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  la dernière charge de cavalerie

 

Soldats de la Grande Guerre : Clipperton Pages d'aujourd'hui : actualités 14-18 - commémorations : Daneck, 4 utilisateurs anonymes et 42 utilisateurs inconnus

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Auteur Sujet :

la dernière charge de cavalerie

n°166
garance.
Posté le 20-06-2007 à 17:41:11  profilanswer
 

bonjour,
j'ignore si ce sujet a déjà fait l'objet de discussions sur ce forum mais je souhaite avoir vos avis sur la dernière charge de cavalerie pendant la guerre de 14.
Est-ce avec le corps Sordet ? ou l'escadron de Gironde ? ou alors on considère que les cuirassiers de Reichshoffen c'était vraiment la dernière ?
 
Dans l'histoire des guerres, je crois qu'il y en a encore eu en Pologne en 39 contre les chars allemands...
 
Merci d'avance de me confirmer !

n°167
Francois X​avier
Posté le 21-06-2007 à 01:13:48  profilanswer
 

garance. a écrit :

bonjour,
j'ignore si ce sujet a déjà fait l'objet de discussions sur ce forum mais je souhaite avoir vos avis sur la dernière charge de cavalerie pendant la guerre de 14.
Est-ce avec le corps Sordet ? ou l'escadron de Gironde ? ou alors on considère que les cuirassiers de Reichshoffen c'était vraiment la dernière ?
 
Dans l'histoire des guerres, je crois qu'il y en a encore eu en Pologne en 39 contre les chars allemands...
 
Merci d'avance de me confirmer !


 
Bonsoir,
 
2 escadrons du 5ème hussards ont chargé le 25 septembre 1915 en Champagne (Fortin de Beauséjour).
Source : "Je les grignote" de Louis Guiral.
Mais ce n'est peut-être pas la dernière charge de cavalerie de 14-18 ...
 
François Xavier


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Francois
n°168
clery
Posté le 21-06-2007 à 17:13:00  profilanswer
 

Information trouvée sur le quid
"9 et 10 septembre 14
Dernière charge de cavalerie française. Le 2ème escadron du 16ème dragon, commandé par le lieutenant de Gironde, attaque unes escadrille d'avions allemands au sol. Gironde est tué, le sous-lieutenant Paul de Villeneuve (1892-1960) prend le commandement."

n°169
vieille ch​ampagne
Florent Deludet
Posté le 21-06-2007 à 17:51:25  profilanswer
 

Bonsoir,
 
30 Mars 1918, Moreuil wood, grande charge de la Brigade de Cavalerie Canadienne.
Ca doit bien etre la dernière.... ( de la Grande Guerre)
 
Florent

Message cité 1 fois
Message édité par vieille champagne le 21-06-2007 à 17:52:26

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"- C'est nous...du 106...Nous rentrons. -Oh! pauvres...Pauvres enfants ! "  
Recherche le 106ème R.I de Chalons sur Marne http://ceuxdu106.over-blog.com/
n°170
Gerard GEH​IN
Posté le 21-06-2007 à 19:40:54  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous,
 
Beaucoup de cavaliers ont été "démontés"(désolé pour ce barbarisme) pendant le conflit et ont servi comme troupe à pied, c'est pour cela que nous trouvons pour certains régiments le terme à pied ex xx régiment de dragons à pied. Je n'ai pas d'exemple précis sous la main.
Par contre je vous rappelle des évènements très peu connus du grand public Les Balkans.  
Les cavaliers du Général JOUINOT-GAMBETTA et ceux-ci n'étaient pas "démontés"
Après un bref repos à Uskub, chasseurs d'Afrique et spahis marocains se jettent à nouveau en pleine montagne, à travers des massifs déchiquetés.....La cavalerie française est arrivée le 21 octobre 1918 à 18 heures sur le Danube. Les conditions de combat certes ne sont pas celles de Reichshoffen. L'armistice intervient 1 mois après ce qui met fin à l'épopée de la cavalerie française pendant la grande guerre.
 
