FORUM pages 14-18
  Forum Pages d'Histoire : cavalerie

  Les Cuirassiers dans la Grande Guerre.

 

gizmo02 et 38 utilisateurs inconnus

 Mot :   Pseudo :  
 
Bas de page
Auteur Sujet :

Les Cuirassiers dans la Grande Guerre.

n°92
Jean RIOTT​E
Posté le 09-09-2006 à 22:15:23  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous,
La quasi totalité des échanges de ce Forum portent sur des unités ayant participé à la Grande Guerre dans le cadre de formations appartenant à l' Infanterie. Ce qui est tout à fait compréhensible compte tenu de la tournure prise par cette guerre qui fut avant tout une guerre de position, une succession de batailles de tranchées. Pourtant d'autres Armes ont également participé à la victoire: la Cavalerie entre autres, et les Cuirassiers en particulier.
 
   " En 1914, les cuirassiers partirent le casque et la cuirasse recouverts de toile bise pour éviter le scintillement au soleil. En septembre 1915, les cuirasses furent renvoyées à l' arrière, le casque troqué pour la bourguignotte des autres troupes, de même que fut portée la tenue bleu horizon.
 Les cuirassiers, qui, au début de la guerre, étaient apparus comme les moins utilisables des cavaliers, prirent leur revanche en se transformant en combattants à pied.
   Les cuirassiers à pied. Ils entrèrent d'abord dans les Groupes Légers formés en 1915 dans les divisions de cavalerie et comptant également des cavaliers des autres armes; puis, en juin 1916, on démonta six régiments qui devinrent les 4è, 5è, 8è, 9è, 11è, et 12è régiments de cuirassiers à pied, constitués comme dans l' infanterie à trois bataillons (de chacun 4 escadrons) et trois compagnies de mitrailleuses. Pour compléter les effectifs, qui auraient été insuffisants avec les seuls régiments de cuirassiers démontés, on incorpora des groupes cyclistes et des groupes légers de divisions supprimées et, en 1917, les deux régiments légers dissous ( qui avaient été formés en 1916 avec des groupes légers).
 Les régiments de cuirassiers à pied furent d' abord affectés aux divisions de cavalerie: le 4è à la 1ère DC, le 5è à la 4è DC, le 8è à la 6è DC, le 9è à la 3è DC, le 11è à la 5è DC, le 12è à la 7è DC, d' où il passa à la 2è DC en  juillet 1917. Le 5è se distingua dans la bataille de la Somme, à Pressoir, Ablaincourt et Chaulnes en Novembre 1916, comme le 9è à Biaches en août-septembre 1916, et le 12è à Lihons et Tracy-le-Val en septembre et novembre 1916.
 Le 26 avril 1917 fut formée avec les 4è, 9è, et 11è régiments une division provisoire de cavalerie à pied sous les ordres du général Brécard. Elle monta en ligne le 30 avril dans le secteur du 1er Corps Colonial où elle releva la 2è Division Coloniale. Elle reçut pour objectifs la charnière de la ligne Hindenbourg: moulin et mont de Laffaux, Allemant et carrières de Fruty. Le 4è était à gauche au nord du moulin, le 9è devant le moulin, et le 11è à droite devant les carrières. Après une préparation d'artillerie de cinq jours l'attaque partit le 5 mai à 4 h 45 avec l'appui de quelques chars d' assaut. Traversant le plateau, les cuirassiers s'emparèrent en deux heures des deux premières lignes de tranchées, puis du moulin, puis du château de La Motte, qu'ils reperdirent d'ailleurs. Encerclant le mont de Laffaux, ils furent stoppés par la résistance rencontrée, devant les carrières de Fruty, par le 11è que gênait le retard de la 158è Division à sa droite. De puissantes contre-attaques allemandes reprirent le mont de Laffaux. Un nouvel assaut à 18 heures permit de s'emparer d' Allemant et du mont  de Laffaux mais ce dernier fut bientôt reperdu. Un violent orage au début de la nuit transforma les tranchées en torrents de boue et empêcha les hommes de prendre le moindre repos. Le 6 mai, l'attaque repartit à 16 h, prit le château de la Motte, que l' ennemi, très mordant, réoccupa; nos hommes n'échappèrent à l' encerclement qu' en se dégageant à la baïonnette. Relevée dans la nuit du 9 au 10 mai par la 2è Division Coloniale, la division avait subi de lourdes pertes: le colonel Durand du 11è, blessé avec 11 autres de ses officiers, deux ayant été tués; le 4è qui affronta les durs combats du château de La Motte, comptait 5 officiers tués. Au total, les pertes s' élevaient à 35 officiers et 1200 hommes.
 Un bataillon du 9è et un bataillon du 11è, instruits dans l' accompagnement des chars de combat, participèrent
 le 23 octobre 1917 à l' attaque de La Malmaison entre les fermes Mennejean et Many."
     ( à suivre)
 
Cordialement.
Jean RIOTTE.

n°93
Jean RIOTT​E
Posté le 10-09-2006 à 10:32:06  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
Les Cuirassiers en 1914-1918 (suite et fin).
 
