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EROS - Yacht

n°7237
Terraillon​ Marc
Posté le 24-07-2008 à 20:40:59  profilanswer
 

Bonsoir
 
Ce yacht fut transformé en patrouilleur auxiliaire (et je crois qu'il fut également navire amiral) :
 
 
http://perso.orange.fr/MT06/EROS_xxx_1.jpg
 
 
 
A bientot  :sol:


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Cordialement
Marc TERRAILLON
http://navires-14-18.monsite.orange.fr/index.jhtml
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°7245
Ar Brav
Posté le 25-07-2008 à 07:01:45  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
EROS Patrouilleur auxiliaire ex-yacht (1915-1950)
 
Chantier :
 
Shuttleworh Chapman, Erith, Grande-Bretagne.  
Commencé : 1884
Mis à flot : 12.1884
Terminé : 1885
En service : 29.03.1915 (MN)
Retiré : 04.07.1950 (MN)  
Caractéristiques : 1 020 t ; 1 500 cv ; 67 x 9,76 x 4,5 m ; 1 moteur Diesel ; 12 nds.
Symbole de coque : P 140 (1939)
Armement : I de 100 mm.
 
Observations :
 
Yacht Eros construit en Grande-Bretagne lancé sous pavillon français
29.03.1915 : réquisitionné à Bône
10.1915 : en début de mois, en vue de préparer l’organisation d’une nouvelle base navale à Salonique, l’amiral Dartige du Fournet s’embarque sur l’Eros avec le général Bailloud, pour prendre, suivant les instructions de l’amiral de Robeck, le commandement des forces navales alliées détachées devant ce port
1917-1918 : patrouilles de Tunisie
Au 01.07.1918 : figure à l’effectif de l’Armée navale, Division des patrouilles de Tunisie. Porte la marque du CV Vindry, commandant la division composée de :
La 9ème escadrille de torpilleurs :
Catapulte (CF commandant l’escadrille)
Arquebuse
Rapière
Epieu
Sagaie
Bélier

Avisos La Hire, D’Iberville, Algol
Canonnières Friponne, Diligente, Impatiente, Moqueuse, Malicieuse
La 2ème escadrille de patrouille (13 chalutiers)
La 3ème escadrille de patrouille (13 chalutiers)
Trois groupes offensifs d’écoute (1 chalutier, 1 chasseur, 9 vedettes)
L’escadrille de dragage de Tunisie (5 dragueurs)
26.02.1919 : déréquisitionné, rendu à son propriétaire
09.1939 : réquisitionné, immatriculé P 140
09.1940 : déréquisitionné
28.07.1942 : acheté par la Marine qui le renomme Incomprise II
27.11.1942 : sabordé dans la darse vieille de Toulon
Renfloué par les Allemands, devient le UJ 2216
14.09.1944 : torpillé (ou plutôt bombardé ?) à Gènes
Aurait été renfloué et restitué, puis rayé en 1950.
 
(et je crois qu'il fut également navire amiral) :
 
Bonjour Marc, il me semble aussi qu'il portait la marque du CA Varney commandant la Division de Syrie depuis mars 1917 en charge entre autres, de la défense du canal de Suez. Par contre, je ne sais plus où j'ai lu/tapé/noté ceci, peut-être dans les cuirassés ? Ou Division du Levant ? Mais c'est dans le coin en bas à gauche que çà se passait, il me semble bien, pas loin de Marlboro Canal (ou JB Canal, çà dépend du pilote)
 
Cordialement,
Franck

Message cité 1 fois
Message édité par Ar Brav le 26-07-2008 à 20:39:06

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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°7246
Ar Brav
Posté le 25-07-2008 à 07:16:26  profilanswer
 

Re,
 
La division navale de Syrie
 
Elle est constituée le 15 avril 1916, sous le commandement du C.A. de Spitz, remplacé le 4 mars 1917 par le C.A. Varney avec les bâtiments suivants :
 
Pothuau, Jaureguiberry, Requin, la 7e escadrille de torpilleurs, la Division de patrouille de Syrie et quelques chalutiers.
 
Le 4 octobre 1916, le Pothuau est détaché à Djibouti où il rejoindra le D'Entrecasteaux et le D'Estrées. A partir du 27 janvier 1918, la Division navale de Syrie détache à Djeddah, pour la Mission militaire française du Hedjaz, dirigée par le Colonel Brémond, deux petits bâtiments : le Saint Brieuc et le El Hadj.
 
Le D'Estrées, venant de Méditerranée, avait été désigné en août 1916, pour conduire à Djeddah la mission militaire française, et pour escorter les bâtiments de commerce transportant les pèlerins originaires de l’empire français. Sa mission terminée, il rallia Djibouti fin septembre 1916. Il y trouva une situation confuse provoquée par la déposition à Addis Abbeba du prince héritier éthiopien, Lidj Yassou, qui attendait d’être proclamé empereur et roi, mais dont les sympathies ouvertement musulmanes et pro-turques avaient provoqué une révolte des chefs éthiopiens, et sa destitution. Il s’était réfugié à Diré-Daoua, gare du chemin de fer franco-éthiopien, tandis que le gouverneur de la Côte française des Somalis craignait un coup de force contre Djibouti.
 
Le 3 octobre 1916, Paris donna l’ordre au "D'Entrecasteaux", qui était à Oran, de rallier Djibouti, pour y rejoindre le "Pothuau" et le "D’Estrées".
 
Le 2 novembre 1916 le Ras Tafari, futur empereur Haïlé Sélassié 1er, entre à Addis abbeba et condamne l’ex-prince héritier à la détention perpétuelle.
 
Quelques mois après éclata l’incident qui intéressa la Marine, chargée de contrôler le détroit de Bab el-Mandeb, dont la rive arabe était occupée par les troupes turques du général Saïd Pacha.
 
Les légations allemande et turque à Addis Abbeba étaient complètement coupée de Berlin et de Constantinople, et le ministre allemand von Syburg décida en mars 1917 d’envoyer l’un de ses conseillers. Arnold Holtz, au Yémen, accompagné d’un sujet autrichien Karmelich, et d’une très importante escorte de mercenaires afars. Il devait retrouver à Hoddeidah la mission militaire allemande et lui remettre son sac de dépêches pour Berlin. Le trajet choisi cheminait à travers le nord de la Côte française des Somalis pour aboutir à Khor Anghar, au nord d’Obock où le boutre d’Henry de Monfreid devait assurer le passage de la mission à travers le Bab el-Mandeb et son débarquement au Yémen. Monfreid, qui avait une épouse allemande, avait été contacté dès le début de la guerre par Berlin, mais il jouait les agents doubles et tenait le gouverneur de Djibouti au courant. Son boutre devait être intercepté par un navire français.
 
Holtz se rendait parfaitement compte des difficultés qu’il risquerait de rencontrer, aussi décida-t’il de confier ses documents à un émissaire arabe qui, pensait-il, pourrait gagner le Yémen, sans se faire remarquer, et remettrait les documents à la mission militaire allemande auprès du général Saïd Pacha, commandant le 7e Corps d’armée turc. Mais cet émissaire arabe le trahit et livra les documents au gouverneur de Djibouti pour 2 000 thalers de Marie Thérèse. On découvrit parmi ces documents une lettre adressée à Henry de Monfreid, et dans laquelle Holtz lui assurait qu’il le proposerait auprès du gouverneur impérial pour une décoration "méritée par votre patriotisme, et par l’aide que vous m’avez promis", Holtz fut intercepté avec sa troupe à 30 km à l’intérieur du territoire français, et après un combat assez violent, il se rendit, avec Karmelich.
 
Tous ces événements, et la menace qui pesait sur la Côte française des Somalis, avaient eu pour conséquence la concentration à Djibouti d’une division navale occasionnelle composée du D'Estrées, du Pothuau (commandant supérieur - capitaine de vaisseau de la Fournière) et du D’Entrecasteaux. Après une mission à Massawa et à Djeddah, le Pothuau accompagné par le D’Entrecasteaux séjourne à Rabegh jusqu’à la fin de 1916 pour appuyer le débarquement d’un petit détachement français ; le D’Estrées reste à Djibouti.
 
Le regroupement de la division occasionnelle se fait à Djibouti en janvier 1917.
 
Dès le début de 1917, après quelques escortes de convois français entre Madagascar et Djibouti, le Pothuau, le D’Estrées et le D’Entrecasteaux sont mis pour emploi aux ordres du vice-amiral britannique commandant en chef l’escadre des Indes orientales, avec Djibouti comme base. Ils doivent participer à la patrouille franco-britannique basée sur Socotra.
 