Les 1er et 4ème chasseurs d'Afrique sont du détachement d'exploitation  
du général JOUINOT-GAMBETTA.  
La cavalerie légère d'Afrique offrit à la France la dernière victoire de la  
guerre. Uskub le 29.09.1918. Ce fut la plus belle, avec capitulation de  
l'ennemi. Cette cavalerie légère avait le meilleur cheval de selle de guerre de troupe.  
Après la rupture du front Germano-Bulgare par l'infanterie à Dropopoljé, la brigade de cavalerie d'Afrique est lancée sur les arrières ennemis, le 21.09.1918 au soir, par le Général en Chef.  
Objectif USKUB, nœud ferroviaire derrière le front. Sans laisser un traînard la brigade atteindra le Danube où l'arrêtera l'Armistice général, moins de 50 jours plus tard. Mais l'incroyable fut, les 26-27-28.09.1918, le raid, par les sentiers de chèvres, de ces 2000 chevaux à travers les montagnes de Macédoine  
culminant à 2000 mètres. Par ce chef d'œuvre de manœuvres d'infiltrations  
sur les arrières, cette cavalerie légère investit et prit Uskub le 29 sans coup férir  
La retraite de la 11ème armée allemande était coupée, elle capitulera. Ce même  
jour la Bulgarie demande l'armisitice.  
 
Bien cordialement
Gérard  
 
 
 
 

n°171
Jean RIOTT​E
Posté le 21-06-2007 à 21:06:28  profilanswer
 

Bonsoir Gérard,
Bonsoir à toutes et à tous,
Merci de nous rappeler ce fait d'armes, effectivement peu connu du grand public.
Merci de nous rappeler également la valeur et le savoir faire de cette magnifique cavalerie légère d'Afrique.
Merci de nous rappeler enfin ces valeureux combattantd de l' Armée d'Orient, toutes armes confondues, bien maltraités par les historiens et complètement oubliés des Français.
Cordialement.
Jean RIOTTE.

n°172
Eric Denis
Posté le 22-06-2007 à 08:50:03  profilanswer
 

Bonjour,
La dernière charge de cavalerie en Europe de l'ouest aurait été menée par un régiment belge à Burkel, le 19 octobre 1918.
Vous en trouverez le récit aux adresses suivantes :
 
http://www.1914-1918.be/insolite_derniere_charge.php
http://www.regiment-premier-guides [...] -%2018.htm
 
Cordialement,
Eric Denis

n°173
Jean RIOTT​E
Posté le 22-06-2007 à 10:14:15  profilanswer
 

Bonjour,
Je me permets de rappeler que le Forum dispose d'un moteur de recherches.
En haut et à droite de la page énumérant les différentes rubriques. Entrer une requête dans le cartouche et cliquer sur la loupe. Très pratique pour savoir si un sujet a déjà été abordé.
Cordialement.
Jean RIOTTE, qui a mis très longtemps à découvrir ce "schmilblick".   :lol:  ainsi que les smilies  :fou:

n°174
Alain Dubo​is-Choulik
Tchiot quinquin de ch'nord
Posté le 22-06-2007 à 11:43:58  profilanswer
 

Jean RIOTTE a écrit :

Je me permets de rappeler que le Forum dispose d'un moteur de recherches.


Bonjour,
Et il est bien plus complet qu'on ne le pense au premier abord, si on clique plutôt sur le mot " recherche" ....
Cordialement
Alain


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http://civils19141918.canalblog.com http://ggfamille4d.canalblog.com http://theywerethere.canalblog.com "Si on vous demande pourquoi nous sommes morts, répondez : parce que nos pères ont menti." R. Kipling
n°175
Jean RIOTT​E
Posté le 22-06-2007 à 12:26:17  profilanswer
 

Bonjour Alain,
Bonjour à toutes et à tous,
Merci Alain de compléter mes "connaissances"... je n'avais pas compris du premier coup !  :whistle:  
Cordialement.
Jean RIOTTE, qui a mis très, très, très longtemps à découvrir....... :ouch:

n°176
Francois X​avier
Posté le 25-06-2007 à 00:12:42  profilanswer
 

garance. a écrit :

bonjour,
j'ignore si ce sujet a déjà fait l'objet de discussions sur ce forum mais je souhaite avoir vos avis sur la dernière charge de cavalerie pendant la guerre de 14.
Est-ce avec le corps Sordet ? ou l'escadron de Gironde ? ou alors on considère que les cuirassiers de Reichshoffen c'était vraiment la dernière ?
 
Dans l'histoire des guerres, je crois qu'il y en a encore eu en Pologne en 39 contre les chars allemands...
 
Merci d'avance de me confirmer !


