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  FOURCHE - Contre-torpilleur

 

Forum Pages d'Histoire : michelneuf45, 3 utilisateurs anonymes et 51 utilisateurs inconnus

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Auteur Sujet :

FOURCHE - Contre-torpilleur

n°3140
Ar Brav
Posté le 28-02-2008 à 08:59:58  profilanswer
 

Bonjour à tous,

 

FOURCHE  Contre-torpilleur de 800 t type Casque (1912 – 1916)
 
Chantier :

 

De la Brosse & Fouché, Nantes
Commencé : 1909
Mis à flot : 21.10.1910
Terminé : 1912
En service : 1912
Retiré : 23.06.1916                          
Caractéristiques :  800 t ; 13 500 cv ; 78,3 x 7,6 x 3,1 m ; 34 nds ; 3 hélices ; 82 h.
Symbole de coque au 06.1912 : F
Armement : II de 100 + IV de 65 + 4 T.

 

Observations :

 

06.1912 : 1ère escadrille de contre-torpilleurs de la 1ère Armée navale
14.03.1913 : torpilleur d’escadre
08.1914 : 1ère Armée navale en Méditerranée
23.06.1916 : torpillé par le sous-marin autrichien U 15 dans le canal à 20 milles dans l’est d’Otrante par 40°09N et 18°48E, les rescapés sont sauvés par un torpilleur. Il y aura 1 tué et 17 disparus.

 

Cordialement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 30-06-2008 à 08:02:35

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www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°3150
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 28-02-2008 à 16:35:28  profilanswer
 

Le lieu du torpillage :
 
http://pagesperso-orange.fr/histoiremaritime/Photos/mapFourche.jpg
 
Le sous-marin U 15 de la marine impériale austro-hongroise était un sous-marin de la classe "Okarina", type UB I allemand. Acheminé en tronçons par voie ferrée, il était arrivé à l'Arsenal de Pola le 21.8.1915 pour y être assemblé.
Lors du torpillage du CT Fourche, il était commandé par le Linienschiffleutnant (LSL)  Friedrich Fändrich né à Budapest le 1.8.1887. Au cours de cet engagement, il coulait également le croiseur auxilliaire italien Citta di Messina 3495 grt.
 
http://pagesperso-orange.fr/histoiremaritime/Photos/u15kuk.jpg
Cdlt
Yves


Message édité par Yves D le 28-02-2008 à 23:46:15

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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et autres thèmes d'histoire maritime.
n°3156
olivier 12
Posté le 28-02-2008 à 20:38:03  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Voici le torpilleur CASQUE.
 
Erreur de casting impardonnable sur le sujet.     :jap: (Le CASQUE m'avait brouillé la vue)
J'effectue un transfert.
 
Cdlt
 
Olivier


Message édité par olivier 12 le 29-02-2008 à 11:43:09

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olivier
n°3159
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 28-02-2008 à 23:06:03  profilanswer
 

Message déplacé avec la photo sous le sujet FAULX...

  


Message édité par Yves D le 29-02-2008 à 08:44:12

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n°3161
Ar Brav
Posté le 28-02-2008 à 23:20:24  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
Bonsoir Olivier, Yves,
 
C'est très sympa de mettre les photos sur le forum, mais pourquoi ne les postez vous point dans les sujets des bateaux concernés déjà en ligne ?  :lol: Cà sert à quoi que le marin breton se décarcasse ?
 
Bonne soirée à tous, je vais banette direct.
Bien amicalement,
Franck


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n°3170
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 29-02-2008 à 08:31:26  profilanswer
 

Bonjour à tous,
C'est vrai qu'il a raison notre ami Franck qui se décarcasse. Tudieu, je corrige le cap illico  :(  et je promets qu'on ne m'y reprendra plus !
Cdlt
Yves


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n°4491
Ar Brav
Posté le 15-04-2008 à 06:21:09  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Le contre-torpilleur Fourche :
 
http://img148.imageshack.us/img148/6316/ctfourchezl3.jpg
 
Cordialement,
Franck


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n°6542
mounette_g​irl
"Toto français, Porte-Bonheur"
Posté le 29-06-2008 à 18:28:33  profilanswer
 

Bonjour à tous, bonjour Franck;
 
Ci-joint un tout petit article concernant ce torpillage, avec l'annonce de la disparition du second-maître mécanicien KERNEUR Louis, précédemment sauvé du naufrage de La Dague.
Amicalement.
Mounette.                  
                                 http://img128.imageshack.us/img128/6263/lafourchemc8.png
 

n°6556
GENEAMAR
Posté le 30-06-2008 à 07:18:31  profilanswer
 

http://www.yelims.com/IPB/Smiley-IPB-217.gif     M.P.F.
 
