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  AMIRAL-VILLARET-DE-JOYEUSE ― Cargo ― Compagnie des chargeurs réunis.

 

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Auteur Sujet :

AMIRAL-VILLARET-DE-JOYEUSE ― Cargo ― Compagnie des chargeurs réunis.

n°16679
Rutilius
Posté le 18-05-2009 à 23:44:21  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
  Amiral-Villaret-de-Joyeuse – Cargo de 5.927 t, lancé le 18 juillet 1912 à Saint-Nazaire par les Chantiers de Penhoët, pour le compte de la Compagnie des chargeurs réunis, du Havre. Démoli en 1934 à Briton Ferry (Royaume-Uni) (Miramar Ship Index, ID n°5603224).
 
  ■ L’Ouest-Éclair – éd. de Caen –, n° 7210, Vendredi 2 mai 1919, p. 3, en rubrique « Nouvelles maritimes – Marine de commerce – :
 
   « NAVIRES DÉRÉQUISITIONNÉS. ― L’ Amiral-Villaret-de-Joyeuse et le Tchad, des Chargeurs Réunis, viennent d’être rendus à leur compagnie. Le premier reprend la ligne d’Indo-Chine, le second celle de Bordeaux-Matadi.  
   Le Listrac, restitué par les allemands, reprend son service Bordeaux-Rotterdam.»

 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.
 
   

Message cité 1 fois
Message édité par Rutilius le 19-05-2009 à 16:24:00
n°16690
Ar Brav
Posté le 19-05-2009 à 13:29:14  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
La fiche Miramar de l'Amiral Villaret de Joyeuse des Chargeurs :
 
IDNo:  5603224  
Year:  1912
Name:  AMIRAL VILLARET DE JOYEUSE  
Launch Date:  18.4.1912
Date of completion:  07.1912
Type:  Cargo ship  
Flag:  FRA    
Yard No:  Z (62)
Builder:  St Nazaire (Penhoet)
Location of yard:  St Nazaire
 
Tons:  5927  
LPP:  123.8  
Beam:  15.9  
Number of
screws/Mchy/
Speed(kn):  1T-13  
Owner as Completed:  Cie des Chargeurs Reunis, Le Havre
Naval or paramilitary marking :  
A:  *
End:  1934
 
Subsequent History:
 
Disposal Data:
 
BU Briton Ferry 31.01.1934
 
Cordialement,
Franck


---------------
www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°24640
Rutilius
Posté le 24-03-2010 à 20:14:37  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
   Navigazette, n° 1.200, Jeudi 25 avril 1912, p. 8, en rubrique « Chronique maritime – Lancements » :
 
   « Amiral-Villaret-de-Joyeuse. ― Vapeur en acier, à hélice ; mètres 128 x 15,95 x 9,30 ; déplacement 11.500 tonnes ; Port en lourd 7.500 tonnes ; vitesse 11 nœuds. Chantiers de Saint-Nazaire (Penhouet), pour le compte de la Société des Chargeurs Réunis. »
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°24641
Rutilius
Posté le 24-03-2010 à 22:14:48  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
   ■ Observations (complément) :
 
   ― 8 au 17 septembre 1914 : Transporte de Dakar à Marseille l’état-major du Régiment de marche de tirailleurs sénégalais et l'un de ses bataillons, le Bataillon Chasles.  
 
   Ce régiment venait d’être formé le 1er septembre 1914 à Dakar (Ordre général n° 24 du général de division Lasserre, commandant supérieur des troupes du Groupe de l’A.O.F., signé à Dakar, le 31 août 1914), essentiellement à partir de réservistes provenant de toutes les régions de l’Afrique occidentale française (Soudan, Côte-d’Ivoire, Mauritanie, Sénégal, ...). Le 30 septembre 1914, il prendra officiellement le nom de Régiment sénégalais du corps d’armée colonial.
 
   Les autres unités furent acheminées à Marseille par le Tibet (trois compagnies et section de mitrailleuses du Bataillon Schneegans), l’Amiral-Hamelin (Bataillon Sapolin) et le Lybia (autres compagnies du Bataillon Schneegans et section de mitrailleuses du Bataillon Sapolin).
 
 
   Journal de marches et opérations du Régiment de marche de tirailleurs sénégalais – du 3 septembre 1914 au 5 novembre 1914 – : S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 869/1, p. 2, 4 et 5.
 