 
Bonsoir,
 
J'ai trouvé des photos de la charge du 5ème hussards le 25 septembre 1915 à Beauséjour (Champagne) sur le site www.leshussardsdelauzun.com
Une fois sur le site, cliquer sur Beauséjour(1915). Il y a plusieurs photos de chevaux errant entre les tranchées (la charge s'est terminée à pied !) et de chevaux morts. D'après le site, les hussards ont fait 800 prisonniers et ont eu 17 tués et 42 blessés (+ 140 chevaux tués), ce qui leur a valu une citation à l'ordre de l'armée.
La charge a été menée en même temps qu'une attaque d'infanterie, et je viens de découvrir sur le site des hussards que le lieutenant Mourgues, tué ce jour-là à la tête de la 10ème compagnie du 69ème RI, était en fait un officier du 5ème hussard détaché dans ce régiment d'infanterie. Je ne sais pas si ce cas était fréquent.
Cordialement.
 
François Xavier


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Francois
n°177
Chasseur
Hauts les coeurs
Posté le 04-08-2007 à 14:27:07  profilanswer
 

En ce qui concerne l"épopée JOINOT-GAMBETTA" lire une livre parut il y a au moins 20 ans: "USKUB ? C'est loin" qui relate ce fait d'armes
Cordialement


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L'alpin
n°178
pierreth1
Posté le 05-08-2007 à 22:59:52  profilanswer
 

bonsoir,  
Un livre relatant cette derniere charge de cavalerie sur le front d'orient est paru en 1968 ed france empire  auteur Chanlaine: les derniers sabreurs. personnellement j'avais appris que c'etait la derniere fois de la guerre que la cavalerie francaise avait charge. En plus le deplacement de cette unite de cavalerie par des chemins impossibles est un veritable exploit
cordialement
Pierre


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pierre
n°820
gaspard
Posté le 26-12-2009 à 22:38:50  profilanswer
 

bonsoir,
ce n'est certainement pas la dernière, mais j'ai trouvé en JMO une charge en août 1918 qui mérite d'être relevée, secteur  Montécouvé/Crécy-au-mont, près de la ferme Mareuil.
Voici la citation à l'ordre de l'armée (Xe)  
http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/jmo/img-server/26_N_298_004/SHDGR__GR_26_N_298__004__0093__T.JPG
 
Le JMO de la 17e DI où est relaté l'action du 1er escadron du 7e Hussard (escadron divisionnaire, dit escadron du Paty)
http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/jmo/img-server/26_N_298_004/SHDGR__GR_26_N_298__004__0085__T.JPG
 
Enfin le JMO du 7e Hussard le 22 août 18  
http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/jmo/img-server/26_N_895_025/SHDGR__GR_26_N_895__025__0010__T.JPG
 
bien cordialement
Gaspard


Message édité par gaspard le 26-12-2009 à 22:52:07
n°945
sylvain80
Posté le 05-02-2010 à 20:50:36  profilanswer
 

Bonsoir à tous
 
la cavalerie polonaise a bien chargé en 39 mais pas les chars allemands mais l'infanterie qui les accompagnait! et il me semble (je rechercherai le détail) que le sur le front Est la cavalerie italienne a mené une charge mais ceci est une autre guerre!
 
cordialement
 
sylvain80


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sylvain80
n°948
durel
Posté le 18-02-2010 à 16:00:18  profilanswer
 

A partir des cahiers de route d'un officier du 4e Chas d'Af, j'ai écrit sous le nom d'Elie Durel un récit : "Le concrit de 1913" aux éditions Ouest-France. Ce régiment de cavalerie légère aurait, en France, effectué la première et dernière charge de la Grande Guerre pour se dégager d'une méga embuscade allemande dans la région d'Altkirch au sud de l'Alsace. L'action qui a beaucoup impressionné les Allemands a été relatée dans la presse. Voici la traduction, par Jean-Jacques Waltz dit Hansi (1873-1951) le célèbre caricaturiste et affichiste alsacien né à Colmar, de l’article paru dans la « Gazette de Francfort » et reproduit dans le « Strassburger Neue Zeitung » du 8 septembre 1914. Cet article relate la charge héroïque des Chasseurs d’Afrique à Heiwiller près d’Altkirch. Le texte original d’Hansi accompagné d’un dessin du maître figurera en bonne place dans la salle d’honneur du quartier du régiment.
 