Officiers, Marins portés disparus le 23 juin 1916 avec le bâtiment... Jugement déclaratif de décès rendu le 21 novembre 1916 à LORIENT.
 
- BOUREL Jean, né le 5 septembre 1884 à CROZON (Finistère), Maître Fusilier.---(décédé à BRINDISI le jour même des suites des blessures reçues).
- CAPELLE Gaston Albert Joseph, né le 5 avril 1894 à VALENCIENNES (Nord), Quartier-Maître Mécanicien.
- CLECH Eugène, né le 10 janvier 1896 à PLUZUNET (Côtes d'Armor), Quartier-Maître Mécanicien.
- COCHARD Léon François, né le 10 avril 1888 à KERLOUAN (Finistère), Quartier-Maître Chauffeur.
- DAUMENS Michel Armand, né le 20 octobre 1893 à BORDEAUX (Gironde), Quartier-Maître Torpilleur.
- DESBOIS Jean Marie Joseph Joachim, né le 8 octobre 1878 à SAINT-MALO (Ille-et-Vilaine), Mécanicien principal de 2ème classe.
- DUBOIS Louis, né le ... à ..., Matelot de 2ème classe Mécanicien.--- Matricule 39216, 1er arrondissement maritime.
- DURDEYTE Jean Baptiste Paul, né le 21 février 1891 à BAYONNE (Pyrénées-Atlantiques), Quartier-Maître Mécanicien.
- FAURÉ Pierre, né le 24 janvier 1894 à PERPIGNAN (Pyrénées-Orientales), Matelot de 2ème classe Chauffeur.
- FLOCH Prigent, né le 18 avril 1877 à GUIPAVAS (Finistère), Second Maître Mécanicien Torpilleur.
- GOUILLARD Paul, né le 25 janvier 1895 à ROSNY-sous-BOIS (Seine-Saint-Denis), Matelot de 2ème classe Mécanicien.
- JAMME Léopold Henri Joseph, né le 10 mai 1890 à SALLES-sur-l'HERS (Aude), Quartier-Maître Mécanicien.
- KERNEUR Louis Célestin, né le 4 juillet 1889 à PLOEMEUR (Morbihan), Second Maître Mécanicien.
- Le GLEUT Jean Marie, né le 11 juin 1892 à CLÉGUER (Morbihan), Quartier Maître Chauffeur.
- LONDRES Arthur Henri Victor, né le 13 juillet 1895 à SAINT-SEVER (Landes), Quartier-Maître Mécanicien.
- MELLAC Benjamin Clément, né le 2 septembre 1890 à PORT-la-NOUVELLE (sous réserve) (Pyrénées-Orientales, Quartier-Maître Mécanicien.
- PHILIPPE Évariste Pierre Manuel, né le 17 janvier 1889 à VIX (Vendée), Quartier-Maître Mécanicien.
- SEILER Léon, né le 8 octobre 1882 à RECEY-sur-OURCE (Côte d'Or), Second Maître Mécanicien.
- SOREIL Victor Joseph Marius, né le 17 septembre 1876 à ASPRES-sur-BUËCH (Hautes-Alpes), Premier Maître Mécanicien.


Message édité par GENEAMAR le 03-12-2008 à 10:15:39

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Cordialement. Malou
n°6559
Ar Brav
Posté le 30-06-2008 à 08:15:20  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
La transcription de l'article posté par Mounette :
 
Ouest Eclair du vendredi 30 juin 1916 :
 
Le torpillage de la Fourche. Il y a deux ou trois jours nous avons appris avec tristesse la perte du torpilleur Fourche, armé à Lorient et coulé par un sous-marin allemand. On sait qu'une partie de l'équipage seulement a pu être sauvée. parmi les victimes de cette catastrophe se trouve un de nos compatriotes, le second-maitre mécanicien Louis Kerneur, âgé de 25 ans, dont le père est fossoyeur à Ploemeur. Ajoutons que lors de la perte de la Dague, le 24 février 1915, torpillé à A..., l'infortuné second-maitre se trouvait à bord et fut l'un des rares survivants.
 
http://images4.hiboox.com/images/2708/6077318ca84b8c48a556dea7c0614f71.jpg
 
Il y aura 1 tué et 17 disparus sur la Fourche, la Dague aura perdu 38 marins.
 