La situation dans l’océan Indien est à cette date troublée par l’apparition d’un corsaire allemand qui sème la panique. Des mines ont été trouvées devant Colombo le 22 février 1917. Le 27 février, le corsaire a capturé et armé le pétrolier britannique Turitella, à 4 jours de navigation dans l’ouest de Ceylan. Le Turitella armé en corsaire secondaire est venu mouiller des mines, le 5 mars, à l’entrée d’Aden, où il a été détruit lui-même par une explosion.
 
A partir du 18 mars, le D’Entrecasteaux escorte les convois de Madagascar, le D’Estrées participe à la patrouille de Socotra. Quand au Pothuau, il est envoyé avec le porte-avions britannique Raven à la recherche du corsaire dans l’océan Indien. Il quittera Aden le 12 mars, et séjournera à Colombo du 5 au 12 avril.
 
La base navale de Djibouti (1917-1918)
 
A l’arrivée du Pothuau à Djibouti, son commandant, le capitaine de vaisseau de La Fournière, qui est également commandant supérieur, constate que les moyens flottants se résument à un remorqueur de 200 Tx et à 3 petits vapeurs de 10 à 20 Tx. Après quelques discussions avec Paris, il obtient des dragues rudimentaires, et, surtout l’installation d’un poste de TSF de 5 kws. Les moyens de charbonnage et de ravitaillement en eau restent notoirement insuffisants.
 
Malgré quelques efforts, les élements de défense et de protection n’existent pratiquement pas. Il n’y a en fait, pour défendre ce territoire, qu’une compagne de tirailleurs.
 
Pendant une partie de l’année 1917, le Pothuau, le D’Estrées, et le D’Entrecasteaux, basés sur Djibouti participent à l’escorte des convois de Madagascar et à la patrouille de Socotra ; la situation dans l’océan Indien s’est améliorée. Le corsaire principal est, de source sûre, rentré en Allemagne, le Turitella a été détruit le 5 mars. Reste un troisième navire de commerce que le corsaire aurait armé, mais qui ne donne pas signe de vie depuis plusieurs mois. Aussi le D’Entrecasteaux est autorisé le 22 juillet à rallier Malte pour carénage, et il ne reparaîtra pas en mer Rouge pendant l’année 1917. Il est cependant remplacé par le Du Chayla à partir du 1er janvier 1918 et jusqu’au 13 mars 1918. Le Pothuau rejoint Saïgon pour carénage le 6 mai 1917.
 
Le D’Estrées continue jusqu’au 11 mai 1918 à assurer la patrouille de Socotra avant de rallier la France pour réparations. Il sera remplacé à Djibouti jusqu’au 11 juillet 1918 par le Cassard.
 
Après cette date et jusqu’à l’armistice, la marine française ne participera plus à la croisière de Socotra. La situation dans l’océan Indien était redevenu normale, et il n’était plus nécessaire de former et d’escorter les convois de Madagascar.
 
Sa seule activité en mer Rouge sera d’assister la mission française du Hedjaz du colonel Brémond, en assurant l’escorte de Suez à Djeddah, avec le Saint Brieuc et le El Hadj, des navires transportant les pèlerins de l’empire français.
 
Voir là :
http://www.stratisc.org/pub_LabrousseMROC_14.html
 
Cordialement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°7248
Terraillon​ Marc
Posté le 25-07-2008 à 07:26:02  profilanswer
 

Bonjour Franck
 
Si tu passes en mer Rouge, le golfe d'Aden et avec Monfreid, on risque de ne pas revenir sur le théatre des opérations avant un moment !
 
A bientot !


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Cordialement
Marc TERRAILLON
http://navires-14-18.monsite.orange.fr/index.jhtml
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°7250
Geneamar
Posté le 25-07-2008 à 07:39:00  profilanswer
 

Bonjour Marc, bonjour Franck,... bonjour à tous...
 
  Franck, Georges VARNEY, qui avait reçu le commandement de la Division navale de SYRIE en février 1917, avait posé sa marque sur un ex yacht le "SHEELAH", rebaptisé l' "ARIANE-II"... (c'est confirmé d'ailleurs dans le dictionnaire de J.M. ROCHE).
 
   :hello: Malou
 


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Cordialement. Malou
n°7251
Ar Brav
Posté le 25-07-2008 à 07:44:26  profilanswer
 

Bonjour Malou,
 
Merci d'avoir rectifié, je confusionne grave...Ce n'est donc pas Varney  
Mais alors j'ai vu çà où ? Mystère... :pt1cable:  C'est énervant, à la fin
 
A bientôt,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°7268
Ar Brav
Posté le 25-07-2008 à 14:25:58  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
A toutes fins utiles, la doc sur l'Eros au SHM se trouve dans la série :
 
Série SS - Guerre de 1914-1918
Sous-série - SS Y  Bâtiments
En ligne : Inventaire sommaire. Sous-série SS Y - bâtiments de la Flotte principale
 
SS Y 197 ÉROS, éclaireur auxiliaire : journaux de bord du 28/03/1915 au 15/02/1918 et du
01/06/1918 au 08/09/1918, journaux de navigation du 21/04/1915 au 22/11/1915,
du 02/12/1915 au 16/02/1916, du 05/04/1916 au 12/01/1918 et du 12/03/1918
au 14/09/1918, registres de la correspondance du 04/04/1915 au 22/10/1918.
1915-1918
 
http://www.servicehistorique.sga.d [...] nes.htm#ss
 
Cordialement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°7269
olivier 12
Posté le 25-07-2008 à 15:52:01  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Voici une vieille photo prise au Havre en 1903, bassin du Commerce.  
Le torpilleur à gauche n'est pas nommé. Il pourrait s'agir de l'ALARME (qui figure sur un autre cliché) mais sans certitude.
En revanche, certitude pour le navire de droite : c'est le yacht EROS, appartenant semble-t-il à la famille Rothschild.
Ce yacht sera victime d'un accident (échouage mais sans gravité) dans le Skagerrak, quelques années plus tard. Il faut que je recherche le numéro de l'Illustration qui raconte l'aventure, avec photos d'époque...
 
http://img292.imageshack.us/img292/8273/lehavrebassinducommercetx9.jpg
 
Cdlt
 
Olivier


Message édité par olivier 12 le 26-07-2008 à 08:23:09

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olivier
n°7273
Ar Brav
Posté le 25-07-2008 à 17:04:37  profilanswer
 

Bonjour Olivier,
 
Merci pour tes infos, voilà une piste à explorer avec la famille Rotschild. C'est un peu le flou avec ce yacht.
 
Bien cordialement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°7296
Ar Brav
Posté le 26-07-2008 à 10:13:09  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Cà se complique un peu. Apparemment, la famille Rothschild aurait eu (au moins) 2 Eros.
 
Le premier, lancé en 1884, que Marc et Olivier ont montré et dont voici la maquette : Post : ici c'est l'Eros III (voir plus loin)
 
http://images4.hiboox.com/images/3008/73a81b300b629977011d9beba85c89af.jpg
 
Qui est donné comme étant ici :
 
VENETIA 1905 :
 
List of Owners1905-1913 F.W. Sykes  
1913-1919 H. Swithinbank British Navy World War I  
1920-1921 James White  
1922-1925 Baron Henri de Rothschild (EROS)  
1926-1929 H. Swithinbank
1930-1932 E.G. Stanley (TRENORA)  
1933 K.C. Barnaby  
1934-1939 Lord Inverforth British Navy, World War II  
1947 Eugene Eugenides (NIKI)  
1948-1952 Fairway SS Co.  
1953-1956 Home Lines, Inc.
 
Provenance: London, England Collection; Santa Barbara, California Collection.
Illustrated: The Steam Yachts, An Era of Elegance by Erik Hofman, 1970, pp.166-167.
 
http://www.vallejogallery.com/item [...] y=&id=1950
 
D'après ce site et Erik Hofman, il aurait appartenu à la famille Rothschild de 1922 à 1925. Cà ne colle pas du tout avec ce que j'ai.
 
