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  FAULX - Contre-torpilleur

 

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Auteur Sujet :

FAULX - Contre-torpilleur

n°3142
Ar Brav
Posté le 28-02-2008 à 09:32:35  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
FAULX Contre-torpilleur de 800 t type Casque (1912 – 1918)
 
Chantier :  
 
De la Brosse & Fouché, Nantes  
Commencé : 1909
Mis à flot : 02.02.1911
Terminé : 1912
En service : 10.1912
Retiré : 10.04.1918                            
Caractéristiques :  800 t ; 13 500 cv ; 78,3 x 7,6 x 3,1 m ; 34 nds ; 3 hélices ; 82 h.
Symbole de coque au 06.1912 : FX
Armement : II de 100 + IV de 65 + 4 T.
 
Observations :
 
06.1912 : 1ère escadrille de contre-torpilleurs de la 1ère Armée navale
14.03.1913 : torpilleur d’escadre
08.1914 : 1ère Armée navale en Méditerranée
24.02.1915 : recueille les 38 rescapés de la Dague qui avait sauté sur une mine à Durazzo
10.04.1918 : coule dans le canal d’Otrante après un abordage avec le Mangini.
 
Cordialement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°3171
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 29-02-2008 à 08:40:14  profilanswer
 

http://pagesperso-orange.fr/histoiremaritime/Photos/Faulx.jpg
 
Mais voici que pris d'un doute sur l'orthographe j'ai consulté le Larousse et n'y ai point trouvé de faulx mais bien une faux. Se pourrait-il que l'orthographe Faulx soit le résultat d'une coquille sur les CP du début du 20e siècle qui aura été copiée-collée jusqu'à nos jours ? A moins que la faux, outil bien connu de nos aieux faucheurs n'ait rien à voir avec FAULX ?
Quelqu'un dans cette docte assemblée doit bien avoir une réponse indiscutable.  :??:  
Cdlt
Yves


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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et autres thèmes d'histoire maritime.
n°3173
Ar Brav
Posté le 29-02-2008 à 09:04:44  profilanswer
 

Bonjour Yves,
 
J'ai bien relu à 2 fois également avant de poster, pris d'un doute soudain. Pas trace de faulx dans le Robert non plus, peut-être un terme plus ancien devenu obsolète, ou simplement le nom propre d'un (illustre) personnage ? A moins que la Marine ait voulu honorer la commune lorraine de Faulx.
 
Amitiés,
Franck


Message édité par Ar Brav le 29-02-2008 à 09:10:15

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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°3178
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 29-02-2008 à 10:06:59  profilanswer
 

Etonnant quand même car la faux s'inscrit dans le même ordre de symbole que les dague, cimeterre, yatagan etc... J'ai aussi pensé au nom de personnage mais ça ne me dit rien non plus tout comme je ne vois pas le rapport entre la lorraine Faulx et la Marine. Reste alors le terme ancien tombé en désuétude, ce qui est très plausible d'autant que la racine latine de notre faux est falcis
Amts
Yves


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n°3180
kgvm
Posté le 29-02-2008 à 10:10:39  profilanswer
 

Well, I don't know where the name comes from, but in any case it was the second ship of the name. First one was a the former "Canonnière No. 27" of 1860.
Regrads
Klaus Günther

n°3187
olivier 12
Posté le 29-02-2008 à 13:06:02  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Voici la réponse concernant l'orthographe de ce navire.
 
Ce mot est issu de l'ancien latin falx, falcis, qui signifie "faux", "serpe" et aussi "arme de guerre".
Il fut emprunté à une ancienne langue de l'Italie qui a donné l'italien "falce" et l'espagnol "hoz".
 
Il est apparu en France sous la forme "fauz" en 1175, puis "faulx" vers 1360.
C'est cette orthographe qui a été retenue par le dictionnaire de l'Académie, et ceci jusqu'en 1932. (Ce n'est donc pas une erreur de l'éditeur de la carte postale comme on aurait pu le penser.)
 
Aujourd'hui l'orthographe vraie est bien sûr "faux" :).
 
Ce mot, outre l'instrument agricole, désignait aussi une arme arquée au bout d'un manche. Par métaphore, il est devenu l'attribut de la Mort et par analogie de forme, c'est aussi le nom d'un repli membraneux du cerveau.
 
Le latiniste de service  
(source : dictionnaire historique du français )
 
Cdlt
Olivier


Message édité par olivier 12 le 29-02-2008 à 13:09:14

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olivier
n°3189
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 29-02-2008 à 14:50:36  profilanswer
 

C'est bien faulx, il est vrai !
Je me doutais bien que la réponse jaillirait. Merci Olivier, encore un point règlé et désormais cette faulx portera l'aile sans que je ne me pose plus de questions.
Yves


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n°7882
GENEAMAR
Posté le 08-08-2008 à 08:28:45  profilanswer
 

[:alain dubois:8] Bonjour à tous...
 
le 5 septembre 1915, le Lieutenant de vaisseau Henri De PARSEVAL prend le commandement du bâtiment à la Division des torpilleurs de l'Adriatique.
 
:hello:  


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Cordialement. Malou
n°7887
Rutilius
Posté le 08-08-2008 à 14:19:54  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
   Début mars 1917, le lieutenant de vaisseau BLANCHET prend le commandement de la Faulx (Ouest Eclair, n° 6335, 6 mars 1917, p. 4).
 