Cordialement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°6894
GENEAMAR
Posté le 15-07-2008 à 09:54:18  profilanswer
 

[:alain dubois:8] Bonjour à tous,
 
  Au 1er janvier 1911, en achèvement à NANTES.
  Commandant : Henry De PENFENTENYO de KERVERÉGUIN, Lieutenant de vaisseau.
  Mécanicien principal de 2ème classe : Raoul DUMÉNIL.
   
  En 1914-1915, le bâtiment est commandé par le Lieutenant de vaisseau Jean HERVÉ.
  En 1916, et le 23 juin, le bâtiment est commandé par le Lieutenant de vaisseau Jules BINOS de POMBARAT, qui sera cité à l'ordre de l'Armée navale : "Commandant la FOURCHE, a attaqué avec décision et habilité un sous-marin; ayant tout lieu de croire qu'il l'avait atteint, a été torpillé en portant secours à des naufragés, a montré en cette circonstance les plus belles qualités d'énergie et de sang-froid.".
 
 [:patrice pruniaux1:6]  


Message édité par GENEAMAR le 25-07-2008 à 08:00:57

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Cordialement. Malou
n°7831
gedeon
Posté le 06-08-2008 à 19:45:21  profilanswer
 

bonjour,
 
je viens de lire les articles concernant le Fourche ,il se trouve que mon grand père faisait parti des rescapés ,
je viens de recevoir quelques documents( pas toujours très lisibles) que je pourrai faire paraitre des que j'aurai fait le tri .  a bientot  
 
                                 francis

n°7832
Ar Brav
Posté le 06-08-2008 à 19:51:42  profilanswer
 

Bonjour Francis,
 
Soyez le bienvenu à bord, et merci pour votre offre de documents à venir concernant votre grand père
 
Cordialement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°7841
gedeon
Posté le 07-08-2008 à 08:49:27  profilanswer
 

bonjour,
voici un premier document qui appartenait a mon grand père ,mon grand père se prénommait LERUST damas ,il etait clairon sur le fourche.
 
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/3912/decorations du fourche 001.jpg

n°7847
gedeon
Posté le 07-08-2008 à 10:24:40  profilanswer
 

voici un second documenthttp://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/3912/les survivants du fourche.jpg2..jpg

n°7848
gedeon
Posté le 07-08-2008 à 10:28:23  profilanswer
 

[img]http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/3912/matelot clairon damas lerust 001.jpg2..jpg[/im
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
mon grand père

n°7850
Ar Brav
Posté le 07-08-2008 à 10:54:17  profilanswer
 

http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/3912/matelot clairon damas lerust 001.jpg2..jpg


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°7855
Ar Brav
Posté le 07-08-2008 à 11:46:17  profilanswer
 

Bonjour Francis,
 
Merci pour votre contribution. Le premier document n'apparait pas, semble-t-il, vous avez dans la rubrique "suggestions" du forum (la dernière rubrique en bas d'écran) les astuces pour la mise en ligne de documents (cf. les sujets "insertion d'images" ou autres)
 
Cordialement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°7856
gedeon
Posté le 07-08-2008 à 12:35:54  profilanswer
 

ok franck,je vais relire la mise en ligne des documents,j'en ai encore quelques uns a envoyer.
 
 
cordialement    
francis

n°7861
gedeon
Posté le 07-08-2008 à 15:27:45  profilanswer
 

[img][/img] : http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/3912/decorations du fourche 002.jpg
citation à l'ordre de l'escadrille.

n°7862
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 07-08-2008 à 15:28:46  profilanswer
 

Merci pour cette contribution Francis
N'y a-t-il aucune précision quant aux survivants de la Fourche ? Embarquant sur quel navire ? à quelle date ? éventuellement quel journal ?
Ces clichés "passe-partout" abondamment utilisés dans la presse de tous pays et de tous les temps postérieurs à la photographie sont bien dommageables à l'Histoire.
Avec mes respects au matelot clairon.
Pour les initiés :
"Les habitants de la Basse Bretagne sont dégourdis comme des... "
"Ceux de Calais sont encore plus..."
"Ceux de Toulon sont encore plus..."
Le meilleur moyen mnémotechnique pour retenir une sonnerie de clairon était d'y ajouter quelques phrases
Cdlt
Yves


Message édité par Yves D le 07-08-2008 à 15:32:51

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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et autres thèmes d'histoire maritime.
n°7864
gedeon
Posté le 07-08-2008 à 15:58:27  profilanswer
 

bonjour yves,
une coupure presque illisible de l'agence HAVAS,je cite..
AVANT DE COULER ,LA FOURCHE AVAIT COULE UN SOUS MARIN
 
