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  CAPITAINE MEHL - Contre-torpilleur

 

1 utilisateur anonyme et 21 utilisateurs inconnus

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Auteur Sujet :

CAPITAINE MEHL - Contre-torpilleur

n°3163
Ar Brav
Posté le 29-02-2008 à 06:17:05  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
CAPITAINE MEHL Contre-torpilleur de 800 t type Casque (1912 – 1926)
 
Chantier :  
 
Ateliers & Chantiers de la Loire, Saint Nazaire  
Commencé : 1910
Mis à flot : 20.04.1912
Terminé : 1912
En service : 07.1912
Retiré : 10.07.1926                            
Caractéristiques :  800 t ; 13 500 cv ; 78,3 x 7,6 x 3,1 m ; 3 hélices ; 34 nds ; 82 h.
Symbole de coque : 06.1912 : ML.
Armement : II de 100 + IV de 65 + 4 T.
 
Observations :  
 
14.03.1913 : torpilleur d’escadre
08.1914 : escadre du Nord
20.05.1917 : touché
21.03.1918 : torpille et coule au canon le torpilleur allemand A 7
1926 : vendu pour démolition.
 
Cordialement,
Franck


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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°6926
Ar Brav
Posté le 16-07-2008 à 12:22:39  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Un cliché du contre-torpilleur Capitaine Mehl sortant de Lorient :
 
http://images4.hiboox.com/images/2908/fab64c5a71bdfa2218eda69761f6ce67.jpg
 
Cordialement,
Franck


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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°6931
GENEAMAR
Posté le 16-07-2008 à 16:08:44  profilanswer
 

http://www.yelims.com/IPB/Smiley-IPB-217.gif     M.P.F.
 
- GUENNAL Yves Marie, né le 8 septembre 1887 à PLOÉVEN (Finistère), Quartier-Maître chauffeur, tué le 20 mai 1917 par un obus dans la chaudière 3 au cours d'un engagement avec des destroyers allemands, entre NIEUPORT et ZUYDCOOTE en Mer du Nord.
(NDLR : Serait cité dans le livre de Paul CHACK, Sur le banc des Flandres, p 231.)
 
 


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Cordialement. Malou
n°7836
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 06-08-2008 à 23:37:26  profilanswer
 

Citation :

" - 21.03.1918 : torpille et coule au canon le torpilleur allemand A 7. "

 
   Bonsoir à tous,
 
   Récit de ce combat naval en mer du Nord et de celui livré quelques jours plus tard :
 
   " Une division légère franco-britannique, composée de trois contre-torpilleurs français, Capitaine-Mehl, Magon, Bouclier, trois bâtiments anglais dont le Botha, navire de tête, a livré combat dans la mer du Nord le 21 mars, entre quatre et cinq heures du matin, à un groupe de torpilleurs allemands, type A, dont deux ont été coulés.
 
   Peu de temps après, la même division légère a livré un second combat à un groupe de cinq contre-torpilleurs qui venaient bombarder Dunkerque.
 
   Un destroyer allemand a été coulé. Il est probable que deux autres destroyers ennemis ont été détruits. Des prisonniers sont entre nos mains.
 
   Ces groupes ennemis avaient pour mission de bombarder Dunkerque, La Panne et Bray-Dunes.
 
   Un seul navire britannique a été légèrement avarié et est rentré au port. Du côté français, il n'y a eu ni tué ni blessé.  
 
   Au cours de cet engagement, un obus perdu avait coupé la principale conduite de vapeur du Botha. Le commandant a lancé deux torpilles contre les navires ennemis qui marchaient en tête et, virant brusquement de bord, a éperonné en plein flanc le quatrième navire qui fut coupé en deux morceaux.
 
   Le Botha, virant à nouveau de bord, a essayé de renouveler sa manoeuvre contre le navire ennemi suivant à l'arrière. Celui-ci a esquivé le coup mais a été la proie des contre-torpilleurs français qui le broyèrent à coup de canon.
 
   Pas moins de dix-huit torpilleurs et contre-torpilleurs ennemis étaient partis pour exécuter ce raid, mais trois contre-torpilleurs britanniques et trois contre-torpilleurs français les attaquant sans hésitation, les ont mis en fort piteux état. "

 
  (Revue politique et parlementaire, T. 95, Avr.-Juin 1918, Chron. René La Bruyère " Les événements maritimes ", p. 203).
 