« Subitement, vis-à-vis du centre des lignes allemandes, on voit apparaître sept à huit cents cavaliers : c’étaient des Chasseurs d’Afrique. On se rendit compte tout de suite du côté allemand qu’ils allaient attaquer et les ordres suivants furent donnés : « Visez bien, tirez avec calme, d’abord sur le cheval puis sur l’homme. »
À peine ces ordres furent-ils donnés que le sol trembla sous le galop des chevaux et l’air retentit des cliquetis des armes et des cris des cavaliers. Mais, leurs escadrons n’ont pas, pour la charge, la formation serrée de la cavalerie allemande. Les unités commençaient à se disloquer et à se séparer à huit cents mètres environ des lignes allemandes. Les Allemands couchés tranquillement derrière leurs fusils, ne bougeaient pas. Les mitrailleurs étaient prêts et commencèrent un feu, d’abord lent, mais pointé avec soin et terrible lorsque les Français furent à trois où quatre cents mètres. Le combat dura deux ou trois minutes à peine et l’effet du tir allemand fut effrayant. Le tir n’était pas très rapide ; les coups de feu éclataient lentement, lorsque le tireur était sûr de toucher son but. Nulle troupe d’élite n’aurait tiré avec plus de calme. On abattit d’abord le premier rang ; les cavaliers qui chargeaient en deuxième ligne ne pouvaient plus s’écarter et tombaient par dessus les chevaux tués. On entendait le hennissement douloureux des pauvres bêtes qui se débattaient et essayaient de se remettre sur pieds. De-ci, de-là, on voyait un cavalier tenter de remonter en selle et retomber immédiatement. Et le tir régulier des lignes allemandes continuait inlassablement. Aucun cavalier ne put tourner bride, tellement ils étaient près de la ligne de feu. Du magnifique et puissant tableau qu’offraient, quelques minutes avant, ces escadrons lancés à la charge, il ne restait qu’un amas sans nom de chevaux et d’hommes hachés et sanglants.
Un deuxième bataillon de Landwehr vint à surprendre l’aile droite des Français, avant qu’ils aient pu charger une deuxième fois : ils durent se replier.
Parmi les Chasseurs d’Afrique, vingt-sept hommes restèrent indemnes entre nos mains. Les autres étaient blessés grièvement ou tués. »

 
Offert par Hansi  à Épinal le 20 septembre 1914.
 
Nota : Pour amplifier la portée de leur action, les Allemands en ont manifestement exagéré l’intensité et ils ont surestimé l’effectif des Chasseurs d’Afrique. En fait, il ne s’agissait que d’une sérieuse escarmouche qui a engagé un seul escadron de cent vingt hommes. La charge eut lieu sur un terrain très défavorable. Beaucoup de chevaux culbutèrent dans une ravine sans être touchés par les balles.
La mission de la cavalerie ce jour-là n’était pas d’attaquer mais de reconnaître. La reconnaissance exécutée par le régiment fut donc une entière réussite puisqu’elle permit de se rendre compte des positions ennemies et qu’elle obligea l’artillerie allemande à se démasquer avant l’heure.
Toutefois, pour dégager le régiment, il était nécessaire qu’un escadron se sacrifiât : il l’a fait noblement.
Quant aux tirs des Allemands, il convient aussi de rétablir quelque peu la vérité. L’ennemi a été en fait très maladroit. Il est bien vrai qu’un régiment de Landwehr a tenté de couper la retraite au régiment de Chasseurs lorsqu’il se retira d’Heiwiller. Au galop en masse serrée sur une route toute droite et à découvert, les Chasseurs furent exposés sur près d’un kilomètre aux tirs adverses à environ cent cinquante mètres d’eux. Pas un cavalier ne fut touché par une balle ! Ce fut certainement le résultat d’une incroyable maladresse des Allemands. Il aurait suffi de cinq ou six bons tireurs pour abattre les chevaux de tête et ainsi faire culbuter les autres dessus, ce qui aurait immobilisé le régiment. Alors, il y aurait certainement eu une horrible boucherie.


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Durel
n°949
sylvain80
Posté le 20-02-2010 à 11:10:59  profilanswer
 

Bonjour à tous  
 
pour ceux qu'intéressent la cavalerie (mais pendant la 2nde GM) à lire l'ouvrage de Janusz Piekalkiewicz  Chevaux et cavaliers de la 2nde guerre mondiale (éditions maloine), beaucoup de photos de tous les belligérants  et de tous les fronts!
 
cordialement
 
sylvain80, 14-18 en Somme
 
"ne jamais oublier, toujours se souvenir"


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sylvain80
n°950
durel
Posté le 21-02-2010 à 21:55:54  profilanswer
 

http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6743/imagesCAKH0KVT.jpg[img]
 
 
Sur la couverture du livre, une photo du héros de la Grande Guerre en Chasseur d'Afrique. Le régiment était basé à Tunis.
 