D'après 2 articles du New York Times de l'époque (enfin, plutôt des scans, la machine adéquate n'est pas tout à fait prête, j'attends des pièces), j'ai pu établir ceci :
 
03-04.1895 : des régates sont organisées et ont lieu sur la Riviera française. Les modalités en ont été définies à bord de l’Eros en février 1895 avec A. de Rothschild (New York Times du 07 février 1895)
12.05.1914 : à Paris, le Baron Henri de Rothschild loue son yacht à M. Eugène Higgins pour la période du 20.07.1914 au 20.02.1915. La location s’élève  à 7 140 $ / mois au départ de Marseille, capitaine Julien H. Evrard et 39 membres d’équipage (New York Times du 19 novembre 1916)
10.07.1914 : quitte Marseille pour les Etats-Unis
27.07.1914 : arrivée à New York après une traversée marquée par des avaries de chaudières limitant l’autonomie en eau douce du navire
Août 1914 : à l’entrée en guerre, malgré les demandes d’E. Higgins, le capitaine refuse d’appareiller de New York pour Newport sans ordre du propriétaire (Rothschild) et instructions du Consulat. 22 membres de l’équipage sont mobilisables et  doivent être rapatriés. Instruction est donnée au capitaine de ne pas quitter les eaux américaines et d’attendre l’arrivée d’un nouvel équipage pour convoyer le bateau en France. Le loueur, M. Higgins, mécontent qu’il y ait la guerre car la rupture de contrat l’oblige à louer un autre yacht, le Cassandra, intente un procès qu’il gagne contre le propriétaire, obligeant ce dernier à lui verser 30 000 $.
A son retour en France, l’Eros en mis à la disposition du gouvernement français  
 
HIGGINS WINS SUIT AGAINST ROTHSCHILD ; Wealthy Club Member Gets Back $30,000 Expended While Using Baron's Yacht. DISPUTE OUTCOME OF WAR French Captain Balks at Moving Vessel, and Crew Have to Return to Native Land.
November 19, 1916, Sunday
One of the things that has come out the big war is an interesting bit of between Eugene Higgins, the wealthy clubman, and Baron Henri de Rothschild. In Paris, on May 12, 1914, Mr. Higgins chartered the yacht Eros, owned by the Baron. The term of rental was to extend from July 20, 1914, to Feb. 20, 1915.

 
 
Puis, sur le site incontournable :
 
http://www.greatwardifferent.com/G [...] nte_01.htm
 
11.10.1915 : à Salonique avec l’Armée d’Orient. Le général Bailloud et son état-major ont établi à son bord leur quartier général.
 
Débarquement des Alliés à Salonique
 
Salonique, 11 octobre 1915
 
Salonique est transformée. Cette ville calme et paisible d'ordinaire est pleine de mouvement et de bruit. Depuis sept jours les troupes Anglo-Françaises ont commencé leur débarquement et en ce moment il y a 20.000 Français et 5.000 Anglais campés autour des maisons basses et des minarets blancs de la vieille cité. (…). Dans la rade ensoleillée, se découpant en noir sur le fond féeriquement bleu des collines, le Latouche-Tréville, le Saint-Louis et l'Albion, semblent trois îlots de fer hérissés de canons.  
Quelques torpilleurs aux formes grêles et une vingtaine de transports crachent des flots lourds de fumée noire.  
Tout près de la douane, touchant presque le bateau italien Romania qui vient de ramener les quatre ministres de l'Entente, qui ont quitté la Bulgarie, un yacht peint en gris clair dessine sa silhouette élégante.  
C'est L’Eros, que M. Henri de Rothschild a mis à la disposition du gouvernement Français. Le général Bailloud et son état-major ont établi à son bord leur quartier général.  
En ce moment un grand transport bondé de troupes entre dans le port; sa masse pesante fend lentement les eaux calmes du golfe. A l'arrière, un grand drapeau Français déploie dans l'air lourd ses longs plis tricolores (…).

 
(à suivre)
 
Cordialement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 28-07-2008 à 12:55:09

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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°7297
Ar Brav
Posté le 26-07-2008 à 10:38:56  profilanswer
 

Re,
 
Or, voici un texte de Marc Saibène relevé sur le site :
 
http://www.tsaeurope.com/articoli/eros/index.asp
 
(Je n'ai pas trouvé l'équivalent en français, je mets donc la version latine, euh, italienne) :
 
La vera storia dell'Eros
 
Ovvero: (I FANTASMI DEL TIGULLIO) - (L'EROS, UN YACHT DANS LA GUERRE) - (UNA NAVE SOTTO DUE BANDIERE)
 
Sunto con testi e foto di articoli pubblicati,
sulla rivista "SUB" n. 69, luglio 1990 di Claudio Corti
sulla rivista "MARINES" n.33, Settembre/Ottobre 1994 di Marco Saibene
sulla rivista "IL SUBACQUEO" n.311, Aprile 1999 di Marco Saibene
 
 
Nelle vicinanze del paese di Sestri Levante giacciono alcuni relitti risalenti all'ultima guerra mondiale una di queste navi è generalmente conosciuta con il nome di K.T.
Un relitto di cui non si era mai riusciti a ricostruire la vera storia, ma molto interessante da visitare per i subacquei esperti.
In passato avevo già tentato di venire a conoscenza della vicenda di questa nave, ma nonostante tutti i miei sforzi non ero mai riuscito a ricavare dati storici su di essa: ora, grazie ai registri storici della Kriegsmarine, da me ripetutamente sollecitati a interessarsene, la storia dell'Eros, divenuto poi "U-J 2216" è stata finalmente ricostruita.
Questa nave era dunque in origine uno splendido yacht appartenuto al barone e banchiere francese Henri De Rotschild.
 
Fu varata nel 1926 dai cantieri Ramage e Ferguson di Leith, e la costruzione fu seguita attentamente dal capitano J. H. Evrard che poi ne assunse il comando.
 
L'"Eros" era spinto da due motori da 900 cv ciascuno e pesava solo 26 ton, che a quei tempi era un record di leggerezza; lo yacht era estremamente lussuoso e rifinito con ogni cura.
Le sue misure erano: lunghezza totale 65.13 m; larghezza 9,75 m; dislocamento 914 tonnellate; Potenza 1800 cv; velocità 14 nodi. In questo periodo il suo porto d'ormeggio fu Le Havre.
 
Il 17 aprile 1939, in occasione della crisi cecoslovacca, l'Eros fu requisito dalla Marina Nazio- nale Francese e inviato in servizio ad Aiaccio con la sigla A.D.227.
Il 4 maggio fu restituito ai suoi proprietari civili, ma tre mesi più tardi con la Seconda Guerra Mondiale ormai in corso fu nuovamente requisito e reinscritto nel ruolo militare con il numero A.D.196.
Fu affidato a "Marine Marne" e inviato a Tangeri, ove ebbe un ruolo rappresentativo anche per le autorità francesi a Gibilterra.
 
Le prime missioni
 
Furono dunque missioni principalmente diplomatiche quelle affidate a questo prestigioso yacht; ciononostante, fu poi riclassificato come scortaconvoglio, ricevendo un cannone da 100 mm e alcune altre installazioni militari indispensabili per i nuovi compiti, e il suo numero divenne P. 140.  
Rimesso in servizio a Tolone il 2 settembre, partirà per Tangeri il 10 novembre 1939.
Delle sue missioni militari ricordiamo una scorta al sottomarino "Ariane" nel dicembre 1939, una scorta al sottomarino "Espadon" nell'aprile 1940, la scorta a due convogli trasporto truppe in marzo, e il riconoscimento dello stato sanitario (del rimorchiatore Danese Geir) il 12 aprile 1940. L'Eros non lascerà il porto di Tangeri che dopo l'armistizio per raggiungere Casablanca il 26 giugno 1940 con il personale della Missione Navale Francese di Gibilterra. Resterà due anni in Marocco, poi sarà richiamato a Tolone, giungerà in Provenza il 16 giugno 1942; incorporato nella divisione Metropolitana, sarà incaricato della sorveglianza dei litorali e verrà ribattezzato col nome di "Incomprise".
Il 27 novembre 1942 i tedeschi occupano Tolone: la maggior parte delle navi presenti nel porto viene danneggiata e affondata, ma alcune piccole unità, tra cui l'"lncomprise", vengono catturate integre.
 
Cacciatore di sottomarini
 
Ufficialmente ceduto alla Kriegsmarine dal governo di Vichy, la nave nell'arsenale di Tolone subì notevoli modifiche al fine di trasformarla in U-Jager (cacciatore di sottomarini).
Contrariamente all'armamento sommario di cui era stato dotato dalla Marina Francese, le instal- lazioni tedesche furono molto più importanti.
Il ponte posteriore fu interamente scoperto sino all'altezza della sala macchine, scomparvero i lussuosi saloni superiori e sul ponte principale, così ripulito, furono fissati un pezzo da 88 mm, tre piattaforme di artiglieria antiaerea e otto lancia granate anti sottomarino.
Sul ponte prodiero venne installata una piattaforma per un binato di 37 mm e due pezzi da 20 mm vennero disposti su ogni bordo avanti e dietro il ponte di comando.
Degli apparecchi speciali per l'ascolto dei sottomarini trovarono posto nello scafo. Questi importanti lavori richiesero più di nove mesi; la prima uscita di prova dell'unità, ribattezzata U-J 2216, venne effettuata il 2 settembre 1943.
Messo infine in servizio il 27 settembre 1943 e assegnato alla 22 U-J flottiglia, di base a Genova, l' "U-J 2216" rimase bloccato parecchie settimane a Marsiglia e non riuscì a raggiungere Genova che agli inizi del 1944.
La sua carriera militare nella Kriegsmarine fu breve.
Il 13 settembre 1944, verso sera, l'U-J 2216 è in missione nei pressi di La Spezia, soffia un leggero vento da terra, il tempo è bello e la luna alta nel cielo...
L' "U-J 2216" scorta due posamine.
l' M.F.P. "2865" e il "2922", scopo della missione è la posa di un nuovo sbarramento di mine nei pressi del porto di La Spezia. Le mine sono tutte sganciate, verso le 23,30 la missione è compiuta, il piccolo convoglio si avvia verso Genova con l'U-J in testa seguito dalle due M.F.P. Dopo alcuni minuti le navi sono sorprese dal primo passaggio di un aereo da ricognizione (i vecchi pescatori locali ricordano benissimo questi voli di ricognizione degli alleati e chiamavano questo aereo Pippo); dopo aver lanciato alcuni razzi rischiaranti l'aereo lanciò sei bombe senza successo.
Ma ormai le navi erano state scoperte, una mezz'ora più tardi infatti l'operatore radio del U-J intercettò delle comunicazioni in inglese che davano ordine a delle vedette veloci di dirigersi sul piccolo convoglio.
 