   Bien à vous,
 
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 10-09-2008 à 21:44:33
n°7843
kgvm
Posté le 07-08-2008 à 09:48:56  profilanswer
 

In the action of 21.03.18 two small so-called Flandern-Torpedoboote of 137 tons each were lost: "A 7" and "A 19".
The second British destroyer who participated was "Morris", the name of the third I haven't found.
The next action mentioned in the Revue politique was probably 09.04.18, but neither at that date nor 18.04.18, when another coastal bombardement took place, there were any German destroyers or torpedoboats lost.

n°7858
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 07-08-2008 à 13:56:34  profilanswer
 


   Guten Tag Klaus,
 
   Un vif remerciement pour ces précisions concernant l'engagement naval du 21 mars 1918 et celui qui lui fit suite. Pour cette seconde action, je vous sais particulièrement gré d'avoir rétabli la vérité historique : ceci démontre, une fois encore, qu'il convient de n'accorder foi aux affirmations officielles qu'après les avoir confrontées à d'autres sources, notamment adverses ! Selon un vieux proverbe, " Qui n'entend qu'une cloche n'a qu'un son " !
 
   Auf Wiedersehen,
 
   Daniel.

n°7863
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 07-08-2008 à 15:47:26  profilanswer
 

Für Klaus,
 
Je cite de mémoire donc sans garantie cette expression lue dans un ouvrage anglais :
"Who hears only one sound probably hears only one horn"
En tout cas, pour avoir fustigé maintes fois par le passé les contre-vérités, j'abonde tout à fait dans le sens de Daniel en ce qui concerne la source journalistique.
Cdlt
Yves


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°7866
kgvm
Posté le 07-08-2008 à 16:10:55  profilanswer
 

Merci.
Au revoir
Klaus Günther

n°8686
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 10-09-2008 à 21:35:16  profilanswer
 

Citation :

Le 20 novembre 1917, le bâtiment, stationné à DUNKERQUE, est commandé par le capitaine de frégate Henri de PARSEVAL, commandant la 1ère escadrille de contre-torpilleurs à la Division des flottilles de la mer du Nord.
 
21.03.1918 : torpille et coule au canon le torpilleur allemand A 7 .


   Bonsoir à tous,
 
   Furent cités à l'ordre de l'armée, fort vraisemblablement pour ce fait d'armes (Ouest-Eclair, n° 5262, 4 mai 1918, p. 2) :
 
      - le capitaine de frégate de PARSEVAL, commandant le Capitaine-Mehl ;
 
      - le 2e maître torpilleur SEGUILLON ;
 
      - le 2e maître LE GUENNEC.
 
   Bonne soirée,
   Daniel.

n°12336
GENEAMAR
Posté le 18-01-2009 à 07:58:25  profilanswer
 

Bonjour à tous...
 
ROSSIGNOL Georges Louis
 
Né le 5 mai 1870 - Décédé.  
Entre dans la Marine en 1888, Aspirant le 5 octobre 1891, Enseigne de vaisseau le 1er décembre 1893; port TOULON. Au 1er janvier 1897, Second sur le torpilleur de haute mer "SARRAZIN", Escadre de Méditerranée (Cdt Paul CLOAREC). Au 1er janvier 1899, même affectation (Cdt Gustave LEJAY). Lieutenant de vaisseau le 23 janvier 1901. Le 15 novembre 1901, Commandant un torpilleur de la Défense mobile du 3ème arrondissement maritime à LORIENT. Le 15 février 1903, Membre adjoint de la Commission d'expériences d'artillerie à GÂVRES. Officier breveté Canonnier. Officier breveté de l'École Supérieure de la Marine, promotion 1910. Au 1er janvier 1911, sur le croiseur cuirassé "LÉON-GAMBETTA", 1ère Escadre (Cdt Louis La PORTE). Du 14 juin 1913 à septembre 1915, Commandant le contre-torpilleur "CAPITAINE-MEHL". À la mobilisation, il rejoint la Division des flottilles de la 2ème Escadre légère (Capitaine de vaisseau Marie LAVENIR, Chef de la Division). Capitaine de corvette le 1er juillet 1917. Au 1er janvier 1918, port TOULON; inscrit au tableau d'avancement


Message édité par GENEAMAR le 21-05-2009 à 17:26:00

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Cordialement. Malou
n°12339
GENEAMAR
Posté le 18-01-2009 à 08:22:56  profilanswer
 

Bonjour à tous...
 
DECOUX Laurent Claude Pierre  
 
Né le 9 janvier 1874 à ANNECY (Haute-Savoie) - Décédé.  
Entre dans la Marine en 1892, Aspirant le 5 octobre 1895; port TOULON. Au 1er janvier 1897, sur le cuirassé "DÉVASTATION", Escadre de Méditerranée (Cdt Jean BELLUE). Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1897. Au 1er janvier 1899, sur le canonnière "COMÈTE", Station locale du TONKIN (Cdt Jules KÉRAUDREN). Au 1er janvier 1901, sur le "CALÉDONIEN", annexe à l'École de canonnage. Officier breveté Canonnier. Au 1er janvier 1902, port BREST. En 1903, à bord du croiseur "LAVOISIER", Division navale de TERRE-NEUVE et d'ISLANDE. (Cdt Henri DE FAUBOURNET DE MONTFERRAND). Lieutenant de vaisseau le 22 juin 1905. Au 1er janvier 1911, sur le croiseur "DUGUAY-TROUIN", École d'application des Aspirants à BREST. (Cdt François DE LA CROIX DE CASTRIES). Officier breveté de l'École Supérieure de la Marine, promotion 1913. D'octobre 1915 à juillet 1916, Commandant le contre-torpilleur "CAPITAINE-MEHL". Au 1er janvier 1917, port TOULON.  
 


