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28ème Génie

n°1393
Vincent He​yer
Posté le 28-02-2008 à 21:56:03  profilanswer
 

Bonjour,
 
Je donne actuellement un coup de main à un ami qui effectue des recherches sur son grand père. Il était à la 1er compagnie du 28ème Génie et s'est fait tué dans les bois de Carspach le 27 janvier 1915. Son nom était Léon Montagnon.
Si quelqu'un possède un historique ou la partie du JMO de ce régiment du début de la guerre à la fin du mois de janvier 1915, cela permettrait de bien connaitre son parcours.
 
Merci d'avance pour votre aide
 
Vincent Heyer


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Vincent Heyer
n°1394
Eric Mansu​y
Posté le 29-02-2008 à 10:27:39  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Salut Vincent,
J’ignore si c’est le 28e Régiment de Transmissions qui a repris les traditions du 28e Bataillon du Génie, mais c’est dans tous les cas dans l’historique de ce régiment que l’on peut trouver les éléments suivants :
 
« Le 28e Bataillon du Génie naît à Belfort, à la caserne Vauban et comporte trois compagnies d’active et 8 compagnies de réserve. A la date de la création du bataillon, le génie de la région fortifiée de Belfort est commandé par le colonel Lanty. Son adjoint, le chef de bataillon Mathelin dirige le génie du noyau central de la place. Au moment de la mobilisation, le génie de Belfort se compose des trois compagnies d’active du 28e BG commandées par les capitaines Fage (28/1), Doumert (28/2), Thiébaut (28/3), d’un détachement de télégraphistes de forteresse aux ordres du capitaine Gaucher, d’une section de radiotélégraphistes, d’un groupe colombophile installé à la caserne Friedrichs, d’un détachement de sapeurs conducteurs renforcé d’un élément de convoi automobile : l’ensemble étant placé sous le commandement du capitaine Stremler, et d’une escouade d’ouvriers d’art.
A partir du 2 août, le 28e BG incorpore quatre compagnies composées de réservistes : 28/4 (capitaine Guery), 28/5 (lieutenant Faucheux), 28/6 (capitaine Fouillade) et une compagnie de dépôt (28/21) aux ordres du lieutenant Vivier. Le 28e BG est aussitôt engagé dans la région de Belfort où les compagnies réalisent des travaux au profit des forts du Salbert (28/6) et de Fougeraies (28/21), dans les secteurs d’Andelnans (28/1), de Roppe (28/2), de Bessoncourt (28/3), de Vezelois (28/4) et du bois d’Oye (28/5). Du 6 au 9 août, les Français pénètrent en Alsace, mais en sont chassés par une contre-offensive allemande, puis le général Pau reprend l’initiative et s’empare de Thann, Mulhouse et atteint Colmar le 21 août.  
L’insuccès de Dubail en Lorraine et la contre-attaque de la VIIe armée du général von Heeringen contraignent l’armée du général de Maud’huy à se replier sur les pentes des Vosges où elle s’installe solidement autour de l’Hartmannswillerkopf. Dès le début de la campagne, les compagnies du 28e BG ont été affectées à la place de Belfort, à la 57e division de réserve, aux 46e, 133e et 134e divisions d’infanterie, au groupement sud ; elles sont également détachées auprès des 113e, 114e, 210e, 213e et 214e brigades.
Agissant de façon dissociée, elles ont pour mission de détruire les lignes de chemin de fer vers l’Allemagne au-delà de Belfort, d’organiser et d’améliorer les défenses autour de Belfort, de renforcer les première et deuxième lignes en Alsace en creusant des tranchées sur ces positions. Elles doivent également créer des centres de résistance dans les bois ou en fortifiant des villages.
Naturellement, les sapeurs participent aux attaques de l’infanterie en créant des brèches dans les fils de fer barbelés dont les Allemands pourvoient généreusement les abords de leurs positions, puis organisent le terrain conquis. Thann, Cernay, Masevaux, Altkirch, Dannemarie, Aspach-le-Bas, Burnhaupt-le-Haut, les bois de Gildwiller, d’Hirtzbach ou le Gluckerwald, autant de lieux où se distinguent les sapeurs du 28e BG et qui témoignent de l’étendue du secteur et de la diversité des missions du bataillon.
En 1915, l’espoir d’une guerre courte est définitivement abandonné ; le 28e BG est engagé en Alsace et en Champagne. Les 2e, 3e, 4e et 5e compagnies participent aux violents combats en Alsace pour la possession des crêtes et des observatoires des Vosges. Poursuivant leurs missions d’organisation du terrain, les compagnies sont également chargées de réparer les boyaux, les tranchées, les abris, les refuges et les casemates démolis par les bombardements ennemis comme à Balschwiller, sur le Kalberg ou le mamelon du Cadoret. La violence des combats sur le Sudelkopf et surtout l’Hartmannswillerkopf implique sans cesse de nouveaux renforts.
Présent sur tous les fronts, le génie s’enrichit de deux nouvelles compagnies d’appui créées au dépôt n° 28 : la compagnie 28/1 bis formée avec des auxiliaires le 8 janvier 1915 et employée avec les unités du 28 à Michelbach et à Guewenheim ; puis la compagnie 28/55 mise sur pied à Montbéliard le 24 novembre 1915 et qui est engagée dans la région de Delle, au sud de Belfort. La 28/1 bis changera d’appellation le 1er octobre 1915 et deviendra la compagnie divisionnaire du génie 28/51. Au cours du deuxième semestre 1915, la bataille se poursuit dans les Vosges. La 28/3, affectée à la 46e DI, exécute des travaux de contre-mines sur la cote 607, au Violu et à la Croix-le-Prêtre. […] »
 