   « Le 3 septembre 1914, le colonel Lavenir, commandant militaire du Sénégal, reçoit du général, commandant supérieur des troupes du Groupe de l’A.O.F. le télégramme suivant :
 
   " Après envoi du détachement à diriger demain 4 août [sic] sur Thiès, pourrez vous mettre en route sur Dakar où serait désirable que vous fussiez rendu le 6 au plus tard. Achevez de constituer votre état-major du régiment à Dakar dans limites des disponibilités locales. "
 
   Il reçoit en même temps l’Ordre général n° 24 ci-joint (p. 3).
 
   Le 5 septembre, à 7 heures, le colonel quitte Saint-Louis pour Dakar. Il prend en passant un premier contact avec les officiers du régiment dont les différents éléments s’échelonnent le long de la ligne : Bataillon Chasles à Tivouane, Bataillon Sapolin à Thiès, Bataillon Schneegans à Tiaroye.
   Le 6 septembre, à 9 heures, sont donnés les premiers ordres d’embarquement.
   Le 8 septembre, à 9 heures, le Bataillon Schneegans embarque trois compagnies et  sa section de mitrailleuses sur le Tibet, et sur le Lybia une compagnie à laquelle se joint la section de mitrailleurs du Bataillon Sapolin, seule unité du régiment qui ne comprenne que des Européens.
   L’état-major et le Bataillon Chasles embarquent à 10 heures sur l’Amiral-Villaret-de-Joyeuse qui lève l’ancre à midi 30. Le Bataillon Sapolin doit embarquer ultérieurement.
   Tous les éléments se concentreront à Marseille, où les navires arriveront successivement, chacun utilisant sa vitesse.  
   Le 9 septembre, le Villaret-de-Joyeuse est par 18° 35’ N. et 20° 1’ O., à 247 milles de Dakar.
   Le 10 septembre à midi : 22° 35’ N. et 19° 19’ O. (487 milles).
   Le 11 septembre à midi : 25° 52’ N. et 17° 33’ O.
   Le 12 septembre à midi : 28° 46’ N. et 15° 16’ O.
   Le 13 septembre à midi : 32° N. et 13° 03’ O.
   Le 14 septembre à midi : 35° N. et 9° 25’ O.
   Le 15 septembre à midi : 36° N. et 3° 27’ O.
   Le 16 septembre à midi : 38° 51’ N. et 1° 36’ O.
   Le jeudi 17 septembre, à 5 heures du soir, le Villaret entre en rade de Marseille, où le pilote apprend aux officiers, sans nouvelles depuis le départ, la victoire de la Marne.
   Les opérations de débarquement commencent dans la matinée du 18. Les différents éléments du régiment se concentreront au camp de Carpiagne, à 18 kilomètres de Marseille, au fur et à mesure de leur arrivée.
   De régiment, il n’y a encore en réalité qu’un embryon, constitué d’éléments venus de toutes les régions de l’A.O.F. (Soudan, Côte-d’Ivoire, Mauritanie, Sénégal, etc.), avec une très forte proportion de réservistes, avec des officiers qui, pour la plupart, ne connaissent ni leurs cadres ni leurs hommes, et qui n’ont eux-mêmes jamais servi sous les ordres du colonel. Il est nécessaire que, le plus rapidement possible, cet organisme soit mis au point. Tous les jours, matin et soir, tout le monde, même les comptables, manœuvra d’après les principes du nouveau
Service en Campagne.
   Ces manœuvres doivent avoir lieu malgré l’organisation matérielle qui doit être révisée en même temps. On peut dire que le régiment manque de tout : 75 % de ses fusils, d’après la visite d’un inspecteur d’armes, ont besoin d’être changés. Il n’y a ni une voiture ni un cheval. Les vêtements légers apportés du Sénégal sont inutilisables ; il faut habiller, équiper tout le personnel, y compris les officiers. Les mitrailleuses n’ont qu’une partie de leur matériel ; il n’y a pas d’ateliers téléphoniques, pas d’éclaireurs montés, pas de cyclistes, pas de conducteurs. Les cadres mêmes sont incomplets.
   Le Bataillon Schneegans arrive sur le Tibet et le Lybia le 19 et le 20 septembre. L’Amiral-Hamelin, qui transporte le Bataillon Saportin arrive seulement le 28 septembre.
   Le 30 septembre, le régiment organisé reçoit l’ordre de s’embarquer le lendemain. Il prend officiellement le nom de
Régiment Sénégalais du Corps d’Armée Colonial. Le départ aura lieu par quatre trains transportant respectivement chacuns des trois bataillons et l’état-major du régiment.
   Entre temps, le régiment a reçu une légère modification dans son organisation : il est constitué d’une compagnie hors rang, chargée de l’administration des trois bataillons, qui ne forment plus qu’un corps.
[...] »
   _____________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 24-03-2010 à 22:56:50
n°24642
olivier 12
Posté le 24-03-2010 à 22:37:05  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Une vue de l'AMIRAL VILLARET DE JOYEUSE
 
http://img532.imageshack.us/img532/8648/amiralvillaretdejoyeuse.jpg
 
Cargo mixte de 5600 tx JB et 7564 tpl.
Machine à triple expansion. Trois chaudières cylindriques à 12 kg
Vitesse aux essais 13,6 nds.
 