   " En janvier 1918, devant les brillants résultats acquis, fut décidée la création de deux divisions de cavalerie à pied (DCP): la 1ère comprenant les 4è, 9è, et 11è (général Brécard), la 2è comprenant les 5è, 8è, et 12è (général Hennocque).
 La 1ère DCP prit une part glorieuse à la bataille de Noyon. Transportée le 22 mars 1918 à l' est de cette ville, elle releva la 18ème division britannique sur le canal de Crozat, livrant de violents combats les 23 et 24 mars: le 9è devant Tergnier, les 4è et 11è près de Caumont où fut blessé le lieutenant-colonel Thureau du 9è. Rejetée sur Villequier-Aumont puis, le 25, sur Béhéricourt, elle dut repasser le soir au sud de l' Oise par le pont de Varesnes, ayant perdu vingt-sept officiers et plus de 1300 hommes.
 Elle fut ensuite engagée dans la bataille du Matz le 9 juin, défendant héroïquement Le Plessis de Roye, le massif du Plémont et la ferme Saint-Claude pour se replier le lendemain au sud du Matz, ayant encore laissé sur le terrain cent officiers et plus de 3400 hommes. Du 26 septembre au 10 octobre, elle prit part à la bataille de l' Argonne, de part et d'autre de l' Aisne. Enlevant Servon le 26, elle fut durement accrochée le 27 devant le bois de Cernay mais prit le 30 Binarville, Condé-les-Autry et le bois de Cernay; à partir du 1er octobre elle occupa la position d' Autry qu' elle finit par occuper le 8, après des assauts répétés, et poursuivit l'ennemi vers Lançon. Relevée le 10, elle avait perdu plus de 2000 des siens, dont près de 300 pour le seul 4è Cuirassiers. Une dernière fois en ligne dans la bataille du Chesne, elle fut engagée, du 1er au 3 novembre, devant Termes et Olizy.
 La 2è DCP combattit du 4 au 8 avril sur l' Avre à Moreuil et Morisel où fut blessé le 4 le lieutenant-colonel de Breuille du 5è. Puis elle fut engagée sur l' Aisne près de Soissons, contenant, à partir du 30 mai, les attaques furieuses des Allemands, et n' abandonna le plateau de Bonnemaison que le soir pour se replier sur Vézapontin et Morsain où tomba blessé le colonel Meyer du 12è, et, le lendemain, au sud du ru de Vassens où elle arrêta l' ennemi du 1er au 3 juin. Portée ensuite sur les lisières de la forêt de Villers-Cotterêts, elle livra d' épiques combats le 12 juin à Dommiers et Saint-Pierre-Aigle, dut reculer le 13 à l' est de Montgobert mais s' y maintint jusqu'à sa relève le lendemain. Elle avait perdu 35 officiers et plus de 1600 hommes.
 A partir du 12 septembre, elle participa à la bataille de Saint-Mihiel, attaquant de la tranchée de Calonne vers Dompierre, le bois des Chevaliers et de la Selouze, puis releva le lendemain les Américains entre Thillot et Hattonchatel jusqu' au 18 octobre.
   Les Cuirassiers non démontés. Les régiments non démontés combattirent le plus souvent à pied comme leurs camarades des autres unités de cavalerie. Parmi leurs hauts faits nous relaterons: les combats de la 2è brigade de Cuirassiers (1er et 2è), avec la 1ère DC dans la Somme devant Roye et Montdidier au secours des Britanniques enfoncés (26-31 mars 1918) puis sur la Marne: défense de Cierges et du pont de Dormans (29 mai-
7 juin).
 Ceux de la 3è brigade (3è et 6è) dans la Somme vers Moreuil et Hargicourt du 27 mars au 7 avril 1918: résistance héroïque du 6è dans Hargicourt et du 3è dans les bois Senécat et de l' Arrière-Cour, le 30 mars, puis sur la Marne du 28 mai au 5 juin à Fère-en-Tardenois, Beuvardes et Mont-Saint-Père et enfin dans la bataille de Montdidier, à Marquivillers et Grivillers le 10 août.
 Ceux de la 5è brigade (7è et 10è) avec la 3è DC en Flandre au mont Kemmel, où elle perd quatre officiers et plus de 100 cavaliers, puis, avec la 5è DC sur la Marne: Cierges, Mont-Saint-Père (29-30 mai) et avec la 1ère DC en Champagne: l' Arnes, Sissonne (27 septembre-13 octobre).
Cavaliers ou fantassins, les Cuirassiers payèrent une lourde contribution à la Victoire de 1918."  
 
Sources: Extraits de: Les Cuirassiers, de Pierre Hallynck, Revue Historique de l'Armée, 1964, n° 4.
 
Cordialement.
Jean RIOTTE.


Message édité par Jean RIOTTE le 10-09-2006 à 10:37:45
n°94
Jean RIOTT​E
Posté le 28-09-2006 à 14:42:36  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
Toujours à propos des Cuirassiers, pour mieux comprendre le rôle de cette subdivision d' arme de la Cavalerie.
 
   " Les Cuirassiers portaient la cuirasse et celle-ci les apparentait à la lointaine chevalerie, bardée de fer. Entre 1656 et 1803, la France n' a eu qu' un seul régiment de cuirassiers, celui du Roi ( le 8ème). Les affiches de recrutement affirmaient sous Louis XV que:
 "Les cuirassiers du Roi sont la seule troupe de cavalerie française qui soit armée de la cuirasse, et cette armure qu' ils ont portée avec honneur depuis leur création, a toujours distingué ce corps dans les armées et dans les batailles."
 Composés de grands hommes, montant de grands chevaux, les régiments de cuirassiers constituaient une arme lourde, une arme de choc, "la grosse cavalerie", chargeant "à fond", en rangs serrés, dans les moments décisifs de la bataille, destinée à tout broyer sur son passage. Pendant les guerres de l' Empire, les charges irrésistibles des Cuirassiers apportaient la victoire et leurs chevauchées désespérées à Waterloo et à Reichsoffen sauvèrent l' honneur.
 Les cuirassiers avaient une réputation légendaire de bravoure. Bismark écrit:
  " Les cuirassiers français ont fait époque dans l' histoire des guerres modernes; leur intrépidité a sauvé l' armée à Essling...Napoléon les employait fréquemment à emporter des batteries, des retranchements et jusqu' aux redoutes les plus fortes, notamment à la bataille de la Moskowa. La gloire de cette cavalerie était si grande dans l' armée française que "braves comme nos cuirassiers" était passé en proverbe..."
 "Sa Majesté, lit-on dans un document de 1805,a éprouvé une véritable satisfaction de voir en si bon état ces braves régiments de cuirassiers qui lui ont donné tant de preuves de courage dans le courant de la campagne."
 
