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  hôpital mobile anglais dans la Meuse ?

 

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Auteur Sujet :

hôpital mobile anglais dans la Meuse ?

n°17093
leuques
Posté le 09-07-2017 à 16:11:22  profilanswer
 

Bonjour
 
sur une fiche MDH je lis qu'un soldat a été pris en charge  
par un hôpital mobile anglais du côté de Contrisson (55) ?
 
des anglais ? dans la Meuse ?
 
 
cordialement


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Géris
(une saison d'homme entre deux marées
n°17097
b sonneck
Posté le 09-07-2017 à 18:11:14  profilanswer
 

Bonjour,
 
Si vous nous disiez à quelle date, cela nous éviterait sans doute de partir sur une fausse piste...
 
Cordialement
Bernard

n°17099
leuques
Posté le 09-07-2017 à 18:59:15  profilanswer
 

15 août 1916


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Géris
(une saison d'homme entre deux marées
n°17100
b sonneck
Posté le 10-07-2017 à 10:34:15  profilanswer
 

Bonjour,
 
1916, cela écarte donc l'hypothèse d'un hôpital américain.
De même, il est difficile d'imaginer les Britanniques, en plein dans l'offensive de la Somme, dispersant leurs efforts au point d'envoyer un hôpital dans la Meuse. Mais sait-on jamais ,
On peut aussi penser à une formation sanitaire de la Croix-Rouge américaine. Des ambulances américaines étaient présentes sur le front à titre privé, bien avant l'entrée en guerre des Etats-Unis. La similitude des langues auraient pu créer la confusion.
 
Place aux spécialistes...
 
Cordialement
Bernard

n°17101
Eric Mansu​y
Posté le 10-07-2017 à 11:26:11  profilanswer
 

Bonjour,
 
Il existait toujours en 1918 :
 
http://pimg.imagesia.com/fichiers/1ee/18-n-361_imagesia-com_1eeop_small.JPG
 
http://www.europeana.eu/portal/fr/ [...] aux+miroir
 
http://www.europeana.eu/portal/fr/ [...] aux+miroir
 
http://www.europeana.eu/portal/fr/ [...] 4_jpg.html
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°17102
leuques
Posté le 10-07-2017 à 15:16:16  profilanswer
 

Bonjour
 
alors là les gars vous m'épatez ! vraiment !
 
je ne comprends pas très bien l'articulation.
 
selon MP92 ( en MP) il me dit que il s'agit de l'URGENCY CASES HOSPITAL FOR FRANCE, situé dans le château de Charles FREUD-DESCHAMP,
à CONTRISSON, cad à 4 km au sud de REVIGNY et désigné couramment sous l'appellation des "FAUX MIROIRS".
 
Au départ, situé à BAR LE DUC dans le cadre de l'hôpital Central (militaire), il déménagea et fut inauguré le 9/9/1915 après avoir acquis son autonomie le 27/8/15.

 
donc les anglais sont dans la somme ( en gros) mais ils ont un hôpital mobile qui devient autonome par rapport aux structures militaires
qui intervient pour des soldats non anglais sur un front sans anglais. " juridiquement" c'est quoi ? une organisation de bienfaisance, philanthropique du type Croix Rouge, mais toujours agissant plus ou moins sous l'autorité du GQG ?
 
le personnel était civil ou militaire ou les deux comme pour la Guerre Civile aux EUA ?
 
 
voici ce qu'on trouve sur le net :
 
je fais les questions et les réponses  :pt1cable:  
 
apparemment on  pouvait soutenir cet hôpital par des dons ce qui implique selon le texte ci-après qu'il existait par l'effet d'une initiative privée en coordination avec les autorités militaires.
 
http://archive.spectator.co.uk/art [...] -sono-or-m
 
"EireCTATOIL.'] Sru,—It may interest those of your readers who have been kind enough to subscribe to the funds of the above hospital, which owes its origin to the initiative and energy of Miss E. L. 0. Eden, Hon. Secretary of the National Union of Trained Nurses, to know that it has gone out to France and is actually at work. A large and airy building has been placed at the disposal of the hospital at Bar.le-Due by the French military authorities, who have been most kind and helpful to us in every way. This building is sufficiently large to accommodate not only the whole staff, consisting of over fifty persons, but also one hundred wounded—double the number we originally intended to undertake. This will of course materially increase the cost of upkeep, but the very large number of seriously wounded cases makes it impera- tively necessary to take as many as can possibly be accommo- dated. The wounded are at present collected from a field hospital in the firing line, where they receive first-aid, and are brought to the hospital in motor-ambulances; but per- mission has been granted by the French military authorities for our ambulances to fetch the wounded, if necessary, from the firing line direct. Subscriptions will be welcomed towards the upkeep of this hospital. Cheques should be made pay- able to the Hon. Secretary, at 50e Curzon Street, W., and crossed Messrs. Cox and Ca—We are, Sir, &c., ARBUTHNOT Laws, President.
 
STEPUBN PAGET, Chairman.
 
HiniBERT SAMUELSON, Vice-Chairman. LAUDER BRUNTON.
 
60a Curzon Street, W.

