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  VILLE DE ROUEN - Sté des Vapeurs au Long cours

 

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Auteur Sujet :

VILLE DE ROUEN - Sté des Vapeurs au Long cours

n°2401
Ar Brav
Posté le 15-01-2008 à 08:44:11  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
VILLE DE ROUEN Navire auxiliaire (1915 - 1916)            
             
Chantier :  
       
N.C.
Commencé : N.C.
Mis à flot : 1903  
Terminé : N.C.
En service : 14.08.1915 (MN)
Retiré : 18.07.1916 (MN)    
Caractéristiques : 4 721 tjb.  
Armement : N.C.
   
Observations :    
           
Vapeur de commerce de la Société des Vapeurs au long cours  
14.08.1915 – 18.07.1916 : réquisitionné à Marseille, affecté en Méditerranée
18.07.1916 : torpillé par le sous-marin allemand UB 45 (KL Karl Palis, disparu le 06.11.1916) au large du cap Matapan.
 
Cordialement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 15-01-2008 à 08:44:38

---------------
www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°2416
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 15-01-2008 à 21:56:26  profilanswer
 

Dans le Starke de 1903 :
 
VILLE DE ROUEN        FR  1T
 4,923 Soc. Anon. de Vap. Longs Courriers (H. Prentout-Leblond & E. Leroux), Rouen  354.4 x 47.6
     C Forges & Chant. de la Méditerranée, Havre (4) #268
15 - s/o (Leroux & Heuzey, mgrs.)
Torp. and sunk by UB 45, 18 July 1916, 120 miles SW of Cape Matapan
 
Lancé en 4.1903

Message cité 1 fois
Message édité par Yves D le 15-01-2008 à 21:57:39

---------------
www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et autres thèmes d'histoire maritime.
n°8531
GENEAMAR
Posté le 03-09-2008 à 17:21:47  profilanswer
 

http://www.yelims.com/IPB/Smiley-IPB-217.gif     M.P.F.
 
Marins disparus le 18 juillet 1916 lors du torpillage du bâtiment.--- Jugement déclaratif de décès rendu le 30 juillet 1917 à TOULON.
 
- ORSONI André Antoine Toussaint, né le 29 janvier 1894 à MARSEILLE (Bouches-du-Rhône), Matelot de 3ème classe sans spécialité.
- PIETRI Joseph, né le 26 janvier 1895 à LURI (Haute-Corse), Matelot de 3ème classe sans spécialité.
 
Passager
 
- PHINOR(D) Joseph, né le 12 janvier 1879 à PUICHÉRIC (Aude), 2ème classe, 15ème Escadron du Train.


Message édité par GENEAMAR le 23-11-2008 à 10:58:20

---------------
Cordialement. Malou
n°23488
dbu55
Posté le 10-01-2010 à 16:15:38  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Article du Nouvelliste du Morbihan N°170 du vendredi 21 juillet 1916 :  
 
LE VAPEUR VILLE-DE-ROUEN COULE.
 
Londres 19 juillet – Le Lloyd annonce que la vapeur français Ville-de-Rouen a été coulé par un sous-marin.
La Ville-de-Rouen, de 4 721 tonnes, avait été construite au Hâvre en 1902.

 
Cordialement
Dominique


---------------
Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]
n°24343
Bobrah
Posté le 05-03-2010 à 00:36:28  profilanswer
 

Bonjour.
Petite information.
Le "Ville de Rouen" contenait normalement le 18 juillet 1916 en son bord, du matériel d'aviation et des tubes d'hydrogène pour le Parc Aviation de Salonique (Tubes pour les 32e et 35e compagnies d'aérostiers je pense).
Cordialement.