    ( à suivre )
 
Cordialement.
Jean RIOTTE.

n°95
Jean RIOTT​E
Posté le 28-09-2006 à 16:41:14  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
Suite et fin de la place des Cuirassiers dans l' Armée Française.
 
   " Les Cuirassiers ont eu de nombreux sobriquets. "Gros talons", dû à leurs bottes de grande taille, "gilets de fer", "gilets de basin". A la fin du XIXè siècle on surnommait les héros de Reichshoffen "chaudronniers", "poitrines d' acier", "ventres d' acier". On disait aussi "les blindés", les "gros ventres", les "coquillards", mais le sobriquet de "Gros frères" était le plus courant. La chanson célèbre de "Saint-Georges", débute ainsi:
                              "Vous savez tous, les Cuirassiers,
                               Que Saint-Georges fut un gros frère...
"
 Sur leur passage on fredonnait:
                                "Voilà nos beaux cuirassiers,
                                  Reluisant sous leurs aciers,
                                  Ils ne sont vraiment pas mal,
                                  A cheval, à cheval, à cheval.
"
 Le refrain général des cuirassiers est, d' après le capitaine Choppin:
                                   "Un cuirassier sous l' acier qui lui sied,
                                     Par son air martial, n' a pas d' égal.
                                     Avec sa latte, il épatte, un tas de péquins,
                                      Qui ne comprennent rien, nom d' un chien!
"
 En 1914-1918, la cavalerie à cheval n' ayant plus d' emploi sur les champs de bataille de France, les cuirassiers fournirent six régiments de "cuirassiers à pied" qui, grâce à leur esprit de corps, se rendirent vite célèbres. Et quand la cavalerie abandonna le cheval pour le blindé, les régiments de cuirassiers, conformément à leur mission essentielle, celle d' une arme de choc, reçurent des chars lourds."
 
Sources: Recueil d' Historiques de l' Armée Blindée et de la Cavalerie, général Andolenko, édité par l' Association Nationale des Officiers de Réserve de l' Arme Blindée et de la Cavalerie. 1968.
 
Cordialement.
Jean RIOTTE.

Message cité 1 fois
Message édité par Jean RIOTTE le 28-09-2006 à 17:30:15
n°96
Profil sup​primé
Posté le 28-09-2006 à 17:08:18  answer
 

Bonjour.
" Et quand la cavalerie abandonna le cheval pour le blindé, les régiments de cuirassiers, conformément à leur mission essentielle, celle d' une arme de choc, reçurent des chars lourds."  
C'est très beau, mais c'est faux.
Le plus gros char qui a équipé les régiments de cuirassiers était le Pershing, il pesait 42 tonnes et était qualifié de " moyen ".
Par ailleurs, dans le combat moderne, disons à partir des années 20, le choc ne sert à rien si ce n'est à épater la galerie; l'important c'est le feu; ce qui compte c'est le premier coup au but en moins de 10 secondes.
Au revoir.
PML ( Qui s'est tapé le c.. en M 47, X 13 - canon et " autobus "-, EBR , AML, X30 )
 

n°97
serge
Posté le 28-09-2006 à 22:43:02  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Voici le monument en hommage aux hussards qui se trouve près d'Hartennes 02.
Cordialement
Serge
 
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/222/24-1-Hartennes-Mt%20des%20Hussards.JPG
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/222/24-3-Hartennes%20-%20Hommage%20aux%20hussards%20.JPG
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/222/24-4-Hartennes.JPG
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/222/24-5-Hartennes.JPG

n°98
pandore 44
par st georges
Posté le 21-07-2007 à 16:55:26  profilanswer
 

merci pour cette somme de renseignement, je possède dans ma collection une tenue d'officier de cuirassiers portée par le capitaine marin de montmarin au 9ème régiment.
savez vous comment je pourrais compléter ma documentation sur cet officier en dehors du tableau d'honneur que je possède et en dehors des archives de vincennes
merci


---------------
pandore44
n°239
verdun19
Posté le 23-08-2009 à 18:32:59  profilanswer
 

Bonjour
 
Pandore votre tenue date de 14/18 ??  Si oui, n'hésitez pas à mettre des photos :)  :pt1cable:  :pt1cable:  
 
Jean, infos très intéressantes  :bounce:  :bounce: , à noter que pour être dans les cuirassiers, il fallait mesurer entre 1,70M et 1,85M
 
Cuirassier18


---------------
Recherche tout objet militaire sur le 1er régiment de cuirassiers de Paris, ainsi que l'officier et les généraux français de 1871 à 1918.
n°1174
Montmarin
Ascipeindo crescit
Posté le 30-10-2010 à 16:24:56  profilanswer
 

pandore 44 a écrit :

merci pour cette somme de renseignement, je possède dans ma collection une tenue d'officier de cuirassiers portée par le capitaine marin de montmarin au 9ème régiment.
savez vous comment je pourrais compléter ma documentation sur cet officier en dehors du tableau d'honneur que je possède et en dehors des archives de vincennes
merci


 
Bonjour,  
le capitaine Pierre de Marin de Montmarin était mon grand père... mais, à priori, il était dans l'infanterie!
D'où viendrait un uniforme de cuirassier chez un "biffin"?
Merci de m renseigner.
 
Amicalement.
 
f_de_montmarin@yahoo.fr


---------------
François de Montmarin
n°1175
Achache
Cimetière militaire de V D
Posté le 30-10-2010 à 16:33:15  profilanswer
 

Bonjour,
 
et bienvenue, François, sur ce Forum. Il est toujours particulièrement intéressant d'y accueillir un membre proche de l'un des hommes qui sont évoqués.
 
