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  évacuation d'un blessé du PDC vers Nantes

 

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évacuation d'un blessé du PDC vers Nantes

n°7206
rose3159
Posté le 04-01-2010 à 13:43:13  profilanswer
 

Bonjour,  
Je suis nouvelle sur ce forum très riche en info !
Je suis en train de faire une étude sur les soldats qui sont morts pendnat la guerre 14-18 dans le village où j'habite (j'habite Frouzins dans le 31).  
Mes recherches sur l'un de ces soldats m'ont indiqué qu'il était mort à l'hôpital complémentaire n°3 de Nantes dont j'ai retrouvé l'historique grâce à ce forum d'ailleurs. Mais ce qui m'intrigue est qu'en consultant les JMO du mois de son décès, il se trouvait à Achicourt près d'ARRAS. Se peut-il qu'il ait été évacué si loin d'Achicourt? cela fait quand même 600 km! qu'en pensez vous?
 
Je vous remercie par avance
Cordialement,
Séverine

n°7207
ACHACHE
Cimetière militaire de V D
Posté le 04-01-2010 à 14:14:26  profilanswer
 

Bonjour,
et bienvenue, Rose/Séverine, sur ce Forum.
Le kilométrage de cette évacuation ne présente a priori rien d'étonnant.
Première hypothèse: jugé "transportable" dans un premier, l'état du blessé s'est ensuite aggravé. Exemple: blessure de membre, pas fatale dans l'immédiat, mais suivi "d'accident" ou complications d'opération à l'amputation...
Ensuite, il faut voir en fonction de la "saturation" des hôpitaux plus proches, la cause précise du décès (voir dossier médical) etc...
Pour compléter les explications, il serait souhaitable que nous ayons au moins la date et unité concernées, à défaut de l'identité de l'homme en question... -Si vous le voulez, vous pouvez me communiquer ces quelques compléments en MP au besoin.
 
Bien à vous
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/4064/HH31.gif


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Emouvante forêt, qu'avons-nous fait de toi ?
Un funèbre charnier, hanté par des fantômes.
Tes doux sylvains ont fui, cédant la place aux hommes
Qui sèment autour d'eux la douleur et l'effroi. M. BOIGEY/LAMBERT, La Forêt d'Argonne, 1915
n°7208
Jean RIOTT​E
Posté le 04-01-2010 à 14:16:57  profilanswer
 

Bonjour Séverine,
Bienvenue sur le Forum où, je l' espère, vous continuerez à trouver matière aux questions que vous vous posez.
Rien d'anormal dans cette évacuation loin du front.
Ne restaient dans la Zone des Armées que les combattants pouvant être rapidement "récupérés" (5 semaines maximum).
Les blessés les plus graves étaient dans un premier temps soignés dans des Formations Sanitaires (FS) de l'avant puis dès que leur état de santé le permettait évacuer vers l'intérieur.
Cordialement.
Jean RIOTTE.

n°7209
rose3159
Posté le 04-01-2010 à 14:50:40  profilanswer
 

Merci pour vos réponses si rapides !
en fait il s'agit du soldat Pierre Pons du 9ème RI. il est mort le 29 décembre 1915 à Nantes (hôpital complémentaire n°3).
 
Comment faire pour obtenir son dossier médical? je dois écrire au SAMHA si j'ai bien compris? mais vont ils me donner les éléments en sachant que je ne suis pas de la famille?
 
existe t-il un ouvrage expliquant le fonctionnement des services hopitaliers, ambulanciers bref de santé pendnant la guerre?
 
Merci encore pour vos réponses  
 
je crois que je vais venir sur ce forum poser pas mal de questions!!
 
Séverine

n°7210
ACHACHE
Cimetière militaire de V D
Posté le 04-01-2010 à 15:37:55  profilanswer
 

re bonjour,
 
Pour les renseignements /dossier médical:
Extrait du petit mémento de Jérôme en tête de la rubrique "soldats de la GG" (mémento à regarder de près si vous ne l'avez pas déjà fait):
 
Renseignements médicaux:  
Des dossiers médicaux (plus ou moins complets) sont conservés au Service des Archives Médicales Hospitalières des Armées  
SAMHA BP 15 - 87998 Limoges Armées  
Tel. 05 55 12 12 40 (standard) 05 55 12 12 46 (exploitation)  
Fax 05 55 12 12 57  Mel. : samha.ssa@fr.oleane.com )  
 
Exemple: Envoi d'un mail en indiquant la nature de la demande (fournir un maximum de détails), réponse par courrier deux mois plus tard.
 
 
J'avoue que je ne sais s'il faut avancer un lien de parenté avec la demande, mais je ne crois pas.
 
J'avais bien trouvé Pierre Pons, par le mémorialgenweb puis les fiches MDH...
Un autre de vos compatriotes est mort plutôt loin du front: Dominique Bergougnan, décédé à Toulouse...
 