Message cité 2 fois
Message édité par Bobrah le 05-03-2010 à 00:41:20
n°29924
Mike010
Posté le 14-02-2011 à 12:02:02  profilanswer
 

Yves D a écrit :

Dans le Starke de 1903 :
 
VILLE DE ROUEN        FR  1T
 4,923 Soc. Anon. de Vap. Longs Courriers (H. Prentout-Leblond & E. Leroux), Rouen  354.4 x 47.6
     C Forges & Chant. de la Méditerranée, Havre (4) #268
15 - s/o (Leroux & Heuzey, mgrs.)
Torp. and sunk by UB 45, 18 July 1916, 120 miles SW of Cape Matapan
 
Lancé en 4.1903


 
 
 
Cela n'a guére porté chance au UB 45, qui disparait quelques semaines aprés au large de Varna (victime d'une mine). Pratiquement aucun survivants.
Les membres d'équipage reposent au cimetiére de Varna (Bulgarie).
http://img522.imageshack.us/img522/6504/img1272h.jpg
 
Uploaded with ImageShack.us
 
 
L'histoire du UB 45 disponible en anglais :
http://en.wikipedia.org/wiki/SM_UB-45
 
Cdt

n°29933
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 14-02-2011 à 23:50:33  profilanswer
 

A bord de l'UB 45 il y avait un équipage de 20 hommes dont 14 ont péri avec lui au nombre desquels son Commandant le Kptlt Palis.
Cdlt
Yves

Message cité 1 fois
Message édité par Yves D le 14-02-2011 à 23:59:06

---------------
www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et autres thèmes d'histoire maritime.
n°29943
Mike010
Posté le 15-02-2011 à 11:38:33  profilanswer
 

Yves D a écrit :

A bord de l'UB 45 il y avait un équipage de 20 hommes dont 14 ont péri avec lui au nombre desquels son Commandant le Kptlt Palis.
Cdlt
Yves


 
 
... je suis pinailleur  :D  ... et pratiquement HS (désolé)  
 
il y eu en fait 15 victimes, la 15eme décéda peu de temps aprés le sauvetage, des suites de ses blessures.
Les 5 survivants etaient tous blessés.  
 
Voici ce qui est dit sur la fiche Wikipedia qui elle meme tire ces sources du livre ci dessous :
 
Source : Messimer, Dwight R. (2002). Verschollen: World War I U-boat losses (page 166). Annapolis, Maryland: Naval Institute Press
 
''A Hertz horn mine exploded between UB-45's control room and engine room with enough force to break the boat in half. UB-45 sank so rapidly that the only survivors were three men on the conning tower and two on deck, all of whom were injured;[18] the other fifteen men on board perished in the attack.[1] One of the survivors died from the severity of his wounds the following day.[18]''
 
Pour la petite histoire, les corps furent récupérés et inhummés que 20 ans plus tard.
 
Cdt
 
Michael


Message édité par Mike010 le 15-02-2011 à 11:43:36
n°29946
olivier 12
Posté le 15-02-2011 à 14:26:44  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
VILLE DE ROUEN
 
Un petit complément sur VILLE DE ROUEN
 
Etat-major du navire
 
BUGAUT  Frédéric   Capitaine  Saint Malo  (Lieutenant de vaisseau auxiliaire)
LALANDE  François 2e capitaine Paimpol   (Enseigne de vaisseau auxiliaire)
HERIBEL  Charles  Chef mécan. Caen
DOUET  Pierre  2e mécanicien  Le Havre
DUVAL  Henri  3e mécanicien  (embarqué le 8 Juin 1915. Aucun renseignement sur lui)
 
Rapport du capitaine BUGAUT
 
Le 18 Juillet 1916 à 12h45, par …... (position illisible, SW du cap Matapan) avons aperçu sur bâbord arrière le sillage d'une torpille qui se dirigeait vers nous et allait atteindre le compartiment des machines. L'homme de veille arrière a donné l'alerte dès qu'il l'a aperçue et nous avons mis la barre toute à droite pour que la torpille élonge le navire. Celui-ci fut atteint par le travers bâbord à hauteur de la cale. Le choc fut effroyable et le pont s'est ouvert sur toute la partie comprise entre l'hiloire de panneau et la muraille. Les radeaux du roof arrière ont été détruits. Le tunnel fut envahi, puis la machine où l'eau monta avec rapidité.  Il était impossible de combattre la voie d'eau avec les moyens du bord.
 