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Cordialement. Malou
n°12340
GENEAMAR
Posté le 18-01-2009 à 08:32:01  profilanswer
 

Bonjour à tous...
 
GUY Vincent Victor
 
Né le 4 février 1870 - Décédé.  
Entre dans la Marine en 1888, Aspirant le 5 octobre 1891, Enseigne de vaisseau le 31 mars 1894 (port LORIENT). Le 25 août 1896, à la Direction des mouvements du port de LORIENT. Au 1er janvier 1899, sur le croiseur "CATINAT", Escadre du Nord (Cdt Marius MASSÉ). Aux 1er janvier 1901,1902, Second sur la canonnière "SCORPION", Division navale de l'Océan Indien (Cdt Prosper GERMAIN). Lieutenant de vaisseau le 20 décembre 1901. Le 8 novembre 1902, Second sur l'aviso-torpilleur "DRAGONNE", Défense mobile de TOULON (Cdt Jean Marie FARGUES). Officier breveté Canonnier. Au 1er janvier 1911, sur le croiseur cuirassé "LÉON-GAMBETTA", 1ère Escadre (Cdt Louis La PORTE). En 1914, à la mobilisation, Commandant le "TROMBLON", 1ère escadrille de torpilleurs, 2ème Escadre. Idem au 1er janvier 1916. Capitaine de frégate le 25 mai 1916. De juillet 1916 à septembre 1917, Commandant le "CAPITAINE-MEHL", il est cité à l'ordre de l'Armée navale : " Commandant le CAPITAINE-MEHL et la 1ère escadrille de torpilleurs de la Manche. Commande à la mer sans interruption depuis 5 ans et devant l'ennemi depuis le commencement de la guerre. A fait preuve, en toutes circonstances, d'une valeur exceptionnelle. Conduisait la force française dans l'affaire de nuit du West Deep le 19 et 20 mai 1917. Au cours de cette action très vive a su, dans les circonstances les plus critiques, imposer sa volonté à l'ennemi et rester maître du terrain.".--- Le 26 août 1922, cet Officier Capitaine de vaisseau, commande le cuirassé "FRANCE" qui chavire et coule après avoir heurté une roche au large de QUIBERON.


Message édité par GENEAMAR le 31-01-2009 à 07:03:15

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Cordialement. Malou
n°12341
GENEAMAR
Posté le 18-01-2009 à 08:42:59  profilanswer
 

Bonjour à tous...  
 
DE PARSEVAL Henri Louis Pie  
   
Né le 19 décembre 1874 à FLACÉ-lès-MACON - décédé le 28 janvier 1930 à TOULON Var.  
Entre dans la Marine en 1892, Aspirant le 5 octobre 1895. Au 1er janvier 1897, sur le cuirassé "MARCEAU", Escadre de Méditerranée (Cdt René MARQUIS). Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1897. Au 1er janvier 1899, sur la canonnière "SCORPION", Division navale de l'Océan Indien (Cdt Louis FERRÉ de PÉROUX). En janvier 1901 et 1902, Second sur le contre-torpilleur "HALLEBARDE", Escadre de Méditerranée (Cdt Alexandre BORSAT de LAPÉROUSE), Au 1er janvier 1903, sur l'aviso "ALCYON", Stationnaire au CONGO (Cdt Marie De FAUQUE de JONQUIÈRES). D'avril 1904 à février 1905, il commande la mission chargée de faire passer la canonnière à vapeur démontable "JACQUES-D'UZÈS" de l'Oubangui au Chari, suivant les instructions du Commissaire général du CONGO français, Émile GENTIL. Lieutenant de vaisseau le 22 juin 1905. Chevalier de la Légion d'Honneur le 12 mars 1906. Il passe sur le "CHANZY", la "COURONNE", École de canonnage. Il est breveté Canonnier. Le "D'ENTRECASTEAUX". Au 1er janvier 1910, Commandant un groupe de torpilleurs affectés à la Défense de TOULON. Officier breveté de l'École Supérieure de la Marine, promotion 1913. Du 5 septembre 1915 à février 1917, Commandant le Torpilleur "FAULX", Division des Torpilleurs de l'Adriatique. Il passe ensuite sur le "PARIS", le "JEAN-BART". Capitaine de frégate le 7 mars 1917. Le 20 novembre 1917, commandant le "CAPITAINE-MEHL" stationné à DUNKERQUE, et la 1ère Escadrille de contre-torpilleurs à la Division des flottilles de la Mer du Nord. Il est cité à l'ordre de l'Armée navale le 2 mai 1918 :  
"Commandant le "CAPITAINE-MEHL", a fait preuve de brillantes qualités militaires en diverses circonstances et notamment le 21 mars."  
. Officier de la Légion d'Honneur le 5 mai 1919. Capitaine de vaisseau, il commande en 1923 le "JEAN-BART" puis de décembre 1923 à août 1925 le cuirassé "PARIS".--- Son état de santé l'oblige à abandonner ses fonctions fin 1928. Il est promu Contre-Amiral le 4 janvier 1929.  
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3261/O%20De%20PARSEVAL%20Henri.jpg4..jpg
Photo : web jbaudouin de Parseval