Malheureusement, pandore 44, qui était intervenu ci-dessus, ne s'est pas manifesté sur le Forum depuis le 24-07-2007 à 16:55, et sans avoir fourni de photo, si j'ai bien vu. Il risque donc d'être difficile de répondre à votre question, faute de pouvoir faire les vérifications nécessaires à propos de cet uniforme...
 
Bien à vous,
 
 [:achache:1]


Message édité par Achache le 30-10-2010 à 16:35:32

---------------
Émouvante forêt, qu'avons-nous fait de toi ?/Un funèbre charnier, hanté par des fantômes./Tes doux sylvains ont fui, cédant la place aux hommes
Qui sèment autour d'eux la douleur et l'effroi. M. BOIGEY/LAMBERT, La Forêt d'Argonne, 1915
n°1809
Febus
Posté le 14-10-2013 à 18:46:05  profilanswer
 

Bonjour,
Je viens de découvrir ce forum et grâce à vous, j'ai beaucoup appris sur les cuirassiers, régiment du frère de mon arrière grand-père, décédé à Lihons en août 1916. Si cela peut intéresser quelqu'un, j'ai une vieille carte postale de cet homme datée de 1909 ou il est à cheval en tenue de cuirassier...
Amicalement.

n°2021
fred0876
Posté le 21-07-2014 à 17:41:08  profilanswer
 

Bonjour Febus,
De quel régiment de cuirassiers le frère de votre arrière grand père faisait il partis ???
Cordialement Fred

n°2024
pandore 44
par st georges
Posté le 22-07-2014 à 00:10:02  profilanswer
 

Bonsoir,
 
j'ai acheté cette tenue à Paris dans un magasin spécialisé en 1996. Il s'agit d'une tenue de 1920 ayant appartenue à un lieutenant puis capitaine de MONTMARIN ayant servi au 9ème régiment de cuirassiers de 1916 à 1918, j'ignore ensuite son parcours mais je sais qu'il est passé chef d'escadrons vers 1920 également car sa tenue d'été était aussi à vendre à l'époque.
Pour ce qui est de votre grand père si es sources sont bonnes car j'ai servi dans le secteur de Verdun récemment, il était au 2ème régiments de tirailleurs et est tombé pour la France dans le secteur de Louvemont côte du poivre près de Verdun au début de cette bataille le 25 février 1916, sans doute un cousin du propriétaire de ma tenue.
 
Cordialement
 
 
 
Bonjour,  
le capitaine Pierre de Marin de Montmarin était mon grand père... mais, à priori, il était dans l'infanterie!
D'où viendrait un uniforme de cuirassier chez un "biffin"?
Merci de m renseigner.
 
Amicalement.
 
f_de_montmarin@yahoo.fr[/quotemsg]

n°2050
Saintgrego​ire
Posté le 10-09-2014 à 14:42:08  profilanswer
 

Jean RIOTTE a écrit :

Bonjour à toutes et à tous,
Suite et fin de la place des Cuirassiers dans l' Armée Française.
 
   " Les Cuirassiers ont eu de nombreux sobriquets. "Gros talons", dû à leurs bottes de grande taille, "gilets de fer", "gilets de basin". A la fin du XIXè siècle on surnommait les héros de Reichshoffen "chaudronniers", "poitrines d' acier", "ventres d' acier". On disait aussi "les blindés", les "gros ventres", les "coquillards", mais le sobriquet de "Gros frères" était le plus courant. La chanson célèbre de "Saint-Georges", débute ainsi:
                              "Vous savez tous, les Cuirassiers,
                               Que Saint-Georges fut un gros frère...
"
 Sur leur passage on fredonnait:
                                "Voilà nos beaux cuirassiers,
                                  Reluisant sous leurs aciers,
                                  Ils ne sont vraiment pas mal,
                                  A cheval, à cheval, à cheval.
"
 Le refrain général des cuirassiers est, d' après le capitaine Choppin:
                                   "Un cuirassier sous l' acier qui lui sied,
                                     Par son air martial, n' a pas d' égal.
                                     Avec sa latte, il épatte, un tas de péquins,
                                      Qui ne comprennent rien, nom d' un chien!
"
 En 1914-1918, la cavalerie à cheval n' ayant plus d' emploi sur les champs de bataille de France, les cuirassiers fournirent six régiments de "cuirassiers à pied" qui, grâce à leur esprit de corps, se rendirent vite célèbres. Et quand la cavalerie abandonna le cheval pour le blindé, les régiments de cuirassiers, conformément à leur mission essentielle, celle d' une arme de choc, reçurent des chars lourds."
 
Sources: Recueil d' Historiques de l' Armée Blindée et de la Cavalerie, général Andolenko, édité par l' Association Nationale des Officiers de Réserve de l' Arme Blindée et de la Cavalerie. 1968.
 
Cordialement.
Jean RIOTTE.


 
Bonjour,
Lisant le refrain général des cuirassiers, je me suis souvenue que ma grand-mère faisait sauter ses petits enfants sur ses genoux en leur chantant ce refrain ! Nous adorions. Mon grand-père était au 7ème cuir.
Cordialement,
Anne Collet

n°2051
didiert800​6
Posté le 15-09-2014 à 08:56:27  profilanswer
 

Bonjour à Tous
 
Pour information, le site Mémorial Genweb donne un tribut de 800 hommes, rien que pour le 4ème Cuir. Parmi les officiers décédés, 3 venaient du 6ème Dragons( Cdt Meillon Joseph, Cap de Baudreuil Pierre et de Préval Claude), ainsi que pas mal d'hommes qui, effectivement avaient servi à composer le Groupe Léger de la 1ère DC.
 
Im Mémoriam.
 
