Bonsoir;
«Les hommes au visage noir» comme on les appelait, amenés de nuit par les trains sanitaires et blessés, étaient soignés dans les hôtels de l'avenue de la Madone, après avoir été accueillis au départ au Louvre. Les convalescents étaient immergés dans la vie locale, tandis que les plus malades, dont beaucoup souffraient de la tuberculose, sont morts et enterrés au Trabuquet. Jean-Claude Volpi, historien mentonnais, estime qu'ils sont 1 100 Sénégalais et Malgaches à reposer au cimetière de la vieille ville. Au total, 1 383 militaires blessés sont morts à Menton.
« Le devoir de mémoire, pas la repentance »
Une page de cinq années de la grande guerre est peu à peu réhabilitée grâce à un important travail de recherche menée depuis deux ans par l'A.M.T.S (association pour la mémoire des tirailleurs sénégalais). Son président, Gaspard M'Baye, lui-même fils de tirailleur, poursuit intensément ses recherches et espère voir ériger un mémorial au Trabuquet pour rendre hommage à ces soldats morts loin de chez eux(1). Jean-Claude Volpi, qui participe à la «mise au jour» de ce pan de l'histoire militaire mentonnaise, précise que cette démarche de réhabilitation est surtout motivée par le devoir de mémoire et non par la repentance. Il prépare d'ailleurs un livre sur ce sujet.
Peut être essayer de contacter cette association.
Amicalement,
Alain MC