La battaglia in mare
 
Alle ore 3 i dispositivi d'ascolto di babordo individuarono rumori di eliche a circa 25 miglia, l'al- larme fu dato e gli uomini raggiunsero i posti di combattimento ma bisognava attendere ancora una mezz'ora prima di avvistare il nemico.
Alle 3,30 alcuni marinai imbarcati su una delle M.F.P. credettero di riconoscere due sagome. Al fine di facilitare i rilevamenti, l'U-J manovrò di 30 gradi prima su un bordo poi sull'altro, ma brusii di fondo perturbarono l'ascolto e il numero degli attaccanti fu sovrastimato in 7 vedette. L'operatore radio, invece, sentì le vedette chiamarsi tra di loro coi nomi in codice, "Tiger", "Mystral", "Tering" e "Daniel": erano dunque 4 e avrebbero attaccato senza dubbio a due a due. Ore 3 e 35: il comandante dell'U-J diede l'ordine di aprire il fuoco coi cannoni da 37 e da 20 mm di prua senza apparenti effetti; poco dopo il sistema d'ascolto percepì il tipico brusio dei siluri filanti sotto la superficie del mare, cinque sibili furono percepiti, due scie passarono a babordo, tre a tribordo, la distanza minima dalla nave fu di tre metri, la massima di venti.
Sul ponte di comando si tirò un sospiro di sollievo: un breve attimo, perché alle 3,40 esatte una detonazione sorprese l'equipaggio, e fu immediatamente seguita dall'esplosione delle munizioni e delle granate anti sottomarino sistemate a poppa.
La poppa fu interamente distrutta, gli inservienti ai pezzi di poppa uccisi o gravemente feriti. L'ordine di abbandono delle navi non venne ancora dato, i cannoni da 37 mm di prua e il 20 mm di tribordo continuarono a sparare aiutati dall'artiglieria delle M.F.P.
L'UJ 2216 si riempì però rapidamente d'acqua e colò a picco da poppa ergendo la prua alta sul mare.
Tutti gli uomini validi e i feriti si gettarono in mare, qualche secondo ancora e la nave scomparve sotto la superficie del mare; il combattimento durò 10 minuti in tutto.
Sulle M.F.P. trovarono posto 57 naufraghi, tra cui 13 feriti, mentre una piccola vedetta uscita da Sestri Levante ne recuperò 9 e 6 raggiunsero la costa a nuoto.
L'indomani alcuni pescatori ritrovarono alcuni corpi senza vita.
In totale si contarono 6 morti e 17 dispersi.
Nel paese di Sestri Levante questa storia non era conosciuta, e si pensava che la nave fosse stata affondata da un sottomarino, arbitrariamente le era stato messo un nome molto generico (KT) nome che in realtà si riferiva a particolari navi da carico usate nel secondo conflitto mondiale, ma come abbiamo visto la vera storia è diversa, ed è quella qui esposta.
 
L'Immersione
 
La prima volta che mi sono immerso sul relitto dell "EROS" fu in una bella giornata d'inizio primavera del 1999.
Un subacqueo di Sestri Levante, Carlo Pighi, quasi dieci anni prima, aveva dato al Corti i punti per poterlo localizzare facilmente.
Superate le poche miglia che separano il relitto dell' "EROS" dal porto di Lavagna, dopo averlo ben pedagnato, gettiamo l'ancora ed ormeggiamo la barca nei pressi della nave affondata.
Indossata l'attrezzatura, che per questo tipo di immersione non è eccessivamente pesante, trattandosi di un bibo 12+ 12 di trimix al 17% di O2 e di un 10 litri di Ean40: una bombola da dieci litri di O2 per sicurezza ed emergenza è sospesa sotto il pallone del robusto pedagno.
Entriamo in acqua e iniziamo la discesa, stranamente scendendo la visibilità aumenta, e la corrente che c'era in superficie, cessa del tutto.
Improvvisamente, a circa 30 metri di profondità vediamo sotto di noi la sagoma dell' "EROS". Raggiungiamo il relitto e scendiamo sul fondo di fianco alla nave, i profondimetri marcano -58 metri.
Nell'acqua pulita si vede chiaramente la forma stretta ed affusolata dello scafo, il cassero e la prua sono molto alti, il relitto ha l'aspetto classico di una nave veloce.
Sopra la plancia di comando alcuni tralicci di ferro formano una struttura triangolare che sale verso la superficie: è il punto più alto del relitto.
Durante la visita dei resti di quella bella nave ci fanno compagnia branchi di boghe, castagnole e saraghi, che nuotano tra le lamiere arrugginite e ricoperte da organismi incrostanti.
Una rete abbandonata avvolge il relitto da prua a poppa.
A prua due cannoncini, probabilmente quelli da 37 mm, sistemati su una piazzola rotonda in posizione sopraelevata, convivono con floride colonie di anemoni, gialli, rosa, verdi.
Tutto lo scafo è disseminato di mitragliatrici e di cannoncini.
La profondità del relitto anche se non richiede obbligatoriamente l'uso del Trimix, però è tale da consigliarlo sempre: infatti respirando questa miscela si riesce a restare perfettamente lucidi per tutta l'immersione e visto che su questo relitto in passato erano già morti dei subacquei, si pensa proprio a causa di errati comportamenti dovuti alla sottovalutata narcosi da profondità, a mio giudizio è un'immersione che deve essere sempre effettuata in sicurezza con le miscele trimix.
Noi abbiamo utilizzato i metodi consigliati nei corsi Trimix 65 della T.S.A., che stavo proprio allora frequentando, ma credo non differiscano molto da quelli delle altre didattiche.
La nota principale ritengo debba essere quella di sconsigliare sempre e chiunque dall'effettuare questa immersione con l'aria.
 
Marco Saibene
 
Les photos de l'Eros n° 2 :
 
http://images4.hiboox.com/images/3008/292ebb3be5eeb6c45fe687f91b736002.jpg
 
http://images4.hiboox.com/images/3008/89af068d3a285d3ba78968cc77f8ff3f.jpg
 
Là, pour le coup, y a pas photo pour les clichés, il ne s'agit plus du même.
 
Que ce soit avec le Dico ou le Répertoire, je suis enduit d'erreurs...
Et ce n'est pas fini.
 
(à suivre)
 
 
 
 
 
 
 


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°7300
Ar Brav
Posté le 26-07-2008 à 11:12:05  profilanswer
 

Re,
 
Voici une photo du Baron Henri de Rothschild sur son yacht Eros en 1934 :
 
http://images4.hiboox.com/images/3008/1f367880b656d3870d40fb142537fc0c.jpg
 
Sur le n° 1 ou le n° 2 ?
 
On relève plusieurs témoignages de croisière :
 
En 1930, Colette fit un bref séjour à Berlin, puis, en juillet, une croisière sur l”Éros”, yacht de Henri de Rothschild qui mena ses passagers sur les côtes de Norvège. Elle séjourna à Saint-Tropez, mais, la réputation de l’endroit se répandant, elle se plaignit : «Il y avait dix yachts dans le port, une horreur !». Sa réputation à elle grandissant aussi, il n’était pas rare de voir des curieux devant sa maison, autrefois si tranquille.
 
Avec la célébrité, les voyages de Colette deviennent mondains : croisière à bord de l’Eros, le yacht d’Henri de Rothschild, inauguration officielle de la première traversée du Normandie (29 mai 1935).
 
etc.  
 
De ces extraits (et d'autres), il ressort que le bateau était en croisière en Norvège en juillet 1930.
 