   Pour votre information, en vieux français, Fau - au pluriel Faux -, mot dérivé du latin Fagus, désignait le hêtre. Ses variantes régionales étaient Faïard ou Fayard, Foyard, Fayet, Fay, Faye et Fou ; ces mots sont fréquemment rencontrés en toponymie : Fau-de Peyre (Lozère) ; Fay-de-Bretagne (Loire-Atlantique) et 10 autres communes ; Faye d'Anjou (Maine-et-Loire) et 4 autres communes ; Fayet (Aisne) et 3 autres communes ; Fayl-la-Forêt (Haute-Marne) ; Fays (Haute-Marne) et 2 autres communes ; Le-Puy-du-Fou (Vendée) ...
 
   Mais le mot subsiste surtout pour désigner une variété de hêtres dits " tortillards ", qui ne croissent que dans une forêt domaniale de la Montagne de Reims, les " Faux de Verzy " (Fagus sylvatica L. var. tortuosa Pépin).  
 
   C'était la minute forestière ...
 
   Bien à vous,
 
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 08-08-2008 à 14:20:18
n°7888
olivier 12
Posté le 08-08-2008 à 15:10:16  profilanswer
 

Bonjour Daniel, bonjour à tous,
 
Concernant l'origine du mot "faux", je pense qu'il y a une petite confusion...
Si fagus désigne bien le hêtre (donnant Lafaye = la hêtraie et Lafayette = la petite hêtraie...et beaucoup d'autres dérivés)
faux vient en revanche (selon le dictionnaire historique du français) du latin falx, falcis désignant une arme de guerre.
 
Cela semble d'ailleurs plus logique que l'arbre...
 
Voir le post au dessus daté du 29 Février.
 
Cordialement
 
Olivier
 


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olivier
n°7889
Rutilius
Posté le 08-08-2008 à 16:11:41  profilanswer
 

  Bonjour Olivier,  
   Bonjour à tous,
 
   Mais, Olivier, j'en conviens parfaitement ! Votre analyse étymologique du mot Faulx, qui désignait jusqu'en 1932 l'outil agricole avec lequel s'effectuaient la moisson et la fenaison, est, bien entendu, la bonne. Elle se trouve, au reste, expressément confirmée par le Dictionnaire en langue française (Ed. Le Robert, 2005, T.II, deto. à legu.), au mot Faux (p. 923).
 
   Mon observation s'appliquait exclusivement à son homonyme ancien, Fau, issu du latin Fagus, dont l'étymologie et le sens n'apparaissent dans aucun dictionnaire contemporain. Par souci d'exhaustivité, elle n'avait d'autre fin que de compléter la vôtre et non de la discuter.
 
   Néanmoins, je crois comprendre que nous menons le même combat pour la défense du patrimoine que constitue la langue française, quotidiennement si malmenée ...
 
   Bien à vous,
 
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 08-08-2008 à 16:12:27
n°11331
GENEAMAR
Posté le 20-12-2008 à 08:51:37  profilanswer
 

http://www.yelims.com/IPB/Smiley-IPB-217.gif     M.P.F.
 
Marins disparus le 10 avril 1918 avec le bâtiment - Jugement déclaratif de décès rendu le 30 juillet 1918 à LORIENT.
 
- CHAZE François René, né le 11 juin 1893 à BOUCOIRAN (Gard), Quartier-Maître Mécanicien.
- FURET Louis Jules, né le 27 septembre 1899 à PARIS XIVème (Seine), Matelot de 2ème classe Torpilleur.
- GUIGNE Léon Pierre, né le ... à ..., Quartier-Maître Mécanicien. --- Matricule 41647, 5ème arrdt maritime.
- LYONS Firmin Vincent Alexandre, né le 22 janvier 1887 à DIGNE-les-BAINS (Alpes-de-Haute-Provence), Matelot de 1ère classe Chauffeur.
- MAHÉ Richard Georges Maurice, né le 3 avril 1884 à AGON (Manche), Maître Fourrier.
- SCHNEIDER Marcel, né le 28 janvier 1895 à PARIS VIème (Seine), Matelot de 2ème classe Canonnier.


Message édité par GENEAMAR le 20-01-2009 à 07:37:29

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Cordialement. Malou
n°11407
dbu55
Posté le 21-12-2008 à 19:12:38  profilanswer
 

Bonsoir,
 
d'autres marins du (ou de la) FAULX :
 
HAMON Alexandre né le 30/05/1896 à Pleumeur-Bodou (Côtes-d'Armor (Côtes-Du-Nord en 1914)), Matelot de 2ème Classe Chauffeur Breveté, décédé le 10/4/1918 (21 Ans) - A Bord du FAULX - Disparu en mer    
 
MICHEL Charles Marius né le 21/10/1892 à Robiac (Gard), Quartier Maître Mécanicien, décédé le 5/9/1916 (23 Ans) - A bord du FAULX  - Suites de Blessures accidentelles - Accident de chaudière    
 
POIROU Maurice Marie Daniel né le 11/09/1897 à Lorient (Morbihan), Enseigne de Vaisseau de 2ème Classe , décédé le 10/4/1918 (20 Ans) - A bord du FAULX - Disparu en mer
 
Cordialement
 
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°11416
Rutilius
Posté le 21-12-2008 à 23:36:56  profilanswer
 

   Bonsoir Malou,
   Bonsoir à tous,
 
  Le 5 septembre 1915, le Lieutenant de vaisseau Henri de PARSEVAL prend le commandement du bâtiment à la Division des torpilleurs de l'Adriatique.
 