Mis aux postes de sauvetage et débordé les trois embarcations. Depuis le matin, nous naviguions de conserve avec un vapeur de Gibraltar et deux chalutiers qui l'escortaient, ceci de manière inattendue. Envoyé des signaux de détresse et les trois navires se sont rapprochés pour nous recueillir. Les embarcations ont effectué plusieurs voyage entre le navire et les chalutiers.
 
A un moment, il ne resta plus à bord que les trois officiers de pont et moi-même. Nous attendions le retour d'une embarcation. C'est alors qu'une seconde torpille a frappé le navire par le travers tribord de la passerelle. Heureusement, nous avions vu le sillage et j'ai crié aux hommes de se mettre à l'abri vers l'arrière. Le second, qui se trouvait sur bâbord, a été projeté à la mer. L'explosion fut terrible avec gerbe d'eau, de charbon et de débris de toutes sortes jusqu'à hauteur des mâts. Le navire s'est aussitôt incliné sur tribord et s'est enfoncé rapidement. Avec les deux officiers restant à bord, nous avons sauté à la mer pour essayer de rejoindre une embarcation. Le navire a disparu en trois minutes, laissant les hommes des embarcations pétrifiés. A bout de forces, nous avons pu finalement rejoindre l'embarcation la plus proche.
 
Le chalutier a manœuvré de façon admirable. Ils ont recueilli tout le monde, mais on déplore malheureusement trois disparus :
 
le soldat Phinord qui logeait sur le pont arrière et qui a été tué par l'explosion de la torpille
le matelot Pietri, que nous n'avons pas pu retrouver
le matelot Orsoni, très gravement blessé et qui fut évacué dans une embarcation, mais qui décéda deux heures plus tard de ses blessures.
 
Pietri et Orsoni étaient permissionnaires des bâtiments de servitude de Salonique.
 
Quatre hommes ont aussi été blessés et ont reçu des soins sur les chalutiers.
A 17h00, un trooper anglais a donné l'ordre aux chalutiers d'aller nous déposer à Milo où nous sommes arrivés le 19 Juillet à 14h00.
 
Le sous-marin attaquant
 
C'était donc l'UB 45 du KL Karl PALIS.
 
Voici la silhouette de ce sous-marin dessinée par le capitaine du vapeur anglais VIRGINIA qu'il avait coulé 48 heures plus tôt.
 
http://img524.imageshack.us/img524/333/ub45virginia.jpg

LES RECOMPENSES

 
Citations à l'Ordre de l'Armée
 
BUGAUT Frédéric Emmanuel  CLC Capitaine Lieutenant de Vaisseau auxiliaire Saint Malo 655
 
A toujours fait preuve des plus belles qualités de commandement. A réussi par son énergie et son sang froid à assurer le sauvetage des passagers et de l'équipage de son bâtiment torpillé par un sous-marin.
 
ORSONI Antoine Toussaint   Matelot sans spé. Bastia 2718
PHINORD Joseph Soldat du train des équipages
 
Morts à leurs postes en accomplissant leur devoir à bord du VILLE DE ROUEN lors du torpillage de ce vapeur par un sous-marin.
 
PIETRI Joseph  Matelot sans spé. Bastia 5592
 
Grièvement blessé à son poste en accomplissant son devoir à bord de VILLE DE ROUEN lors du torpillage de ce vapeur par un sous-marin. Mort deux heures après des suites de ses blessures.
 