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Cordialement. Malou
n°12343
GENEAMAR
Posté le 18-01-2009 à 08:57:47  profilanswer
 

Bonjour à tous...
 
FRÖCHEN Louis Désiré Charles  
 
Né le 6 septembre 1874 à CONCARNEAU (Finistère) - Décédé.  
Entre dans la Marine en 1891, Aspirant le 5 octobre 1894, Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1896; port BREST. Au 1er janvier 1897, en résidence libre de 6 mois. Au 1er janvier 1899, sur l'aviso "BENGALI", Division navale de la COCHINCHINE (Cdt François DE LA CROIX DE CASTRIES). Officier breveté Fusilier. Aux 1er janvier 1901, 1902, sur le croiseur "SURCOUF", Escadre du Nord (Cdt Bertrand DE SAINT-PERN). Au 1er janvier 1903, sur l'aviso "GOÉLAND", Station locale du SÉNÉGAL (Cdt Floirmond FLORIMOND). Lieutenant de vaisseau le 3 mars 1904. Le 22 janvier 1910, Commandant le sous-marin "THERMIDOR", Station des sous-marins de CALAIS-DUNKERQUE. Officier breveté de l'École Supérieure de la Marine; promotion 1912. Au 1er janvier 1914, sur le cuirassé "CONDORCET", 1ère Escadre, 1ère Armée navale (Cdt Alexandre LAUGIER). De juillet 1915 à décembre 1916, Commandant le contre-torpilleur "SAPE". Au 1er janvier 1917; port BREST. De septembre 1918 à août 1919, Capitaine de corvette, Commandant le "CAPITAINE-MEHL".


Message édité par GENEAMAR le 05-06-2009 à 07:47:29

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Cordialement. Malou
n°12345
GENEAMAR
Posté le 18-01-2009 à 09:26:39  profilanswer
 

Bonjour à tous...
 
De CARNÉ Louis Marie Alix  
 
Né le 23 février 1879 à MINIHY-TRÉGUIER (Côtes-d'Armor) - Décédé le 3 février 1948 à ROSE-HILLS (Île MAURICE).  
Entre dans la Marine en 1896, Aspirant le 5 octobre 1899; port BREST. Au 1er janvier 1900, sur le cuirassé "FORMIDABLE", Escadre du Nord (Cdt Marie De FAUQUE de JONQUIÈRES). Au 1er janvier 1901, sur le croiseur cuirassé "AMIRAL-CHARNER", Escadre d'Extrême-Orient (Cdt Jean BAËHME). Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1901. Au 1er janvier 1902, port BREST. Au 1er janvier 1903, sur le "CALÉDONIEN", Annexe de l'École de canonnage de TOULON (Cdt Paul FAUQUE DE JONQUIÈRES). Officier breveté Canonnier. Au 1er janvier 1904, sur le croiseur cuirassé "SULLY", en essais à TOULON (Cdt Etienne FARRET). Au 1er janvier 1906, Second sur la canonnière "DÉCIDÉE", Escadre d'Extrême-Orient (Cdt Armand Le BLANC). Aux 1er janvier 1908, 1909, sur la "COURONNE", École de canonnage, Second d'une escouade d'Apprentis canonniers (Cdt Pierre DARRIEUS).  Lieutenant de vaisseau le 30 octobre 1909. Au 1er janvier 1911, sur le croiseur cuirassé "MONTCALM", Division navale de l'Extrême-Orient (Cdt Jules CHÉRON). Au 1er janvier 1912, port BREST. Au 1er janvier 1914, sur le croiseur cuirassé "DUPETIT-THOUARS", (Cdt Benjamin GERVAIS). Chevalier de la Légion d'Honneur. De juin 1917 à décembre 1918, Commandant le torpilleur "FRANCIS-GARNIER". --- Capitaine de corvette le 4 mars 1919, il commande le "CAPITAINE-MEHL" en septembre 1919. Au 1er janvier 1921, port BREST, inscrit au tableau d'avancement.  
 [:geneamar:8]


Message édité par GENEAMAR le 01-09-2010 à 17:30:41

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Cordialement. Malou
n°25489
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 20-05-2010 à 21:53:44  profilanswer
 