Elie Durel


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Durel
n°954
durel
Posté le 08-03-2010 à 18:09:47  profilanswer
 

Dans un message précédent, j'ai relaté (en particulier à partir d'un article parut dans la presse allemande et traduit par Hansi) la première et la dernière charge de cavalerie légère de la Grande Guerre sur le territoire français (dans le sud de l'Alsace près d'Altkirch).
Indépendamment des autres faits d'armes de ce 4ème régiment de chasseurs d'Afrique (au col de la Chipotte dans les Vosges, par exemple), j'ai très touché de retracer, à partir des carnets d'un officier, son action dans le cadre de "la course à la mer". Nuit et jour, les cavaliers ont harcelé en divers lieux les Allemands pour leur faire croire que les forces françaises étaient plus conséquentes que dans la réalité. Cette stratégie d'ubiquité a fonctionné, les Allemands ont commencé à s'enterrer et les Anglais ont pu débarquer.
 
Elie Durel
 
Elie Durel, auteur de "L'histoire d'un conscrit de 1913" aux éditions Ouest-France
site : http://sites.google.com/site/eliedurelauteur/


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Durel
n°960
durel
Posté le 28-03-2010 à 22:28:00  profilanswer
 

Sur la photo, des cadres du 4ème régiment de chasseurs d'Afrique à Tunis. Assis en tailleur, l'adjudant Albert Thirault qui sera promu sous-lieutenant dans les premières semaines de la guerre pour avoir participé à la charge héroîque d'un bataillon de cavalerie légère qui sauva le reste du régiment. Il tient l'un des cahiers de route qui ont permis de recontituer dans un récit (L'histoire d'un conscrit de 1913), l'épopée du 4ème Chass' d'Af' au début de la Grande Guerre.
 
Elie Durel  
 
Elie Durel, auteur de "L'histoire d'un conscrit de 1913" aux éditions Ouest-France  
site : http://sites.google.com/site/eliedurelauteur/http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/6743/Document%204.jpg


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Durel
n°1076
jules-Pier​re
Posté le 13-07-2010 à 12:15:17  profilanswer
 

La cavalerie italienne à mené une "charge", si l'on peut l'appeler ainsi, creuvant ses chevaux, et leur incendiant la queue préalablement trempée dans du pétrole pour les mener au bout de leurs dernières forces, avant de démonter et de continuer à pied...la nuit précédant l'armistice du 4 novembre 1918, prévu etre en compte le terrain gagné.  Il fallait donc avancer le plus loin possible dans les zones inoccupées (source témoignage).  Je confirme également, sur un autre post, une charge de la cavalerie italienne edurant la 2ème Guerre Mondiale.
Cordialement


Message édité par jules-Pierre le 13-07-2010 à 14:36:45

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Il n'y a de véritable mort que dans la mémoire des hommes.
n°1080
Marc Pilot
Posté le 15-07-2010 à 16:44:59  profilanswer
 

Bonjour
 
Toujours dans les dernières charges : le Canadian Light Horse à Iwuy le 10 octobre 1918.
 
Cordialement

n°1097
Jean27
Posté le 10-08-2010 à 23:26:46  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
vous pouvez ire le récit de la charge de cavalerie du lieutenant de Gironde sur le site suivant :
 
http://cavaliers.blindes.free.fr/profils/gironde.html
 
Pour bien comprendre le combat, il faut connaître la topographie des lieux. Le combat se déroula sur le plateau picard, sur la commune de Vivières, (pas très loin de Villers-Cotterêts) ; à cet endroit s'étendent  de vastes horizons où l'on rencontre de riches cultures ; le village lui-même s'accroche sur les pentes de la côte de l'Ile-de-France et quand vous partez vers l'ouest vous pénétrez dans la  forêt de Retz ; dans cette partie ce sont des massifs forestiers profonds, sans grandes cultures avec des routes sinueuses et étroites encore aujourd'hui. C'est dans cette partie que la troupe du lieutenant de Gironge se trouvait au repos après avoir patrouillé quand elle a appris qu'une escadrille allemande était stationnée sur le plateau.
Le corps du lieutenant de Gironde repose aujourd'hui dans le cimetière de Vivières ; un monument commémoratif érigé à l'endroit où Gironde a été mortellement blessé se trouve à un bon kilomètre du village sur le plateau. Gironde est mort dans le château à côté de l'église où sont conservées des reliques de sainte Clotilde !
La voie principale de ce petit  village porte le nom de "rue du Lieutenant-de-Gironde".
 