Bien à vous,
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/4064/HH31.gif
 
 


Message édité par ACHACHE le 05-01-2010 à 11:31:17

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Emouvante forêt, qu'avons-nous fait de toi ?
Un funèbre charnier, hanté par des fantômes.
Tes doux sylvains ont fui, cédant la place aux hommes
Qui sèment autour d'eux la douleur et l'effroi. M. BOIGEY/LAMBERT, La Forêt d'Argonne, 1915
n°7211
Jean RIOTT​E
Posté le 04-01-2010 à 15:53:59  profilanswer
 

Re-bonjour,
En tête de cette rubrique vous trouverez un petit récapitulatif de sujets susceptibles de répondre (au moins en partie) à vos interrogations.
En surfant sur cette rubrique Service de Santé et en utilisant le moteur de recherche interne au Forum vous devriez avoir de quoi satisfaire votre curiosité.
Voir également la rubrique Bibliophile.
Cordialement.
Jean RIOTTE.

n°7212
rose3159
Posté le 04-01-2010 à 17:15:27  profilanswer
 

merci !
Effectivement, j'ai surfé vite sur ce forum que j'ai découvert aujourd'hui; du coup, je n'ai pas regardé tout avec attention...
 
S'agissant de Dominique BERGOUGNAN, je travaille aussi sur lui ainsi que sur tous les autres frouzinois tombés soit 20 personnes. J'ai vu qu'il avait été transféré à l'h^pital complémentaire de Toulouse n°61 et je viens de trouver l'adresse grâce à ce site !!  
 
En revanche, j'ai une personne décédée (Raymond Sansas - 1er RIC) sur le navire hôpital le France qui me pose plus de pb car j'aurais aimé savoir où se trouvait ce bateau (1er/11/16) quand mon soldat est mort. Y at-il une façon de le savoir? Je n'ai pas trouvé sur le site.
 
Je vous remercie par avance.
Cordialement,
Séverine

n°7213
ACHACHE
Cimetière militaire de V D
Posté le 04-01-2010 à 18:16:33  profilanswer
 

rose3159 a écrit :

merci !
En revanche, j'ai une personne décédée (Raymond Sansas - 1er RIC) sur le navire hôpital le France qui me pose plus de pb car j'aurais aimé savoir où se trouvait ce bateau (1er/11/16) quand mon soldat est mort. Y at-il une façon de le savoir? Je n'ai pas trouvé sur le site.
 
Je vous remercie par avance.
Cordialement,
Séverine


 
 
re...
 
Avez vous regardé la rubrique "Marine" ?
Vous pouvez y poser la question; pour ma part je ne la fréquente guère, y étant encore plus ignorant que partout ailleurs, mais s'y produisent d'excellents connaisseurs...
 
Bien à vous,
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/4064/HH31.gif
 


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Emouvante forêt, qu'avons-nous fait de toi ?
Un funèbre charnier, hanté par des fantômes.
Tes doux sylvains ont fui, cédant la place aux hommes
Qui sèment autour d'eux la douleur et l'effroi. M. BOIGEY/LAMBERT, La Forêt d'Argonne, 1915
n°7216
rose3159
Posté le 04-01-2010 à 22:21:13  profilanswer
 

Merci , j'y vais de suite!!
 
Bonne soirée

n°7217
MP 92
Posté le 04-01-2010 à 22:53:35  profilanswer
 

rose3159 a écrit :

Bonjour,  
Je suis nouvelle sur ce forum très riche en info !
Je suis en train de faire une étude sur les soldats qui sont morts pendnat la guerre 14-18 dans le village où j'habite (j'habite Frouzins dans le 31).  
Mes recherches sur l'un de ces soldats m'ont indiqué qu'il était mort à l'hôpital complémentaire n°3 de Nantes dont j'ai retrouvé l'historique grâce à ce forum d'ailleurs. Mais ce qui m'intrigue est qu'en consultant les JMO du mois de son décès, il se trouvait à Achicourt près d'ARRAS. Se peut-il qu'il ait été évacué si loin d'Achicourt? cela fait quand même 600 km! qu'en pensez vous?
 
Je vous remercie par avance
Cordialement,
Séverine


 
Bonsoir rose3159, Bonsoir à tous,
 
Le problème de l'évacuation en 14-18 ne se pose pas en termes de kilomètres, bien qu'en 14 on pourrait y songer !
Fin 15, on peut estimer que le système du SS est assez bien rôdé et les cafouillages de la fin 14 oubliés. La doctrine "Emballez et Expédiée" est loin ... et à oublier.
 
Le blessé récupéré sur le terrain, soit aidé par ses collègues, soit pris en charge directement par les GBD (Groupe de Brancardiers Divisionnaires) de la DI à laquelle était rattaché l'unité de votre soldat, est conduit au PS  (Poste de Secours) puis rapidement après les premiers soins, au Point de Concentration (terminus de la route praticable) si celui-ci existe, où les SSA (Section Sanitaire Automobile ou hippo) vont pouvoir le prendre en charge pour le transporter à l'ambulance de triage désignée à l'Ordre du Jour, en général assez proche (< 10km).
En fonction de la pathologie du blessé déterminée par l'un des médecins de permanence , celui-ci est théoriquement pansé, attèle vérifiée, reçoit une injection, est étiqueté et aussitôt orienté vers la FS la plus appropriée à son cas, disposant de places selon les dernières infos reçues de la Dir du SS du CA (Corps d'Armée) voire de l'Armée. En général, cette FS se situe dans un périmètre de l'ordre de 15 à 20 km, de telle sorte que normalement le blessé y parvienne idéalement dans les 8 à 10 heures après avoir été blessé.
 
