Bonjour à tous,
VOLTIGEUR
Attaque d’un sous marin le 28 Août 1918
Rapport du Lieutenant de Vaisseau FORNIER de LACHAUX, commandant
Un convoi composé d’OCEANIEN et CITY OF BENARES, escorté par les trois contre-torpilleurs USK, JED et VOLTIGEUR, est sorti de La Valette le 28 Août.
A 07h05, OCEANIEN a doublé la bouée 7 lorsque le gabier breveté Le Moing a signalé un périscope à mi-distance entre OCEANIEN et VOLTIGEUR. VOLTIGEUR était alors à 600 m au nord de la bouée 7.
Venu aussitôt sur bâbord et mis cap à pleine vitesse sur le point signalé. Le premier maître de manœuvre Joaüs, officier de quart, signale le sillage d’une torpille qui passe à 10 m sur l’avant d’OCEANIEN. Ce navire étant dans notre champ de tir, je ne peux ouvrir immédiatement le feu. Je me dirige sur l’origine du sillage de la torpille pour lancer des grenades.
A 07h10, aperçu un remous très important à 150 m du bord, sur bâbord arrière. Je donne l’ordre à Monsieur l’Enseigne de Vaisseau Sigolas, d’ouvrir le feu. Les gerbes des coups de la pièce arrière, très bien dirigés, tombent dans la zone signalée.
Giration à grande vitesse vers l’emplacement probable du sous-marin. A 07h30, CITY OF BENARES, flanqué par le JED, défile à peu de distance, tandis qu’un hydravion anglais fait des cercles au dessus de la zone. Mais ses girations et ses signaux sont difficiles à interpréter. Il amerrit à portée de voix et je lui demande d’utiliser les signaux de « l’Allied Manual ». Il reprend l’air et à 07h40 se produit l’occasion que nous attendions. Il lance une bombe à 100 m sur mon avant. Je fais route sur le remous laissé par l’explosion et l’Enseigne de Vaisseau Legeay, officier torpilleur, lance 7 grenades GM de 76 kg à 5 secondes d’intervalles. Elles sont réglées entre 15 et 25m, car si le sous-marin a été vu par l’hydravion, il ne doit pas être à grande profondeur. Elles couvrent un rayon de 300 m. Les éclatements paraissent excellents.
Interrompu les lancements pour revenir sous l’hydravion. Mais à 07h50, il s’éloigne vers la terre.
A 09h00, arrivée de nombreux bâtiments de patrouille. Je fais route pour rejoindre le convoi. Au cours de ces deux heures, trois convois successifs sont passés à petite distance. Nous ne vîmes plus aucun indice de la présence du sous-marin.
OCEANIEN et CITY OF BENARES avaient en fait mouillé à Marsa Scirocco. Une chaloupe à vapeur est venue m’apporter des instructions télégraphiques d’avoir à compléter mon charbon à La Valette. Repris le poste H à midi.
Excellent fonctionnement de mes moyens d’action, parfaite discipline à bord et ardeur de chacun à se consacrer avec toute son intelligence à l’accomplissement sa tâche.
Le sous-marin attaquant
N’est pas identifié.
On pourrait toutefois penser à l’UC 22 de l’OL Eberhard WEICHOLD, qui la veille avait coulé le vapeur français PAMPA dans les proches parages.
Cdlt
Message édité par olivier 12 le 14-01-2012 à 09:02:31
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olivier