Bonsoir Franck,
1. - D'autres sources, ainsi que notre ami Jean-Pierre indiquent qu'il s'agissait du Torpilleur 252 et non du 352. Erreur de transcription dans les ouvrages ou bien dans la fiche MPF ?
Ma conviction est fondée sur la quasi identité de rédaction non pas d'une, mais de deux fiches M.P.L.F., qui, par surcroît, concernent respectivement un marin de l'abordeur et un marin de l'abordé :
- HEBERT François, Jean, Alphonse, né le 4 décembre 1889 à Lozon (Manche) et domicilié à Bricquebec (Manche), décédé le 1er février 1918 " à bord du Torpilleur 352, ... tué par l'explosion d'une torpille provoquée par abordage ", Quartier-maître chauffeur, Matricule n° 27090-1 (Acte transcrit à Cherbourg, le 4 février 1917).
- SIMON Louis, Marie, né le 30 octobre 1896 à Trém... (Cötes-du-Nord) et y domicilié, décédé le 1er février 1918 , " disparu en mer par suite d'abordage par le Torpilleur 352 ", Matelot de 2e classe timonier sur le Merle, de la Défense fixe de Cherbourg, Matricule n° 97.867-2 (Jug. Trib. Cherbourg, 9 juill. 1918, transcrit à Cherbourg, le 22 juill. 1918).
La seule différence est que le corps du premier est demeuré à bord de son bâtiment, alors que celui du second a disparu en mer.
A cela s'ajoute le fait que, dans le n° 59 (Numéro spécial 14-18, Décembre 2008) de La Voix du Donjon, revue trimestrielle d'histoire locale publiée par une association de Bricquebec, figure - page 24 - une notice biographique du quartier-maître François Hébert qui reprend la même version :
" HEBERT (François Jean Alphonse).
Fils de Jean et Léontine Plénage, né à Lozon, le 4 décembre 1889, marié à Blanche Lelaidier. Quartier-maître chauffeur à bord du Torpilleur 352. Tué à 29 ans le 1er février 1918 par l'explosion d'une torpille provoquée lors de l'abordage à l'arsenal de Cherbourg (Manche)."
Ladite notice a certes été établie à partir de la fiche M.D.H. de ce marin, mais il est permis de penser que cette relation des circonstances de sa mort se trouve corroborée par la tradition familiale ou locale.
2. - Le patrouilleur Merle a bien été coulé suite à cet abordage.
A la date à laquelle j'ai avancé cette hypothèse, en dehors du nom du matelot Louis SIMON, nous ne disposions pas encore de celui des autres victimes qui se trouvaient à bord du Merle, d'où ma réserve. Son naufrage étant désormais incontestablement établi, je vais, bien entendu, lever cette réserve.
Bien amicalement à vous,
Daniel.
Message édité par Rutilius le 22-12-2008 à 18:05:06