Toulon 28 juin soixante des rescapés de la fourche ont quitté Toulon ce soir allant en congés.
tous les survivants font le plus grand éloge de l'accueil que leur ont fait les italiens après leur  
sauvetage .ils affirment qu'ils ont réussi à couler le sous marin ennemis qui avait couler la citta
di messina .ils l'ont coulé disent-il par l'envoi de treize grenades ,ils ont ensuite coopéré au  
sauvetage de l'équipage du citta di messina ,quand un autre sous marin ennemi qui n'avait pu  
etre signalé est venu a son tour atteindre leur batiment.

n°7867
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 07-08-2008 à 16:43:03  profilanswer
 

Francis
Il va de soi qu'il faut toujours prendre avec la plus grande circonspection ces affirmations de sous-marin coulés. Les faits démontrent amplement que c'est rarement le cas. Bien évidemment, le sous-marin autrichien KuK U 15 n'a pas été coulé. Il a même survécu à la guerre puis cédé à l'Italie et déconstruit en 1920 au chantier de Pola. Cela dit, il a aussi coulé ce jour là le Citta di Messina, un vapeur italien de 3500 tonnes. Il n'y a donc aucune intervention d'un "autre sous-marin" non signalé qui serait venu atteindre La Fourche (voir plus haut dans ce post).
Cdlt
Yves


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et autres thèmes d'histoire maritime.
n°7868
gedeon
Posté le 07-08-2008 à 16:44:03  profilanswer
 

[img][/img]http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/3912/decorations du fourche 001.jpg2..jpg

n°8332
gedeon
Posté le 25-08-2008 à 16:56:49  profilanswer
 

http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/3912/le fourche.jpg
coupure de journal d'époque pas en très bon etat

n°20054
dbu55
Posté le 28-08-2009 à 16:48:28  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Un marin de la FOURCHE morts pour la France en dehors du naufrage :
 
APPAMON Jean Louis ne le 05/04/1894 à Roscoff (Finistère), Matelot de 2ème Classe Canonnier - Décédé le 04/02/1915 (20 Ans) à bord de la FOURCHE au large d'Antivari (Monténègro) des suites de blessures accidentelle par balle de révolver à bout portant étant en service commandé
 
Cordialement
Dominique


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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°21592
Rutilius
Posté le 28-10-2009 à 16:49:59  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
   Le Temps, n° 20.242, Jeudi 7 décembre 1916, p. 3, en rubrique « Marine ».
 
 
   « CITATIONS. ― Sont cités à l’ordre de l’armée [...] :  

   L’enseigne de vaisseau de 2e classe Toussaint de Quiévrecourt, de la Fourche :
" Officier de tir. N’a quitté son poste que lorsque le bâtiment coulait. Avait donné sa ceinture de sauvetage à un naufragé. Est resté jusqu’à la fin, sans ceinture, près d’un radeau, exhortant les hommes et chantant avec eux pour les réconforter." »
 
   __________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 12-01-2012 à 09:01:16
n°23484
dbu55
Posté le 10-01-2010 à 15:17:57  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Article du Nouvelliste du Morbihan N°160 du samedi 8 juillet 1916 :
 
LA PERTE DES TORPILLEURS FANTASSIN ET FOURCHE
 
Conformément aux prescriptions du code de justice maritime, les lieutenants de vaisseau Morris et Binos de Pombarat, qui commandaient respectivement les torpilleurs d’escadre Fantassin et Fourche, lors de la perte de ces deux navires, comparaîtront prochainement devant le 1er conseil de guerre maritime, à Toulon.
M. Morris  a fait le choix de M. le contrôleur de la marine Caleward, pour présenter sa défense.
M. Binos de Pombarat n’a pas encore fait connaître le nom de son avocat.

 
Article du Nouvelliste du Morbihan N°176 du vendredi 28 juillet 1916 :
 
A LA MEMOIRE DES VICTIMES DE LA FOURCHE.
 
Ce matin à Toulon, sur la demande du lieutenant de vaiseau Binos de Pombarat, fils de l’ancien commissaire général de la marine à Lorien, une touchante cérémonie à eut lieu en l’église principale Saint-Louis. Un service à été dit en mémoire des officiers et matelots du contre-torpilleur Fourche dont le lieutenant de vaisseau Binos de Pombarat, était le commandant et qui coula dans l’Adriatique inférieure, après avoir lui-même coulé un sous-marin ennemi.
La cérémonie a été très impressionnante ; Beaucoup de parents des victimes y assistaient.

