Bonsoir à tous,
La solidarité des villes et communes de France en faveur des soldats russes blessés :
● Le Temps, n° 20.322, Dimanche 25 février 1917, p.2 :
« AUTOUR DE LA BATAILLE
Les ambulance et hôpitaux militaires des villes françaises sur le front russe.
Une souscription nationale a été ouverte entre les villes et les municipalités de France à l’effet de doter les armées russes de formations sanitaires, d’hôpitaux modèles et d’ambulances automobiles munis des derniers perfectionnements de la science. Organisées comme il convient sous les auspices du sous-secrétaire d’État au service de santé, ces formations vont être prochainement dirigées en Volhynie, en Bukovine, au Caucasse et en Perse, accompagnées de nos meilleurs chirurgiens et d’un personnel de choix, afin de permettre à nos alliés de soigner leurs blessés selon les meilleures méthodes éprouvées en France depuis la guerre.
Rappelons à ce propos qu’à la ville de Paris, dont le Conseil municipal vota à cet effet un crédit de 50.000 francs, sont venus se joindre les cités, les bourgades et les villages de toutes nos provinces, depuis les plus opulents jusqu’aux plus modestes et jusqu’aux plus éprouvés. Versailles, Dijon, Bourges, par exemple, ont voté 1.000 francs ; Auxerre, Orléans, Etampes, Neuilly-sur-Seine et la petite commune de Seignosse, dans les Landes, qui ne compte que 625 habitants, chacune 500 francs.
D’autres communes, par millier, ont envoyé, selon leurs ressources, des oboles qui varient de 500 à 5 francs. Les villes du front ne sont pas les dernières : Commercy a voté 200 francs, Bar-le-Duc et Amiens chacune 500 francs.
Toutes ces manifestations de sympathie seront consignées sur un Livre d’or qui sera adressé à l’empereur de Russie, au grand quartier général des armées russes. »
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Bien amicalement à vous,
Daniel.
Message édité par Rutilius le 06-04-2009 à 18:12:41