En résumé :
 
Qu'est-il advenu du premier Eros ?
A la déclaration de guerre en 1914, il était bien aux Etats-Unis
Il y a confusion des 2 bateaux dans le répertoire et le dictionnaire
A la déclaration de guerre en 1939, il s'agissait d'un second Eros qui a été réquisitionné, puis acheté par la Marine en 1942, puis coulé (voir les photos de l'épave), et non récupéré et rayé le 04.07.1950 comme indiqué
 
http://images4.hiboox.com/images/3008/95fb32e6ee0dabb9a87b3bfb962ba37a.jpg
 
GPS-Position: 44°15'50"N / 09°21'58"E
 
Les données concernant les propriétaires du ENETIA 1905 mentionné plus haut indiquent ce propriétaire jusqu'en 1925, ensuite il a vraisemblablement acheté le second yacht construit en 1926 (et vendu le premier ?)  
 
Quel bazar pour un bateau que tout le monde peut s'offrir.  :)  
C'est pas l'tout, les cuirassés attendent.
 
Bien cordialement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 26-07-2008 à 12:55:07

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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°7301
Terraillon​ Marc
Posté le 26-07-2008 à 12:15:29  profilanswer
 

Bonjour Franck
 
Je ne pensais pas que la photo du yacht EROS (en 1917) souleverait autant de questions !!
 
Je vais déjà tenter la traduction du texte italien (et suspendre pendant un temps la rédaction de la fiche du Suffren)
 
A trés bientot


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Cordialement
Marc TERRAILLON
http://navires-14-18.monsite.orange.fr/index.jhtml
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°7302
Ar Brav
Posté le 26-07-2008 à 13:35:49  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Lu sur un autre site de plongée :
 
The KT (Krieg Transporte, former Eros)  near Sestri Levante 1944.  
 
The German corvette known as KT (Krieg Transporte) was actually a luxury yacht, built in Leith (UK) for Henry de Rotschild : it was called Eros.  
She was joined to the Marine Nationale Francaise during 1939, when she was at Le Havre, and renamed to serve in Meditarranean as AD 196.  
She served for two years at Tangeri and Casablanca, where she hosted a number of diplomatic missions. Then, during 1942, she moved to Toulon, where again received a new name, Incomprise.  
 
At the end of 1942 she was captured by the Kriegsmarine, and transformed in anti submarine corvette with the name of U-Jager UJ 2216. Her new base was Genova.  
 
On September 13, 1944, she was escorting two minelayers to La Spezia harbour, when the convoy was attacked by an allied torpedo-bomber : two torpedoes hit the corvette, causing the explosion of the depth charges : the stern was completely destroyed, and the KT sank rapidly.  
Six men of the crew died, and seventeen more were missing.
 
The wreck lies in navigation trim on a muddy bottom at a depth of - 60m, while the upper parts of the structure reach - 35m. The anterior part of the hull is very well preserved, and the KT is probably the most interesting wreck in Liguria.
The bow (left) is absolutely spectacular, the twin 20mm machine guns (above) still pointed against the torpedo-bomber.  
 
Position: 44°15'50"N ; 9°21'58"E

 
Cordialement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°7304
Rutilius
V. infra.
Posté le 26-07-2008 à 15:52:11  profilanswer
 


   Bonjour Franck, Marc et Olivier,
   Bonjour à tous,
 
   Il me semble qu'avec l' Eros, vous faites durer ... le plaisir ! Et vos lecteurs ne boudent pas le leur ! Superbe investigation dans le temps.
 
   Bien à vous,
 
   Daniel.

n°7313
Terraillon​ Marc
Posté le 26-07-2008 à 18:07:27  profilanswer
 

Bonsoir
 
Voici une traduction du texte de Marco Saibene :
 
La véritable histoire de l’ÉROS
 
 
Ou : Les fantômes de Tigullio – L’Eros, un yacht dans la guerre – un navire sous deux pavillons.
 
Résumé avec texte et photographie des articles publiés
dans la revue « SUB » n° 69, juillet 1990, de Claudio Corti
dans la revue « MARINES » n° 33, septembre / Octobre 1994, de Marco Saibene
dans la revue « IL SUBACQUO » n° 311, avril 1999, de Marco Saibene.
 
"Dans les environs du pays de Sestri Levante (Italie) se trouvent des épaves datant de la derniere guerre mondiale, un de ces navires est généralement connu sous le nom de KT.
 
C'est une épave dont on n’avait pas réussi à reconstituer la véritable histoire, mais très intéressante à visiter pour les plongeurs experts.
 
Dans le passé, j'avais déjà essayé de connaître l’histoire de ce navire, mais malgré tous mes efforts, je n'avais pas été en mesure d'obtenir des données historiques sur celui-ci.  
 
Maintenant, grâce aux documents historiques de la Kriegsmarine, que j'ai maintes fois sollicités, l'histoire de l'Eros, qui devint plus tard "U-J 2216" a finalement été reconstituée.
 
Ce navire a donc été à l'origine, un magnifique yacht appartenant au banquier et baron Henri de Rothschild.
 
Il a été lancé en 1926 par le chantier Ramage et Ferguson, de Leith, la construction a été suivie par le capitaine J. H. Evrard qui en a ensuite pris le commandement.
 
L ' "Eros" était propulsé par deux moteurs de 900 ch chacun, pour un poids de seulement 26 tonnes, ce qui en ce temps là, était un record de légèreté ; le yacht était extrêmement luxueux avec une excellente qualité de finition.
 
Ses caractéristiques sont les suivantes:  
Longueur totale de 65,13 m,  
9,75 m de large,  
914 tonnes de déplacement,  
Puissance : 1800 CV,  
Vitesse : 14 noeuds.  
 
Au cours de cette période, son port d’attache est Le Havre.
   
Le 17 avril 1939, lors de la crise tchécoslovaque, l'Eros est réquisitionné par la Marine nationale française et affecté à Ajaccio avec les initiales AD227
 
Le 4 mai, il est restitué à ses propriétaires civils, mais trois mois plus tard avec l’éclatement de la Seconde Guerre mondiale, il est nouveau réquisitionné et réaffecté comme navire militaire avec le numéro AD196.
 
Il a été confié à « Marine Marne » et envoyé à Tanger, où il avait un rôle de représentation pour les autorités françaises à Gibraltar.
 
Les premières missions
 
Ce sont donc principalement des missions diplomatiques qui sont confiées à ce prestigieux yacht ; il est par la suite, reclassé comme escorteur, recevant un canon de 100 mm et d'autres équipements militaires essentiels pour les nouvelles tâches ; son numéro est devenu P140.  
 
En service à Toulon le 2 Septembre, départ pour Tanger le 10 Novembre 1939.
 
Au cours de ses missions militaires, on note l’escorte du sous-marin "Ariane" en Décembre 1939, l’escorte du sous-marin "Espadon" en 1940, deux escortes de convois transportant des troupes en Mars, et une visite sanitaire (du remorqueur danois Geir) le 12 Avril 1940.  
 
L’Eros ne quittera le port de Tanger qu’après l'armistice pour rejoindre Casablanca le 26 Juin 1940 avec le personnel de la mission navale de Gibraltar.  
 
Il reste deux ans au Maroc, il sera affecté à Toulon, et rejoint la Provence le 16 Juin 1942 ; intégré à la division métropolitaine, il sera responsable de la surveillance des côtes et sera rebaptisé "Incomprise".
 
Le 27 Novembre 1942, les Allemands occupent Toulon ; La plupart des navires au port sont endommagés et ont coulé, mais certaines petites unités, y compris l'"Incomprise", sont capturées intacts.
 
Chasseur de sous-marins
 
Officiellement cédé à la Kriegsmarine par le gouvernement de Vichy, le navire a subi des changements importants dans l’arsenal de Toulon afin de la transformer en U-Jager (chasseurs de sous-marins).  
 
Contrairement à l’armement sommaire fourni par la marine française, les équipements étaient beaucoup plus importants.
 
Le pont supérieur a été entièrement démonté jusqu'à la salle des machines, faisant disparaître les luxueux salons et sur le pont principal, ainsi nettoyé, sont fixés un canon de 88 mm, trois plates-formes d'artillerie anti-aérienne et huit lance grenades anti-sous-marins.
 
Sur le pont a été installée une plate-forme pour un bitube de 37 mm et deux pièces de 20 mm ont été disposées de chaque bord, avant et derrière la passerelle.
 
Des équipements spéciaux pour l'écoute des sous-marins trouvent place dans la coque. Ces importants travaux ont nécessité plus de neuf mois, la première sortie d'essai de l'unité, rebaptisée U-J 2216, a été faite le 2 Septembre 1943.
 