 
Cordialement
Dominique


Message édité par dbu55 le 10-07-2010 à 16:15:19

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Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°26636
GENEAMAR
Posté le 10-07-2010 à 11:15:53  profilanswer
 

Bonjour à tous...
 
GARY Paul Émile Charles
 
Né le 19 septembre 1890 à CAMBRAI (Nord) - Décédé.
Entre dans la Marine en 1907, Aspirant le 5 octobre 1910; port BREST. Au 1er janvier 1911, sur le croiseur-cuirassé "EDGAR-QUINET", en préparation d'essais à BREST (Cdt Émile GUÉPRATTE). Au 1er janvier 1912, sur la canonnière "DÉCIDÉE", Division navale d'Extrême-Orient (Cdt Pierre VANDIER). Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1912. Au 1er janvier 1914, sur le cuirassé "SUFFREN", École des Électriciens (Cdt Auguste BEAUSSANT). Au 1er janvier 1915, port BREST. En 1916, Second sur le torpilleur "FOURCHE", cet Officier est cité à l'ordre de l'Armée navale : "Second de la FOURCHE. Jeune officier plein d'ardeur, sachant commander. A dirigé avec sang-froid le jet des grenades. A organisé et dirigé le sauvetage des naufragés de la CITTA DI MESSINA avec le plus grand ordre et beaucoup d'habileté professionnelle. Quand la FOURCHE a été torpillée, a contribué puissamment à augmenter le moral et la confiance.". Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre. Aux 1er janvier 1917, 1918, port BREST. Lieutenant de vaisseau le 30 mars 1918. Au 1er janvier 1921, sur le croiseur cuirassé "DESAIX", Division navale d'Extrême-Orient (Cdt Paul De MARGUERYE).
 [:geneamar:8]


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Cordialement. Malou
n°26886
gildelan
Posté le 25-07-2010 à 17:23:02  profilanswer
 

Bonjour,
Ci-dessous, le rapport du LV Binos de Pombarat, commandant le torpilleur d'escadre Fourche, sur la perte du bâtiment :
 
Rapport du Lieutenant de Vaisseau BINOS de POMPARAT au Capitaine de Frégate commandant la 1ère Escadrille.
 
La FOURCHE a appareillé de Valona pour la croisière des drifters avec la « Citta di Messina », le vendredi 23 juin 1916, à 6 heures du matin.
 
Conformément aux ordres donnés par le commandant de ce croiseur, la FOURCHE se tenait devant, entre 800 et 1000 mètres, vitesse 18 nœuds.
 
En sortant de Valona, les routes ont été, autant que je peux préciser les heures, en l’absence de documents :
 S. 45 O. jusqu’à 7h.10
 S.   jusqu’à 7h.50
 O   après 7h.50
 
Le temps n’était pas très clair, l’horizon cotonneux, visibilité réduite à 4 ou 5 milles. Petite brise de N.N.O, mer clapoteuse, 1 mètre environ sans houle, très nombreuses crêtes déferlantes.
 
A 8h.40, la « Citta di Messina » tira deux coups de canon par tribord, les projectiles tombèrent à une centaine de mètres du bord ; en même temps, une torpille la frappait à tribord derrière où on aperçut une colonne d’eau et de fumée. Le bâtiment s’enfonça par l’arrière et coula environ en deux minutes. La plus grande partie des embarcations et des radeaux avait pu être amenée avec une très grande rapidité.
 
Je fis immédiatement passer du poste de veille au poste de combat en gardant la 2ème bordée de mécaniciens et de chauffeurs sur le pont et je fis capeler toutes les ceintures de sauvetage. En même temps, j’avis fait mettre à toute vitesse la barre 20° à droite, et était venu cap à l’est. Nous ne voyions ni sous-marin, ni périscope, ni sillage.
 
A tout hasard, je fis jeter deux grenades à 500 mètres environ par le travers du groupe d’embarcations de la « Citta di Massina ». A 200 mètres environ plus loin dans l’Est, il me sembla voir un sillage. Je fis jeter 4 autres grenades ; à la 3ème une explosion plus forte que les autres eut lieu et une grande tache de matière huileuse noire et verte, avec bouillonnement, se produisit sur l’eau.
 
Cette tache s’est étendue ensuite sur une superficie de 5 à 600 mètres de diamètre au moins ; elle persistait encore à 10 heures.
 
Mon impression très nette – certitude morale – est que nous avons touché le sous-marin.
 