Cordialement

n°2275
sqlap
Posté le 26-10-2015 à 13:36:59  profilanswer
 

BONJOUR, Mon grand-père Pierre Hadengue etait en 14 S/Lt dans le 4° Cuir, donc dans le CC Sordet, affecte à la DP Division provisoire Poinsoeuvre du 29/08/14 au 08/09/14, décuirassé ( a son grand regret pour avoir a plusieurs reprise la vie sauve grace à sa cuirasse), le 15/10/1914  ( déposées) puis emportées le 19 octobre, alors que son régiment est au nord de Bethune. Il va etre ensuite envoyé dans les tranchées le 27 avril 1915 (région de Lunéville) , va toucher les tenues bleu Horizon le 9 mai puis le 26 aout, de nouveau dans les tranchées près d Arras, jusqu' au 30 septembre, date à laquelle il part pour l aviation à l ecole de Chartres...,  
 

Jean RIOTTE a écrit :

Bonsoir à toutes et à tous,
La quasi totalité des échanges de ce Forum portent sur des unités ayant participé à la Grande Guerre dans le cadre de formations appartenant à l' Infanterie. Ce qui est tout à fait compréhensible compte tenu de la tournure prise par cette guerre qui fut avant tout une guerre de position, une succession de batailles de tranchées. Pourtant d'autres Armes ont également participé à la victoire: la Cavalerie entre autres, et les Cuirassiers en particulier.
 
   " En 1914, les cuirassiers partirent le casque et la cuirasse recouverts de toile bise pour éviter le scintillement au soleil. En septembre 1915, les cuirasses furent renvoyées à l' arrière, le casque troqué pour la bourguignotte des autres troupes, de même que fut portée la tenue bleu horizon.
 Les cuirassiers, qui, au début de la guerre, étaient apparus comme les moins utilisables des cavaliers, prirent leur revanche en se transformant en combattants à pied.
   Les cuirassiers à pied. Ils entrèrent d'abord dans les Groupes Légers formés en 1915 dans les divisions de cavalerie et comptant également des cavaliers des autres armes; puis, en juin 1916, on démonta six régiments qui devinrent les 4è, 5è, 8è, 9è, 11è, et 12è régiments de cuirassiers à pied, constitués comme dans l' infanterie à trois bataillons (de chacun 4 escadrons) et trois compagnies de mitrailleuses. Pour compléter les effectifs, qui auraient été insuffisants avec les seuls régiments de cuirassiers démontés, on incorpora des groupes cyclistes et des groupes légers de divisions supprimées et, en 1917, les deux régiments légers dissous ( qui avaient été formés en 1916 avec des groupes légers).
 Les régiments de cuirassiers à pied furent d' abord affectés aux divisions de cavalerie: le 4è à la 1ère DC, le 5è à la 4è DC, le 8è à la 6è DC, le 9è à la 3è DC, le 11è à la 5è DC, le 12è à la 7è DC, d' où il passa à la 2è DC en  juillet 1917. Le 5è se distingua dans la bataille de la Somme, à Pressoir, Ablaincourt et Chaulnes en Novembre 1916, comme le 9è à Biaches en août-septembre 1916, et le 12è à Lihons et Tracy-le-Val en septembre et novembre 1916.
 Le 26 avril 1917 fut formée avec les 4è, 9è, et 11è régiments une division provisoire de cavalerie à pied sous les ordres du général Brécard. Elle monta en ligne le 30 avril dans le secteur du 1er Corps Colonial où elle releva la 2è Division Coloniale. Elle reçut pour objectifs la charnière de la ligne Hindenbourg: moulin et mont de Laffaux, Allemant et carrières de Fruty. Le 4è était à gauche au nord du moulin, le 9è devant le moulin, et le 11è à droite devant les carrières. Après une préparation d'artillerie de cinq jours l'attaque partit le 5 mai à 4 h 45 avec l'appui de quelques chars d' assaut. Traversant le plateau, les cuirassiers s'emparèrent en deux heures des deux premières lignes de tranchées, puis du moulin, puis du château de La Motte, qu'ils reperdirent d'ailleurs. Encerclant le mont de Laffaux, ils furent stoppés par la résistance rencontrée, devant les carrières de Fruty, par le 11è que gênait le retard de la 158è Division à sa droite. De puissantes contre-attaques allemandes reprirent le mont de Laffaux. Un nouvel assaut à 18 heures permit de s'emparer d' Allemant et du mont  de Laffaux mais ce dernier fut bientôt reperdu. Un violent orage au début de la nuit transforma les tranchées en torrents de boue et empêcha les hommes de prendre le moindre repos. Le 6 mai, l'attaque repartit à 16 h, prit le château de la Motte, que l' ennemi, très mordant, réoccupa; nos hommes n'échappèrent à l' encerclement qu' en se dégageant à la baïonnette. Relevée dans la nuit du 9 au 10 mai par la 2è Division Coloniale, la division avait subi de lourdes pertes: le colonel Durand du 11è, blessé avec 11 autres de ses officiers, deux ayant été tués; le 4è qui affronta les durs combats du château de La Motte, comptait 5 officiers tués. Au total, les pertes s' élevaient à 35 officiers et 1200 hommes.
 Un bataillon du 9è et un bataillon du 11è, instruits dans l' accompagnement des chars de combat, participèrent
 le 23 octobre 1917 à l' attaque de La Malmaison entre les fermes Mennejean et Many."
     ( à suivre)
 
Cordialement.
Jean RIOTTE.



---------------
olivier
n°2352
sqlap
Posté le 03-02-2016 à 02:04:41  profilanswer
 

Bonjour, quelqu un peut il me dire quelle est la signification ou /ert le nom de la figure que l on trouve sur l avant du casque des cuirassiers en 14-18?
Merci


---------------
olivier
n°2353
Piou-Piou
jusqu'au bout
Posté le 03-02-2016 à 10:15:04  profilanswer
 

Bonjour Olivier,
 
La Méduse.
 
Cordialement.
Phil.