Enfin mis en service le 27 Septembre 1943 et affecté à la flottille 22 U-J, basée à Gênes, l"U-J 2216" est resté bloqué plusieurs semaines à Marseille et ne parvient à rejoindre Gênes qu’au début de 1944.
 
Sa carrière militaire au sein de la Kriegsmarine est brève.
 
Le 13 Septembre 1944, en soirée, l"U-J 2216" est en mission près de La Spezia ; un léger vent souffle de la terre, le temps est magnifique et la lune haute dans le ciel ...
 
L'"U-J 2216" escorte deux poseurs de mines, les M.F.P. "2865" et "2922", l'objectif de la mission est l'installation d'un nouveau barrage de mines autour du port de La Spezia.  
 
Les mines sont toutes posées, à 23h30, la mission a été accomplie, le petit convoi se dirige vers Gênes avec l'U-J en tête suivie des deux MFP.
 
Après quelques minutes, les navires sont surpris par le premier passage d'un avion de reconnaissance (les vieux pêcheurs locaux se souviennent très bien de ces vols de reconnaissance alliés et ont appelé cet appareil Pippo) ; après avoir lancé quelques fusées, l’avion largue six bombes sans succès.
 
Mais maintenant, les navires ont été découverts ; une demi-heure plus tard l'opérateur radio de l’U-J intercepte des communications radio en anglais qui donnent l'ordre aux vedettes rapides de se diriger vers le petit convoi.
 
La bataille en mer
 
À 3 heures, les dispositifs d'écoute côté bâbord localisent un bruit d’hélices à 25 milles environ, l'alarme a été donnée et les hommes rejoignent les postes de combat, mais il est nécessaire d'attendre une demi-heure avant l'observation de l’ennemi.
 
3h30, des marins à bord de l'un des MFP croient reconnaître deux formes.
 
Afin de faciliter les relèvements, l'U-J manoeuvre de 30 degrés sur un bord puis sur l’autre, mais les bruits de fond perturbent l’écoute et le nombre d'assaillants a été surestimé à 7 vedettes.  
 
L'opérateur radio, toutefois, a estimé le nombre de vedettes grace aux échanges radio avec les noms de code, «Tiger», «Mystral", "Tering" et "Daniel" ; Elles sont 4 et attaqueront deux par deux.  
 
3 heures 35, le commandant de l’U-J a donné l'ordre d'ouvrir le feu avec le canon de 37 et les canons de 20 mm, apparemment sans effet ; peu de temps après, le système d’écoute identifie le bruit typique des torpilles sous la surface de mer ;
 
Cinq torpilles sont lancées, deux passent à bâbord, trois à tribord à une distance minimale du navire de trois mètres et maximale de vingt mètres.
 
Sur la passerelle c’est un soupir de soulagement pendant un bref moment, car, à 3h40 exactement, une détonation surprend l'équipage, et est immédiatement suivie de l'explosion de munitions et de grenades anti-sous-marines à l’arrière.
 
La partie arrière a été entièrement détruite, les servants des pièces à l'arrière sont tués ou gravement blessés. L'ordre de l'abandon du navire n'étant pas encore donné, les canons de 37 mm de l'avant et de 20 mm à tribord continuent à tirer, aidé par l’artillerie des MFP
 
L"U-J 2216" se remplit rapidement d’eau et coule à pic par la poupe.
 
Tous les hommes valides et les blessés sont jetés à la mer, encore quelques secondes et le navire disparaît sous la surface de la mer, la bataille a duré 10 minutes en tout.
 
les M.F.P. recueillent 57 survivants, dont 13 blessés, tandis qu'un petit navire sorti de Sestri Levante en récupère 6 ; 9 ont atteint la côte à la nage.
 
Le lendemain, des pêcheurs trouveront des corps sans vie.  
 
Au total, il y aura 6 morts et 17 disparus
 
Dans le village de Sestri Levante cette histoire n'était pas connue, et il était raconté que le navire avait été coulé par un sous-marin, il a été arbitrairement donné un nom générique (KT) nom qui fait référence à des navires de charge utilisés dans la deuxième Guerre mondiale, mais comme nous l'avons vu la vraie histoire est différente, et est exposée ici."
 
 
Voila, ce n'est pas du littéral mais cela permet de resituer le navire et de conclure que ce n'est pas celui que nous cherchons  :)  
 
A bientot  :hello:


Message édité par Terraillon Marc le 26-07-2008 à 18:38:30

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Cordialement
Marc TERRAILLON
http://navires-14-18.monsite.orange.fr/index.jhtml
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°7314
Terraillon​ Marc
Posté le 26-07-2008 à 18:43:27  profilanswer
 

Ar Brav a écrit :

Bonjour à tous,
....
09.1939 : réquisitionné, immatriculé P 140
09.1940 : déréquisitionné
28.07.1942 : acheté par la Marine qui le renomme Incomprise II
27.11.1942 : sabordé dans la darse vieille de Toulon
Renfloué par les Allemands, devient le UJ 2216
14.09.1944 : torpillé (ou plutôt bombardé ?) à Gènes
Aurait été renfloué et restitué, puis rayé en 1950.
...
 
Cordialement,
Franck


 
Bonjour Franck
Je pense que cette partie de la fiche signalétique est à retirer, ces informations concernent l'EROS II
 
Elles sont à remplacer par les données du site américain (plus cohérentes en attendant d'avoir des images de la période post WWI)
 
 
A bientot

Message cité 1 fois
Message édité par Terraillon Marc le 26-07-2008 à 18:48:22

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Cordialement
Marc TERRAILLON
http://navires-14-18.monsite.orange.fr/index.jhtml
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°7315
Ar Brav
Posté le 26-07-2008 à 18:49:42  profilanswer
 

Bonsoir Marc,  
 
Un grande grazie e bravo per la traduzione, c' sono molto più chiaro ora cerco ancora per Eros numero 1  
 
A presto,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°7316
Ar Brav
Posté le 26-07-2008 à 18:53:47  profilanswer
 

Terraillon Marc a écrit :


Bonjour Franck
Je pense que cette partie de la fiche signalétique est à retirer, ces informations concernent l'EROS II
Elles sont à remplacer par les données du site américain (plus cohérentes en attendant d'avoir des images de la période post WWI)
A bientot


 
Bonjour Marc,
 
C'est bien ce qui est prévu, m'ayant fait ma propre opinion, mais j'attendais par acquit de conscience la confirmazione della diretore  :)  
 
Amicalement,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°7317
Terraillon​ Marc
Posté le 26-07-2008 à 19:15:53  profilanswer
 

Bonjour
 
Voici une photo de l'EROS (II) publiée dans l'Officiel de la Mode n° 158 - 1934.
 
 
http://perso.orange.fr/MT06/EROS II.jpg
 
 
(C'est mieux avec l'image  :D )
 
 
A bientot  :hello:


Message édité par Terraillon Marc le 26-07-2008 à 19:32:59

---------------
Cordialement
Marc TERRAILLON
http://navires-14-18.monsite.orange.fr/index.jhtml
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°7318
Terraillon​ Marc
Posté le 26-07-2008 à 20:12:34  profilanswer
 

Bonsoir Franck
 
J'ai un gros doute pour le VENETIA ...
 
 
http://perso.orange.fr/MT06/EROS_xxx_comparaison.jpg
 
 
Un troisieme EROS ... :??:  
 
 
A bientot :hello:


Message édité par Terraillon Marc le 26-07-2008 à 20:22:13

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Cordialement
Marc TERRAILLON
http://navires-14-18.monsite.orange.fr/index.jhtml
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°7319
Terraillon​ Marc
Posté le 26-07-2008 à 20:27:47  profilanswer
 

Bonsoir
 
Voici probablement le récit du naufrage de l'EROS cité par Olivier :
 
http://perso.orange.fr/MT06/51LIWBcD6iL__SS400_.jpg
 
A bientot

Message cité 1 fois
Message édité par Terraillon Marc le 26-07-2008 à 20:53:22

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Cordialement
Marc TERRAILLON
http://navires-14-18.monsite.orange.fr/index.jhtml
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°7320
Ar Brav
Posté le 26-07-2008 à 20:50:56  profilanswer
 

Bonsoir Marc,
Bonsoir à tous,
 
Il y a eu un Eros précédant celui qui nous concerne, et qui a participé aux régates sur la Riviera en 1895 (celui construit en 1884).
 
Ce qui suit devrait nous faire approcher, le premier en ligne n'était pas le bon :
 
EROS Patrouilleur auxiliaire ex-yacht (1915-1919)  
   
Chantier :  
 
Ramage & Ferguson Ltd. of Leith, Ecosse.
Commencé : 1905  
Mis à flot : 20.04.1905  
Terminé : 06.1905  
En service : 29.03.1915 (MN)  
Retiré : 26.02.1919  
Caractéristiques : 1 129 t ; 69,9 x 9,5 m ; 2 machines alternatives ;  chaudière ; 13 nds.  
Armement : I de 100 mm (?).  
 
