BabarPL a écrit :
Mesdames,Monsieurs,bonjour,
Cela fait 2 ans que Marie et moi ,nous recherchons une tombe d'un soldat polonais sous l'uniforme russe,qui suite aux accords entre la France et le tsar est venu aider votre pays à combattre les Allemands.
Nous avons, elle et moi postés des demandes d'aide sur votre forum:
elle: rubrique:Soldats de la Grande Guerre,Sujet : Demande d'aide depuis VARSOVIE. Jean RIOTTE
Posté le 27-01-2011 à 11:24:33
moi: rubrique : Pages mémoire: nécropoles - MPLF-MDH nécropoles et sépultures BRIGADES RUSSES--I WW==>
Posté le 13-04-2011 à 00:47:44 ********************************* Sur les deux sujets :il s'agit de WŁADYSŁAW,GRZEGORZ GIZYCKI qui quitait Moscou par train ,le 3 fevrier 1916 avec ses camarades de la I et II Brigade Russe.Le 10 fevrier 1916 ils s'arrêtent dans une gare de Syberie,perdue dans les steppes enneigées,puis c'est le lac Baîkal et les ferry-boats pour arriver en Manchurie,aprés 17 jours de Transsiberien.Le 26 fevrier 1916 départ en bateau de (le nom ecrit differement) Dalny,Daîren,Ta-Lien(Chine).Le 8 mars 1916 escale à Saigon,le 16 à Singapour ou ils defilent devant le commadant des troupes anglaises.Le 19 mars défilé à Colombo (Sri Lanka).Traversée du canal de Suez,de la Mediterannée ,infestée de sous marins allemands.Enfin,le 20 avril 1916 ,donc aprés 54 jours de navigation sur les bateaux:Hymalaya et Latouche-Treville,qui premier accoste a Marseille,ils sont sur la terre de France.Ils débarquent et se rendent à pied au camp de Mirabeau,prés de Marseille ,aménagé au bord de la mer.Trés vite ,dès le 23 avril 1916 ils sont transférés au Camp de Mailly, près de Châlons-sur-Marne, qui fut mis entièrement à la disposition des Russes.D'autres brigades suiverons au cours de l'année 1916,ainsi le Haut Commandement peut former 4 brigades spéciales, soit mettre à la disposition de la France 745 officiers et 43 547 hommes de troupe.
**********************************
De ces soldats ,qui pour la plupart ne sont jamais revenus de l'enfer de cette guerre,le pays ,la France,a part la nécropole de Saint Hilaire le Grand et dernièrement, le monument inauguré avenue Cour de la Reine à Paris,ne célèbre pas leurs memoire.Il n'y a que votre forum, qui depuis 29 mai 2009 consacre une rubrique intitulée Armée Russe ,cachée dans le sous-titre pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-armees-etrangeres.
Acceptez nos chalereux remerciements de ma part et celle de Marie.
**********************************
En mars 1917 les Brigades sont dans la région du Fort de la Pompelle.
Le 11 mars 1917, la I brigade fut incorporée au VIIe Corps, sur le front de Courcy et Loivre, où elle prit part à l’avance exécutée par les troupes du Général Nivelle.
Le 16 avril 1917 ,dans le cadre de la 5ème Armée,les Russes attaquent les positions allemandes au nord-ouest de Reims; en deux jours, ils prennent les ruines de Courcy, la cote 108, le Mont Spin, Sapigneul, capturant un millier de prisonniers et résistant aux contre-attaques. Le 20 avril, ils sont relevés par des unités françaises, après avoir perdu 70 officiers et 4 472 hommes tués, blessés ou disparus.
Pour ces faits d'armes, les 1ère et 3eme brigades sont citées à l'ordre de l'armée
Ce 16 avril 1917, la brigade attaquant le Mont Sapigneul et le Mont Spin, faisait des prisonniers au nombre de 11 officiers et 635 soldats. => lors de l’avance opérée par les troupes du Général Nivelle, la brigade attaqua un secteur de la route de Neuville-Aguilcourt, où elle s’empara de trois lignes de tranchées ennemies, celles de Parallèle, de Polus et de Lemberg, en saisissant le haut du Spin. Lors de l'attaque "Nivelle" du 16 avril 1917 ,la 1ère Brigade Spéciale prend Courcy, le 3ème Brigade attaque et occupe le mont Spin.
*************************************
'Notre "Gizycki est blessé dans cette attaque,evacué, car de sources surs nous savons, qu'il a subit une amputation de la jambe.