Citations à l'Ordre de la Brigade
 
LALANDE François CLC  Second capitaine Enseigne de Vaisseau auxiliaire
GALOPET Eugène  Capitaine au cabotage  Maître de manœuvre  Saint Malo
 
Ont secondé avec le plus grand calme le capitaine de VILLE DE ROUEN lors de l'évacuation de ce vapeur torpillé par un sous-marin.
 
Le capitaine BUGAUT
 
Né à Saint Briac le 25 Août 1873, Frédéric Emmanuel Bugaut était un ancien des grands voiliers cap-horniers. Il avait notamment été embarqué comme lieutenant sur le trois-mâts ANNE DE BRETAGNE en 1901, puis à nouveau sur ce même trois-mâts, comme capitaine, en 1910/1911 pour une campagne Le Havre – Thio – Houaïlou – Glasgow (transport de minerai de nickel).
 
On note d'ailleurs qu'au cours de ce voyage sur la Nouvelle Calédonie, il avait comme lieutenant à son bord un officier né à Sydney et nommé Marin La Meslée. On peut penser qu'il s'agit d'un proche parent  (père ou oncle) du futur pilote de chasse Edmond Marin La Meslée, héros de la bataille d'Angleterre en 1939-1940 avec 20 victoires, et qui disparût en 1944 dans le ciel d'Alsace lors de sa 105e mission.
 
Frédéric Bugaut fut par la suite fait Chevalier de la Légion d'Honneur. Il est décédé en 1949. Voici son faire-part de décès.
 
http://img815.imageshack.us/img815/7178/bugaut.jpg
 
Cdlt


Message édité par olivier 12 le 15-02-2011 à 14:28:46

---------------
olivier
n°29961
Yves D
Mobilis in mobile
Posté le 15-02-2011 à 23:24:41  profilanswer
 

Bonsoir Michael
Je n'ai que les 14 noms de ceux qui ont disparu avec le sous-marin. Quel est celui du 15e dcd plus tard ?
Cdlt
Yves


---------------
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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et autres thèmes d'histoire maritime.
n°29962
Mike010
Posté le 16-02-2011 à 00:27:24  profilanswer
 

Je n'ai pas la liste de victimes.
Les noms n'étaient pas non plus indiqués sur la sépulture a Varna.
Mais peut etre que j'ai mal regardé - je dois retourner bientot a Varna - j'irais vérifier.
 
 
L'info concernant le nombre de 15 victimes est aussi visible sur ce site spécialsite en sous marins allemands :
http://www.uboat.net/wwi/boats/index.html?boat=UB+45

n°32859
Bobrah
Posté le 24-11-2011 à 13:40:34  profilanswer
 

Bobrah a écrit :

Bonjour.
Petite information.
Le "Ville de Rouen" contenait normalement le 18 juillet 1916 en son bord, du matériel d'aviation et des tubes d'hydrogène pour le Parc Aviation de Salonique (Tubes pour les 32e et 35e compagnies d'aérostiers je pense).
Cordialement.


Bonjour,
 
Normalement 450 tubes d'hydrogène, 6 camions Berliet pour l'aviation de l'A.O. et deux caisses de pièces de rechange.
Cordialement.


Message édité par Bobrah le 24-11-2011 à 13:41:19
n°32860
Rutilius
Posté le 24-11-2011 à 15:58:38  profilanswer
 


   Bonjour Bobrah,
 
   Quelle est la source de ces indications fort précises quant à la nature du chargement de la Ville-de-Rouen ? Il est en effet permis de supposer que la présence de ces nombreux tubes d'hydrogène en cale explique la violence des deux explosions décrites dans son rapport de mer par le capitaine Frédéric Bugaut et, par suite, la rapidité du naufrage.  
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°32861
Bobrah
Posté le 24-11-2011 à 16:16:32  profilanswer
 

Rutilius a écrit :


   Bonjour Bobrah,
 
   Quelle est la source de ces indications fort précises quant à la nature du chargement de la Ville-de-Rouen ? Il est en effet permis de supposer que la présence de ces nombreux tubes d'hydrogène en cale explique la violence des deux explosions décrites dans son rapport de mer par le capitaine Frédéric Bugaut et, par suite, la rapidité du naufrage.  
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


 
Bonjour Daniel,
La source pour les tubes d'hydrogène pour l'aérostation était normalement le J.M.O. du parc aéronautique de Salonique.
 
