Bonjour,
Mon grand père servant au "Rezerv Feld Lazaret 16" fut grièvement blessé le 6 Juin 18 dans l'hopital où il servait sur la Somme par une bombe d'avion allié dans son hopital! il ne quitta l'hopital de Fulda que le 13 novembre 1918 pour rejoindre l'Alsace...Ce genre "d'incident" n'était pas spécifique aux allemands....
Il y a les lois de la guerre et il y a l'application des lois de la guerre...Si le comportement des allemands fut très criticable durant le premier conflit mondial celui des alliès n'est pas exempt de tout reproche, pour mèmoire abattre un soldat qui se rend est un crime de guerre (qui fut partagé par toutes les nations).Et de tout temps.
Ainsi et sans absoudre les serbes durant le conflit certains de nos camarades eurent à mettre en sac les restes des infirmieres, medecins et blesses serbes d'un hopital militaire situe dans les Krajna qui avaient tous été massacrés (certains diraient exécutés) par des soldats réguliers d'un des partis adverses..(a noter que les personnels de sante de l'ex yougoslavie n'etaient pas armés en plus!) Il n'y a eu aucunes poursuites penales çà ce jour! et il n'y en aura pas...
A la decharge des belligerants du premier conflit un hopital doit se trouver sur un axe d'accés facile pour la logistique et donc sur un axe à détruire, en outre on ne peut pas déployer ces formations n'importe ou, il faut des routes, de l'eau il y a encore des chevaux et pour laver les effets, les étuver etc. hors c'est aussi ce qu'il faut pour les depots d'artillerie, les parcs du génie, les PC les bivouacs de repos des soldats du front.. ( ainsi il y a quelques années commandant un bataillon médical mes besoins pour déployer une toute petite partie de mes moyens étaient difficiles à satisfaire car ils coincidaient à peu de choses près à ceux du battaillon du matériel, des unités de transport etc. Or même sur un carré de 10Kms pour une base log ce n'est pas aussi évident.
Il peut arriver aussi qu'une structure sanitaire n'arbore pas les marques de neutralité qui étant voyantes attirent l'attention et peuvent donc faire suspecter que des PC sont dans le coin! Ainsi si avant une offensive vous deployez un certain nombre de formations sanitaires identifiables l'adversaire à moins que d'être particulièrement stupide peut se douter qu'il va lui arriver des malheurs dans la région. Et le commandement peut parfaitement refuser que ces marques soient déployées ce qui immédiatement fait perdre le bénéfice de la protection, deux logiques s'opposent dans ce cas
Le statut protecteur implique que les protégés s'abstiennent de tout acte hostile ainsi si à proximite d'un poste de secours un soldat tire contre un avion qui passerait le pilote à le droit de riposter, problème en avion il est très difficile d'identifier qui vous tire dessus du sol
Maintenant vu le nombre de formations sanitaires (en incluant les postes de secours) et de véhicules anitaires à proximité du front qu'un certain nombre aient été détruites au vu du nombre d'obus et de bombes expédiés est logique quand bien même il n'y aurait pas eu d'actes volontaires.
Dernier point une gare est un objectif militaire si lors de l'arrivée des avions de bombardement un train sanitaire s'y trouve pensez vous que les pilotes feront demi tour en annoncant qu'ils ont préféré annuler la mission. Je ne suis pas certain que le commandement aurait apprècié..
Il serait interessant de relever toutes les atteintes aux structures sanitaires dans les deux camps, en fonction de la période, attaque, défense, retraite..
Dernier point le minage et le piégeage par les allemands en retraite, c'est tout à fait "normal" tous les moyens doivent être mis en oeuvre pour retarder l'adversaire, l'innondation des mines leur destruction à pour but d'empêcher l'adversaire de faire repartir à son profit l'outil industriel. Ce qui aura pour corrolaire d'affaiblir encore plus celui qui retraite, autrefois les destructions cela s'appelait la politique de la terre brulée tactique utilisée notamment par les russes contre les troupes de Napoléon. Il aussi de bonne guerre pour une unité qui retraite de détruire ponts, routes voies ferrees. Il n'y a rien de nouveau sous le soleil. Quand aux mines et pièges si il est actuellement politiquement correct de les critiquer et de demander leur interdiction n'oublions pas que ces demandes vienent de pays en paix n'envisageant pas de conflit dans un avenir proche et n'ayant pas à lutter pour leur survie!
A ce sujet il est interessant de lirer le liuvre écrit par E Ludeendorff "la guerre totale" tout y est...
Cordialement
Pierre
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pierre