---------------
Phil.
n°2354
sqlap
Posté le 04-02-2016 à 15:47:31  profilanswer
 

Merci piou piou... peux tu me donner plus de renseignements sur cette méduse?
d autre part, avant d envoyer le bouquin à l imprimeur, j aimerai une bonne volonté pour dérifier que je n ai pas mal orthographié les nom propres en déchiffrant l ecriture manuscrite de mon grand père
mille merci...
esculape78@hotmail.fr


---------------
olivier
n°2355
sqlap
Posté le 04-02-2016 à 15:49:40  profilanswer
 

Pour Jean Riotte
Seraait il possible de trouver une bonne volonté pour relire les mémoires de mon grand-père, et verifier ainsi qu il n y a pas d erreur d orthographe sur les noms  que j aurai mal de"chiffrés de l ecriture manuscrite
mille merci


---------------
olivier
n°2356
Piou-Piou
jusqu'au bout
Posté le 04-02-2016 à 17:11:21  profilanswer
 

Bonsoir Olivier,
 
Le masque de Méduse sur le casque de cuirassiers et dragons.
Pour l'emblème et sa signification il faut remonter à la mythologie grecque, très long à expliquer c'est l'histoire d'une jeune femme décapitée et bien sur lié à la cavalerie.
Je te conseil de voir sur Wikipédia tu devrais trouver ce que tu cherche car mes cours d'histoire militaire sont lointain.
 
Cordialement.
Phil.


---------------
Phil.
n°2358
sqlap
Posté le 19-02-2016 à 11:08:04  profilanswer
 

Piou-Piou a écrit :

Bonsoir Olivier,
 
Le masque de Méduse sur le casque de cuirassiers et dragons.
Pour l'emblème et sa signification il faut remonter à la mythologie grecque, très long à expliquer c'est l'histoire d'une jeune femme décapitée et bien sur lié à la cavalerie.
Je te conseil de voir sur Wikipédia tu devrais trouver ce que tu cherche car mes cours d'histoire militaire sont lointain.
 
Cordialement.
Phil.


Merci de cette reponse
j ai vu effectivement dans la mythologie la signification tres ambivalente de la méduse ( homme/femme, vie/mort defense du pays/...etc) j imagine la raison de sa présence sur la tete de nos cuirassiers
Pour info les mémoires de Pierre Hadengue ' Des gros freres a la Libellule ( du 4eme Cuir à l escadrille 270, les Libellules) vont bientot sortir en livre ( soutien et financement de l ONAC MC, label du Centenaire 14-18, reprise par l historial de Péronne pour le nouveau musee de Thiepval qui va faire un documentaire sur l aviation, en, partie avec les documents de Pierre Hadengue. Dès que la charte graphique fournie à mon editeur par Peronne est envoyée, nous finalisons la mise en page et on imprime
Une souscription ou un financement participatif seront proposés dès que possible
Merci pour ta reponse
Olivier

n°2359
b sonneck
Posté le 19-02-2016 à 14:35:15  profilanswer
 

Bonjour,
 
La Méduse avait la faculté de pétrifier tout mortel qui regardait son visage. Mettre le masque de cette Gorgone sur un casque ne pouvait donc que renforcer le pouvoir terrifiant de celui qui le portait.
D'autres utilisaient une tête de mort et des tibias entrecroisés pour viser le même effet...
 
Cordialement
Bernard

n°2373
Elise49
Posté le 19-03-2016 à 05:56:02  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous
 
Merci pour la précision au sujet de la tête de méduse ,je n'avais pas relevé cette particularité du casque .
Voici mon grand père classe  1906 , domicilié dans le Maine et Loire  .
Il était à Tours   au 5e régiment de cuirassiers pendant son service militaire.              
puis sera  soldat au 33e Régiment d'Artillerie  à Angers  en 1914 , j'ignore l'origine de ce changement : son âge , son domicile  ?
 
Cordialement.  
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/19004/PierreLcuirassierservicemiltaireforum.jpghttp://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/19004/PierreLcuirassierservicemiltairemeduse.jpg


---------------
Elisabeth
"Ne meurent et ne vont en enfer que ceux dont on ne se souvient plus. L'oubli est la ruse du diable." Rigord -historien -moine de l' abbaye de St Denis.XIIs
n°2374
Skellbraz ​ .
l'idée est debout. Hugo
Posté le 19-03-2016 à 11:34:09  profilanswer
 

bonjour à toutes et tous
Pégase, le cheval fabuleux, est né du sang de la méduse décapitée par Persée. Un lien supplémentaire avec des hommes à cheval comme les cuirassiers.  
Bien à vous
Brigitte


---------------
Sommaire "femmes pendant la Grande Guerre : http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] tm#t120715
n°2375
Elise49
Posté le 20-03-2016 à 07:55:47  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous
 
Merci Brigitte pour votre apport érudit sur ce sujet .
Je sais qu'ils passaient beaucoup de temps à s'occuper de leurs chevaux et de leur équipement ;pour les revues , il fallait même cirer le dessous de ses bottes , c'est la seule anecdote qui me soit parvenue ainsi que les rapports avec les officiers supérieurs ,plutôt négatifs mais je ne veux pas polémiquer..mon grand père n'était pas un rebelle mais avait la fierté , l'esprit indépendant et pragmatique  du paysan..
J'ai scanné les pages de son livret militaire , je ne peux les mettre ici faute de temps (et ce n'est pas le sujet de départ) mais j'y reviendrai :)  
Cordialement. :hello:


Message édité par Elise49 le 20-03-2016 à 08:18:25

---------------
Elisabeth
"Ne meurent et ne vont en enfer que ceux dont on ne se souvient plus. L'oubli est la ruse du diable." Rigord -historien -moine de l' abbaye de St Denis.XIIs
n°2391
Elise49
Posté le 19-04-2016 à 07:40:56  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous
Autre anecdote qui est revenu à ma mère dont la mémoire ancienne fonctionne encore bien , un des compagnons de régiment de mon grand père était tailleur d'habits , donc pas du tout habitué aux chevaux ; c'était donc très difficile pour lui de monter :(  .Le pauvre il en "bavait"... Mon grand père, simple paysan avec peu d'études mais pragmatique , trouvait absurde de ne pas positionner  les hommes en fonction de leurs capacités.Les paysans étaient ,eux en contact avec les chevaux puisque c'était leur outil de travail.
Cordialement.


