Bonjour à tous,
Salut Vincent,
J’ignore si c’est le 28e Régiment de Transmissions qui a repris les traditions du 28e Bataillon du Génie, mais c’est dans tous les cas dans l’historique de ce régiment que l’on peut trouver les éléments suivants :
« Le 28e Bataillon du Génie naît à Belfort, à la caserne Vauban et comporte trois compagnies d’active et 8 compagnies de réserve. A la date de la création du bataillon, le génie de la région fortifiée de Belfort est commandé par le colonel Lanty. Son adjoint, le chef de bataillon Mathelin dirige le génie du noyau central de la place. Au moment de la mobilisation, le génie de Belfort se compose des trois compagnies d’active du 28e BG commandées par les capitaines Fage (28/1), Doumert (28/2), Thiébaut (28/3), d’un détachement de télégraphistes de forteresse aux ordres du capitaine Gaucher, d’une section de radiotélégraphistes, d’un groupe colombophile installé à la caserne Friedrichs, d’un détachement de sapeurs conducteurs renforcé d’un élément de convoi automobile : l’ensemble étant placé sous le commandement du capitaine Stremler, et d’une escouade d’ouvriers d’art.
A partir du 2 août, le 28e BG incorpore quatre compagnies composées de réservistes : 28/4 (capitaine Guery), 28/5 (lieutenant Faucheux), 28/6 (capitaine Fouillade) et une compagnie de dépôt (28/21) aux ordres du lieutenant Vivier. Le 28e BG est aussitôt engagé dans la région de Belfort où les compagnies réalisent des travaux au profit des forts du Salbert (28/6) et de Fougeraies (28/21), dans les secteurs d’Andelnans (28/1), de Roppe (28/2), de Bessoncourt (28/3), de Vezelois (28/4) et du bois d’Oye (28/5). Du 6 au 9 août, les Français pénètrent en Alsace, mais en sont chassés par une contre-offensive allemande, puis le général Pau reprend l’initiative et s’empare de Thann, Mulhouse et atteint Colmar le 21 août.
L’insuccès de Dubail en Lorraine et la contre-attaque de la VIIe armée du général von Heeringen contraignent l’armée du général de Maud’huy à se replier sur les pentes des Vosges où elle s’installe solidement autour de l’Hartmannswillerkopf. Dès le début de la campagne, les compagnies du 28e BG ont été affectées à la place de Belfort, à la 57e division de réserve, aux 46e, 133e et 134e divisions d’infanterie, au groupement sud ; elles sont également détachées auprès des 113e, 114e, 210e, 213e et 214e brigades.
Agissant de façon dissociée, elles ont pour mission de détruire les lignes de chemin de fer vers l’Allemagne au-delà de Belfort, d’organiser et d’améliorer les défenses autour de Belfort, de renforcer les première et deuxième lignes en Alsace en creusant des tranchées sur ces positions. Elles doivent également créer des centres de résistance dans les bois ou en fortifiant des villages.
Naturellement, les sapeurs participent aux attaques de l’infanterie en créant des brèches dans les fils de fer barbelés dont les Allemands pourvoient généreusement les abords de leurs positions, puis organisent le terrain conquis. Thann, Cernay, Masevaux, Altkirch, Dannemarie, Aspach-le-Bas, Burnhaupt-le-Haut, les bois de Gildwiller, d’Hirtzbach ou le Gluckerwald, autant de lieux où se distinguent les sapeurs du 28e BG et qui témoignent de l’étendue du secteur et de la diversité des missions du bataillon.
En 1915, l’espoir d’une guerre courte est définitivement abandonné ; le 28e BG est engagé en Alsace et en Champagne. Les 2e, 3e, 4e et 5e compagnies participent aux violents combats en Alsace pour la possession des crêtes et des observatoires des Vosges. Poursuivant leurs missions d’organisation du terrain, les compagnies sont également chargées de réparer les boyaux, les tranchées, les abris, les refuges et les casemates démolis par les bombardements ennemis comme à Balschwiller, sur le Kalberg ou le mamelon du Cadoret. La violence des combats sur le Sudelkopf et surtout l’Hartmannswillerkopf implique sans cesse de nouveaux renforts.
Présent sur tous les fronts, le génie s’enrichit de deux nouvelles compagnies d’appui créées au dépôt n° 28 : la compagnie 28/1 bis formée avec des auxiliaires le 8 janvier 1915 et employée avec les unités du 28 à Michelbach et à Guewenheim ; puis la compagnie 28/55 mise sur pied à Montbéliard le 24 novembre 1915 et qui est engagée dans la région de Delle, au sud de Belfort. La 28/1 bis changera d’appellation le 1er octobre 1915 et deviendra la compagnie divisionnaire du génie 28/51. Au cours du deuxième semestre 1915, la bataille se poursuit dans les Vosges. La 28/3, affectée à la 46e DI, exécute des travaux de contre-mines sur la cote 607, au Violu et à la Croix-le-Prêtre. […] »
Concernant les combats du 27 janvier 1915, les souvenirs de Pierre Ribollet contiennent une lettre expédiée de Fulleren, le 28 janvier (in Quatre années de guerre (août 1914 juillet 1918). Lettres et dessins). Elle n’apporte aucun éclaircissement bien instructif.
Amicalement,
Eric
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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.