FORUM pages 14-18
  Forum Pages d’Histoire: marine
  marine

  TRAMONTANE - Torpilleur

 

Il y a 74 utilisateurs connus et inconnus. Pour voir la liste des connectés connus, cliquez ici

 Mot :   Pseudo :  
 
Bas de page
Auteur Sujet :

TRAMONTANE - Torpilleur

n°7449
Ar Brav
Posté le 29-07-2008 à 12:16:17  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
TRAMONTANE Torpilleur de haute mer type Cyclone (1901-1921)
 
Chantier :
 
Forges & Chantiers de la Gironde, Bordeaux.  
Commencé : 1900
Mis à flot : 21.05.1901
Terminé : 1901
En service : 11.1901
Retiré : 27.10.1921  
Caractéristiques : 167,5 tpc ; 120,8 t normal ; 3 800 cv ; 46,57 (ht) 45 (pp)  x 5,06 x 3,10 m ; TE AR 2,5 m ; 2 machines alternatives à triple expansion ; 2 chaudières Normand à retour de flamme timbrées à 18 kg/cm² ; 29 nds ; 34,30 t de charbon ; rayon d’action 2 000 milles à 10 nds ; 30 h.
Armement : II de 47 mm + II TLT de 381.
 
Observations :  
 
Essais à Rochefort
06-11.1901 : en essais, vitesse atteinte 29,72 nœuds
1902-1904 : affecté à la défense mobile de Toulon
1905-1911 : défense mobile de Bizerte
1911 : changement de chaudières à Bizerte
1912-1913 : en réserve à Brest
11.1913-07.1914 : école de pilotage, annexe du Chamois
11.1913 : torpilleurs de Brest
02.08.1914-20.10.1919 : campagnes de guerre
08.1914-1915 : affecté aux torpilleurs de Brest, puis de Dunkerque
06.1915-1918 : Marine Algérie
1919-1921 : en réserve à Bizerte
27.10.1921 : condamné
25.03.1923 : coque vendue pour démolition à Bizerte.
 
Sources :
 
Répertoire des navires de guerre français, de Pierre Le Conte
Répertoire des navires de guerre français, de Jacques Vichot
Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française, de Jean-Michel Roche
http://www.netmarine.net/dico/index.htm

 
Cordialement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 17-03-2009 à 11:49:33

---------------
www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°23262
Terraillon​ Marc
Posté le 29-12-2009 à 20:51:17  profilanswer
 

Bonjour
 
Extrait et résumé des journaux de la Vedette V13
 
"...
Bougie.
18 juillet 1917 : appareillage, pris les ordres de la Tramontane, retour Bougie.
19 juillet 1917 : escorte de bâtiments.
....
26 juillet 1917 : Bougie, appareillage et surveillance de mouillage. Le Sirocco et la Tramontane exécutent un tir d’exercice. Escorte de 2 cargos (italien et anglais).
27 juillet 1917 : appareillage pour conduire le Commandant du Sirocco à bord du chalutier Somme. Retour Bougie.
Appareillage pour porter un pli à la Tramontane et retour Bougie.
Appareillage pour escorte d’un convoi de cargos. Croisé un chalutier. Retour à Bougie.
...
04 août 1917 : Surveillance et patrouille. Appareillage sur ordre du Commandant du Siroco pour porter un pli à la Tramontane.
...
17 août 1917 : patrouille, panne à 19h15, en remorque de l’Albatros puis de la Tramontane. La remorque casse, la Vedette V23 prend le relais et retour Bougie.
..."

 
A bientot  :hello:


Message édité par Terraillon Marc le 29-12-2009 à 20:54:54

---------------
Cordialement
Marc TERRAILLON
n°47651
olivier 12
Posté le 23-11-2017 à 07:57:58  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Une photo de TRAMONTANE
 
http://imagizer.imageshack.us/v2/xq90/922/VfhazA.jpg
 
Rapport - concernant le naufrage de SOCOA - du LV LAURENT, commandant du TRAMONTANE, au CA commandant la Marine en Algérie. 26 Août 1916
 
Hier à 13h00, TRAMONTANE a appareillé, ses réparations étant terminées. Au cours de la croisière de la veille, 24 Août, nous avions constaté que 3 tubes d la chaudière avant étaient crevés. Arrivés au mouillage, nous avons dû mettre bas les feux pour les tamponner. Cette réparation fut vivement exécutée car je désirais reprendre au plus tôt notre croisière, n’ayant pas de renseignements sur la marche du sous-marin depuis le « Allo » du 24 à 12h00.
A hauteur de Cavallo, vers 16h00, nous entendons plusieurs coups de canon dans le NW et mettons aussitôt le cap dans cette direction en augmentant l’allure progressivement pour ne pas avoir de nouveaux éclatements de tubes de chaudières. J’aperçois d’abord un vapeur grec faisant route vers le large. Je passe près de lui à toute vitesse et il me fait signe que le sous-marin est dans le NNW. Je continue ma route dans cette direction et j’aperçois un groupe de 3 bâtiments. A 17h05 nous sommes sur le lieu de l’attaque, par 57°06 N et 05°28 E. SOCOA va couler et ses embarcations sont à quelques centaines de mètres de lui. Un vapeur espagnol est stoppé non loin de là et un yacht anglais croise sur les lieux.
 
J’arrive à toute vitesse, stoppe et embarque les naufragés, pus je repars le plus rapidement possible pour éviter le risque d’être torpillé. En quelques secondes, l’équipage de SOCOA est embarqué sur TRAMONTANE.
 