   Henri de PARSEVAL remplaça au commandement de la Faulx le lieutenant de vaisseau NIVET, dont le nom figure sur la page de garde du Livre de bord n° 8/1915 - 24 août / 31 oct. 1915 - (Cote SS Y 217, p. num. 77).
 
   Comme je l'ai déjà indiqué, lui succédera, début mars 1917, le lieutenant de vaisseau BLANCHET (Ouest Eclair, n° 6335, 6 mars 1917, p. 4).
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°11418
Rutilius
Posté le 22-12-2008 à 00:52:19  profilanswer
 


   Bonjour Dominique,
   Bonjour à tous,
 
  MICHEL Charles Marius né le 21/10/1892 à Robiac (Gard), Quartier Maître Mécanicien, décédé le 5/9/1916 (23 Ans) - A bord du FAULX  - Suites de Blessures accidentelles - Accident de chaudière.  
 
   Cet accident, survenu alors que la Faulx faisait route de Corfou à Brindisi avec le Casque, est relaté de la sorte,dans le Journal de navigation du bâtiment n° 4/1916 - 18 août / 4 oct. 1916 - (Cote SS Y 217, p. num. 1245 et 1246), à la date du Mardi 5 septembre 1915 :
 
   " 11 h 58 - Avarie dans la chaufferie AV (tuyau de vapeur allant du ventilateur au collecteur 2 cassé ; envahissement de la chaufferie par la vapeur). Dans le personnel de la chaufferie, le second-maître BURLE(3030-Marseille) succombe à ses blessures quelques instants après l'accident ; les quart. m. mécaniciens LAGRUE (25054-3) et MICHEL (55309-5), le quart. m. chauffeur PENNAMEN (5805-Audierne), le matelot chauffeur BELZE (5805-BI), sont blessés, les premiers très gravement."
 
   A la même date, le Journal de bord n° 4/1916 - 10 août / 23 oct. 1916 - comporte les indications suivantes (Cote SS Y 217, p. num. 282) :
 
   " 12 h - A la suite de l'éclatement d'un tuyau de vapeur dans la chaufferie, le s/m BURLE Baptistin , Mle 3030-M, a succombé à ses blessures. Les q/m mécaniciens LAGRUE, MICHEL; le q/m chauffeur PENNAMEN, le chauffeur breveté BELZE, blessés, ont été transportés à l'hôpital de Brindisi.
 
   13 h - Amarré à la Naphta pour mazouter. Débarqué les blessés qui sont envoyés à l'hôpital par les embarcations du Marceau.
 
   16 h 30 - Débarqué le corps du s/m BURLE."

 
   En réalité, les quartiers-maîtres mécaniciens LAGRUE et MICHEL succombèrent le jour même à leurs blessures, de sorte que la liste des victimes de l'accident s'établit comme suit :
 
     - BURLE Baptiste Léon , né le 15 janvier 1879 à Aiguines (Var) et y domicilié, décédé le 5 septembre 1916 de " brûlures externes très étendues et d'asphyxie à la suite de l'éclatement d'un tuyau de vapeur ", Second-maître mécanicien, Matricule 3030-Marseille (Acte transcrit à Aiguines, le 19 oct. 1916).
 
     - LAGRUE François Hubert, né le 21 mai 1896 à Quiberon (Morbihan) et y domicilié, décédé le 5 deptembre 1916 à l'hôpital de la Marine à Brindisi (Italie) " des suites de blessures reçues lors d'un accident de chaudière ", Quartier-maître mécanicien, Matricule n° 25054-3 (Acte transcrit à Quiberon, le 10 oct. 1919).
 
     - MICHEL Charles Marius, précité, Matricule n° 55309-5.
 
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 26-06-2009 à 11:26:36
n°11453
dbu55
Posté le 22-12-2008 à 21:38:02  profilanswer
 

Bonsoir Daniel,
Bonsoir à tous,
 
Merci Daniel pour ces précisions et pour les marins BURLE et LAGRUE (que je n'avais pas dans mon fichier)  
 
Par contre, pour Baptiste Léon BURLE, il me semble que sur sa fiche MDH le grade est Second Maître (c'est mal écrit mais on dirait un 2) ce qui correspondrait à ce qui est écrit dans le Journal de navigation du bâtiment que vous citez dans le message précédant.
 
Cordialement
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°11461
Rutilius
Posté le 22-12-2008 à 23:01:16  profilanswer
 


   Bonsoir Dominique,
   Bonsoir à tous,
 
   Par contre, pour Baptiste Léon BURLE, il me semble que sur sa fiche MDH le grade est Second Maître (c'est mal écrit mais on dirait un 2) ...
 
   La fiche indique très clairement " 1e Mtre Mien (mécanicien) ". Néanmoins, la contrariété de cette énonciation avec les mentions portée par l'officier de quart sur les documents de bord est manifeste ; elle m'avait néanmoins échappé, sans doute en raison de l'heure déjà avancée de la nuit !  
 
   De manière générale, il convient assurément de poser pour règle que les documents de bord, tenus par l'officier de quart, sous le contrôle du commandant, ont une force probante supérieure à celle des fiches M.D.H., rédigées a posteriori par un employé d'administration centrale, le plus souvent avec une négligence certaine. Les exemples sont, à ce dernier égard, multiples... et éloquents.
 
