Mali –), Tirailleur de 1re classe, Matricule n° 6.709, engagé volontaire en 1911 au recrutement de Nioro du Sahel (Jug. Trib. Marseille, 20 oct. 1920, transcrit à Marseille, le 2 déc. 1920).  
 
   73e Bataillon de tirailleurs sénégalais.
 
   ― GAZÉ Gossé, présumé né en 1896 à Damafla (Côte-d’Ivoire), Clairon, Matricule n° 70.135, classe 1917, n° 70.135 au recrutement de Voooma (Jug. Trib. Marseille, 20 oct. 1920, transcrit à Marseille, le 2 déc. 1920).
 
   — KOUTOU N’Dari, présumé né en 1895 à Bousoukro (Cercle de N’Zi-Comoé, Côte-d’Ivoire), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 48.805, classe 1915, n° et lieu de recrutement inconnus (– d° –).  
 
   83e Bataillon de tirailleurs sénégalais.
 
   ― ACHIMOU Dialo, présumé né en 1893 à Mala-Gauchy (Zinder, Niger), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 13.812, classe 1915, n° 2.480 au recrutement de Zinder (Jug. Trib. Marseille, 20 oct. 1920, transcrit à Marseille, le 2 déc. 1920).
 
   ― CERRO Sabille, né à une date inconnue à Mala Yona (Guinée française – aujourd’hui République de Guinée, ou « Guinée Conakry » –), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 41.718, classe inconnue, n° inconnu au recrutement de Mala Yona (Acte établi à Paris, le 13 déc. 1920).
 
   ― CHAIDOU Koursoulou, présumé né en 1894 à Tahoua (Cercle de Madoua, Niger), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 13.551, classe 1915, n° 13.551 au recrutement de Madoua (Jug. Trib. Marseille, 20 oct. 1920, transcrit à Marseille, le 2 déc. 1920).
 
   — MADY BRIAM Side Sow, présumé né en 1886 en un lieu inconnu, Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 18.030, classe inconnue, n° 18.030 au recrutement de Bouma (Sénégal – ou Gabon –) (– d° –).
 
   ■ 87e Bataillon de tirailleurs sénégalais.
 
   ― MOUSSA Koné, présumé né en 1893 à Sikasso (Cercle de Sikasso, Soudan – aujourd’hui Mali –), Caporal, Matricule inconnu, engagé volontaire en 1912, n° 8.905 au recrutement de Conakry (Jug. Trib. Marseille, 20 oct. 1920, transcrit à Marseille, le 2 déc. 1920).
 
   ■ 90e Bataillon de tirailleurs sénégalais.
 
   ― NIANKORO Kondé, présumé né en 1892 à Kondé (Cercle de Sikasso, Soudan – aujourd’hui Mali –), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 62.278, classe 1912, n° inconnu au recrutement de Sikasso (Jug. Trib. Marseille, 20 oct. 1920, transcrit à Marseille, le 2 déc. 1920).
 
   102e Bataillon de tirailleurs sénégalais.
 
   ― NABILMA, présumé né en 1897 à Oualguirga (Haute-Volta – aujourd’hui Burkina-Faso –), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 71.545, classe 1916, n° inconnu au recrutement de Ouagadougou (Jug. Trib. Marseille, 20 oct. 1920, transcrit à Marseille, le 2 déc. 1920).
 
   Dépôt des isolés coloniaux.
 
   ― FOLI Kamara, né à une date inconnue à Kolibé (Guinée française – aujourd’hui République de Guinée, ou « Guinée Conakry » –), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 42.471, classe 1915, n° 42.471 au recrutement de Kankan (Jug. Trib. Marseille, 20 oct. 1920, transcrit à Marseille, le 2 déc. 1920).
 
   ― GNACADSA, présumé né en 1894 à Nézla Abomey (Dahomey – aujourd’hui Bénin –), Tirailleur de 2e classe, Matricule 73.014, engagé volontaire en 1917, recrutement d’Abomey (– d° –).
 
   ― KAYA Diarra, présumé né en 1893 à Kouroussa (Guinée française – aujourd’hui République de Guinée, ou « Guinée Conakry » –), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 64.014, classe inconnue, n° inconnu au recrutement de Kouroussa (– d° –).
 
   ― KILI KOURA Sangaré, présumé né en 1893 à Di..an (Cercle de Bougouni, Soudan – aujourd’hui Mali –), Clairon, Matricule n° 60.511, engagé volontaire en 1916, n° inconnu au recrutement de Bamako (– d° –).
 
   — MAMADY Madié, présumé né en 1895 à Saint-Louis (Sénégal), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 9.150, classe, n° et lieu de recrutement inconnus (– d° –).  
 
   ― N’TOLO Bara, né à une date inconnue à Kéléya (Cercle de Bougouni, Soudan – aujourd’hui Mali –), Sergent, Matricule et classe inconnus, n° 16.706 au recrutement de Bougouni (– d° –).
 
   ― PAGUEVENDE, présumé né en 1892 à Ouahigouza (Haute-Volta – aujourd’hui Burkina-Faso –), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 17673, classe 1912, n° inconnu au recrutement d’Ouahigouza (– d° –).
 
   — TAROUENSIDA Zougré, présumé né en 1895 à Gayéri (Cercle de Ouagadougou, Haute-Volta – aujourd’hui Burkina-Faso –), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 71.751, classe inconnue, n° inconnu au recrutement de Ouagadougou (– d° –).
 
  — TAKO YAOU, présumé né en 1891 à Dibokzera (Cercle de Bingerville, Côte-d’Ivoire), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 4.488, classe, n° et lieu de recrutement inconnus (– d° –).  
 
   ____________________________________________________________________________________________________________________
 
   (*) Dernière adjonction : MONOLO, 67e Bataillon de tirailleurs sénégalais..  
   _____________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 21-04-2012 à 23:22:10

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