---------------
Elisabeth
"Ne meurent et ne vont en enfer que ceux dont on ne se souvient plus. L'oubli est la ruse du diable." Rigord -historien -moine de l' abbaye de St Denis.XIIs
n°2394
11Gen
Posté le 20-04-2016 à 13:30:07  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous  
Bonjour Elise
 
Elise a écrit : "un des compagnons de régiment de mon grand père était tailleur d'habits , donc pas du tout habitué aux chevaux ; c'était donc très difficile pour lui de monter "
 
Le compagnon de votre grand-père, lors du recrutement, a-il été affecté à un régiment de cavalerie ou bien a-t-il été de passage dans un régiment de cavalerie durant le conflit?
 
Selon le "Manuel du Gradé de Cavalerie", 1915, éditions Henri-Charles-Lavauzelle, page 427.
 Art. 163. Ouvriers, tailleurs et bottiers. (...)  (en temps de paix).  
"Les élèves ouvriers des escadrons sont choisis parmi les recrues du service armé qui présentent les aptitudes nécessaires. (...) Ils doivent être toutefois être entretenus dans la pratique du cheval, assister aux tirs, aux prises d'armes, aux manoeuvres et évolutions.
En effet, j'ai toujours lu que tout soldat pour être affecté dans un régiment de cavalerie devait savoir monter à cheval. Mais dans la réalité et dans le contexte d'une guerre, y-avait-il des exceptions?  
 
Le sujet ci-dessous aborde les nombreuses spécialités des cavaliers et plus particulièrement pour les Cuirassiers:  
 insigne de manche http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] t_88_1.htm
 
Cordialement
Geneviève

n°2395
Elise49
Posté le 21-04-2016 à 06:22:52  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous
 
Merci Geneviève de votre intérêt.
 
J'ignore le parcours de ce compagnon .Maman m'a toujours dit que  la taille du conscrit était le critère pour rentrer dans les cuirassiers .C'est ce que son père précisait et qu'heureusement il était familier des chevaux par son métier de paysan.
Je sais que mon grand père n'avait jamais pratiqué l'équitation , c'était réservé à une élite  .Et son futur beau frère dans les dragons sûrement de même.
 Il n'y a pas très longtemps que ce sport s'est démocratisé . Mais il avait sûrement du monter sur un cheval et savait  le panser mais on ne peut appeler cela une vraie pratique du cheval.
J'ai essayé de décrypter cette phrase de mon grand père à propos de ce compagnon , était ce parce que ce garçon n'était pas très doué pour monter ,avait -il peur des chevaux? subissait-il de ce fait les foudres de ses supérieurs ? un peu tout cela je pense...
Je sais aussi que l'apprentissage était dur et qu'une pharmacie près de la caserne fournissait en onguents pour une certaine partie du corps irritée par des heures à cheval...Il se trouve que j'ai passé mon enfance pas loin de la caserne dans laquelle  mon grand père avait fait son service ,et ma mère racontait l'anecdote quand on allait dans cette pharmacie qui était toujours au même endroit.Certains se cousaient des éponges dans le pantalon , ce qui tend à prouver que les soldats  n'étaient pas des cavaliers avant leur entrée dans cette arme.
Sans doute les spécialistes en Histoire trouveront que ce que je rapporte ici  sont des petits détails  bénins mais pour eux des souvenirs 'cuisants'  :cry:  
 
Il est évident que les officiers eux ,étaient des cavaliers émérites ,et pas des pédagogues au sens ou on l'entend actuellement , mon grand père les appréciait peu vu que lui même n'avait pas un caractère facile non plus .
 
 
Après c'était l'époque : on trouvait des 'castes' dans d'autre domaines de la société du fait de l'origine sociale.
 
Dans le contexte de la guerre , je ne sais, je pense plutôt à l'inverse puisque mon grand père a été reclassé en 1914 dans l'artillerie .Mais ce n'est que mon histoire familiale.
 
Cordialement.


Message édité par Elise49 le 21-04-2016 à 06:28:17

---------------
Elisabeth
"Ne meurent et ne vont en enfer que ceux dont on ne se souvient plus. L'oubli est la ruse du diable." Rigord -historien -moine de l' abbaye de St Denis.XIIs
n°2396
pierreth1
Posté le 22-04-2016 à 13:52:22  profilanswer
 

Bonjour,  
Effectivement votre mère avait raison ,il y avait une taille minimale pour servir dans les cuirassiers: 1,70m c'est le corps recrutant le sconscrits les plus grands (avec l'artillerie de montagne) bien enetendu comme toujours dans l'armée (et la fonction publique ) il y a des exeptions pour des hommes ayant des aptitudes ou des fonctions spéciales.
par ailleurs le fait de faire 1,70 n'est pas une garantie d'être incorporé chez les cuirs car il faut aussi tenir compte du niveau scolaire, et du métier car il faut aussi tenir compte des besoins des différentes unités d ela région en spécialistes.
Bien evidemment un grand nombre de recrues m^me d'origin epaysanne ne savaient pas monter à cheval, car il y a un monde entte monter à cru un percheron paisible et monter un cheval de "guerre" sellé avec tout l'équipement du soldat. il y avait donc une ecole du cavalier, un livre interessant sur le sujet l'ensemble "casse pipe" et "Carnet du cuirassier Destouches" en effet on peut ne pas aimer Céline (notamment du fait de ses prises d epositions antisémites) il n'en demeure pas moins que so comportement en 1914 est digne d'éloge. de son vrai nom Destouches, il s'est engagé au 12eme cuirassier avant guerre (c'était le régiment d'escorte du président de la république) et dans ces deux ouvrages il décrit d emanière caustique et humoristique son incorporation. Si on passe outre à la  répulsion que ce personnage peut engendrer, ces écrits sont à lire
 