   Au cas présent, il y a donc lieu de n'accorder foi qu'à la seule qualification de Second-maître mécanicien retenue par l'auteur des deux documents de bord.
 
   Bien amicalement à vous,  
   Daniel.

n°11808
Rutilius
Posté le 02-01-2009 à 11:41:03  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
   Autres marins disparus avec la Faulx, le 10 avril 1918 :
 
     - FOURNIER Joseph Pierre, né le 6 octobre 1894 à Bruges (Gironde) et y domicilié, Matelot maître d'hôtel, matricule n° 58.333-5 (Jug. Trib. Lorient, 30 juill. 1918, transcrit à Bruges, le 4 nov. 1918).
 
     - LAMEZEC Emile, né le 12 juin 1895 à Penvénan (Côtes-du-Nord) et y domicilié, Second-maître torpilleur, Matricule n° 96.969-2 (Jug. Trib. Lorient, 18 juill. 1918, transcrit à Lorient).      
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 26-06-2009 à 11:23:56
n°11809
Rutilius
Posté le 02-01-2009 à 11:59:39  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
   Marins disparus le 10 avril 1918 avec le bâtiment - Jugement déclaratif de décès rendu le 30 juillet 1918 à LORIENT.
    - GUIGNE Léon Pierre, né le ... à ..., Quartier-Maître Mécanicien. --- Matricule 41647, 5ème arrdt maritime
.

 
   Il s'agit de :
 
     - GUIGUE Léon Pierre, né le 15 mars 1886 à La Clayette (Saône-et-Loire) et domicilié à Macon (Saône-et-Loire), Quartier-maître mécanicien, Matricule n° 41.647-5.
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 26-06-2009 à 11:24:40
n°12323
GENEAMAR
Posté le 17-01-2009 à 17:48:38  profilanswer
 

Bonjour à tous...
 
NIVET Louis Alphonse Paul  
 
Né le 27 novembre 1874 à VESOUL (Haute-Saône) - Décédé.  
Entre dans la Marine en 1891, Aspirant le 5 octobre 1894, Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1896; port TOULON. Au 1er janvier 1899, sur la canonnière "ASPIC", Division navale de la COCHINCHINE (Cdt Louis CAUBET). Officier breveté Canonnier. Au 1er janvier 1901, sur le croiseur "SURCOUF", Escadre du Nord (Cdt Bertrand DE SAINT-PERN). Le 29 juin 1901, Second du sous-marin "ALGÉRIEN", Station des sous-marins de CHERBOURG (Cdt Yves TADIÉ). idem au 1er janvier 1902. Au 1er janvier 1903, port TOULON. Lieutenant de vaisseau le 23 juin 1903. Officier breveté de l'École Supérieure de la Marine, promotion 1910. En 1915, jusqu'au mois de septembre, Commandant le torpilleur "FAULX". Il est cité à l'ordre de l'Armée navale en juillet 1915 : " Commandant la FAULX. Avait la direction des opérations de débarquement du matériel, lorsque la DAGUE a sauté sur une mine dans le port où ce débarquement avait lieu. Après cet accident, a fait preuve d'une grande énergie en faisant poursuivre le déchargement du vapeur chargé de matériel. Cet officier a par ailleurs participé à la plupart des opérations de dragage des mines sur les côtes du Monténégro et s'est toujours distingué depuis le début des hostilités. . Capitaine de frégate le 11 avril 1916. Au 1er janvier 1917; port TOULON.


Message édité par GENEAMAR le 17-01-2009 à 17:53:53

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Cordialement. Malou
n°12326
GENEAMAR
Posté le 17-01-2009 à 18:01:58  profilanswer
 

Bonjour à tous...
 
DE PARSEVAL Henri Louis Pie  
 
Né le 19 décembre 1874 à FLACÉ-lès-MACON - décédé le 28 janvier 1930 à TOULON Var.  
Entre dans la Marine en 1892, Aspirant le 5 octobre 1895. Au 1er janvier 1897, sur le cuirassé "MARCEAU", Escadre de Méditerranée (Cdt René MARQUIS). Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1897. Au 1er janvier 1899, sur la canonnière "SCORPION", Division navale de l'Océan Indien (Cdt Louis FERRÉ de PÉROUX). En janvier 1901 et 1902, Second sur le contre-torpilleur "HALLEBARDE", Escadre de Méditerranée (Cdt Alexandre BORSAT de LAPÉROUSE), Au 1er janvier 1903, sur l'aviso "ALCYON", Stationnaire au CONGO (Cdt Marie De FAUQUE de JONQUIÈRES). D'avril 1904 à février 1905, il commande la mission chargée de faire passer la canonnière à vapeur démontable "JACQUES-D'UZÈS" de l'Oubangui au Chari, suivant les instructions du Commissaire général du CONGO français, Émile GENTIL. Lieutenant de vaisseau le 22 juin 1905. Chevalier de la Légion d'Honneur le 12 mars 1906. Il passe sur le "CHANZY", la "COURONNE", École de canonnage. Il est breveté Canonnier. Le "D'ENTRECASTEAUX". Au 1er janvier 1910, Commandant un groupe de torpilleurs affectés à la Défense de TOULON. Officier breveté de l'École Supérieure de la Marine, promotion 1913. Du 5 septembre 1915 à février 1917, Commandant le Torpilleur "FAULX", Division des Torpilleurs de l'Adriatique. Il passe ensuite sur le "PARIS", le "JEAN-BART". Capitaine de frégate le 7 mars 1917. Le 20 novembre 1917, commandant le "CAPITAINE-MEHL" stationné à DUNKERQUE, et la 1ère Escadrille de contre-torpilleurs à la Division des flottilles de la Mer du Nord. Il est cité à l'ordre de l'Armée navale le 2 mai 1918 :  
"Commandant le "CAPITAINE-MEHL", a fait preuve de brillantes qualités militaires en diverses circonstances et notamment le 21 mars."  
. Officier de la Légion d'Honneur le 5 mai 1919. Capitaine de vaisseau, il commande en 1923 le "JEAN-BART" puis de décembre 1923 à août 1925 le cuirassé "PARIS".--- Son état de santé l'oblige à abandonner ses fonctions fin 1928. Il est promu Contre-Amiral le 4 janvier 1929.  
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/3261/O De PARSEVAL Henri.jpg2..jpg
Photo : web jbaudouin de Parseval


