prnoel49 a écrit :
Bonjour à tous, bonjour Michel
Merci pour vos précisions, je commence à mieux comprendre et désolé de vous faire répéter mais je n'ai pas suivi depuis le début et n'ai pas lu non plus toutes les rubriques de ce forum...
Puisque vous voulez plus de détails, je vous joint un passage de mon document sur la campagne de mon GP Marcel, alors au 273e RI et à la date du 12/06/18.
... Le 6e Btn, (celui de mon GP ) qui a relevé un Btn du 7e Tirailleurs Algériens de la D.M occupe les tranchées dites du G.M.P de la route Coeuvres-Laversine (liaison avec le 33) au point 88.19 (liaison avec le 5e Cuirassiers) avec mission de les tenir à tout prix. Ce bataillon est réserve de D.I. En fait, l'emplacement de ce dernier est difficile à situer, car si le JMO du 273e le place comme il l’est écrit ci-dessus, celui de l’ID51 le positionne au sud du moulin de Saulong, indiqué sur la carte. Il est possible que le 6e Btn soit sur la première position avant le bombardement, puis qu’il ait rejoint ensuite la seconde, elle aussi se trouvant sur la ligne des tranchées du GMP. Mais qu’importe !
Vers 2h30 un bombardement allemand intensif commence sur l’ensemble des positions et s’exécute très loin en arrière des lignes jusqu’à Roy-St-Nicolas où il atteint les Trains de Combat. Ce bombardement est mixte, à explosifs et à gaz toxique (sans doute irritant). Les tirs de contre-préparation français s’exécutent dès le début du bombardement allemand. A ce moment, les pertes ne sont pas connues, mais on sait que deux Cts de Cie (14e et 15e Cie du 4e Btn) étaient atteints avant 4 heures. Vers 3h45 le tir de l’artillerie ennemie augmente d’intensité, annonçant une attaque imminente.(JMO273/ID51)
Il est plus que probable que ce soit pendant ce violent bombardement que Marcel fut blessé, car au moment de l’attaque ennemie, vers 4h00, le tir s’arrêtât, ou se reportât obligatoirement vers l’arrière. Atteint par un éclat d’obus pénétrant la face externe du bras gauche, notre blessé a du être pansé sommairement par un infirmier de son bataillon, puis avec d’autres victimes, peut-être accompagné, il a sûrement rejoint un des postes de secours avancé du G.B.D /51, à Coeuvres ou Laversine. À ce dernier endroit justement et au même moment, la présence de 4 blessés est signalée, mais étant plus près de celui de Coeuvres, il paraîtrait plus logique que ce soit là que Marcel se soit rendu. Là, pris en charge, sa blessure peut-être réexaminée et son pansement refait, il sera ensuite dirigé vers l’Ambulance 1/51 installée au village de Mortefontaine situé à 7 km à l’Ouest, et servant de centre de triage des blessés pour la Division. Je n'ai aucun renseignement indiquant qu'il y a été opéré. Notre poilu n’a peut-être pas été évacué tout de suite car dans le même temps, la Direction du Service de Santé du 1er C.A signale une pénurie de voitures sanitaires.
À partir de cet instant il est difficile de suivre avec précision son circuit. En effet, (comme dit dans le précédent message), le 10 juin, le J.M.O de la D.S.S du 1er C.A précise que les blessés de la 51e D.I doivent obligatoirement être évacués sur l’Hôpital de Royallieu, en passant par Pierrefonds et la Forêt de Compiègne, après passage au poste de triage de Mortefontaine. Hors, le même jour, cet Hôpital Temporaire (H.T n°16), situé au Sud-ouest de Compiègne est replié et remplacé par un groupement de six Ambulances fournies par le 30e et le 1er C.A. Alors, Marcel a-t’il tout de même rejoint cet Hôpital ou a-t’il été envoyé directement vers un autre, en l’occurrence l’H.O.E 35. De toute façon il a du être embarqué par train sanitaire, mais à quelle gare régulatrice? Celle de Compiègne parait être la plus près, quoique je n'en ai pas trouvé trace dans les différents JMO consultés.
À son entrée à l'Hôpital Chaptal, le certificat de visite de son livret militaire indique que Marcel est admis pour « plaie pénétrante bras gauche par éclat d’obus ». Un autre billet d’hôpital, récupéré au S.A.M.H.A 2 de Limoges, précise qu’il vient du H.O.E 35 « en passant par la Chapelle ». Vous connaissez la suite. Les renseignements cliniques relevés sur les fiches d'hôpital n'étant pas très clairs pour moi, j'aimerais savoir si mon GP a pu être opéré à l'Ambulance ou a du attendre d'arriver à Chaptal, car je suppose que l'HOE 35 servait essentiellement de gare de répartition et ne pratiquait peu-être pas d'opérations. J'aurais voulu vous joindre les fiches que je possède mais je ne sais pas comment les joindre. Le copier-coller ne marche pas. Je pense avoir donné assez de précisions cette fois. Je vous remercie pour votre aide. Cordialement.
Noël Marandeau
|