Pour les chiffres plus précis, un document (télégramme officiel pour la France) des archives du S.H.D. de Vincennes depuis le service aéronautique de l'Armée d'Orient envoyé le 21 juillet 1916 avec ce texte :
 
"En raison naufrage "Ville de Rouen" contenant pour aéronautique A.O. : 6 camions Berliet - 450 tubes d'hydrogène - 2 caisses pièces rechange, demande nouvel envoi pour remplacer ce matériel. - Signé : DENAIN".
(sauf erreur).
 
Cargaison dangereuse ! Ca pourrait expliquer, vous avez raison.
Cordialement.


Message édité par Bobrah le 24-11-2011 à 16:18:39
n°32862
Ladislav
Posté le 24-11-2011 à 16:51:11  profilanswer
 

Good day!
Do you tell more about material for airships, If I good understood, which was cargo of "Ville of Rouen"?
 
 Wirh regard Ladislav

n°32863
Ladislav
Posté le 24-11-2011 à 16:59:20  profilanswer
 

One question more. Tell me please from whre bound "Ville of Rouen". Fom which port.
 
 
With regard Ladislav

n°32964
Bobrah
Posté le 28-11-2011 à 13:35:48  profilanswer
 

Greetings Ladislav and Daniel,
 
Daniel,
Luckily, no troops in its board, going to Salonika!
 
Ladislav,
The ship "Ville de Rouen" had in its board some cargo for to transport for the French aviation and normally for two French units of balloon in the area (of Salonika) too.
 
Surely, 450 tubes of this type (hydrogen):
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/5726/Image00832.jpg
(Source : French newspaper).
 
for these two units of balloon:
 
32th:
http://www.memoiredeshommes.sga.de [...] iewer.html
 
35th:
http://www.memoiredeshommes.sga.de [...] iewer.html
 
For aviation at Salonika, six "Berliet" trucks. Surely for the aviation depot and French squadrons in the area.
 
The chief of the French aviation in the area, Commander DENAIN, have sent after to France a telegram, asking a new cargo at France for Salonika, normally the same aviation cargo type whom was lost, and wasn't arrived for the French aviation depot of Salonika.
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/5726/CapitaineDenain.jpg
Normally, Captain DENAIN, pilot, before or after the flight in 1916 with the French General SARRAIL.
(Source: Postal card).
 
I hope that my answer helps you a little.
 
Regards.


Message édité par Bobrah le 28-11-2011 à 14:37:11
n°32966
Ladislav
Posté le 28-11-2011 à 14:15:19  profilanswer
 

Yes Thank you its now clear only from which port in France bound "Ville de Rouen"?
 
 
 With regarg Ladislav

n°32975
Rutilius
Posté le 28-11-2011 à 22:30:32  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
   Petite synthèse.
 
   « Citations à l'ordre de l'Armée :
 
   ORSONI Antoine Toussaint, Matelot sans spécialité, Bastia 2.718 ;
 
   PHINORD Joseph, Soldat du train des équipages
:
 
   " Morts à leurs postes en accomplissant leur devoir à bord du Ville-de-Rouen lors du torpillage de ce vapeur par un sous-marin."  
 