J’avais fait faire le signal de détresse international et averti par C.S. Valona et Brindisi que la « Citta du Messina » était coulée, pour demander des secours.
 
Je pris ensuite les dispositions nécessaires pour commencer le sauvetage en attendant l’arrivée sur les lieux d’autres torpilleurs.
 
Après avoir décrit, à grande vitesse, quelques tours autour du groupe des embarcations, à qui je conseillais la patience en leur disant que les secours allaient arriver, j’amenai mon canot, ma baleinière et mon youyou (qui chavira) au vent de groupes de naufragés qui me paraissaient avoir particulièrement besoin d’aide. En passant au milieu d’eux, je fis de plus jeter à l’eau deux radeaux et une partie de la drôme.
 
Un petit motoscafo circulaire autour du lieu de l’accident et ramassait des isolés.
 
Je manœuvrai pour reprendre par deux fois mon canot pour le décharger des hommes sauvés et lui permettre d’en rechercher d’autres.
 
Le motoscafo m’amena trois fois un chargement. Je fus assez heureux pour prendre directement 6 matelots accrochés à une embarcation chavirée.
 
J’avais réussi à prendre ainsi une quarantaine de naufragés sur la FOURCHE, beaucoup épuisés, plusieurs blessés.
 
A 10 heures environ, je venais de prendre un dernier chargement, j’avais remis en route pour me rapprocher d’un radeau chaviré, la FOURCHE devait marcher environ à 14 nœuds (vitesse réelle), la barre 25 à gauche, quand elle fut frappée par une torpille venant à 45° environ de l’AR. À tribord, à hauteur de la machine AV.
 
Nous n’avions rien vu, le sillage de la torpille fut aperçu à quelques mètres du bord seulement ; les hommes de la pièce de 65 tribord AR eurent le temps de pointer la pièce, mais ne firent pas feu ne voyant pas le but.
 
La FOURCHE fut littéralement coupée en deux et coula en 30 secondes environ.
 
Au choc, j’avais commandé zéro et à la machine « les éjecteurs ». Mais aucune manœuvre de redressage ou de vidange ne pouvait être tentée. Quand je vis que nous coulions à pic, pour éviter que les hommes fussent pris dans les remous au moment du chavirement, je commandai : « A l’eau, mes enfants ! ».
 
Tout se passa avec le plus grand ordre. Les hommes se jetèrent du bord sans précipitation. Je me décidai à quitter moi-même la passerelle au moment où elle allait toucher l’eau, après avoir pris une ceinture de sauvetage.
 
Ma dernière vision fut la FOURCHE, en forme de V, coulant par le milieu.
 
Comme la plupart de nos moyens de sauvetage avaient été donnés aux naufragés de la « Citta di Messina », il ne nous restait qu’un seul radeau, deux berthons et des caillebotis, caisses, planches, avirons, espars, etc.…
 
Sachant que nous aurions très longtemps à attendre, car le CASQUE m’avait donné sa position et je n’avais pas de réponse de Valona, je conseillai aux hommes de se réunir par groupes, d’assembler tous les débris qui pouvaient constituer des radeaux très primitifs. Il se trouva constitué ainsi trois groupes principaux dirigés par des officiers et deux groupes moins importants.
 
Le moral des hommes resta excellent, sans défaillance, au-dessus de tout éloge. Plusieurs fois, après avoir vu des torpilleurs s’éloigner, ils chantèrent et poussèrent les cris de « Vive la France ».
 
Enfin, le CASQUE, puis le NEMBO et plus tard 4 torpilleurs italiens et le PROTET arrivèrent à notre secours.
 
Au moment où le PROTET arriva près du groupe où je me trouvais, mes hommes lui crièrent : « Hourra ! Vive le PROTET ! Commandant, ne stoppez pas, ne stoppez pas ! ».
 
Nous avons dû être recueillis vers deux heures.
 
Sur le PROTET se trouvaient 42 officiers et marins de la FOURCHE, 22 Italiens, dont 15 avaient coulé avec nous.
 
Avec les hommes sauvés par d’autres bateaux, le nombre des survivants de la FOURCHE se monte à 67.
 
Signé : BINOS de POMBARAT
 
(source : livre d'or de la Marine française - guerre 14/18)
 
Cordialement,
Gilbert.


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Excès de peur enhardit.
n°27135
GENEAMAR
Posté le 18-08-2010 à 16:40:05  profilanswer
 

Bonjour à tous, ...
 