Nous savons aussi q'une ambulance russe etait signalée a Trigny. Y avait-t-il d'autres ambulances russes?Ou pouvait il etre amené apres?Ou pouvait il étre operé? Ou pouvait-il partir aprés l'operation, s'il a survecu ,n'a pas contracté une gangrène gazeuse si fréquante en ce temps la?
Ce que nous savons de sur ?
Il n'a jamais rejoint sa famille:sa femme et sa petite fille ni ses parents, freres et soeur.
Sa femme et petite fille sont mortes de maladies dans un dénuement total.
Ses questions j'adresse aux specialistes -experts que j'ai eu,a maintes reprises, l'occasions de lire les pertinentes réponses sur ce forum.
Je ne trouve plus rien,je ne sais pas chercher probablement ,exemple:les pages sur les unités,sur les journaux de marche,les comptes rendus ou fiches des soldats français que souvant vous citez ici.Donnez moi,s'il vous plat ,des pistes ,"trucs",je peux faire cela par moi même.Je pense avoir besoin de conseils pratiques.Comment trouver en ligne de archives de Val de Grace ,ou chercher les explications sur les HOE,descriptions,travail,il doit y avoir de traces ecrites.
Aidez nous ,s'il vous plait,nous sommes immergées jusqu'au cou dans cet émouvant et tragique sort de notre soldat.
Avec tout notre respect.
Barbara et Marie.
Bonjour BabarPL, bonjour à tous,
Je pense qu'après autant de recherches infructueuses et surtout compte tenu de votre dernier alinéa où vous semblez un peu perdu, une pause me semble bienvenue afin de faire un point et de « regonfler vos batteries ».
Mon intervention, je m’en excuse par avance, ne peut constituer en soi une réponse précise à votre interrogation. Elle se veut plutôt une aide à caractère général, un condensé de ce que certains appelleraient les « bonnes pratiques » afin de mettre la chance de votre côté. In fine, malgré les dizaines d’heures consacrées, la réussite n'est jamais assurée dans ce domaine. Cependant, avec de la persévérance et de la méthode, on pourra toujours se dire après coup que l'on a fait le maximum ..., que l’on a avancé mais que l’on a bloqué par manque de preuves. Il faut donc apprendre à « nager » dans les différentes sources d’archives disponibles et savoir où elles se trouvent et comment on y accède.
1°) Les pré-requis :
Je prétends que pour un non-spécialiste de la chose militaire, lorsque l’on veut faire des recherches personnelles sérieuses sur un blessé de la guerre 14-18, sur son parcours d’évacuation, ..., avant d’attaquer tous azimuts et d’écrire pour demander des « dossiers individuels » qui d’ailleurs n’existent pas en tant que tels, un minimum de notions simples doivent être appréhender pour comprendre le fonctionnement du Service de Santé et son articulation avec les diverses unités en présence. Sinon, on risque d’aller au devant de fortes déceptions, sans parler des pertes de temps induites pour soi-même mais aussi pour ses interlocuteurs.
Il me semble nécessaire de connaître au moins sommairement :
-la hiérarchie des unités (grandes et petites) et les grades en usage en 14-18,
-la position du Service de Santé dans l’organisation militaire de l’époque,
Un rapide tour d’horizon peut être fait par exemple en parcourant ou en survolant soit le Guide des Sources qui est en fait le catalogue complet de l’ensemble du fond disponible au SHD, soit le le tome 1 de présentation de la Série N qui est la pièce maîtresse de l’organisation concrète des archives de la GG. Ces documents sont disponibles, accessibles et téléchargeables sur internet sur le site du SHD :
http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/
En page d’accueil du site internet, cliquer successivement, colonne de gauche: “RESSOURCES & PUBLICATIONS”, puis “LES COLLECTIONS”, puis “FONDS D’ARCHIVES”, “Etat des FONDS” en bas de page, puis “Etat sommaire”, puis “Sous-unité de description” en bas de page encore, puis choisir la ligne “Armée de Terre” et enfin Série N (III° République). Chaque ouvrage de la collection est très détaillé. En particulier le tome 1 présente l’organisation de l’armée en 14-18. A partir de là, on peut descendre ensuite dans les sous-séries, notamment 15N à 25N (depuis le niveau armées jusqu’au niveau régiment). Cela a l’avantage de vous permettre de sélectionner ce qui vous intéresse et de préparer ultérieurement vos visites et réservations à VINCENNES. La série 26 N bien connue est donc celle des JMO des Grandes et Petites Unités déjà partiellement en ligne sur le site particulier de MDH : http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/jmo/cdc.html