Concernant les combats du 27 janvier 1915, les souvenirs de Pierre Ribollet contiennent une lettre expédiée de Fulleren, le 28 janvier (in Quatre années de guerre (août 1914 juillet 1918). Lettres et dessins). Elle n’apporte aucun éclaircissement bien instructif.
 
Amicalement,
Eric  


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°1395
Vincent He​yer
Posté le 29-02-2008 à 13:10:11  profilanswer
 

Salut Eric,
 
Merci beaucoup pour ces informations, cela lui permettra de bien suivre le parcours de son grand père.
 
Amicalement
 
Vincent


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Vincent Heyer
n°1396
hopital49
Posté le 29-02-2008 à 18:51:44  profilanswer
 

bonjour Vincent
les références du 28ème BG au SHD sont: 26 N 1312.
Vous y trouverai les JMO de la Compagnie 28/1 du 1er aout 1914 au 31/12/1917.
Il existe aussi une compagnie 28/1 bis avec les JMO du 8/01/1915 au 31/12/1916.
En espérant que vous trouverai votre bonheur.
Codialement Olivier

n°1397
Vincent He​yer
Posté le 29-02-2008 à 22:52:22  profilanswer
 

Bonjour Olivier,
 
Merci beaucoup pour ces informations
 
Vincent


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Vincent Heyer
n°1398
axurit
Posté le 02-10-2009 à 23:24:47  profilanswer
 

Bonjour,
Je paufine mes connaissances que j'ai sur mon arrière grand père, et lui aussi est mort le 27 janvier 1915 dans le bois de carpach. Il etait 2 sapeur, au 28 bataillon de genie 1er cie. Ils sont donc mort certainement cote à cote.
Avez vous des photos ou des documents écrit , moi je n'ai rien.

Vincent Heyer a écrit :


 
Je donne actuellement un coup de main à un ami qui effectue des recherches sur son grand père. Il était à la 1er compagnie du 28ème Génie et s'est fait tué dans les bois de Carspach le 27 janvier 1915. Son nom était Léon Montagnon.
Si quelqu'un possède un historique ou la partie du JMO de ce régiment du début de la guerre à la fin du mois de janvier 1915, cela permettrait de bien connaitre son parcours.
 