   PIETRI Joseph, Matelot sans spécialité, Bastia 5.592 :
 
   " Grièvement blessé à son poste en accomplissant son devoir à bord du Ville-de-Rouen lors du torpillage de ce vapeur par un sous-marin. Mort deux heures après des suites de ses blessures." »
 
                                                                                                - – — <  > — – -
 
 
   — ORSONI André Antoine Toussaint, né le 29 janvier 1894 à Marseille (Bouches-du-Rhône) et domicilié à Canari (Corse), mort le 18 juillet 1916 lors du « torpillage du bâtiment », Matelot de 3e classe, Matricule n° 2.718 – Bastia (Jug. Trib. Toulon, 30 juill. 1917, transcrit à Toulon le même jour).  
                                                                                                 
   — PHINORD Joseph, né le 12 janvier 1879 à Puichéric (Aude), « tué à l’ennemi le 18 juillet 1916 sur le vapeur Ville-de-Rouen allant à Salonique », Soldat de 2e classe, 15e escadron du train des équipages militaires, 51e Compagnie, Matricule n° 6.998, classe 1899, n° 375 au recrutement de Narbonne [Jug. Trib. Toulon, 30 juill. 1917, transcrit à Sallèles-d’Aude (Aude), le 17 sept. 1917].
 
   — PIETRI Joseph, né le 26 janvier 1895 à Luri (Corse) et y domicilié, mort le 19 juillet 1916 « à la suite de ses blessures », Matelot de 3e classe sans spécialité, Matricule n° 5.592 – Bastia (Jug. Trib. Toulon, 30 juill. 1917, transcrit à Toulon le même jour).
 
   ________________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°33285
Rutilius
Posté le 13-12-2011 à 18:55:27  profilanswer
 


   Bonsoir Bobrah,
   Bonsoir à tous,
   

Bobrah a écrit :

Petite information. Le "Ville de Rouen" contenait normalement le 18 juillet 1916 en son bord, du matériel d'aviation et des tubes d'hydrogène pour le Parc Aviation de Salonique (Tubes pour les 32e et 35e compagnies d'aérostiers je pense).


  Journal des marches et opérations du Parc aéronautique de Salonique – 15 juin / 1er déc. 1916 – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 95/4, p. num. 9.
 
   « 20 juillet [1916]. ― [...] Par suite du torpillage de la Ville-de-Rouen, qui contenait notamment du matériel d’aviation et notamment des tubes d’hydrogène, on demande par radio 600 tubes d’hydrogène en France. [...] »
 
   _______________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.
 

n°33299
Bobrah
Posté le 14-12-2011 à 18:00:32  profilanswer
 

Rutilius a écrit :


 Journal des marches et opérations du Parc aéronautique de Salonique – 15 juin / 1er déc. 1916 – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 95/4, p. num. 9.
 
   « 20 juillet [1916]. ― [...] Par suite du torpillage de la Ville-de-Rouen, qui contenait notamment du matériel d’aviation et notamment des tubes d’hydrogène, on demande par radio 600 tubes d’hydrogène en France. [...] »
 
   _______________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.
 


 
Bonsoir Daniel,
 
A bord du Ville de Rouen, le nombre était sauf erreur de 450 tubes normalement selon le télégramme envoyé, mais il est possible que plus de tubes avait été demandés à la suite de la perte du "Ville de Rouen" ensuite et par ce nombre 600 bien supérieur à 450.
 
Je vais regarder si je trouve plus de chose ou une demande revue à la hausse, qui pourrait peut-être s'expliquer par le retard de livraison aussi de ces tubes pour les compagnies d'aérostiers (?) et pour une bonne réserve, car sans tubes pas de ballons en l'air. Il serait intéressant de connaitre approximativement la consommation par semaine ou mois par ces deux compagnies, ça pourrait nous donner une idée rapide du nombre de navires pouvant être employés pour le transport des tubes d'hydrogène entre la France et Salonique en partant de l'idée qu'il y avait le "Ville de Rouen" avec normalement 450 tubes et combien de temps 450 tubes peux représenter en consommation.
Il y a les J.M.O. des compagnies, je vais regarder s’ils parlent de la consommation. Dans le J.M.O. du parc aéronautique il y a des chiffres aussi sur les tubes vides récupérés par le parc aéronautique.
Bien cordialement.