Du SOUICH Joseph Roger
 
Né le 16 mars 1894 - Décédé.
Entre dans la Marine en 1913; port BREST. Enseigne de vaisseau de 2ème classe le 5 février 1916. Embarqué sur le torpilleur "FOURCHE", il est cité à l'ordre de l'Armée navale : "Chargé des sections arrière du torpilleur FOURCHE. A contribué puissamment aux premières opérations de sauvetage des naufragés de la CITTA DI MESSINA. Lorsque la FOURCHE a été torpillée, a abandonné volontairement un radeau pour ne pas le surcharger.". Croix de Guerre. Enseigne de vaisseau de 1ère classe le 31 mai 1917. Au 1er janvier 1918, port BREST. Chevalier de la Légion d'Honneur. --- Lieutenant de vaisseau le 25 septembre 1920. Au 1er janvier 1921, Second sur le transport pétrolier "RHÔNE" (Cdt Léon BLANC).
 [:geneamar:8]


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Cordialement. Malou
n°27139
GENEAMAR
Posté le 18-08-2010 à 17:36:21  profilanswer
 

Bonjour à tous, ...
 
BINOS de POMBARAT Jules Auguste Marie
 
Né le 16 avril 1876 - Décédé le 21 février 1926 à TOULON (Var).
Fils d'Alexandre Émile Auguste, Commissaire de la Marine, il entre dans la Marine en 1894, Aspirant le 5 octobre 1897; port TOULON. Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1899. Au 1er janvier 1900, Officier-Élève à l'École des Fusiliers Marins de LORIENT. Officier breveté Fusilier. Au 1er janvier 1901, sur le cuirassé "MASSÉNA", Escadre du Nord (Cdt Marie DE FAUQUE DE JONQUIÈRES). Officier breveté Canonnier. Au 1er janvier 1902, port TOULON. En 1903, 1904, sur la canonnière "PHLÉGÉTON", Division navale de TUNISIE (Cdt Alfred LOTTE). Au 1er janvier 1906, port TOULON. Lieutenant de vaisseau le 25 juillet 1907. Au 1er janvier 1908, sur le cuirassé "REDOUTABLE", Division navale de l'INDOCHINE (Cdt Laurent DROUET). Au 1er janvier 1909, sur le cuirassé "GAULOIS", Escadre de Méditerranée (Cdt Bertrand SOURRIEU). Au 1er janvier 1911, port TOULON. Chevalier de la Légion d'Honneur. Au 1er janvier 1912, sur le croiseur cuirassé "LÉON-GAMBETTA", 1ère Division légère, 1ère Armée navale (Cdt Alfred FATOU). Officier breveté de l'École Supérieure de la Marine, promotion 1913. Au 1er janvier 1914, port TOULON. En 1916, Commandant le torpilleur "FOURCHE", il est cité à l'ordre de l'Armée navale : " Commandant la FOURCHE, a attaqué avec décision et habileté un sous-marin ; ayant tout lieu de croire qu'il l'avait atteint, a été torpillé en portant secours à des naufragés, a montré en cette circonstance les plus belles qualités d'énergie et de sang-froid.". Officier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre. Capitaine de corvette le 1er juillet 1917. En juillet 1918, Commandant le torpilleur "CIMETERRE". Capitaine de vaisseau le 16 décembre 1918. --- Officier d'académie. Le 25 mai 1921, Commandant le cuirassé "DIDEROT", deuxième groupe de réserve à TOULON. --- Il décède à TOULON des suites d'une pleurésie.
 
 
 [:geneamar:8] http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3261/BINOS de POMBARAT Jules.jpg
1915 : sur le "DIDEROT"


Message édité par GENEAMAR le 18-08-2010 à 17:37:33

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Cordialement. Malou
n°31742
NIALA
Posté le 13-07-2011 à 09:17:35  profilanswer
 

Ar Brav a écrit :

Bonjour à tous,
 
Le contre-torpilleur Fourche :
 
http://img148.imageshack.us/img148 [...] chezl3.jpg
 
Cordialement,
Franck


Bonjour,
 
Cette photo du contre-torpilleur Fourche le montre avec à l'arrière une installation qui semble conçue pour l'utilisation d'un ballon captif; quelque sait'il quand et combien de temps il a reçu cette installation.
Toute information à ce sujet serait la bienvenue.
 
Cordialement
 
Alain


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Cordialement
 
Alain
n°33576
Rutilius
Posté le 11-01-2012 à 16:51:15  profilanswer
 

 
   Bonjour à tous,
 
 
   L’Ouest-Éclair, n° 6.248, Dimanche 10 septembre 1916, p. 3, en rubrique « Nouvelles maritimes ».
 