Merci d'avance pour votre aide
 
Vincent Heyer


n°1399
Eric Mansu​y
Posté le 03-10-2009 à 19:09:49  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Au lendemain de cette journée, Pierre Ribollet, du 28e Bataillon du Génie, écrivait :
 
« Fulleren, 28 janvier 1915
 
Ma chère Maman,
 
Hier devait avoir lieu une attaque dirigée contre Altkirch et Ammertzwiller. Les troupes de Dannemarie et de Ballersdorf ont dû y participer.
Quant à nous, nous sommes partis à 3 heures du matin, avec l’intention de passer la nuit en pleine forêt, et nous avons attendu les événements.
Le régiment d’infanterie, cantonné avec nous à Fulleren, ainsi que ceux de Largitzen, avaient, je crois, pour mission d’amuser l’ennemi, afin de l’empêcher d’amener des renforts au point où l’action devait être de quelque importance.
Toute la journée nous avons entendu de tous côtés les bruits de la fusillade et les chansons des obus, mais ils ne nous ont causé aucune inquiétude, la fusillade étant, en somme, très éloignée, et les Boches n’ayant pas cru devoir répondre à nos coups de canons. Nous sommes rentrés vers 10 heures du soir à notre cantonnement, après avoir passé une soirée presque gaie au milieu des bois.
[…] »
 
Le 27 janvier 1915, la compagnie 28/1 participe à l’attaque d’Ammertzwiller et enregistre 5 tués, 13 blessés, 8 disparus. La 28/2 est à ses côtés vers le Pfannestiel.  
A la compagnie 28/4, le sapeur mineur Marcel Victor Rémy est tué d’une balle dans la tête durant l’ouverture des brèches près de Largitzen ; originellement inhumé à Largitzen, il repose à présent à Seppois-le-Bas.
 
Je ne peux vous en dire plus.
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°1400
- Joel Hur​et -
Administrateur
Posté le 03-10-2009 à 20:13:11  profilanswer
 

Ce sujet a été déplacé de la catégorie Soldats de la Grande Guerre vers la categorie Forum Pages d'Histoire : génie par - joel Huret -


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Histoire d'une collection : musée du costume militaire
n°1401
armand
Posté le 04-10-2009 à 16:26:26  profilanswer
 

Eric Mansuy a écrit :

J’ignore si c’est le 28e Régiment de Transmissions qui a repris les traditions du 28e Bataillon du Génie,


Bonjour
 
Depuis 1981, le 28e régiment des Transmissions est héritier du 28e BG (1914-1919)
 
Cdt
Armand


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Sur les traces du 132ème RI " Un contre Huit " et du 294ème RI (le "29-4" )
n°1402
axurit
Posté le 04-10-2009 à 17:33:07  profilanswer
 

Bonjour,
 
Merci pour ce courrier, qui viendra enrichir mon exposé de 3ième.
Jean baptiste

Eric Mansuy a écrit :

Bonsoir,
 
Au lendemain de cette journée, Pierre Ribollet, du 28e Bataillon du Génie, écrivait :
 
« Fulleren, 28 janvier 1915
 
Ma chère Maman,
 
Hier devait avoir lieu une attaque dirigée contre Altkirch et Ammertzwiller. Les troupes de Dannemarie et de Ballersdorf ont dû y participer.
Quant à nous, nous sommes partis à 3 heures du matin, avec l’intention de passer la nuit en pleine forêt, et nous avons attendu les événements.
Le régiment d’infanterie, cantonné avec nous à Fulleren, ainsi que ceux de Largitzen, avaient, je crois, pour mission d’amuser l’ennemi, afin de l’empêcher d’amener des renforts au point où l’action devait être de quelque importance.
Toute la journée nous avons entendu de tous côtés les bruits de la fusillade et les chansons des obus, mais ils ne nous ont causé aucune inquiétude, la fusillade étant, en somme, très éloignée, et les Boches n’ayant pas cru devoir répondre à nos coups de canons. Nous sommes rentrés vers 10 heures du soir à notre cantonnement, après avoir passé une soirée presque gaie au milieu des bois.
[…] »
 
Le 27 janvier 1915, la compagnie 28/1 participe à l’attaque d’Ammertzwiller et enregistre 5 tués, 13 blessés, 8 disparus. La 28/2 est à ses côtés vers le Pfannestiel.  
A la compagnie 28/4, le sapeur mineur Marcel Victor Rémy est tué d’une balle dans la tête durant l’ouverture des brèches près de Largitzen ; originellement inhumé à Largitzen, il repose à présent à Seppois-le-Bas.
 