Observations :  
   
Yacht Honor construit en Grande-Bretagne lancé sous pavillon britannique pour le compte du Baron de Forest, Southampton, chantier n° 198.  
1911 : acheté par M. de Rothschild et renommé Eros
12.05.1914 : à Paris, le Baron Henri de Rothschild loue son yacht à M. Eugène Higgins pour la période du 20.07.1914 au 20.02.1915. La location s’élève  à 7 140 $ / mois au départ de Marseille, capitaine Julien H. Evrard et 39 membres d’équipage (New York Times du 19 novembre 1916)  
10.07.1914 : quitte Marseille pour les Etats-Unis  
27.07.1914 : arrivée à New York après une traversée marquée par des avaries de chaudières limitant l’autonomie en eau douce du navire  
Août 1914 : à l’entrée en guerre, malgré les demandes d’E. Higgins, le capitaine refuse d’appareiller de New York pour Newport sans ordre du propriétaire (Rothschild) et instructions du Consulat. 22 membres de l’équipage sont mobilisables et  doivent être rapatriés. Instruction est donnée au capitaine de ne pas quitter les eaux américaines et d’attendre l’arrivée d’un nouvel équipage pour convoyer le bateau en France. Le loueur, M. Higgins, mécontent qu’il y ait la guerre car la rupture de contrat l’oblige à louer un autre yacht, le Cassandra, intente un procès qu’il gagne contre le propriétaire, obligeant ce dernier à lui verser 30 000 $.  
A son retour en France, l’Eros en mis à la disposition du gouvernement français  
29.03.1915 : réquisitionné à Bône
10.1915 : en début de mois, en vue de préparer l’organisation d’une nouvelle base navale à Salonique, l’amiral Dartige du Fournet s’embarque sur l’Eros avec le général Bailloud, pour prendre, suivant les instructions de l’amiral de Robeck, le commandement des forces navales alliées détachées devant ce port
1917-1918 : patrouilles de Tunisie
Au 01.07.1918 : figure à l’effectif de l’Armée navale, Division des patrouilles de Tunisie. Porte la marque du CV Vindry, commandant la division composée de :
La 9ème escadrille de torpilleurs :
Catapulte (CF commandant l’escadrille)
Arquebuse
Rapière
Epieu
Sagaie
Bélier

Avisos La Hire, D’Iberville, Algol
Canonnières Friponne, Diligente, Impatiente, Moqueuse, Malicieuse
La 2ème escadrille de patrouille (13 chalutiers)
La 3ème escadrille de patrouille (13 chalutiers)
Trois groupes offensifs d’écoute (1 chalutier, 1 chasseur, 9 vedettes)
L’escadrille de dragage de Tunisie (5 dragueurs)
26.02.1919 : déréquisitionné, rendu à son propriétaire qui le garde jusqu’en 1925* et fera construire un troisième Eros en 1926, qui sera réquisitionné en 1939 et coulé le 13 septembre 1944
Premier trimestre 1936 : démantelé en Jamaïque.  
 
J'ai un gros doute également avec le Venetia, ce n'est pas clair cette histoire ; à moins que le Baron ne se soit séparé de celui-ci (de la GM I) et acheté l'ex-Venetia en 1922 pour attendre celui de 1926 (de la GM II)
Dans ce cas, il s'agit d'un 4ème Eros  :pt1cable:  
 
D'où :
 
qui le garde jusqu’en 1925* : à prendre avec précautions...et le torpillé est le n° 4 (sous réserve qu'il n'en ait pas eu un autre AVANT celui de 1884  :lol: )
 
Cordialement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 28-07-2008 à 19:05:24

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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°7321
Ar Brav
Posté le 26-07-2008 à 21:01:43  profilanswer
 

Terraillon Marc a écrit :

Bonsoir
Voici probablement le récit du naufrage de l'EROS cité par Olivier :
http://perso.orange.fr/MT06/51LIWBcD6iL__SS400_.jpg
A bientot


 
Re, Marc,
 
Tu ne l'aurait pas en meilleure définition ? Je ne peux lire le texte. Si le bateau est donné naufragé en Jamaïque en 1936, nous sommes dans les clous, sinon, dans les choux.
 
Bonne soirée,
Franck


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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°7322
Terraillon​ Marc
Posté le 26-07-2008 à 21:36:52  profilanswer
 

Bonjour
 
J'ai récupéré la photo sur un site de vente américain (année 1907)
A part acheter la feuille de choux de langue anglaise (25 $), je ne peux pas te donner d'autres informations
 
Désolé
 
A bientot


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Cordialement
Marc TERRAILLON
http://navires-14-18.monsite.orange.fr/index.jhtml
A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.
n°7324
Ar Brav
Posté le 27-07-2008 à 07:21:20  profilanswer
 

Bonjour Marc,
Bonjour à tous,
 
S'il s'agit d'un naufrage de 1907, il est sans doute question du premier bateau. 25 $, çà fait cher l’article…On est pas Rothschild  ;)  
Je vais tenter une récap de toutes ces chansons différentes. Dans cette histoire, je reste un roc. Et le roc fait l'air de la chanson.
 
Oui, bon d'accord, je sors  [:jean maeso]  
 
Bonne journée et bon dimanche à tous,
Franck


Message édité par Ar Brav le 27-07-2008 à 12:48:48

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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°7326
Ar Brav
Posté le 27-07-2008 à 09:26:30  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Un résumé, dans l’état de nos connaissances actuelles, les bateaux sont repérés I, II, III et IV :
   
EROS Yacht I
 
Chantier :  
 
Shuttleworh Chapman, Erith, Grande-Bretagne.  
Commencé : 1884  
Mis à flot : 12.1884  
Terminé : 1885
Retiré : perdu en 1907 (?)  
Caractéristiques : 6 33 t.  
 
Observations :  
   
Yacht construit en Grande Bretagne et lancé sous le nom d’Eros en 1884. N° de chantier inconnu.
03-04.1895 : des régates sont organisées et ont lieu sur la Riviera française. Les modalités en ont été définies à bord de l’Eros en février 1895 avec A. de Rothschild (New York Times du 07 février 1895)  
 
 
EROS Yacht II Patrouilleur auxiliaire ex-yacht (1915-1919)  
   
Chantier :  
   
Ramage & Ferguson Ltd. of Leith, Ecosse.  
Commencé : 1905  
Mis à flot : 20.04.1905  
Terminé : 06.1905  
En service : 29.03.1915 (MN)  
Retiré : 26.02.1919 (MN)    
Caractéristiques : 1 129 t ; 69,9 x 9,5 m ; 2 machines alternatives ;  chaudière ; 13 nds.  
Armement : I de 100 mm (?).  
   
Observations :  
   
Yacht Honor construit en Grande-Bretagne lancé sous pavillon britannique pour le compte du Baron de Forest, Southampton, chantier n° 198.    
1911 : acheté par M. de Rothschild et renommé Eros  
12.05.1914 : à Paris, le Baron Henri de Rothschild loue son yacht à M. Eugène Higgins pour la période du 20.07.1914 au 20.02.1915. La location s’élève  à 7 140 $ / mois au départ de Marseille, capitaine Julien H. Evrard et 39 membres d’équipage (New York Times du 19 novembre 1916)  
10.07.1914 : quitte Marseille pour les Etats-Unis, etc…  
Premier trimestre 1936 : démantelé en Jamaïque.  
 
 
EROS Yacht III
 
Chantier :  
   
Ramage & Ferguson Ltd. of Leith, Ecosse.  
Commencé : 1905  
Mis à flot : 20.05.1905  
Terminé : 07.1905  
En service : 1905  
Retiré : 1957    
Caractéristiques : 577 t ; 239 tjn ; 189 (LO) 166,5 (WL) x 26,5 pieds ; machine à triple expansion Ramage & Ferguson ;  chaudière ; 11-13 nds.  
 
Observations :  
 
Yacht Venetia construit en 1905, chantier n° 200, pour le compte de F.W. Sykes qui le détient jusqu’en 1913. Il est vendu à la Royal Navy pendant la guerre.  
1922-1925 : propriété du Baron Henri de Rothschild qui le renomme Eros  
 
 
EROS Yacht IV
 
Chantier :  
   
Ramage & Ferguson Ltd. of Leith, Ecosse.  
Commencé : 1925 ?  
Mis à flot : 02.03.1926  
Terminé : 1926  
En service : 1926  
En service : 1939 (MN)
Retiré : 1942 (MN)
Retiré : 1944 (Kriegsmarine)  
Caractéristiques : 1 112 t ; 65,13 x 9,75 ; 1 800 cv ; 2 moteurs Diesel de 900 cv chacun ; 14 nds.  
 