Bonsoir à tous
Le 8 octobre 1916, le Capitaine Mehl, CF Vincent Guy s'était porté au secours du destroyer HMS Zulu qui venait d'avoir son arrière emporté par une mine sous-marine. Il avait alors remorqué l'anglais jusqu'à Calais tandis qu'un ou peut-être plusieurs chalutiers avaient recueilli l'équipage. Je suis à la recherche du nom de ces chalutiers pour un collègue anglais.
Quelqu'un sait-il qq chose sur ce sujet ? Merci par avance.
Cdlt
Yves


Message édité par Yves D le 20-05-2010 à 22:01:00

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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°25498
Memgam
Posté le 21-05-2010 à 17:36:43  profilanswer
 

HMS Zulu appartenait à la classe Tribal, des destroyers de 1000 t, 85 m de long, d'une vitesse de 33 n pour une puissance de 14 000 cv (trois turbines à vapeur), équipage de 68 h, 2 canons de 102, 2 TLT.
Ce qui est amusant, est que le Zulu, après avoir perdu son arrière, a été raccordé au Nubian, qui lui, avait perdu son avant dans une tentative d'abordage d'un destroyer allemand le 27 octobre 1916. C'est le chantier de Chatham qui s'est chargé de cette opération de chirurgie navale, et le 7 juin 1917 est entré en service un nouveau destroyer baptisé Zubian (ZU (lu) + (nu)BIAN) ! CQFD !   Crédité d'avoir coulé le UC 50 le 4 février 1918, à la grenade. Vendu à la démolition en 1919.  
Source : Robert Gruss, Sillages disparus, EMOM, 1969.
Conway's, All the world's Fighting Ships 1906-1921, Naval Institute Press, 1985.

n°25499
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 21-05-2010 à 19:00:21  profilanswer
 

.
   Bonsoir Yves,
   Bonsoir à tous,
 
   Le destroyer anglais Zulu a sauté sur une mine le 8 novembre 1916 –  et non le 8 octobre 1916 –, vers 14 h 50 (heure française), dans le Nord de la bouée de Gravelines. Son équipage fut recueilli par un torpilleur de Dunkerque que je n’ai pu identifier, faute d’indications suffisantes. Se trouvaient également sur les lieux deux chalutiers anglais et un « baleinier » français, de même non identifiés.
 
   Le Zulu fut d’abord remorqué pendant une heure par le patrouilleur Nelly, alors commandé par l’enseigne de vaisseau Louis Marie Charles Guichard, puis, ensuite, par le torpilleur d’escadre Capitaine-Mehl qui le conduisit en rade de Calais. Le Capitaine-Mehl était escorté par le Carquois et une vedette – qui furent renvoyés à Dunkerque –, deux destroyers anglais (D-55 et 82) et plusieurs chalutiers français et anglais, bâtiments également non identifiés. De la rade, il fut conduit au bassin par des remorqueurs du Front de mer de Calais.
 
 
                                                                                                     SOURCES
 
 
   ● Rapport de mer du capitaine de frégate Vincent GUY, commandant du torpilleur d’escadre Capitaine-Mehl (in Registre historique de la correspondance intéressant le personnel et le matériel du bâtiment – 13 déc. 1913 ~ 28 août 1919 –, note n° 4, p. 65 à 67, Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 72, p. num. 1.125 et 1.128).
 
 
   « n° 4.  
 
                                                                               à Monsieur le Capitaine de vaisseau,
                                                                       Chef de Division des Flottilles de la mer du Nord.
 
 
   Remorquage du Zulu désemparé par l’explosion d’une mine.
 