 
Je vais faire une traduction à ' l'arrache' sauf si un(e) professeur(e) certifié(e) parmi nos aimables forumeur(e)s s'y colle !  :)  
 
 
 
 
cordialement


Message édité par leuques le 10-07-2017 à 16:38:02

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Géris
(une saison d'homme entre deux marées
n°17103
Eric Mansu​y
Posté le 10-07-2017 à 15:47:07  profilanswer
 

Il semble qu'il s'agisse de personnel civil : http://1914-1918.invisionzone.com/ [...] in-verdun/
 
Le 27 mars 1915, un "état des ambulances étrangères" du Secteur Postal 24 citait à Bar-le-Duc, l'Urgency Cases Hospital for France (comme l'indique Michel), "installé dans un des pavillons de l'hôpital central (traite des blessés)" et à Arc-en-Barrois, un hôpital anglais, "installé dans le château du duc de Penthièvre (traite des blessés)".  
 
A la même période existaient, ailleurs sur le territoire, entre autres : l'Hôpital Américain de Neuilly et son annexe de Juilly, le Château Le Fayel (ambulance anglaise de Lady Eva Wemyss), les hôpitaux anglais de l'Hôtel Pyl, de Lady Sykes, de l'Hôtel Lechaine, de la Villa Marchand, de la Villa Saint-Pierre, de la Villa Preciosa, l'ambulance anglo-canadienne de La Comte, l'ambulance anglo-éthiopienne de Frévent, l'ambulance américaine Depew d'Annel, l'hôpital anglais de Ramberlieu...
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°17104
Eric Mansu​y
Posté le 10-07-2017 à 16:02:30  profilanswer
 

"Ceux de vos lecteurs qui ont eu la bonté de souscrire financièrement à l'action de l'hôpital précité - qui trouve son origine dans l'énergique initiative de l'Honorable Secrétaire de l'Association Nationale des Infirmière Diplômées, Miss E.L.O. Eden - pourront être intéressés par le fait qu'il est parti pour la France, où il est à l'oeuvre. Un bâtiment vaste et aéré a été mis à disposition à l'hôpital de Bar-le-Duc par les autorités militaires françaises, qui nous ont prodigué une grande aide en tous points. Ledit bâtiment est suffisamment grand pour accueillir le personnel de 50 personnes mais également 100 blessés, soit deux fois le nombre que nous nous attendions originellement à traiter. Ceci en augmentera évidemment les frais de fonctionnement, mais le grand nombre de blessés graves rend nécessaire l'accueil des plus nombreux d'entre eux. Les blessés sont à présent évacués d'un hôpital de campagne en première ligne, où ils reçoivent les premiers soins, et sont acheminés vers l'hôpital en autos sanitaires ; cela étant, les autorités militaires françaises ont autorisé nos ambulances à recueillir les blessés directement sur la ligne de feu si nécessaire. Les souscriptions visant à aider au fonctionnement de cet hôpital seront les bienvenues. Les chèques sont à adresser ... etc."
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°17105
leuques
Posté le 10-07-2017 à 16:36:38  profilanswer
 

well done old fellow !  :wahoo:
 
au cours de cet inexpiable folie ( dixit Ct Delaplane - la vie et rien d'autre-)
le pire côtoie le meilleur.  
ce sont les meilleurs anges de notre nature ( dixit A. Lincoln) au milieu de l'enfer !
 
 
merci à vous tous de m'avoir aidé à éclairer un aspect moins connu - de moi- ( les formations sanitaires privées) de ce terrible conflit.


Message édité par leuques le 16-07-2017 à 21:05:19

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Géris
(une saison d'homme entre deux marées
n°17115
leuques
Posté le 16-07-2017 à 16:23:40  profilanswer
 

bonjour  
 
le dernier mot à MP92
 
 "Comme le souligne Eric, il faut se remettre dans le contexte de l'époque. La charité n'est pas encore un vain mot et les associations, les donateurs de tout poil, sont nombreux.  
Chaque jour le ministère de la guerre français reçoit des chèques, du matériel, des vêtements, etc, venant de tous horizons, de l'étranger. Parmi ces dons, vous avez entre autres:
-les américains avec l'AFS qui fournit des jeunes volontaires (étudiants de PRINCETON, ...) qui vont faire des chauffeurs d'amb., de véhicules sanitaires à eux (les fameuses SSU) et aider les troupes françaises dès 1916 ... et certains en sont morts, blessés aux abords des 1ères lignes à VERDUN.
-les anglais, idem, ce qui explique cette présence qui vous apparaît surprenante. En l'occurrence, je précise que la formation de Miss EDEN n'est pas une amb. mobile mais une FS fixe qui stationnera à BAR LD puis à CONTRISSON de longs mois et travaillera pour de nombreux blessés de VERDUN, évacués sur BAR LD, REVIGNY, etc. FREUD- DESCHAMP qui prête son château n'est pas n'importe qui: Conseiller du Commerce Extérieur, Censeur de la Banque de France ... excusez du peu !
-les français, aussi bien sûr à travers des centaines d'association; la duchesse d'UZES qui fourni les 2 premières ambulances chirurgicales au Ministre, ce qui aboutira en mai 1915 à la création d'un nouveau concept: l'ACA ou auto-chir en langage trivial, testée puis homologuée par le Ministère, cad une véritable usine chirurgicale à grand rendement positionnée en arrière du front, à quelques kilomètres, afin d'opérer rapidement les cas graves, les grands délabrements ...
 
Donc, d'un côté vous avez les armées régulières qui font leur "boulot", mais aussi, à côté, intégré, sous commandement français, des formations agréées qui aident (cf les 3 sociétés d'Assistance de la Croix Rouge)."
 
"Je n'insiste pas. Je pense que vous êtes maintenant revenu de votre surprise initiale.
 
Bien cordialement,
Michel"
 
c'est le cas merci Michel


Message édité par leuques le 16-07-2017 à 21:06:40

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Géris
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