Cordialement  
Jean
 
 

n°1105
Aetius
Posté le 17-08-2010 à 15:55:33  profilanswer
 

Chasseur a écrit :

En ce qui concerne l"épopée JOINOT-GAMBETTA" lire une livre parut il y a au moins 20 ans: "USKUB ? C'est loin" qui relate ce fait d'armes
Cordialement


 

n°1106
Aetius
Posté le 17-08-2010 à 15:59:34  profilanswer
 

Il y a aussi un ouvrage, publié en 1920 chez Berger Levrault, et dont l'auteur est le général JOINOT-GAMBETTA lui même :" USKUB . Ou du rôle de la cavalerie d'Afrique dans la victoire ."
Cordialement
Jean-Pierre


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Mère voici vos fils et leur immense armée.
Qu'ils ne soient pas jugés sur leur seule misère.
n°1107
Cuchlainn
Posté le 17-08-2010 à 18:15:01  profilanswer
 

Bonjour,
 
Un petit point sur une affaire qui apparaît deux fois dans ce topic, et qui est un souverain poncif qu'on entend encore à profusion s'agissant de la SGM : la soi-disant charge de cavalerie contre les chars est un montage de propagande pur et simple orchestré par les services de Goebbels, destiné à accréditer l'image de Polonais militairement et culturellement attardés. Bien sûr que non, les Polonais n'ont pas imaginé embrocher des chars à la lance, ils sont en réalité en train de tenter de se dégager devant l'attaque blindée allemande.
Malheureusement, la légende des cavaliers polonais chargeant des chars fait partie des bobards nazis qui ont réussi à survivre.
 
Sinon, les Soviétiques ont utilisé avec efficacité des unités de cavalerie pendant toute la guerre, tantôt pour harceler les colonnes en retraite, tantôt pour se mouvoir sur des terrains particulièrement difficiles, notamment dans le Caucase. Par contre, je ne sais rien de charges.
 
Des charges de cavalerie, des charges dignes d'une épopée ont eu lieu en nombre pendant la guerre civile russe.
 
Cdlt
Cyrille


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"Sur un banc étaient rangés quinze ou vingt bonshommes qui avaient bien une douzaine de jambes à eux tous." (Duhamel)
n°1146
pierreth1
Posté le 01-10-2010 à 17:27:43  profilanswer
 

Bonjour,  
Bien que hors sujet, pour moi la dernière charge de cavalerie (sans sabre) de l'armée française est nettement plus récente et fut effectuée en Algérie par un camarade de promotion de mon père (ESMIA "Dien Bien Phu" )  
cordialement
Pierre


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pierre
n°1532
machault
Posté le 09-09-2012 à 14:03:29  profilanswer
 

Bonjour,  
 
Un petit complément (pas très étayé) provenant de "L'année du 11 novembre 1918" de RG Nobécourt (Robert Laffont) et concernant la cavalerie anglaise.
Le 9 août 1918, "une charge de hussards enlève Méharicourt."
 
Cordialement.
 
JL Arnould

n°1648
hubbar49
Posté le 09-01-2013 à 10:03:11  profilanswer
 

garance. a écrit :

bonjour,
j'ignore si ce sujet a déjà fait l'objet de discussions sur ce forum mais je souhaite avoir vos avis sur la dernière charge de cavalerie pendant la guerre de 14.
Est-ce avec le corps Sordet ? ou l'escadron de Gironde ? ou alors on considère que les cuirassiers de Reichshoffen c'était vraiment la dernière ?
 
Dans l'histoire des guerres, je crois qu'il y en a encore eu en Pologne en 39 contre les chars allemands...
 
Merci d'avance de me confirmer !


 
 
Je ne voudrais pas faire pleurer les cavaliers français, mais on a eu, à l'armée belge, une autre crise de connerie: une charge de cavalerie en octobre 1918... Voir bataille de Maldegem..;
Faut croire qu'on a trouvé, à l'EMG de l'Armée, qu'il n'y avait pas eu assez de pertes durant la guerre, donc, on s'en est fait une charge suicidaire bien belge...
y'a d'ailleurs une blague:  
Q: pourquoi les officiers avaient un cheval?  
R: parce qu'il y a plus dans deux têtes que dans une tête....
 