Message cité 1 fois
Message édité par Bobrah le 14-12-2011 à 18:06:01
n°33301
Bobrah
Posté le 14-12-2011 à 19:51:46  profilanswer
 

Bobrah a écrit :


 
Bonsoir Daniel,
 
A bord du Ville de Rouen, le nombre était sauf erreur de 450 tubes normalement selon le télégramme envoyé, mais il est possible que plus de tubes avait été demandés à la suite de la perte du "Ville de Rouen" ensuite et par ce nombre 600 bien supérieur à 450.
 
Je vais regarder si je trouve plus de chose ou une demande revue à la hausse, qui pourrait peut-être s'expliquer par le retard de livraison aussi de ces tubes pour les compagnies d'aérostiers (?) et pour une bonne réserve, car sans tubes pas de ballons en l'air. Il serait intéressant de connaitre approximativement la consommation par semaine ou mois par ces deux compagnies, ça pourrait nous donner une idée rapide du nombre de navires pouvant être employés pour le transport des tubes d'hydrogène entre la France et Salonique en partant de l'idée qu'il y avait le "Ville de Rouen" avec normalement 450 tubes et combien de temps 450 tubes peux représenter en consommation.
Il y a les J.M.O. des compagnies, je vais regarder s’ils parlent de la consommation. Dans le J.M.O. du parc aéronautique il y a des chiffres aussi sur les tubes vides récupérés par le parc aéronautique.
Bien cordialement.


 
Il est difficile je pense d'établir un nombre correct pour la consommation pour deux semaines en tubes d'hydrogène pour une compagnie car c'était en fonction des évenements rencontrés et du nombre de gonflement du ou des ballons. Les ballons n'étaient pas dégonflés après chaque ascension mais renfloués.
 
En étudiant le J.M.O. de la 35e compagnie d'aérostiers voici quelques chiffres :
 
La 35e compagnie en France : Nombre de tubes employés du 16 au 26 octobre 1915 :
Pour le gonflement du ballon : néant
Pour le renflouement du ballon : 149
 
La 35e compagnie en France : du 1er au 11 novembre 1915 :
81 tubes
Du 12 au 15 : Ballon dégonflé
 
La 35e compagnie en France du 16 au 30 novembre 1915 :
Gonflement = 144 tubes
Renflouements journaliers = 143 tubes
 
La 35e compagnie en France du 16 au 31 décembre 1915 :
158 tubes dont 150 pour le gonflement
 
La 35e compagnie en Orient du 16 au 31 août 1916 (il y a eu un ballon endommagé par le temps le 20) :  
Gonflement du 16 = 136 tubes
Gonflement du 23 = 138 tubes
Renflouements journaliers = 165 tubes
Total 439 tubes.
 
La 35e compagnie en Orient du 1er au 15 septembre 1916 :
182 tubes.
 
(Source : 1 A 228/1).
(Sauf erreur par moi).
 
On peut alors situer un gonflement = environ 140 tubes et le renflouement 140 tubes ce qui nous donne je pense pour une compagnie où il n'y a pas de problèmes majeur ou de dégonflement pour changement de position, 280 tubes d'hydrogène et multiplié par deux compagnies nous arrivons à 560 tubes pour deux semaines. Si on prend le chiffre de 182 tubes pour le 1er au 15 septembre 1916, nous arrivons pour deux compagnies à 364 tubes.
 
Attention, cette recherche est seulement pour avoir une idée et n'est pas des bonnes statistiques, je n'ai regardé que sur un laps de temps très court et ça ne prend pas en compte les conditions de la compagnie, la météo, les attaques des avions et les dégâts sur les ballons qui devaient faire exploser ces chiffres sur deux semaines en moins ou en plus.
Je reste sur l'idée que pour une compagnie : environ 150 tubes pour deux semaines en renflouement et sans aucun gonflement et que pour le même nombre de tubes pour le renflouement sur deux semaines nous avons un gonflement.
 