Portait le nom d'un amiral né en 1750 et décédé en 1812. Combattit aux Indes sous Suffren. Contre-amiral en 1793. Après le combat d'Ouessant, ramène un convoi de blé à Brest (Episode du VENGEUR). Capitaine Général de la Martinique et de Sainte Lucie en 1802, doit capituler devant les Anglais après un mois de résistance.
Gouverneur de Venise.
 
Le cargo fut désarmé au Havre en Juillet 1931, puis vendu en Janvier 1934 à des démolisseur de Britton Ferry (Angleterre).
 
(Source : "Histoire Maritime des Chargeurs Réunis" par Beaugé et Cogan)
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 24-03-2010 à 22:38:27

---------------
olivier
n°27371
Rutilius
Posté le 31-08-2010 à 23:49:29  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
   ■ Un marin de l’Amiral-Villaret-de-Joyeuse ayant été déclaré « Mort pour la France » :
 
   ― MAROUBY Jean, né le 10 avril 1898 à Bort-les-Orgues (Corrèze) et domicilié à Treignac (Corrèze), décédé le 27 juillet 1918 à l’hôpital militaire de Marseille d’une fièvre typhoïde, Apprenti-marin, A.M.B.C. du Havre, Matricule n° 17.112–4 (Acte établi à Marseille, mais non transcrit à Treignac).
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°33552
Rutilius
Posté le 07-01-2012 à 14:14:47  profilanswer
 


   Bonjour à tous,
 
 
                                                      Passagers militaires décédés à bord de l’Amiral-Villaret-de-Joyeuse
 
                                                                                  (Liste non exhaustive : 6 noms) (*)
 
                                                           Avertissement : Orthographe de certains toponymes non garantie
 
 
   ■ Dépôt des isolés coloniaux.
 
   ― KABASSE, né en 1897 à Yabala (Congo), décédé le 5 novembre 1917 « en mer » (Cause inconnue), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 4.366, classe, n° et lieu de recrutement inconnus.  
 
   ― KOUADIO Kra, né à une date inconnue à Dimbé (Côte d’Ivoire), décédé le 20 juin 1918 (Cause inconnue), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 6.459, classe, n° et lieu de recrutement inconnus.  
 
   ― NGUYEN VAN Gi, né en 1898  à Thanh Jiam (Tonkin – aujourd’hui Vietnam –) et y domicilié, décédé le 18 octobre 1917 « en mer » (Cause inconnue), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 6/41, classe, n° et lieu de recrutement inconnus.  
 
   ■ 21e Bataillon de tirailleurs sénégalais.
 
   ― NIAMO, né à une date inconnue à Koli (Haute-Volta – aujourd’hui Burkina Faso –) et domicilié à Dakar (Sénégal), décédé le 5 novembre 1918 « en mer » (Cause inconnue), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° G. 5.442, classe, n° et lieu de recrutement inconnus.
 
   ■ 46e Bataillon de tirailleurs sénégalais.
 
   ― SOUFFRON Xavier, né le 12 août 1889 à Tursac (Dordogne), décédé le 9 août 1916 « en mer » (Maladie contractée en service : paludisme aigu), Sergent, Matricule n° .../8.568, classe 1909-1907, n° 24 au recrutement de Bergerac (Acte transcrit à Tursac, le 4 juin 1917).
 
   ■ 98e Bataillon de tirailleurs sénégalais.
 
   ― MOUSSA Koné, né le 12 août 1889 à Tiédougou (Cercle de Bougouni, Soudan – aujourd’hui Mali –), décédé le 26 janvier 1919 « en mer » (Cause inconnue), Tirailleur de 1re classe, Matricule n° 8.130, engagé volontaire en 1900, n° inconnu au recrutement de Bobo Dioulasso.  
   ___________________________________________________________
 
   (*) Dernière adjonction : NIAMO, 21e Bataillon de tirailleurs sénégalais.
   _______________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


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