Q: et pourquoi maintenant il n'y a plus de chevaux?
R: parce que les chevaux  en avaient marre de devoir penser pour deux!
 
La dernière charge de cavalerie en Europe de l'ouest (1), sabre au clair, fut menée par le premier régiment des guides à Burkel, sur le territoire de  Maldeghem, le 19 octobre 1918, peu avant l'armistice du 11 novembre.
 
Le récit (2) de cette charge a été écrit  par un certain M.C. Le lecteur sera surpris par la manière extrêmement vivante et précise avec laquelle  l'auteur   rend compte de l'événement: il est vraisemblable que M.C. participa lui-même à cette chevauchée guerrière.
 
Le 19 octobre 1918, la division de cavalerie de l'armée belge opérait dans les environs d'Oedelem, à 7 km au sud-est de Bruges. Comme durant la guerre des tranchées, nos cavaliers combattaient à pied; pourtant l'espace était libre, les chevaux suivaient à courte distance... Qu' il eût été bon de charger!
 
Le jour était à son déclin, nos lignes de tirailleurs avaient repoussé les arrières-gardes allemandes, mais l'ennemi, installé dans le petit bois de Kattine, semblait décidé à défendre cette position. Plusieurs lignes de mitrailleuses étaient en action et forçaient nos hommes à se terrer. L'ennemi avait l'avantage du terrain, de nombreux couverts protégeant son mouvement de repli sur Maldeghem.
 
A 16h30, le major Van Strydonck, commandant le 2° groupe du 1° régiment de guides, reçoit un ordre de l'état-major:
 
"Franchir par un coup de force à cheval les lignes de mitrailleuses ennemies . A hauteur de Burkel, se rabattre de chaque côté de la route et prendre l'ennemi à revers; deux auto-mitrailleuses précéderont la colonne."
 
Le rêve de tout cavalier: la charge! allait-il se réaliser?  L'ordre est précis, il se répand, un murmure l'accompagne. Les hommes s'agitent, les yeux resplendissent de joie, déjà les mains se crispent sur la garde des sabres à larges coquilles d'acier. Parmi eux un jeune adjudant, au visage plein de douceur, ne peut maîtriser son impatience. Il va, vient, inspecte ses hommes, caresse son cheval, regarde la route sur laquelle on va bientôt bondir.  
 
La charge! Le plein galop, sabre au clair! Toutes les aspirations de son ardeur juvénile vont se réaliser... Mais le temps presse, déjà les brumes du soir estompent les lointains. Un bruit de moteur; toutes carapaçonnées d'acier, les deux auto-mitrailleuses longent la colonne. Devant Kattine, la fusillade fait rage. Nos lignes de tirailleurs attirent l'attention de l'ennemi que les batteries d'accompagnement arrosent d'obus.
 
Bride abattue, un cavalier accourt:
 
-Mon major c'est l'heure!
 
Le capitaine-commandant comte F. de Meeus, adjudant-major au 1° guides, apportait l'ordre d'attaque.  
 
Le major Van Strydonck se dresse sur ses étriers et d'un geste large tire son sabre; un bruit de ferrailles passe en l'air, strié de blanches étincelles.  
 
Puis serrant les mains du commandant "au-revoir, Meeus."  Pour un cavalier, la tentation est trop forte: "mon major, je me permets de revendiquer l'insigne honneur de charger à vos côtés."
 
-Soit...
 
Automatiquement, sabre au poing, grave, menaçante, la masse s'ébranle et s'enfonce au pas dans la grisaille du soir. Dans les intervalles de la fusillade, on perçoit le souffle ardent des chevaux qui, l'oreille dressée, les narines ouvertes, sentent eux aussi l'approche de la bataille.  
 
Le jeune adjudant, caressant l'encolure de son cheval, est en tête de la colonne. Sa douce figure s'est contractée, sa bouche se plisse en un sourire hautain, les yeux sont rivés vers l'horizon... vers l'ennemi... vers la bataille.
 
L'espace couvert est franchi, la colonne prend le trot. Au frappement alternatif des sabots sur le pavé de la route se mêle le froissement des cuirs, le cliquetis des sabres... Un grand souffle farouche plane sur cette marée d'hommes qui s'avance semblable à un bélier de bronze.
 