 
   Commandant,
 
   J’ai l’honneur de vous rendre compte que le Mercredi 8 novembre, à 15 heures 15, je reçus le signal de T.S.F.
: « S.O.S. Nord bouée de Gravelines ».
   Le Capitaine-Mehl était appareillé de la rade de Malo depuis 15 heures 10 pour aller faire un exercice à Zuydcoote. Au reçu de ce signal, je fis route immédiatement en vitesse pour me porter au secours du bâtiment en détresse, en passant dans l’Est et le Nord des filets du Dyck, puis en mettant le cap sur le groupe de bâtiments qu’on apercevait dans la Nord de la bouée de Gravelines.
   En arrivant à un mille dans le N. 10 W. de la bouée du Haut-fond de Gravelines, je stoppais près du groupe. Je trouvais le destroyer anglais Zulu, dont tout le personnel avait été complètement évacué, pris en remorque par le chalutier français Nelly et escorté par deux chalutiers anglais et un baleinier français. Le destroyer était coupé en deux sur l’arrière du kiosque du projecteur, l’arrière enfoncé, le tronçon arrière maintenu faiblement au tronçon avant ; ces deux parties jouant l’une par rapport à l’autre à chaque lame. Petite brise d’O.-S.-W., petite houle clapoteuse du vent.
   Le Commandant du Zulu, qui se trouvait sur le baleinier français, me fit la demande de faire conduire son bateau à Calais et de prévenir les autorités anglaises.
   Voyant que le Nelly gouvernait mal avec sa remorque courte, je pris le Zulu à la remorque à 16 heures 20 et remis en marche à 5 nœuds à 16 h 40 (vitesse réelle, 4 nœuds, avec le courant).
   La direction du courant (S.-O. jusqu’à 19 h), la crainte de voir couler le Zulu, le désir de le ramener entier, me décidèrent à le conduire à Calais pour abréger la durée de la traversée. Je fis demander par T.S.F. à Calais des remorqueurs pour mon arrivée en rade à 19 heures et la préparation du bassin.
   Pour ces mêmes raisons, je continuais ma route sur Calais, quand, à 17 h 15, je reçus le signal de conduire le Zulu à Dunkerque.
   Escorté  par le Carquois et une vedette (qui furent renvoyés à Dunkerque), deux destroyers anglais (D-55 et 82) et plusieurs chalutiers français et anglais, le remorquage se faisait bien quand, à 17 h 50, à un mille 5 dans le N. 5 E. du feu de Walde, par 25 mètres de fond, l’arrière du Zulu s’enfonça puis disparut.
   A ce moment, le Commandant du Zulu, qui avait dû se transporter sur le 82, me fit signaler qu’il se rendait à bord ; une baleinière se détachait du 82, je stoppai.
   Le Zulu continuait à bien flotter, et, allégé de son arrière, semblait plus droit.
   Sur ma demande, le Commandant du Zulu m’informa que tout allait bien à bord, que l’arrière  s’était détaché, mais que la partie avant paraissait saine.
   Je continuai ma route sur Calais et, à 19 heures 10, je mouillai sur rade où les remorqueurs envoyés par le Front de mer prirent le Zulu et le rentrèrent à Calais sans incidents.
   Les rapports du Commandant du torpilleur de défense qui a recueilli l’équipage du Zulu et celui du Commandant du Nelly, qui me paraît avoir très bien manœuvré, vous fixeront sur ce qui s’est passé avant mon arrivée.
 
   Bord, Dunkerque, le 10 novembre 1916.

 
   Signé : Vincent Guy. »
 
 
   ● Torpilleur d’escadre Capitaine-Mehl – alors commandé par le capitaine de frégate Vincent GUY –,  Journal de navigation n° - / 1916 – 17 oct. ~ 14 nov. 1916 – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 72, p. num. 809 (extraits).
 
 
                                                                                   « Mercredi 8 novembre 1916
                                                                                Remorqué destroyer anglais "Zulu"
 
 
                                                                                         Quart de 12 h à 16 h.

 
   15 h – Poste d’appareillage.  
 
   15 h 07  – Appareillé.
 
   15 h 13  – Reçu un signal de détresse (S.O.S.) du Nord du haut-fond de Gravelines.
 
 
                                                                                          Quart de 16 h à 19 h.
 
   16 h 20  – Stoppé.
 
   16 h 21  – Manœuvré pour prendre destroyer A. Zulu à la remorque.
 
 
   [En marge : « G. : 0° 16' 30’’ W. ; L.= 51° 04' N. »]    
 
   16 h 21  – Pris en remorque le Zulu.
 
   17 h 50 – L’arrière du destroyer Zulu sombre.
 
   18 h 08  – Stoppé.  
 
   18 h 10  – Baleinière anglaise se rend sur Zulu.
 
   18 h 20  – Remis en marche.
 
                                                                                           Quart de 19 h à 20 h.
 
 
   19 h 10  – Poste de mouillage.  
 
   19 h 17  – Stoppé.
 
   19 h 17  – Mouillé rade de Calais.  
 
   19 h 40  – Zulu largue la remorque ; remorqueurs le rentrent à Calais. »

 
 
   ● Patrouilleur auxiliaire Nelly – alors commandé par l’enseigne de vaisseau de 2e classe Louis Marie Charles GUICHARD –,  Journal de bord – 3 mars / 7 mai 1916 – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 366, p. num. 518.    
 
 
                                                                             « Mercredi 8 juillet [lire : novembre] 1916.
 
                                                                                              Quart de 12 h à 16 h.
 
   Très beau temps. Brise d’W.-S.-W. Mer assez belle.
 
   12 h  40  – Appareillé
[de Dunkerque].  
       
   13 h 10  – Sorti des jetées. Route pour la bouée de Gravelines.
 
   14 h 45  – Relevé la Mouette.
(*)
   
   14 h 50  – Entendu une explosion sur un destroyer anglais. Fait route dessus. Rappelé aux postes de combat. Attiré l’attention du torpilleur et autres chalutiers à l’aide du sifflet.
 
   14 h 55  – Le destroyer anglais hisse le signal de détresse, cône pointe en l’air, boule.
 
   15 h 15  – Pris la remorque du destroyer anglais. Route sur Calais.    
                                                         
   16 h 15  – Fait passer la remorque du destroyer anglais au Capitaine-Mehl.
 