Je ne peux vous en dire plus.
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy


n°1407
Jean-Claud​e Poncet
Posté le 05-10-2009 à 21:47:43  profilanswer
 

Bonsoir,
Monument aux morts du 28e à Issoire :
 
                   http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/31/issoire_mam_genie.jpg
 
Salutations
Jean-Claude

n°2682
cedsch
Posté le 04-09-2011 à 18:01:15  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Léon Montagnon est inhumé à la NN de Cernay (si l'information n'avait pas encore été donnée)
 
a+
Cédric


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Cordialement,
SCHEPPLER Cédric
n°3055
eric25
Posté le 03-01-2013 à 10:53:30  profilanswer
 

Bonjour,
sur ce sujet, j'ai trouvé une pépite : "l'historique de la Compagnie 28/4, par le commandant Guéry" édité en 1929 chez Berger Levrault, et consultable sur Gallica. L'auteur y donne beaucoup de détail presque heure par heure sur la participation de sa compagnie à la campagne 14/18. L'ouvrage contient également toutes les citations du 2 ème classe au plus haut gradé. Livre très émouvant.
 
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/b [...] 9/f1.image
 
 
 
salutations Eric


Message édité par eric25 le 03-01-2013 à 10:57:55
n°4259
sebastien1​1
Posté le 23-11-2016 à 11:57:28  profilanswer
 

bonjour a tous,
 
 mon arrière grand père a fait partie du 28e bataillon du génie,su sa FM il est noté arrivé au corps le 27 Octobre 1917.
mais il n'est pas noté dans quelle compagnie.
savez-vous comment retrouver sa compagnie car j'aimerai retracer son parcours.
j'ai le même soucis avec le régiment ou il était affecté avant le 3e génie.
merci a tous pour vos infos

n°4260
b sonneck
Posté le 23-11-2016 à 14:01:18  profilanswer
 

Bonjour,
 
En parcourant les messages de ce fil, je relève une possible (mais sans réelle importance) confusion entre 28e bataillon et 28e régiment du génie.
Si un 28e BG a bien existé pendant la Grande Guerre, il n'en est pas de même du régiment : le 28e RG n'a été créé qu'en 1929 à Montpellier, comme troisième régiment de sapeurs télégraphistes (un quatrième régiment, le 38e RG, sera créé à Montargis en 1937).
 
Les régiments de transmissions créés à la Libération furent les héritiers directs des régiments de sapeurs télégraphistes et ils en ont repris les numéros : 18e, 28e et 38e RT (le 8e RT, héritier du 8e RG, n'a été créé qu'au 1er avril 1947).  
Avant de recevoir l'héritage du 28e BG (par sympathie pour le numéro), le 28e RT avait repris celui du 28e RG. Cette continuité est attestée par la hampe du drapeau du 28e RT qui n'est autre que celle du drapeau du 28e RG ; comme ce fut le cas pour les 8e et 38e RG-RT (le drapeau du 18e RG avait disparu pendant l'Occupation).
 
Cordialement
Bernard

n°4261
DOUDOU44
Plus penser que dire.
Posté le 23-11-2016 à 18:35:36  profilanswer
 

Bonsoir !
Petites précisions :  
 - le 8° R.T. est rétabli le 1er novembre 1945 au MONT-VALÉRIEN,
 - confirmation de l'héritage du 28° B.G. au 28° R.T., mais pas au 28° R.G. (existence, en 1939, d'un bataillon et d'un régiment au même numéro),
 - le 28° R.T. fût aussi 28° R.I.T. à NICE,
 - en 1914, le 28° B.G. est un bataillon autonome de place forte.
 - aussi, en 1995, un 48° R.T. et en 1969, un 58° R.T.
Bien à vous.
 
Source : ouvrage de Jean-Claude PRADIER.

Message cité 1 fois
Message édité par DOUDOU44 le 23-11-2016 à 18:37:14

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DOUDOU44
n°4263
b sonneck
Posté le 23-11-2016 à 21:26:07  profilanswer
 

Bonjour,

DOUDOU44 a écrit :

Bonsoir !
Petites précisions :  
 - le 8° R.T. est rétabli le 1er novembre 1945 au MONT-VALÉRIEN,
 - confirmation de l'héritage du 28° B.G. au 28° R.T., mais pas au 28° R.G. (existence, en 1939, d'un bataillon et d'un régiment au même numéro),
 - le 28° R.T. fût aussi 28° R.I.T. à NICE,
 - en 1914, le 28° B.G. est un bataillon autonome de place forte.
 - aussi, en 1995, un 48° R.T. et en 1969, un 58° R.T.
Bien à vous.
Source : ouvrage de Jean-Claude PRADIER.