Message édité par GENEAMAR le 09-09-2010 à 10:56:42

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Cordialement. Malou
n°12335
GENEAMAR
Posté le 18-01-2009 à 06:53:12  profilanswer
 

Bonjour à tous...
 
BLANCHET Joseph Marie Alphonse
 
Né le 20 octobre 1878 à IZEAUX (Isère) - Décédé.
Entre dans la Marine en 1896, Aspirant le 5 octobre 1899; port BREST. Au 1er janvier 1900, sur le cuirassé "BOUVET", Escadre de Méditerranée (Cdt François LEYGUE). Au 1er janvier 1901, sur le croiseur "BUGEAUD", Escadre d'Extrême-Orient (Cdt Georges LEFÈVRE). Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1901. Aux 1er janvier 1902, 1903, port BREST. Au 1er janvier 1904, sur le "CALÉDONIEN", annexe à l'École de canonnage (Cdt Paul FAUQUE de JONQUIÈRES). Officier breveté Canonnier. Au 1er janvier 1906, sur le contre-torpilleur "VAUTOUR", à CONSTANTINOPLE (Cdt Maurice GRASSET). Le 1er mars 1907, Second de l'École de chauffe, 1ère Flottille de torpilleurs de l'Océan (Cdt Félix Le GALL). Au 1er janvier 1909, port BREST. Lieutenant de vaisseau le 11 mars 1910. Le 1er août 1910, affecté à la Défense fixe de CHERBOURG. Au 1er janvier 1912, sur le cuirassé "DIDEROT", 1ère Escadre (Cdt Auguste LEFÈVRE). Au 1er janvier 1914. En 1915, Il participe aux opérations des Dardanelles sur le cuirassé "CHARLEMAGNE" (Cdt Charles LAGRÉSILLE). Il est cité à l'ordre de l'Armée navale : " Commande la batterie de 14 centimètres. Excellent officier qui a obtenu de ses pièces un excellent rendement sous un feu violent.". Chevalier de la Légion d'Honneur . Croix de Guerre. En mars 1917, il commande le "FAULX". --- Capitaine de corvette le 21 octobre 1919. Au 1er janvier 1921, Commandant le torpilleur "MANGINI", Escadre de Méditerranée.
 [:geneamar:8]


Message édité par GENEAMAR le 09-09-2010 à 10:51:46

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Cordialement. Malou
n°18190
Rutilius
Posté le 28-06-2009 à 17:39:50  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
  ■ Autre marin du contre-torpilleur la Faulx ayant été déclaré « Mort pour la France » :
 
     ― PÉRRON François Marie, né le 16 juin 1869 à Plouguernevel (Côtes-du-Nord) et domicilié à Lorient (Morbihan), décédé le 27 novembre 1914 « à bord du Transport-hôpital Canada » d’un « ramollissement de cerveau », Quartier-maître chauffeur, Matricule n° 1078-Lorient.
 
   Curieuse cause de décès ! Et comment expliquer la présence d'un marin de 55 ans [Pardon, 45 seulement !] à bord d'un contre-torpilleur ?
 
   Bien amicalement à vous,  
   Daniel.

Message cité 1 fois
Message édité par Rutilius le 30-06-2009 à 16:27:19
n°18194
Ar Brav
Posté le 28-06-2009 à 18:30:05  profilanswer
 

Rutilius a écrit :


   Bonsoir à tous,
 
  ■ Autre marin du contre-torpilleur la Faulx ayant été déclaré « Mort pour la France » :
 
     ― PÉRRON François Marie, né le 16 juin 1869 à Plouguernevel (Côtes-du-Nord) et domicilié à Lorient (Morbihan), décédé le 27 novembre 1914 « à bord du Transport-hôpital Canada » d’un « ramollissement de cerveau », Quartier-maître chauffeur, Matricule n° 1078-Lorient.
 
   Curieuse cause de décès ! Et comment expliquer la présence d'un marin de 55 ans à bord d'un contre-torpilleur ?
 
   Bien amicalement à vous,  
   Daniel.


 
Bonjour Daniel,
Bonjour à tous,
 
 Curieuse cause de décès ! Et comment expliquer la présence d'un marin de 55 ans à bord d'un contre-torpilleur ?  
 