Selon la gravité de la blessure, on distinguera schématiquement les cas de figure suivants:
-soit une orientation vers un dépôt d'éclopés pour les blessés légers, traumatisés, fatigués, susceptibles d'être remis sur pied en 4 à 6 semaines (ne pas oublier la crise des effectifs déjà notable en 15 et dont le Commandement a la hantise ...),
-soit la blessure nécessite par exemple une intervention légère mais néanmoins urgente (débridage, extraction de projectiles, point sur un vaisseau suite à hémostase, ...): dans ce cas, le blessé est acheminé vers une amb. chirurgicale ou un CH ou un HOE voisin qui disposent d'équipes chirugicales et de matériels adaptés) également désignée à l'avance à l'Ordre du Jour (ou Ordre d'Opérations).
-soit il s'agit d'une pathologie avec intervention chir. lourde: dans ce cas, en principe le blessé est dirigé sur une ACA (Amb. Chir. Automobile) stationnée en général dans un HOE puisque nous sommes fin 1915, soit une amb. chir. également fortement expérimentée.
-pour les malades fièvreux, les contagieux, les névrosés, les dermato, etc, etc, les orientations seront adaptées soit vers des amb. de traitement ordinaire soit vers des amb. dites de spécialités. Tout cela est aussi parfaitement organisé et répertorié.
 
Ce n'est donc que dans un second temps, souvent après 1, 2, ou 3 semaines de soins que notre blessé ou malade, après avis favorable du m-c de la FS de traitement sera dirigé sur la ZI (zone de l' Intérieur) vers un département désigné à l'avance et attribué à l'Armée n°X d'où provient notre blessé ou malade.
 
Si toutefois, le blessé a été jugé apte à supporter les fatigues d'un long voyage sans nuire à sa santé et compte tenu de sa pathologie, il peut être également décidé de le diriger immédiatement sur la ZI selon le principe précédent (notamment lors de grandes offensives, avec de gros arrivages, où la priorité consiste à désengorger le plus rapidement possible les FS de l'Avant.
 
Pour une armée donnée et à une période donnée, en général les évacuations se font vers une ou deux régions prédéterminées et clairement identifiées à l'Ordre Général. Tout le monde a été prévenu et les TS (trains sanitaires) sont organisés en accord avec la GR (Gare Régulatrice) de l'Armée.
A l'autre bout du Territoire, le Directeur du Service de Santé de la Région et surtout son adjoint (qui a le titre de Directeur-Adjoint et est de fait le grand manitou du dispositif), vont recevoir les informations relatives à l'arrivée des convois. Ce dernier, en liaison avec les médecins-chefs des diverses Places, va assurer les répartitions dans les divers établissements en fonction des pathologies et des disponibilités.
 
Voilà comment sommairement, je résume le schéma des évacuations pratiquées à partir du printemps 1915.
Bien entendu, comme dans tout principe il y a les exceptions à la règle, les dérogations, les urgences ... , j'en passe et des meilleures.
 
Ma contribution vous permet-elle d'y voir un peu plus clair ???
 
Cordialement,


---------------
Michel PINEAU
 
Il m'importe peu que tu adoptes mes idées ou que tu les rejettes pourvu qu'elles emploient toute ton attention. Diderot
n°7219
nono26
Posté le 05-01-2010 à 09:03:28  profilanswer
 

Bonjour à tous,bonjour Michel,
   Merci à Severine d'avoir posé la question, la réponse de Michel est d'une clarté remarquable et bien que peu concerné par le service de santé dans mes recherches directes, je me félicite d'avoir fait ce matin le tour des rubriques. En quelques lignes tout est dit ....  
Encore merci Michel  et bonne journée à tous      Nono

n°7220
gg101hop
Posté le 05-01-2010 à 11:48:25  profilanswer
 

Bonjour Michel,
bien que m'interressant aux formations sanitaires de l'Arrière depuis 30 ans je ne m'étais jamais posé la question de l'évacuation par rapport au Régiment du blessé, l'explication est fort bien exposée, félicitations, j'ai appris encore des choses.
salutations
Guy

n°7221
Jean RIOTT​E
Posté le 05-01-2010 à 11:52:51  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
Bonjour Michel,
Comme l'a déjà dit Noël dans le message ci-dessus merci pour cette contribution claire et précise.
Cordialement.
Jean RIOTTE.

n°7222
LABARBE Be​rnard
Posté le 05-01-2010 à 13:52:32  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Sujet éloignement du lieu de soin, MILON Paul, 57ème R.I., de Bègles (33) vraisemblablement blessé à Saconin-et Breuil (02) et mort des suites à Menton (06) le 21 juin 1918.  
Dans le triangle aux côtés en kilomètres "lieu blessure, domicile, lieu de décès" j'ai pas mieux...
Cordialement,
Bernard


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Le blog  et   Le site Mémoire du 57

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