   17 h 15  – Mouillé devant Gravelines.
 
   20 h 40  – Appareillé. Surveillance des filets.
 
 
   P.M. : En prenant la remorque du destroyer anglais Zulu, on avarie la potence de la mine Marseillaise. La remorque ayant forcé à l’écubier tribord, la tôle est enfoncée légèrement et l’écubier cassé.
 
 
   Le commandant,

 
   Signé : Illisible. »
 
   ________________________________________________________________________________________________________________________________________________
 
   (*) Cordier Mouette-III, de la 1re Escadrille de chalutiers de la Manche, alors  commandé par le premier maître de timonerie Alphonse Pierre Marie LENGLEMET, inscrit au quartier de Saint-Malo, n° 2.404.


Message édité par Rutilius le 27-04-2017 à 18:19:55

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°25503
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 21-05-2010 à 22:54:13  profilanswer
 

Excellent Daniel ! Merci beaucoup.  
Quant à la date c'est encore un mauvais tour de mon étourderie... Bien sûr c'est le 8 Novembre  :ouch:  
Amts
Yves


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°25513
Memgam
Posté le 22-05-2010 à 15:08:39  profilanswer
 

Le torpilleur de Dunkerque qui a recueilli l'équipage du Zulu est le n° 322 (cf le journal de bord du 8 novembre 1916, site mémoire des hommes SGA cote SS Y 553).
L'épave de la partie arrière du Zulu, environ 25 mètres, fait l'objet de plongées sous-marines. De nombreux filets de pêche y sont accrochés.

n°25518
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 22-05-2010 à 21:00:37  profilanswer
 

Bonsoir Mengam
Magnifique !  
Voila qui apporte la réponse définitive. Merci beaucoup
Amts
Yves


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
n°25522
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 22-05-2010 à 22:34:51  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
   Grâce à Mengam, la transcription des mentions du Journal de bord du Torpilleur 322. Voilà qui devrait combler d'aise nos amis britanniques. Et l'on notera qu'outre quelques pertes ou dégâts matériels subis par ce bâtiment, le sauvetage de l'équipage du Zulu aura coûté 10 litres de vin à la Marine française !  
 
   
   Torpilleur 322 –  Journal de bord n° - / 1916 - 24 juill. ~ 18 nov. 1916 – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 553, p. num. 991 (extraits).
 
 
                                                                         « Le  8 novembre 1916. De Dunkerque à la mer.
 
 
                                                                                          JOURNAL DE TIMONERIE
 
                                                       
   13 h  –  Appareillé. Sorti par la passe Ouest. Croisé entre le Dyck et la bouée de Gravelines.
 
   14 h 58  –  Le destroyer anglais Zulu saute sur une mine au Nord de la bouée de Gravelines. Demande des secours. Fait route à toute vitesse sur ce bateau ; accosté le Zulu par tribord après avoir amené les embarcations. Embarqué une soixantaine d’hommes, dont trois blessés. Trois navires auxiliaires étant sur les lieux, le commandant du destroyer nous avise qu’il n’y a plus besoin de nos services. Hissé les embarcations et fait route sur Dunkerque.
 
   16 h 45  –  Amarré au quai des Chantiers de France. Débarqué les anglais sur la chaloupe à vapeur  qui les conduit à un monitor anglais.
 
   20 h  15  –  Appareillé pour continuer notre croisière entre Dyck et bouée de Gravelines. Beau temps couvert. Mer légèrement houleuse. Bonne brise d’Ouest.
 
   Le Patron de quart,

 
   Signé : Illisible.
 
   P.V. : Consommé 8 cartouches à blanc de 37 m/m.
 
 
                                                                                  OBSERVATIONS DU COMMANDANT
 
 
   A 14 h 58, étant en croisière au N.-E. de la bouée de Gravelines, entendu une détonation paraissant venir d’un destroyer anglais qui se trouvait à un mille ½ au Nord de la bouée. Je me suis dirigé sur ce bâtiment et, approchant, je me sui aperçu que ce dernier s’enfonçait par l’arrière. Accosté ce bâtiment (destroyer Zulu) et transbordé les blessés et l’équipage sur le Torpilleur 322. Route sur Dunkerque. Accosté aux Chantiers de France et débarqué le personnel.
 
   Le Commandant,

 
   Signé : Illisible. »
 
 
   Torpilleur 322 –  Journal de bord n° - / 1916 – 24 juill. ~ 18 nov. 1916 – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 553, p. num. 932.
 
 
                                                                            « RAPPORTS ET PROCÈS-VERBAUX DIVERS  
 
   P.V. de perte de matériel.
 
   Le 8 novembre 1916, pendant l’accostage en mer au destroyer Zulu pour le sauvetage de l’équipage, deux ballons de défense furent arrachés et coulèrent ; une gaffe fut cassée et perdue. Deux avirons avec leurs dames, donnés à une embarcation en dérive du Zulu, furent également perdus.
 