Oui, en effet, curieuse cause de décès, il faudrait trouver l'équivalent médical actuel qui se cache sous cette appellation. Il y a peut-être une erreur sur la fiche concernant sa DDN ?
Classe 1889, quartier-maitre à 55 ans... :??:  
 
Amicalement,
Franck


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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°18209
GENEAMAR
Posté le 29-06-2009 à 06:52:40  profilanswer
 

Bonjour Franck, bonjour Daniel, bonjour à tous...,
 
  La cause du décès n'est pas curieuse, le ramollissement correspond à la diminution de la cohésion des éléments d'un tissu. Le ramollissement cérébral est dû à la fermeture anormale d'une artère irriguant le cerveau. On dit également A.V.C., accident vasculaire cérébral...
http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Divers/cuisinier-06.gif
 Bonne journée... Malouhttp://smileys.sur-la-toile.com/repository/Reflexion/I_13SL%7E1.GIF


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Cordialement. Malou
n°18218
Ar Brav
Posté le 29-06-2009 à 09:05:12  profilanswer
 

Bonjour Malou et tous,
 
Merci pour votre éclairage, avec AVC on (enfin, je) comprend mieux.  
Généralement de nos jours, avoir le cerveau ramolli a une connotation, comment dire...gênante.  :)  
 
Bien amicalement et bonne semaine à tous,  :hello:  
Franck


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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°18253
dbu55
Posté le 29-06-2009 à 20:04:31  profilanswer
 

Bonsoir à tous et à toutes,
Bonsoir à Daniel, Franck et Malou,
 
Je m'étais posé la même question que Daniel sur le ramollissement cérébral quand j'avais trouvé la fiche de ce marin mais la grande encyclopédie INTERNET m'avait fourni la réponse
 
A ce propos, François Marie PERRON, né le 16 juin 1869 (n')avait (que) 45 ans à sa mort  ;) (ce qui est tout de même âgé pour un quartier-maitre) - Attention le ramollissement cérébral nous guette tous à force de passer des nuits dans nos grimoires marins :lol:  :lol:  
 
Cordialement  :hello:  
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°18293
Rutilius
Posté le 30-06-2009 à 16:24:57  profilanswer
 

 
   Bonjour Dominique,
   Bonjour à tous,
 
   « ... François Marie PERRON, né le 16 juin 1869 (n') avait (que) 45 ans à sa mort (ce qui est tout de même âgé pour un quartier-maitre). Attention le ramollissement cérébral nous guette tous à force de passer des nuits dans nos grimoires marins. »
 
   Me voilà maintenant fâché avec l'arithmétique : serait-ce le premier symptôme d'une maladie neuro-dégénérative affectant mon système nerveux central ! Pourtant, je n'ai abusé ni de la viande de vaches de réforme ni consommé rituellement le cerveau d'autochtones néo-guinéens atteints de la maladie du Kuru ! Gast, comme on dit du côté de Lorient !
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.
 
   

n°18966
Rutilius
Posté le 29-07-2009 à 09:54:13  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
   Autre exemple de marin décédé consécutivement à un « ramollissement de cerveau » :
 
     ― MALLET Désiré, né le 2 mai 1872 à Belz (Morbihan) et y domicilié, mort le 17 juin 1917 à l’Hôpital maritime de Port-Louis, « décédé de ramollissement cérébral », Matelot de … classe sans spécialité, 3e dépôt, inscrit à Auray, F° 1731, n° 3462 (Acte transcrit à Belz, le 9 juill. 1917).
 
   Bien amicalement à vous,  
   Daniel.

n°20061
dbu55
Posté le 28-08-2009 à 17:33:53  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Un autre marin du FAULX mort pour la France :
 
SCHNEIDER Marcel né le 28/01/1895 à Paris (Paris (Seine en 1914)), Matelot de 2ème Classe Canonnier Breveté  - Décédé le 10/04/1918 (23 Ans) - Disparu en mer à Bord du FAULX  
 
Cordialement
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°21069
glavius
born to ride
Posté le 07-10-2009 à 21:26:05  profilanswer
 

pour en revenir au nom du navire Yves D nous dit qu il ne voit pas le rapport entre le navire et la commune, regarde la premiere page du forum marine et tu verra des noms comme le LONGWY, alors le fait que la noms soit en rapport avec la ville ne m'etonnerais pas


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La raison freine la Passion, mais la Passion as t elle toujours Raison ?
n°21073
GENEAMAR
Posté le 08-10-2009 à 07:42:17  profilanswer
 

Bonjour Glavius,
 
  Je crois que vous faites fausse route et je vous engage à bien lire les interventions autour du nom du bâtiment, s'agissant de l'ancienne orthographe du mot FAUX, l'outil agricole...  
  Le contre-torpilleur "FAULX" de la classe du "BOUCLIER" où l'on retrouve, le "BOUTEFEU", "CASQUE", "CIMETERRE", "DAGUE", "FOURCHE"... noms de baptême sans rapport avec une quelconque commune.
 
  Cordialement, Malou


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Cordialement. Malou
n°25557
Rutilius
Posté le 24-05-2010 à 00:27:13  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
                                                 L’engagement de la Faulx avec un sous-marin devant Durazzo (8 février 1916).
 