Observations :  
 
Yacht Eros construit en 1926, chantier n° 263, pour le compte de H. de Rothschild qui le détient jusqu’à la guerre. La construction a été suivie par le capitaine J. H. Evrard qui en a ensuite pris le commandement.  
Le 17 avril 1939, lors de la crise tchécoslovaque, l'Eros est réquisitionné par la Marine nationale française et affecté à Ajaccio avec les initiales AD 227  
Le 4 mai, il est restitué à ses propriétaires civils, mais trois mois plus tard avec l’éclatement de la Seconde Guerre mondiale, il est nouveau réquisitionné et réaffecté comme navire militaire avec le numéro AD 196. Sera renommé par la suite Incomprise par la Marine française.  
Saisi à Toulon par les Allemands en novembre 1942, refondu et reconverti en chasseur de sous-marins U-J 2216 en 1943. Alors en mission près de la Spezia et faisant route sur Gênes, il sera coulé le 14.09.1944 après une attaque de 4 MTB alliés.
 
Cordialement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 28-07-2008 à 19:04:22

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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°7385
kgvm
Posté le 28-07-2008 à 11:55:38  profilanswer
 

To make things a little more difficult:
according to Lloyd's register of Yachts 1930 "Eros" (IV) was (may be for tax reasons?) British registered for S. Y. Limited, Manager: H. E. Julyan, Leith!
The register of 1938 (the next I have) lists the yacht as owned by Baron Henri de Rothschild, Le Havre.
"Eros" (III) was registered in 1930 as British "Trenora" (ex "Venetia" ex "Eros" ex "Venetia" ) owned by E. Gerald Stanley, Gibraltar. In 1938 she is registered as "Venetia" (ex "Trenora" ex ...), owned by Lord Inverforth, P.C., Southampton. I assume the change in name happened in 1933, for in that year a new "Trenora" was delivered to E. Gerald Stanley.
"Eros" (II) is not listed in Lloyd's Register of Yachts 1930 (not 1938), but there are only some American yachts listed, so she may have well existed until 1936.

n°7386
kgvm
Posté le 28-07-2008 à 12:08:38  profilanswer
 

Well, "Eros" (II) was rebuilt into a steamship and was owned in 1930 by Webster Shipping Co. Ltd., Kingston, Jamaica (http://www.plimsollshipdata.org/pdffile.php?name=30b0388.pdf)
Plimsoll gives her as hulked in 1935 (http://www.plimsollshipdata.org/ship.php?ship_id=50317&name=Honor)

n°7389
Ar Brav
Posté le 28-07-2008 à 12:26:37  profilanswer
 

kgvm a écrit :

To make things a little more difficult:
according to Lloyd's register of Yachts 1930 "Eros" (IV) was (may be for tax reasons?) British registered for S. Y. Limited, Manager: H. E. Julyan, Leith!
The register of 1938 (the next I have) lists the yacht as owned by Baron Henri de Rothschild, Le Havre.
"Eros" (III) was registered in 1930 as British "Trenora" (ex "Venetia" ex "Eros" ex "Venetia" ) owned by E. Gerald Stanley, Gibraltar. In 1938 she is registered as "Venetia" (ex "Trenora" ex ...), owned by Lord Inverforth, P.C., Southampton. I assume the change in name happened in 1933, for in that year a new "Trenora" was delivered to E. Gerald Stanley.
"Eros" (II) is not listed in Lloyd's Register of Yachts 1930 (not 1938), but there are only some American yachts listed, so she may have well existed until 1936.


 
Bonjour Klaus,
 
Merci pour votre aide, nous sommes partis avec seulement un nom de bateau au début, ce n'est pas simple, mais on progresse.
 
Pour l'Eros IV et les taxes, c'est possible et même très probable.
Pour l'Eros III je suis d'accord :
 
VENETIA 1905 (Eros III) :
 
List of Owners1905-1913 F.W. Sykes  
1913-1919 H. Swithinbank British Navy World War I  
1920-1921 James White  
1922-1925 Baron Henri de Rothschild (EROS)  
1926-1929 H. Swithinbank
1930-1932 E.G. Stanley (TRENORA)  
1933 K.C. Barnaby  
1934-1939 Lord Inverforth British Navy, World War II  
1947 Eugene Eugenides (NIKI)  
1948-1952 Fairway SS Co.  
1953-1956 Home Lines, Inc.  
 
Eros II a bien été du côté de la Jamaïque à cette époque, cela semble se recouper
 
Cordialement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 28-07-2008 à 12:27:16

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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°7405
Ar Brav
Posté le 28-07-2008 à 18:25:39  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Une vue du patrouilleur ex-yacht Eros pendant la guerre :
 
http://images4.hiboox.com/images/3108/26bc20c61d85e812cc1bbcbf6d89fb5b.jpg
 
Cordialement,
Franck


Message édité par Ar Brav le 28-07-2008 à 18:26:48

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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.
n°7408
kgvm
Posté le 28-07-2008 à 20:35:20  profilanswer
 

Another picture of Eros (IV) at Le Havre I' ve posted at Ship Nostalgia some time ago, too:
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/3031/Eros_300_.jpg
Sorry for the small size, if you like a bigger one, use this link:
http://www.shipsnostalgia.com/gall [...] hoto=69066


Message édité par kgvm le 28-07-2008 à 20:38:09
n°7496
Yves D
Posté le 29-07-2008 à 21:30:03  profilanswer
 

Bonsoir à tous
 
J'ai trouvé une référence à ce bateau dans un courrier adressé de Moudros à son épouse le 25.8.1915 par le LV Vennin alors Commandant du Shamrock.
 
L'Eros vient d'arriver, c'est le bâtiment qui porte l'Amiral de Bon, le nouveau grand chef de notre organisation, le commandant de la division des bases du corps expéditionnaire. Le Commandant Pagillon va rentrer en France où on lui donnera un beau commandement...
 
Cdlt
Yves


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www.histomar.net
La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et d'autres thèmes d'histoire maritime.
n°8321
olivier 12
Posté le 24-08-2008 à 23:14:39  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Quelques nouvelles de l’EROS
 
Tout d’abord, celui mis sur le site au début de la discussion photographié dans le bassin du Havre vers 1903 devait être l’EROS 1 et non celui qui s’est échoué dans le Kattegat.
Celui qui s’est échoué était l’EROS 3, d’Henri de Rothschild, et l’accident s’est produit pendant l’été 1922.
 
Voici comment il est rapporté dans l’Illustration de l’époque
 
« L’été dernier le Dr Henri de Rothschild, accompagné d’un de ses fils, fit une longue et belle croisière sur son yacht l’EROS. Il allait de Stockholm à Copenhague et venait de s’engager dans le Kalmar Sund, grand canal très dangereux qui s’étend sur une largeur de 28 km entre la côte suédoise et l’ile d’Oaland.
Le Kalmar Sund n’est pas entièrement navigable car rochers et hauts fonds le rendent peu accessible ; aussi est-il balisé sur toute sa longueur avec des balises rouges et noires qui laissent une largeur de 5 km.
C’était vers 16h00 ; un soleil éclatant descendait, splendide. L’EROS marchait à toute vapeur, 11 nds, lorsqu’un craquement formidable accompagné d’un bruit prolongé se fit entendre. Tout chancela sur le bateau qui venait de toucher un dangereux récif, le Masnagen, situé en plein milieu du Sund.
Sur le pont, ce fut un moment d’émotion que l’on comprend.  
Le capitaine comprit vite la raison de cet échouage : il avait confondu les deux balises repérant le récif avec celles du chenal. Au lieu de les contourner, il était passé entre elles et avait talonné sur le rocher. Il restait échoué.
 
On demanda du secours par TSF et l’on mit les canots à la mer pour parer à toute éventualité. Voici la mise à l’eau des canots.
 
http://img183.imageshack.us/img183/4457/eros3xi6.jpg
 
Au bout d’une heure, qui parut infiniment longue, un bateau arriva de Kalmar. Mais ce n’est que le lendemain matin à 08h00 qu’un remorqueur de sauvetage de 800 tonnes, le NEPTUNE, toujours sous pression dans un port de la côte, arriva sur les lieux de l'accident. Ce bateau, pourvu de pompes, de scaphandriers et de tout le matériel de sauvetage vint accoster l’EROS.
Le Dr Rothschild signa l’engagement de payer les frais de sauvetage.
 
Voici le NEPTUNE le long de l’EROS
 
http://img183.imageshack.us/img183/264/eros1oe9.jpg
 
Des scaphandriers inspectèrent la coque qui n’avait pas de déchir