Peut-être les chiffres d'une autre compagnie serait totalement différents, j'ai pas le temps ce soir de faire une étude sur le sujet, ces chiffres vous semblent-il corrects ? Merci.
Cordialement.


Message édité par Bobrah le 14-12-2011 à 20:33:31
n°33371
Rutilius
Posté le 21-12-2011 à 21:02:26  profilanswer
 


   Bonsoir Bobrah,
   Bonsoir à tous,
 
   Autres données chiffrées relevées dans le Journal des marches et opérations du Parc d’aviation de Salonique (15 juin / 1er déc. 1916 – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 95/4, passim). A noter qu'il n'est jamais explicitement fait référence à la 32e Compagnie d'aérostiers.
 
   ● Antérieurement au 16 août 1916. — Aucune donnée chiffrée sur les expéditions et retours de tubes.
 
   ● 16 août 1916. — Le Parc envoie 200 tubes à la 35e Compagnie d’aérostiers.
 
   ● 4 septembre 1916. —  Le Parc envoie n. tubes à la même compagnie.
 
   ● 23 septembre 1916. — Le Parc reçoit de la même compagnie 100 tubes vides et lui en retourne 100 pleins.  
 
   ● 6 octobre 1916. — Le Parc reçoit 176 tubes vides « venant des aérostiers ».
 
   ● 9 octobre 1916. — Le Parc envoie 250 tubes pleins à la même compagnie.
 
   ● 16 octobre 1916. — Le Parc envoie « à Sorovitch » 160 tubes pleins.
 
   ● 19 octobre 1916. — « Le Parc expédie par la gare des Orientaux 360 tubes d’hydrogène destinés au stock ordonné par l’État-major pour le ravitaillement des deux compagnies. »  
 
   ● 13 novembre 1916. — « Envoi d’un matériel divers à l’Échelon, notamment 175 tubes d'hydrogène. Rentrés au Parc de 175 tubes vides d’hydrogène venant de l’Échelon. »
 
   ● 18 novembre 1916. — Le Parc envoie 70 tubes pleins à son échelon.
 
   ● 1er décembre 1916. — Le Sagres embarque à Salonique 474 tubes d’hydrogène vides à destination de la France.
 
   Mais il est difficile, à partir de ces éléments épars, de se faire une idée précise de la consommation d'hydrogène par compagnie et par quinzaine : elle semble néanmoins osciller entre 150 et 175 tubes, en fonction des circonstances. Seule donnée exacte que l'on peut mettre en regard de ces chiffres : le stock stratégique dont la constitution avait été ordonnée par l’État-major était de 360 tubes, soit 180 par compagnie.
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


Message édité par Rutilius le 21-12-2011 à 21:03:08
n°33652
Bobrah
Posté le 18-01-2012 à 15:28:16  profilanswer
 

Bonjour Daniel,
 
En février 1916, la France propose d'envoyer 3 à 400 tubes en Orient tous les quinze jours, mais demande pour ce résultat que les tubes vides soient rapidement envoyés sur Marseille. Le "Ville de Rouen" était donc normalement l'un de ces bateaux lorsqu'il a été attaqué par un sous-marin et je comprends mieux la demande de 600 tubes pour remplacer les tubes détruits.
Cordialement.


Message édité par Bobrah le 19-01-2012 à 01:03:19
n°34207
Rutilius
Posté le 26-03-2012 à 20:45:54  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
 
   L’Ouest-Éclair – éd. de Caen –, n° 6.210, Jeudi 3 août 1916, p. 3, en rubrique « Nouvelles maritimes ».
 
 
                                                                    http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/VILLE-de-ROUEN..jpg
   _______________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.


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