 
   I. – Rapport de mer du lieutenant de vaisseau Henri de Parseval, commandant du torpilleur d’escadre Faulx (in Registre historique de la correspondance intéressant le personnel et le matériel du bâtiment – 13 déc. 1913  / fin 1916 –, note n° 12, sans lieu ni date, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 216, p. num. 1150 à 1152).  
 
   [Nota : Écriture d’une lecture particulièrement difficile]
 
 
   « n° 12. ― Engagement avec un sous-marin ennemi devant Durazzo le 8 février 1916.
 
   La Faulx  était au service des convois devant Durazzo le 8 au lever du jour.
   Cinq cargos venant de Valona s’étaient engagés dans les passes de Durazzo avant que la Faulx ait pu les rejoindre, lorsque, à 7 h 10, des coups de canon furent tirés à environ 10 milles dans le S.-S.-O. du cap Laghi par deux torpilleurs italiens et deux chalutiers français. (1)
   J’étais alors à quatre milles à l’Ouest du cap Laghi. Je fis rappeler aux postes de combat et ralliai au canon à 22 nœuds, croisant à ce moment le Benghasi, navire auxiliaire italien rentrant à Durazzo. Je prévins aussitôt par T.S.F. la Fourche qui se trouvait en escorte de convoi près de Sasseno.
   Jusqu’à 9 h, je battis l’estrade avec les deux torpilleurs et chalutiers. Parmi eux se trouvait un cargo français, le Miquelon.
   A 9 h 45, n’ayant rien aperçu et le Miquelon faisant route à très petite allure – 7 nœuds environ – sur l’entrée de la rade, je le ralliai pour le piloter.
   Je lui signalai de gouverner dans mes eaux. Il prit la ligne de file à 1.000 mètres ; les deux chalutiers le suivaient à environ 400 mètres ; les torpilleurs italiens battaient toujours l’estrade à quelques milles en arrière. J’avais le cap sur Durazzo au N. 14 E., marchant 7 nœuds pour diminuer ma distance au Miquelon. A 10 h 12, celui-ci se trouvait à 700 mètres environ derrière moi.
   Je fis rompre du poste de combat, gardant une bordée aux postes de veille, et donnai l’ordre de veiller les mines qui pourraient être en dérive, ajoutant que nous entrions dans les fonds de 10 mètres et que les sous-marins n’étaient plus à craindre.
   Nous laissâmes par tribord, à 200 mètres environ, une torpille automobile émergeant verticale, la queue en l’air.
   J’allais mettre le cap sur les falaises blanches au N. 48 E. quand, à 10 h 14, l’alerte fut donnée. Par le travers tribord du Miquelon, à quelques degrés seulement de notre sillage, émergeait un sous-marin avec une forte pointe haut ; son kiosque et son avant hors de l’eau ; son périscope entièrement pointé.
   En même temps, les hommes de la Faulx et l’enseigne de la Marine italienne embarqué à bord pour le service du chiffre, venaient de voir un sillage de torpille passer sous l’arrière du Miquelon.
   Je commandai
: " A droite toute, 330 tours (18 nœuds), hausse bloquée, commencez le feu ! "
   L’armement de veille des 65 arrière était à bâbord, mais les hommes de la bordée non de veille bondirent à la pièce de tribord presque immédiatement. Le coup fut légèrement long, bonne direction. Le 65 tribord avant tira aussitôt après, coup un peu court, bonne direction. Déjà, le sous-marin plongeait sur place, sans vitesse sensible, lorsque le 10 avant fit feu et presque aussitôt le 10 avant. Les obus – projectiles spéciaux contre sous-marins – tombèrent exactement à l’endroit où le périscope disparaissait.
   Les explosions sous-marines des obus A. furent très correctes.
   Un troisième coup de 10, puis deux coups de 65 furent tirés par tribord avec excellente précision ; le périscope disparaissait ; puis la Faulx, obéissant à la barre, mit le cap sur le but et un coup de 65 bâbord avant partit.
   A ce moment, le chalutier se trouvait exactement dans le plan de tir, et le périscope ayant entièrement disparu, je fis cesser le feu et commandai
: " Paré aux grenades ! " Les machines avaient pris instantanément leur allure et la Faulx passa sur le lieu où le sous-marin avait plongé sans erre visible environ 30 secondes après sa disparition.
   Deux grenades avec immersion 10 m et 17 m furent mouillées à 3 ou 4 secondes d’intervalle, au moment où l’arrière passait à côté de la grande tache noire laissée par les explosions des obus de 10 cm.
   Les explosions furent excellentes. Je revins sur les lieux avec la barre toute, m’attendant à chaque instant à voir émerger une extrémité du sous-marin que j’estimais atteint par une des explosions des 10 cm ou des grenades.
   De longues traînées huileuses s’étendaient près des taches noires produites par les explosions et couvraient une étendue d’une centaine de mètres de diamètre.
   Mais le Miquelon s’obstinait à me suivre, même en évolution ; je lui signalai de se rendre au mouillage.
   Puis je signalai à l’un des chalutiers (2) de prendre en remorque la torpille flottant verticalement, aperçue avant l’alerte et toujours visible. Les torpilles ennemies passant pour être très dangereuses au moindre choc une fois lancées, je prescrivis au chalutier de la manier avec précaution et de la conduire à l’un des navires italiens sur rade. Ainsi débarrassé de cet engin et du Miquelon, je continuai à battre l’estrade avec le deuxième chalutier. Les torpilleurs italiens arrivèrent et je communiquai avec eux à la voix.
   Sur les lieux des explosions, les taches noires se dissolvèrent assez rapidement sous l’effet d’un léger clapotis. Mais une nappe claire, d’apparence huileuse, s’étendit sur un espace considérable. Je stoppai au milieu et recueillis un seau d’eau. J’estime, sans pouvoir l’affirmer, que cette couche claire peut être produite par la benzine d’un sous-marin.
   La Fourche ralliait à toute allure. Si le sous-marin n’était pas hors de combat, il ne pouvait pas avoir pris le large. Je plaçai la Fourche à 1.000 m à ma droite et la section ainsi formée explora les parages vers le large sans rien apercevoir.
   A midi, la section GaribaldinoBisson nous ralliait pour nous relever. Je communiquai à la voix et fit route pour Brindisi.
   En résumé, j’estime que le sous-marin après avoir lancé la torpille sur le Miquelon a émergé par une fausse manœuvre, causée probablement par un contact avec le fond – 17 m d’eau –, que le manque de profondeur l’a empêché de prendre de l’erre et qu’il a dû se laisser couler sur le fond au moment où il a été canonné.
   Que dans ces conditions, les explosions des obus A. et des grenades se sont produites si près de lui qu’il est bien peu probable qu’il n’ait pas reçu des avaries entraînant sa destruc-tion.
   Les détails que je viens d’exposer sont ceux sur lesquels l’accord est unanime entre les trois officiers du bord et l’enseigne italien embarqué sur la Faulx et les matelots et hommes de l’équipage.
   Le matériel a parfaitement fonctionné. Tout le monde a fait son devoir avec entrain et présence d’esprit. Je joins au présent rapport les propositions que je crois devoir formuler pour le personnel qui a parfaitement contribué au résultat.
»
 
