Bonjour
suite et fin de la retranscription.
SOCIETE FRANCAISE DE SECOURS AUX BLESSES MILITAIRES
Siege social :21, rue François 1er, paris
La société française de secours aux blessés militaires, fondatrice en France de la Croix rouge est la doyenne des trois sociétés d'assistance qui constituent la croix rouge française. Créée au mois de juin 1864, elle a été reconnue d'utilité publique par décret du 22 juin 1866.
Son action s'exerce à Paris, en province, dans nos colonies, par plus de 400 comités.
Dans cahque région, un délégué la représente près de l'autorité militaire.
Action de la société en temps de paix
En temps de paix , la société se prépare à sa mission du temps de guerre: elle organise les oeuvres d'assistance pour les militaire des armées de terre et de mer; elle peut aussi offrir son concours, en cas de calamités publiques.
Parmi les oeuvres du temps de paix, créées par la société de Secours aux Blessés Militaires, nous citerons:
L'assistance aux blessés des anciennes guerres.
L'oeuvre des livres, volumes, revues, publications illustrés, envoyées aux hôpitaux et cercles des soldats.
Des maisons de convalescence, à Vichy, Rabat, Monts des oiseux, destinés aux officiers, sous officiers, soldats.
Le bastion 81, Bvd Kellerman, pour les militiares coloniaux et légionnaires.
L'assistance aux familles des militaires, sous les drapeaux.
L'oeuvre des jeux du soldat, fondée par m. Louvet et affiliée aà la société de secours aux blessés militaires.
L'envoi de don aux troupes engagées dans les expéditions coloniales.
Les oeuvres destinées à combattre la tuberculose (hôpitaux, sanatoria, dispensaires)
Action de la société pendant la guerre
du 2 août 1914 au 11 novembre 1918
Dès le 2 août 1914, la Société procède a sa mobilisation. Ses 400 comités nomment leur commission exécutive; chacune d'elle se met à l'oeuvre. Pendant plus de 4 ans se travail intensif n'a pas cessé de se développer. En voici les résultats:
Au début de la guerre, la société comptait 375 hôpitaux contenant ensemble 7.939 lits, au plus fort de son action, ce nombre est monté à 70.000 lits.
Les 75 infirmeries de gare, dont le fonctionnement a été attribué par décret du 13 mai 1892 à la Société de secours aux blessés militaires ont ravitaillé tous les trains de malades et de blessés et hospitalisé, momentanément, les blessés qui ne pouvaient continuer leur route. Le nombre de repas distribué par ces infirmeries aux militaires de passage dépasse les 5 millions; ceux distribués aux évacués civils, plus de 1 million.
Depuis la mobilisation, d'autres oeuvre sont venues agrandir le champ d'action de la société, telles sont:
Les cantines de gare au nombre de 100.
Les service automobiles, destinés à assurer le transport des blessés, tant à l'arriere, que dans la zone des Armées.
Le groupe de voitures automobiles, dites de « spécialités » : Voitures de radiologie, de stérilisation (avec salle d'opération démontable), de douches, de lavages, séchages, stomatologie, etc, etc.
Les cantines Franco Américaines au front, nées du concours de la Société et de la Croix Rouge américiane, au nombre de 25.
Les cercle cantines,fondations de M. le marquis et de Mme la marquise de Champonay.
Le service de la lingerie qui a distribué près de 500.000 objets : vêtements et lingerie.
Le service des dons, alimenté principalement par la générosité des deux Amériques, dont la distribution en objets de lingerie, vêtements, vivres, pharmacie, a atteint une somme globale de plus de 18 millions de francs.
Enfin, les ouvroirs pour les femmes de mobilisés; les cercles du soldats dont 10 fonctionnaient dans Paris Seul; l'oeuvre de la chemise du soldat à Commercy termine cette nomenclature à laquelle est venue s'ajouter, en dernier lieu, l'oeuvre des permanences dans les régions envahies où des groupes de dames de la Société Française de Secours aux Blessés Militaires vont s'installer au milieu des populations victimes de la barbarie allemande et leur apportent le secours moral en même temps que matériel;
On trouvait des infirmieres de la SBM partout au chevet des blessés, dans les formation de la Société, dans les hôpitaux militaires, au front en France, aux Dardanelle, sur le Charles Roux, à Moudros, sous la tente, à Corfou, à salonique sur les bateaux hôpitaux, à Fez, à Oudja, Guercif.
A l'arminsitices, les infimieres diplômées étaient au nombre de près de 19.000.
11 infimieres ont été tuées par les bombardements.
44 sont mortes de maladies contagieuses contractée aux chevet des maldes.
14 ont reçue l'insigne des blessés, 3 croix de la légion d'honneur, 128 croix de guerre, 900 médailles des épidémies, 56 décorations étrangères ont souligné leur admirable dévouement.
184 d'entre elle ont accompagné, sur de long parcourt des trains d'évacués, secourant en cours de route, les femmes, les enfants, les vieillards prodiguant à tous les consolations, rétablissant la confiance.
L'effort financier de la société depuis le début de la guerre se chiffre par une somme globale de plus de deux cent millions de francs
Conseil Central de la société.
Président: Le Général de division Pau; Vice-présidents : MM le professeur Félix Guyon, le Vice aAmiral Touchard, le Général Delanne, le Vicomte d'Arcourt; secrétaire général: M. Victor de Valence; secrétaires généraux adjoints: le Vicomte de Nantois, le Marquis de Vogué, le Comte Jean de Kergolay.
Comité central des Dames
Présidente : la Comtesse d'Haussonville ; vice présidente honoraire: la générale Vosin; vice prsidente: Mmes Pau Biollay, la Marquise de Montebello, la Générla Hervé, La maréchale Lyautey; secrétaire: Mme Péan; secrétaire déléguée Mme Nélaton; Conseillère honoraires: Mmes Andral, la vicontesse de France, L'Homme de Margerie, Melle Siegnot-Bonnet.
Conseillères : Mmes La duchesses d'auerstaedt, la Comtesse du Béarn, la Marquise de Boidenemetz, la Comtesse de Boisboissel, R. bonneville de Marsangy, Boutiron, La vicontesse de Bussière, Melle de Caters, Mmes Cavaignac, la Marquise de Chaponay, Chaufard, Armand Cottin, la Baronne Desmousseaux de Givre, de Dompierre, d'Hornoy, la marquise d'Eyragues, Melle Fidière de Prinveaux, Mmes la maréchale Foch, Achille Fould, la Marquise de Gannay, Geoffray, la Contesse de Grailly, Melle Mathilde d'Haussonville, Mme la Comtesse de Kerhué, la comtesse Guy de la Rochefoucauld, Félix Légueu, Lindet, la Marquise de Mac Mahon, melle Oberkampf, Mmes Panas, la Générale Pau, la Comtesse Paul de Pourtalès, La Vice Amirale Regnault de Prémesnil, la Baronne James de Rothshild, la Comtesse de Roussy de Sales, Henri Simon, soulanges-Bodin, Ternaux-Compans, Thome, Thureau-Dangin, la générale Tournier, La générale Trémeau, Mmes Thuerneyssen, Vallery-Radot, Cornélis E Witt.
Une réflexion sur ce qui précède.
Remarquer le Comité des Hommes et le comité des dames. La femme a cette époque est encore sous tutelle, ce la se traduite dans cette organisation.
Autre remarque, la composition sociologue de ces deux comités, c'est la Bottin mondain avec un nombre impressionnant de particules.
Bonne lecture
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