Au total, il suffira de retenir surtout que la chaîne d’évacuation de tout militaire malade ou blessé est du ressort exclusif du CA et de la DI qui sont les « Grandes unités » de l’unité (Petite Unité) de l’homme recherché. Les principaux renseignements sur l’organisation des évacuations au jour J sont donc en principe signalés au travers 4 JMO du Service de Santé disponibles sur le site Mémoire des Hommes :
Ce sont :
-le JMO du Directeur du Service de Santé du CA en question,
-le JMO du m-c de son GBC,
-le JMO du Médecin Divisionnaire de la DI en question,
-le JMO du m-c de son GBD,
Il est donc tout à fait inutile d’espérer trouver des renseignements utiles dans les JMO de la Brigade de rattachement de la DI ou dans celui du Service de Santé du RI, ou du RA, ou du RG, etc, même si ces derniers existent. La chaîne d’évacuation de dépend pas du RI qui lui a le nez dans la glaise des tranchées ... Par contre, ces derniers JMO pourront s’avérer intéressants pour compléter les informations relatives au contexte, aux combats, aux difficultés rencontrées, à l’organisation des lieux, ce qui en soi est une autre question indépendante de celle des évacuations qui nous préoccupe.
Enfin, dernière chose à retenir : dans 98% des cas pour ne pas dire 100%, tout blessé ayant été relevé sur le terrain et transporté au P.S. de son unité ou de celle qui en fait fonction pour y recevoir les premiers soins, est dirigé aussitôt par les SSA ou SSU obligatoirement sur une ambulance de triage désignée à l’Ordre du Jour du CA.
C’est à ce stade que va se décider la suite des événements, l’orientation qui sera donnée au blessé en fonction de son examen et de sa pathologie. A partir de là, notre homme sera conduit rapidement sur une nouvelle ambulance, soit de traitement, soit chirurgicale, soit de spécialité (dermatologie, neurologie, gazés (Z), centre de fractures, etc, soit immobilisée de façon autonome dans un rayon de 10 à 20 km environ, soit intégrée dans un CH ou un HOE également proche. La question d’une évacuation à longue distance de la ZA vers la ZI se posera donc dans un second temps selon l’état médical du blessé. Est-il en état de supporter 20 ou 30 heures de voyage en TS sans nuire davantage à son intégrité physique ?
Les références des diverses FS concernées par les opérations de triage sont en principe indiqués à l’Ordre du Jour du CA concerné (2ème partie : ravitaillement, munitions, santé, gares, ...), documents archivés dans la Sous-Série 22N relative aux CA et consultables uniquement en salle de lecture du SHD.
On voit donc que les deux premières questions impératives à se poser sont :
A la date de la blessure ou à celle supposée, à quelle DI et à quel CA appartenait l’unité de notre homme ? Ce point est fondamental et il est totalement illusoire de vouloir contourner cette étape.
Dans l’hypothèse où l’on est dans le brouillard le plus total mais que l’on connaît au moins le nom de l’unité du blessé et une date, ou bien la région ou le secteur où la blessure s’est produite, il existe deux moyens de résoudre la difficulté :
-consulter le tome 2 de la Sous-Série 26N, en fin d’ouvrage partir de la page 801 ou 807 selon les éditions, chapitre intitulé « Rattachements des RI », mais qui malheureusement ne comprend pas toutes les unités ...
-consulter la collection des AFGG (plus de 100 volumes) :
soit en salle de lecture, tome récapitulatifs 103 & 104 pour trouver les références des CA et DI,
soit sur internet sur le site :
http://toaw.free.fr/afgg/index.html
qui vous donne outre les compositions organiques des armées, corps d’armée, divisions de façon chronologique mais aussi l’historique des faits successifs avec les déplacements et les périodes de repos.
Par exemple, tel CA comprend à telle date 2 ou 3 DI, elles-mêmes composées de RI, RA, etc, et même les amb. de la composition organique à la date de la mobilisation (avant dernière colonne sur la page de droite).
Il faudra donc passer en revue les différentes DI pour trouver celle qui comprend tel RI à la date souhaitée. On remontera ensuite facilement au CA de rattachement de la DI.
A suivre ...
Prochaine étape :
Son organisation matérielle, la « caisse à outils » ...
Cordialement,
,
|