   [Propositions biffées et rédaction interrompue.]  
 
   ___________________________________________________________________________
 
   (1) Le Chassiron I et le Jean-Doré.
 
   (2) Le Chassiron I.
 
 
   II. – Torpilleur d’escadre Faulx – alors commandé par lieutenant de vaisseau Henri de Parseval –  Journal de navigation n° 1 / 1916 - 7 févr. / 14 avr. 1916 – : S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 217, p. num. 1106 et 1107 (extraits).
 
 
                                                                                      « Le Mardi 8 février 1916
 
                                                                                           [Quart de] 0 h à 4 h.

 
   En croisière entre Durazzo et pointe Samana.
 
    1 h 00  –  Aperçu un bâtiment-hôpital.
 
    1 h 15  –  Aperçu trois vapeurs sans feux.
 
                                                                                           Quart de 4 h à 7 h 10.
 
    4 h 00  –  En croisière entre Durazzo et Samana.
 
    4 h 40  –  Passé près d’un navire-hôpital, feux clairs.
   
    6 h 15  –  Aperçu successivement six cargos ou chalutiers, route au Nord, et deux petits torpilleurs italiens sortant de Durazzo.
 
    6 h 45  –  Manœuvré pour nous placer devant les cargos.
 
    7 h 10  –  Entendu des coups de canon dans le Sud. Venu en grand au Sud et rappelé au branlebas de combat.
 
                                                                                             Quart de 7 h à 9 h.
 
    7 h 10  –   Fait route dans la direction des coups de canon.
 
    7 h 40  –  Un torpilleur italien lance deux grenades. Exploré avec les torpilleurs italiens et les chalutiers les environs Ouest du cap Laghi.    
 
    8 h 55  –  Fait rompre des postes de combat. Pris poste devant un cargo pour le conduire au mouillage.
 
                                                                                             Quart de 9 h à 11 h.
 
    9 h 07  –  Aperçu à 200 m une deuxième torpille, queue en l’air.
 
    9 h 12  –  Aperçu un sous-marin émergeant à 300 m à 49 ... sur l’arrière du travers tribord. Canonné.    
 
    9 h 20  –  Lancé deux grenades.
 
    9 h 30  –  Signalé à bras au chalutier d’escorter le Miquelon jusqu’à Durazzo.
 
    9 h 55  –  Signalé à bras à un chalutier de prendre la torpille à la remorque jusqu’à Durazzo.
 
                                                                                           Quart de 11 h à midi.
 
   11 h 00  –  Croisé sur le parallèle de Laghi. Aperçu trois aéroplanes évoluant et lançant des bombes sur Durazzo. Rappelé les hommes armés du fusil.                                                  
 
   11 h 45  –  Mis le cap sur le R.V. Aperçu dans le S.-W. deux torpilleurs de relève.
 
                                                                                           Quart de 12 h à 14 h.
 
   12 h 10  –  Communiqué avec le Garibaldino et le Bisson. Route sur Brindisi.
[...] »
 
   _____________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 16-01-2012 à 22:43:20
n°33636
Rutilius
Posté le 16-01-2012 à 22:09:14  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
   A propos de l’enseigne de vaisseau de 2e classe Maurice Marie Daniel POIROU, né le 11 septembre 1897 à Lorient (Morbihan), disparu avec la Faulx, le 18 avril 1918, et déclaré tel par jugement du Tribunal civil de Lorient en date du 18 juillet 1918 :  
 
 
   Le Mutilé de l’Algérie ou Le Mutilé algérien, n° 465, Dimanche 8 août 1926, p. 5.
 
 
                                                                  http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/Henri POIROU..jpg
   ________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


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