 
A la date du 1er novembre 1945, trois régiments de transmissions seulement ont été créés : les 18e, 28e et 38e, par transformation respective des centres d'organisation des transmissions COT 616, 617 et 612 (note de l'EMA - 1er bureau en date du 22 octobre 1945).  
 
Le service historique des armées a certes remis le 7 décembre 1945 à l'inspection des transmissions les drapeaux des régiments de l'arme : 8e, 18e, 28e et 38e RT. Le PV de remise établi sous le timbre du service historique précise que ces drapeaux sont ceux qui étaient détenus en 1939-1940 par les 8e, 18e, 28e et 38e régiments de génie, "dont l'appellation "Génie" peinte sur la face de l'emblème a été remplacée par "transmissions ". Il est également écrit :

Citation :

Le fer de lance du drapeau du 18e régiment du génie n'ayant pas été retrouvé, il en a été confectionné un nouveau, par utilisation d'un fer de lance ayant appartenu au 6e régiment de la Garde. Ce fer est timbré de l'inscription 18ème Transmissions. Les fers de lance des 8e, 28e et 38e n'ont pas été refondus et portent toujours l'appellation Génie

.
J'atteste de la réalité de cet état de fait pour le 38e RT.  
 
Par une note du 8 décembre 1945, le généal Merlin, inspecteur des transmissions, annonçait que, autorisé à ce faire par le ministre, il remettrait personnellement leur drapeau aux régiments suivants :
- 38e RT le 17 décembre au Blanc,
- 28e RT le 18 décembre à Toulouse,
- 18e RT le 21 décembre à Grenoble.
Il n'est pas encore question du 8e RT.
 
Dans le JMO du 38e RT, alors à Pontoise et dont j'ai, pour cette époque, une photocopie sous les yeux, je lis à la date du 1er avril 1947 :

Citation :

En exécution de la CM etc. du 4 janvier 1947 relative à la réorganisation des unités territoriales de transmissions, le 38e régiment de transmissions est dissous à la date du 1er avril 1947, pour donner naissance au 8e régiment de transmissions


Toujours selon le JMO devenu à cette date celui du 8e RT, l'état-major du régiment était installé à Paris, Hôtel des Invalides ; le 1er bataillon au Kremlin-Bicêtre, le 2e bataillon à Pontoise et le 3e au Mont-Valérien.
 
Illustration de l'intérêt qu'il y a à toujours remonter aux sources... quand on en a la possibilité, bien sûr.
 
Je n'avais, volontairement, pas évoqué les régiments ultérieurs, formés après la seconde guerre mondiale et qui ne découlaient pas directement d'un régiment du génie.
 
Cordialement
Bernard
 
 

n°4264
DOUDOU44
Plus penser que dire.
Posté le 24-11-2016 à 14:51:52  profilanswer
 

Bonjour !
 . R.H.A. 1967/1 : " ..., en 1946, avec la réorganisation des corps de troupe, naît le 8° régiment des transmissions... ".
 . S.H.A.T. GR 7 U " Inventaire des archives... 1946-1964 " : 8°, 18°, 28°, 38° B.T., 8° B.E.R, 8°, 18°, 28° et 38° R.T.  
 . Documentation LA SABRETACHE (informations sans garantie du rédacteur) : " Quatre R.T. sont créés après la guerre dont deux disparaissent en 1946 :
8° R.T. (C.O.T. 622 ?),
18° R.T. (C.O.T. 618),
28° R.T. TOULOUSE (C.O.T 617),
38° R.T. LE BLANC (C.O.T. 612) ".
Probablement dans certains textes, ambiguïté entre le 8° B.T. (1er avril 1946) et le 8° R.T. (1er avril 1947), détenteurs (!) de l'emblème régimentaire, entre le prévu et le réalisé, dans une période de nombreuses créations, dissolutions, fusions, transformations de corps de troupe, et changements de garnisons.
Bien cordialement,


Message édité par DOUDOU44 le 24-11-2016 à 18:11:27

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DOUDOU44

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