Subitement dans les brumes mauves du soir apparaissent les lisières du bois de Kattine. Brusquement le chef lève son sabre: "En avant, mes enfants... Pour le roi!"
 
Et dans cette atmosphère de bataille où ricanent les balles et miaulent les obus, une clameur immense se lève: "Hourra! Vive le Roi!..."
 
Comme un ressort bandé se détend subitement, la colonne prend le galop. Une longue file de bras brandissant des sabres s'agite, les cris redoublent, le galop s'allonge, se précipite. C'est la charge avec son frisson d'épopée. La première ligne de mitrailleurs ennemis est dépassée, la course continue vers le second bois qui cache Burkel. Là les fusilliers-marins de la 4° compagnie, blêmes de terreur, voient venir bondir vers eux ce torrent qui mugit... En joue!!
 
Les deux chefs couchés sur l'encolure de leurs coursiers accélèrent encore l'allure. Tout à coup, le bois s'allume d'éclairs rougeoyants, les chevaux de tête s'écroulent, le commandant de Meeus, frappé à mort, disparaît dans l'affreux tourbillon... Le petit adjudant, transfiguré, radieux, d'un bond a pris la place du chef tombé. Et le soldat de 20 ans et l'officier à cheveux gris, côte à côte, bondissent, sabre baissé vers les allemands.  
 
Une nouvelle décharge crépite des maisons de Burkel, les chevaux se cabrent, piétinent, bondissent au-dessus des fossés... écrasant des corps. L'auto-mitrailleuse de tête est bloquée en travers de la route. "Pied à terre!" Les cavaliers lâchant leur sabre empoignent leur carabine; en tirailleurs, sous bois, ils harcèlent l'ennemi décontenancé par ce brusque changement de combat.
 
17 heures... le feu cesse... L'allemand est en fuite. La nuit enveloppe le contour des choses, une buée laiteuse se lève de terre, de-ci, de-là un coup de feu... un cri... un râle.  
 
Les unités reformées, dans le bois on procède à l'appel:
 
-Adjudant Vander Cruysen?
 
Une voix grave répond: "Mort au Champ d' Honneur."
 
M.C
 
(1) En septembre 1939, il y eut encore des charges de la cavalerie polonaise contre l'envahisseur allemand.
 
(2) Le récit de M.C sur le combat de Burkel a été publié en page 122 et 123  dans "Nos Héros morts pour la Patrie", sous la direction générale de René Lyr, Editions Van der elst, Bruxelles, 1920  
 
 
 
 
 
 


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hubbar
n°1658
ununtel501
Posté le 19-01-2013 à 13:36:07  profilanswer
 

Bonjour,
La charge de la cavalerie polonaise contre les panzers ne semble n'être qu'une légende.
C'est du moins ce que dit Yacha Maclasha sur les pages 58 à 60 du bimestriel n° 10 "Guerres & Histoire" de "Sciences & Vie".  Ce ne serait que pure propagande allemande, des montages photographiques et de films, etc. !
Pur fantasme se désole l'historien Jan Szkudlinski dans ce même magazine "car les Polonais n'étaient tout simplement pas si bête !"
Dès 1939, la cavalerie polonaise faisait encore des manœuvres en se déplacement à cheval mais en combattant à pied.... (Cela a d'ailleurs toujours était le cas pour des cavaliers bien particuliers : les dragons).
Et qui a chargé en dernier ? En fin d'article il est relaté que les Italiens auraient été crédités de deux charges en 1942 en Croatie et que la dernière "charge" ou approche aurait été le fait... de Polonais (sous tutelle soviétique) le 1er mars 1945 en Prusse-Orientale, un succès garanti de l'avance à cheval du fait des fumées des chars en feu qui camouflait l'attaque (une ironie de l'Histoire ou le conditionnel est de rigueur).
Bonnes recherches
Cordialement
Adrien

n°2505
Alain Dubo​is-Choulik
Tchiot quinquin de ch'nord
Posté le 31-03-2017 à 18:55:43  profilanswer
 

vieille champagne a écrit :

30 Mars 1918, Moreuil wood, grande charge de la Brigade de Cavalerie Canadienne.t


Bonsoir
  Voir l'article du jour, 99 ans après : https://greatwarcentre.com/2017/03/ [...] euil-wood/
Cordialement
Alain


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