 
                                                                   http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/FOURCHE - Citations..jpg
   _______________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°33584
Rutilius
Posté le 11-01-2012 à 23:26:21  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
 
                                       http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/La-Fourche---V-1..gif
 
                                                                                     Sur le Vif, n° 91, 5 août 1916, p. 5.
 
 
                                                                           http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/La-Fourche---SLV..gif
 
                                                                                   Sur le Vif, n° 92, 12 août 1916, p. 10.
   ________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 11-01-2012 à 23:45:58
n°33585
Rutilius
Posté le 12-01-2012 à 10:30:52  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
   ● Torpilleur d’escadre Casque, Registre historique de la correspondance intéressant le personnel et le matériel du bâtiment – Note n° 7 du lieutenant de vaisseau Pierre Bréart de Boisanger, commandant le bâtiment : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 76, p. num. 944.
 
 
   « 7                                                                                                                                                           Le 24 juin 1916.  
 
   Transmission du rapport de mer  
   sur la perte de la " Foudre " le 23 et
   les manœuvres du " Casque ".
 
 
         
                                                                               à Monsieur le Capitaine de vaisseau,
                                                                                               Chef de Division
 
   Commandant,
 
   En  vous adressant mon rapport de mer, j’ai l’honneur d’attirer votre attention sur les points suivants :
     1° – le Nembo parti de Valona et trois torpilleurs italiens partis de Brindisi m’ont rallié sans que leur départ m’ait été signalé ou qu’ils m’aient fait connaître leur arrivée ;
     2° – le Nembo ralliant ne s’est pas placé sous mes ordres, malgré mes tentatives pour communiquer avec lui.  
   J’estime que tant que le sous-marin stationne, et principalement lorsque l’état de la mer et le nombre d’épaves rend[ent] la veille difficile, un seul des torpilleurs, s’ils sont deux, doit faire le sauvetage, l’autre le protégeant. C’est ce que la Division italienne m’a semblé faire à son arrivée et ce que j’aurais voulu faire exécuter au Nembo.  
   Je n’ai pas cru devoir mettre dans un rapport destiné aux autorités italiennes ces critiques, non plus que le fait suivant : la baleinière du Casque ayant l’ordre de sauver les isolés a été envahie par des marins italiens qui ont quitté un radeau où ils étaient en sûreté. De ce fait, le maître fourrier de la Fourche n’a pu être secouru, la baleinière trop chargée ne pouvant gagner.
   Au point de vue militaire, j’exprime l’avis suivant : la protection de jour ou de nuit par un bâtiment de valeur inférieure, comme un croiseur auxiliaire, est une erreur ; la protection de jour par un croiseur quelconque est inutile. Le 20 avril, étant plus ancien que le Commandant de la Cita de Sassari, je lui ai donné l’ordre de rester au mouillage de Valona pendant trois jours et j’en ai donné les raisons à l’amiral Cagni. La croisière des drifters doit être surveillée : de jour par deux torpilleurs naviguant en section, c’est la seule chance de couler un sous-marin qui aura lancé sur un des deux ; de nuit par un torpilleur.
   Les manœuvres de sauvetage ont présenté une grande difficulté, les machines du Casque ne permettant pas d’étaler dès qu’on a un peu de vitesse sans entraîner des échauffements des condenseurs. Cet inconvénient qui, à première vue, est un inconvénient de temps de paix devient dans ce cas particulier extrêmement grave au point de vue sécurité du bâtiment.
»  
 
   ________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.  

n°33750
Rutilius
Posté le 26-01-2012 à 18:01:24  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
   L’Ouest-Éclair, n° 6.322, Jeudi 23 novembre 1916, p. 3, en rubrique « Nouvelles maritimes ».
 
 
                                                                  http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/LAUTROUS Olivier Francois - Promotion..jpg
 
 
   — LAUTROUS Olivier François, né le 13 janvier 1877 à Lambézélec – commune rattachée à Brest, le 28 avril 1945 – (Finistère) et décédé le 29 juillet 1921 à ... (Var), Officier de 2e classe des équipages de la Flotte (manœuvre). Fils de Jean-François LAUTROUS et de Marie Catherine Guillemette Aline LE LEZ. Chevalier de la Légion d’honneur (Arr. 24 janv. 1919, J.O. du 25) pour compter du 24 janvier 1919. (Base Léonore, Dossier LH/1503/92)
 
   ________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 26-01-2012 à 18:01:36

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