Le capitaine de SOCOA était sur la passerelle au moment de l’attaque et m’en rend compte. (Nota, le capitaine reprend en fait tous les termes du rapport d’enquête). Il précise qu’un officier du sous-marin a pris les papiers du PELAYO et qu’il est descendu à l’intérieur du sous-marin avec, quand un yacht anglais a ouvert le feu sur le sous-marin qui a plongé aussitôt. Il n’y avait en effet plus personne sur le pont du sous-marin. TRAMONTANE est arrivé sur les lieux quelques minutes après le yacht.
 
Le PELAYO naviguait à peu de distance du SOCOA depuis plusieurs heures, les deux navires faisant route sur Bône. PELAYO est inscrit sur la liste des navires suspects. SOCOA allait de Cardiff à Bizerte, mais compter relâcher à Bône pour y faire de l’eau.
PELAYO continue sans lassitude, et avec une certaine candeur, que le sous-marin reparaisse pour lui rendre ses papiers. SOCOA s’enfonce, puis l’arrière se dresse verticalement et les chaudières explosent. Le bâtiment disparaît à 17h15.
Croisant toujours dans les parages, j’aperçois BELLATRIX et lui rend compte des faits. PELAYO attend toujours. A 18h20, il met en marche. Je m’approche de lui et le capitaine me demande de na pas le quitter jusqu’à Bône, « le sous-marin devant reparaître sans tarder… » me dit-il ! Je l’accompagne donc jusqu’à la nuit en faisant des routes diverses et le quitte à 20h00 alors qu’il a le cap sur Bougaroni. Je fais ensuite route sur Bougie où j’arrive à 22h30. Le syndic vient à bord et l’équipage de SOCOA est débarqué.
 
BELLATRIX était resté sur les lieux. Je ne connais pas le no du yacht anglais qui est venu ensuite demander des instructions à BELLATRIX.
 
(Nota : le yacht anglais était le NARCISSUS)
 
Le sous-marin attaquant
 
C’était l’U 34 du Kptlt Claus RÜCKER.  
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 23-11-2017 à 08:00:24

---------------
olivier
n°47671
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 28-11-2017 à 12:46:10  profilanswer
 

.
   Bonjour à tous,
 
 
   Tramontane (ex-N. 21). — « Torpilleur d’escadre » (1900) puis « torpilleur de haute mer » (1904). 161,92 t. de déplacement.
 
 
   Date du marché et de actes additionnels : 26 juillet 1899 ; date de livraison d’après le marché : 3 août 1901 (Cf. J.O. 14 avr. 1900, p. 2.364). Date de livraison effective : ...
 
   Ingénieur chargé de la surveillance de la coque : Martin Ludovic René BONVALET (X. 1881) ; ingénieur chargé de la surveillance des chaudières : Victor Guillaume Georges ROBIN (X. 1880) ; ingénieur chargé de la surveillance des machines : Benjamin Georges CASTELNAU (X. 1885) (Cf. J.O. 14 avr. 1900, p. 2.364) .
 
   Constructeur : Société anonyme des chantiers et ateliers de la Gironde [Siège social : 56, rue de Provence, Paris (IXe Arr.) ; siège d’exploitation : La Bastide, Bordeaux].  
 
   
                                                                                                                              **********
 
 
   Le torpilleur de haute mer Tramontane fut administrativement considéré comme bâtiment armé en guerre :
 
     – du 2 août 1914 au 16 avril 1915 ;
     – du 17 mai 1915 au 5 décembre 1916 ;
     – du 15 février au 15 mars 1917 ;
     – du 16 avril 1917 au 23 septembre 1918 ;
     – du 24 novembre 1918 au 24 octobre 1919.      
 
   [Circulaire du 25 avril 1922 établissant la Liste des bâtiments et formations ayant acquis, du 3 août 1914 au 24 octobre 1919, le bénéfice du double en sus de la durée du service effectif (Loi du 16 avril 1920, art. 10, 12, 13.), §. A. Bâtiments de guerre et de commerce. : Bull. off. Marine 1922, n° 14, p. 720 et 771.].


---------------
Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°47672
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 28-11-2017 à 12:51:16  profilanswer
 

.
   Bonjour à tous,
 
 
                                                                                    Commandants successifs du torpilleur de haute mer Tramontane
 
 
    ... / ...
 
 
   — ROCCA d’HUYTÉZA Louis François Auguste, capitaine de frégate, du port de Toulon. Nommé à ce commandement, ainsi qu’à celui de la Flottille des torpilleurs et sous-marins de Rochefort~La Palice, par une décision présidentielle du 27 juin 1912 (J.O. 29 juin 1912, p. 5.714).  
 
 
   — FLOCH Louis Marie Julien, lieutenant de vaisseau, du port de Toulon. Nommé à ce commandement par un décret du 20 novembre 1913 (J.O. 22 nov. 1913, p. 10.162).
 
 
   — LAURENT Henri Gabriel Charles, lieutenant de vaisseau, du port de Brest. Nommé à ce commandement par un décret du 27 août 1915 (J.O. 29 août 1915, p. 6.075).
 
 
   — CHEVALIER André Edmond Marie, lieutenant de vaisseau, du port de Brest. Nommé à ce commandement par un décret du 22 janvier 1917 (J.O. 29 janv. 1917, p. 847).
 
 
    ... / ...


---------------
Bien amicalement à vous,
Daniel.

Aller à :
Ajouter une réponse
  FORUM pages 14-18
  Forum Pages d’Histoire: marine
  marine

  TRAMONTANE - Torpilleur