Que votre grand père après son service dans la cavalerie se soit retrouvé réserviste dans l'artillerie n'est pas incohérent, en effet la ressource humaine en cavaliers (service militaire accompli) est largement supérieure aux besoins de la mobilisation aussi nombre de ces reservistes sont ils affectes dans d'autres armes or l'artillerie doit avoir (normalement) la moitié de son effectif mesurant plus de 1,66 seet par ailleurs il s'agit d'unités hypomobiles, de plus les affectations étant régionales, les bureaux chargés de la mobilisation tiennent à jour les fichiers des mobilisables et les affectent en fonction d eleur competence, de leur age, et des besoins, ce travail est considérable (surtout qu'à l'époque l'ordinateur c'est la fiche cartonné, la plume "sergent major" et les soldats des "sections de secrétaires d'état major et de recrutement"
Cordialement
Pierre


---------------
pierre
n°2402
Elise49
Posté le 23-04-2016 à 07:20:43  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous
 
Merci Pierre de vos explications très intéressantes et  de votre conseil du livre de Céline.  
J'avais lu "Voyage au bout de la nuit " en BD ,plus simple pour aborder LF Céline et j'ai tenté de lire "D'un château l'autre" un peu difficile par rapport au  contexte historique et au style . Personnalité sulfureuse mais médecin dévoué , on reste perplexe devant ce personnage à double face.
 
Je suis sûre que le livre que vous citez  peut correspondre tout à fait  au vécu de mon grand père .
.Ce qui expliquerai qu'il se soit peu exprimé sur cette époque de sa vie mais que son entourage ressentait son hostilité contre l'institution.
 Quand je demande des précisions  à ma mère , elle me répond  
'eh bien ,il ne les aimait pas '
Qui ?
'ceux qui le commandaient'
Pourquoi ?
'Il n'en parlait pas' s'en suit l'anecdote du tailleur d'habit et et qu'il fallait tout astiquer même les clous des semelles et que les officiers étaient des gens de la "haute" (société)
 
Donc mon enquête est au point mort  :( et le restera je pense, au niveau de ce témoignage familial.
 
Il parait  que lors de la déclaration de guerre , étant dans un café ,mon grand père  a brisé son verre de rage.Il y a sûrement un rapport avec son vécu dans l'armée.  
 
 
Bien cordialement.


---------------
Elisabeth
"Ne meurent et ne vont en enfer que ceux dont on ne se souvient plus. L'oubli est la ruse du diable." Rigord -historien -moine de l' abbaye de St Denis.XIIs
n°2403
11Gen
Posté le 26-04-2016 à 11:27:29  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous
 
Merci Pierre pour vos explications.  
 
Merci Elisabeth pour le partage du témoignage sensible de votre mère sur votre grand-père.  
Puis-je en déduire qu'il a survécu à la guerre?
 
Je vous lis attentivement aussi parce que je sais peu de choses de mon grand-père qui aurait été affecté au 9e Cuirassiers de 1905 à ... ?  Mon père disait qu'il était excellent cavalier et qu'il était très grand puisqu'il devait baisser la tête pour passer la porte de la maison. Quelques petits souvenirs d'un très jeune enfant qui n' a connu son père que lors de rares permissions. Mon grand-père est décédé deux mois avant la fin de la guerre.  
Aussi, la fiche matricule de mon grand-père est introuvable. Ainsi, je n'en saurais pas plus.
 
Quant aux nombreux critères d'affectation dans la cavalerie, j'ai un document enregistré sur gallica qui se cache dans les méandres de la mémoire de mon ordinateur. Dès que je le retrouve je le posterai.
 
Cordialement
Geneviève

n°2404
Elise49
Posté le 28-04-2016 à 07:40:51  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous
 
Merci Geneviève , effectivement , je serai intéressée tout ce qui peut concerner les affectations .
 Votre grand mère est donc restée veuve , votre père orphelin quelle tragédie... :(  
Mon grand père a survécu à la guerre 14 mais je ne l'ai jamais connu (dcd en 1955) il a aussi subi une seconde guerre et c'est évidemment de cette dernière époque terrible qu'a vécu la famille dont ma mère se souvient avec plus de précision .
 Donc je tente d'aborder le sujet   du  service militaire ,de  la  première guerre et systématiquement la discussion finit sur la seconde et ce qu 'a vécu mon grand père , conducteur de locomotive   (ex :bombardements de Blois en juin 40)  
D’après les cartes que je possède de ma grand mère , je pense qu'il y avait quand même un petit avantage à faire son service dans les cuirassiers :  vis à vis de la la 'promise '  
Ma grand mère était très jeune , elle devait être impressionnée  :love:  
 
  au dos une seule phrase  ' Devines qui l'envoie ? toute mon amitié ' je pense avoir trouvé  :)  
 
Cordialement
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/19004/cuirassiercarte1.jpg


---------------
Elisabeth
"Ne meurent et ne vont en enfer que ceux dont on ne se souvient plus. L'oubli est la ruse du diable." Rigord -historien -moine de l' abbaye de St Denis.XIIs
n°2481
sebastien1​1
Posté le 04-12-2016 à 14:31:31  profilanswer
 

bonjour a tous,
 
je poste une photo de mon arrière grand oncle qui fut affecté au 8e cuirassiers et par la suite au 5e cuirassiers a Vouziers en 1895.
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/21330/HanotLeonPierre1.jpg


Message édité par sebastien11 le 04-12-2016 à 14:33:27

Aller à :
Ajouter une réponse
  FORUM pages 14-18
  Forum Pages d'Histoire : cavalerie

  Les Cuirassiers dans la Grande Guerre.