Bonsoir,
Le 5 mai 1916, le ministre de la guerre écrit au 1er bureau du Gal Cdt en chef (note n° 222-3/4) :
" les deux compagnies de haquets 9/5 T et 9/6 T, provenant de l'équipage de pont d'armée n° 5, seront prêtes à être enlevées le 8 mai courant (...)".
Signé le Gal Directeur du Génie
Chevalier
Il s'agit, à cette date, de trouver un emploi pour les ponts d'équipage d'armée et notamment leurs équipements. Il est décidé de constituer 12 unités de transport (à 180 sapeurs-conducteurs chacune) et 4 Cies de sapeurs-mineurs territoriaux (ouvriers et pontonniers) d'environ 120 hommes. (Note 21388 du 1er bureau au 3° bureau du GQG en date du 20 mars 1916, sur l'utilisation possible des équipages de pont d'armée).
A cela la direction de l'arrière (DA) précise que ces unités ne doivent pas être disloquées (note n° 9528 / D.A. du 16 avril 16) afin " d'être rendues à première demande à leur destination première".
Le 17 avril 1916, par note n° 11402, le 1er bureau du GQG précise, au Ministre de la guerre, que les 12 unités de transport seront armées par :
- 4 Cies de tombereaux (à 150 tombereaux);
- 6 Cies de haquets (à 40 haquets);
- 1 Cie de voitures de réquisition;
- 1 Cie en réserve.
Il précise, par exemple, que les équipages d'Angers et de Grenoble fourniront chacun 1 Cie de tombereaux et 2 Cies de haquets.
Certes, je pense qu'il ne faut pas prendre l'appellation de "compagnie" au sens d'unité structurée et hiérarchisée comme pour une Cie de sapeur mineur du génie divisionnaire, mais alors, pourquoi utiliser ce terme ?
CDT
Jacques