   Perdus :
 
   ―  2 ballons de défense pour petit bâtiment ;
   ―  1 fer de gaffe à deux croissants ;
   ―  1 manche de gaffe en bois ;
   ―  2 avirons façonnés en frêne garnis pour youyou en toile ;
   ―  2 tolets en fer de nage à fourche pour berthon ;
   ―  10 litres de vin.
 
   Bord, le 10 novembre 1916,  
 
   Le Premier-maître, Commandant,

 
   Signé : Illisible. »
 
 
   P.V. de perte de matériel.
 
   Le 8 novembre 1916, lors de l’accostage du destroyer Zulu, l’antenne bâbord de T.S.F. fut accrochée, arrachée, tomba à la mer et coula immédiatement.
 
   Perdu :
 
   ―  Câble nu à 7 fils 10/10 en cuivre pour antenne de T.S.F., kilogr. 6 ;
   ―  Cône isolateur pour antenne T.S.F. (câble tandem), nb. 1 ;
 
   Ce procès-verbal ne put être établi à l’époque, car l’ordre de délivrance n’était pas arrivé à Cherbourg et le matériel n’était pas encore porté en charge.
 
   Bord, le 16 janvier 1917,  
 
   Le Lieutenant de vaisseau, Commandant,

 
   Signé : Illisible. »
 
   _____________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 03-04-2013 à 16:28:12
n°36909
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 03-04-2013 à 17:49:14  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
   Le « baleinier » venu le 8 novembre 1916 au secours de l’équipage du Zulu était le patrouilleur auxiliaire Capricorne, de la Flottille des chalutiers de la Manche. Ce bâtiment recueillit le capitaine du destroyer, le lieutenant John BROOKE, deux de ses officiers, ainsi qu'une vingtaine d’hommes. Tous furent par la suite transbordés sur un chalutier britannique, hormis un officier, qui fut conduit à Calais.
 
 
   • Patrouilleur auxiliaire Capricorne, Journal de bord n° 3 / 1916 – Nov. 1916 ~ Janv. 1917 – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 70, p. num. 700.
 
 
                                                    « Croisière du 8 au 11 novembre 1916.
 
                                                                              Le 8 novembre 1916.
 
                                                             Observations. Incidents. Procès-verbaux.

 
 
   Patrouille normale. La brise mollit légèrement.
 
   14 h. 50. – Étant à environ 2 milles dans le S. 75 O. de la bouée de Gravelines, aperçu dans le Nord une épaisse colonne de fumée suivie d’une explosion. Fait route sur un destroyer anglais d’où provenait la fumée.
 
   14 h. 55. – Reçu le signal de détresse S.O.S.  
 
   15 h. 10. – Accosté le destroyer Zulu, ce navire venant de toucher une mine et courant les risques de couler par suite de la déchirure causée par l’explosion. Sauvé le capitaine, deux officiers et une vingtaine d’hommes, le restant de l’équipage ayant été sauvé par le Torpilleur 322.
 
   15 h. 20. – Signalé la situation au B.R.
[Bureau des routes] de Calais. Escorté le destroyer  remorqué par le chalutier Nelly. A la demande du capitaine du Zulu, transporté lui et ses hommes à bord d’un chalutier anglais, ne gardant à mon bord qu’un officier du navire anglais pour le conduire à Calais. Rendu compte au commandant du Printemps et transbordé l’officier anglais à son bord. A signaler comme avarie faite en accostant le Zulu jas de mon ancre bâbord cassé et chandelier de batayole tribord cassé par le chalutier anglais sur lequel je transbordais le capitaine et ses hommes.
 
   17 h. 00. – Repris patrouille normale.
 
   22 h. 00. – Rejoint le Printemps à la bouée 6, ce navire venant de Calais.
 
   Le Capitaine,

 
   Signé : Illisible. »


Message édité par Rutilius le 03-04-2013 à 17:50:44

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°46616
landelle
Posté le 18-05-2017 à 21:46:40  profilanswer
 

Vers 1920, compagnie de débarquement du CT "Capitaine Mehl"
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3388/ctmehl.jpg

n°46622
olivier 12
Posté le 20-05-2017 à 08:16:32  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
3 vues du CAPITAINE MEHL
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/922/60xBKS.jpg
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/924/hILdvU.jpg
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/924/vlq8uQ.jpg
 
et une vue du ZULU qui perdit sa partie arrière en sautant sur une mine de l'UC 1 et fut remorqué par CAPITAINE MEHL.
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/924/h7StQg.jpg
 
ainsi qu'une vue du NUBIAN qui, lui, avait perdu sa partie avant en Octobre 1916
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/922/qc4Fae.jpg
 
Les deux moitiés de navire raccordées formèrent alors le ZUBIAN
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/922/G4yxES.jpg
 
Cdlt
 
 
 


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olivier

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