Bonjour à tous, bonjour Guy (gg101)
J'en profite pour vous transmettre un peu l'historique lié aux "hôpitaux belges" en France, issu du document de JJ Rousseau.
Les hôpitaux de l’arrière
La multiplicité des établissements de soins entraîne des frais généraux très élevés et il est décidé début 1915 d’en réduire le nombre, tout en maintenant la capacité totale
ifférentes ambulances deviennent des hôpitaux et d’autres hôpitaux sont créés à Petit-Fort-Philippe, à la Porte-de-Gravelines de Calais, à Virval-lez-Calais, à Guemps et à Bourbourg. En avril 1915, le nombre d’établissements de soins à Calais et environs est réduit à 25, puis plus tard à 9.
L’hospitalisation des milliers de soldats belges à Calais et environs pose des problèmes aux autorités françaises, d’autant plus que règne une épidémie de typhus. Le Gouvernement Français fait savoir fin février 1915 que 32 hôpitaux complémentaires français situés en Bretagne sont autorisés à hospitaliser des soldats belges. Cela permet de dégorger les hôpitaux de Calais,mais le caractère mixte de ces hôpitaux entraîne de nombreux inconvénients. C’est pourquoi le Gouvernement Français permet alors aux autorités belges de créer en remplacement un certain nombre d’hôpitaux à administration exclusivement belge. A St-Lunaire, St-Méen, St-Lô, Dinard et Rennes, les hôpitaux complémentaires existants deviennent des hôpitaux militaires belges,tandis que de nouveaux hôpitaux sont créés,notamment à Mortain , Villiers-le-Sec, Cherbourg, St-Jacut-de-la-Mer, Auberville, Liguré et Fontgombault.
Au Havre, l’hôpital civil de la rue Ancelot où était soigné l’importante garnison belge devient également un hôpital militaire belge. Un hôpital belge est également créé au Camp d’Auvours pour soigner la garnison belge et les militaires se trouvant dans les centres d’instruction voisins. Des hôpitaux réservés aux nombreux tuberculeux sont créés à Montpellier, Chambéry, Cauvalat-le-Vigan, Faverges et St-Jean-Cap-Ferrat. D’autres hôpitaux sont ouverts pour soigner les typhiques,les vénériens, les malades mentaux, les aveugles, etc ;;;
Un hôpital anglo-belge avait été créé à Rouen en novembre 1914 avec l’aide de la Croix-Rouge anglaise (rue St-Lô).Il avait pour but la rééducation fonctionnelle des blessés. Il devient rapidement insuffisant et des annexes sont ouvertes à Orival par Bellencombre et à Saint-Aubin-les-Elbeuf. Comme la dispersion des trois hôpitaux présente des inconvénients, il est finalement décidé de créer un grand hôpital à Bonsecours dans les faubourgs de Rouen.
A Paris, la municipalité met à la disposition du Service de Santé belge une partie de l’Hôtel-Dieu qui devient l’hôpital Albert 1er.
Les dépôts convalescents :
Grâce à la générosité de la Duchesse de Vendôme, un hôpital est créé à Cannes pour abriter les blessés qui ont besoin d’une longue convalescence. D’autres dépôts sont ensuite créés à Caen, Port-Bail, St-Pair-lez-Granville, le Mans, Fongombault, Ligugé, etc… Parfois, le dépôt des convalescents constitue une section d’un hôpital militaire ; c’est le cas de Château-Giron, Cherbourg, Courbevoie, Dinard, St-Jacut-de-la-Mer et Valloire.
La rééducation professionnelle des blessés et mutilés :
Fin octobre 1914, le Ministre Schollaert, a l’idée de réunir les mutilés réfugiés au Havre et de s’occuper de leur rééducation. Le dépôt des invalides devient progressivement un institut de rééducation fonctionnelle et professionnelle.
Il a été dit précédemment que l’hôpital anglo-belge de Rouen, puis plus tard l’hôpital de Bonsecours s’occupent de la rééducation fonctionnelle des blessés. Le Gouvernement estime indispensable de compléter celle-ci par une rééducation professionnelle à l’initiative du Ministre de Broqueville est créé le 25.08.15 l’Institut Militaire de Rééducation professionnelle de Port-Villez par Vernon. Plus de 50 métiers y sont enseignés.
En mars 1918, des militaires aveugles, soignés jusque-là à l’hospice Saint-Victor à Amiens, sont transférés à Port-Villez.
Bonne lecture.
Robert
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1914-1918 autrement
http://pagesperso-orange.fr/histop [...] par4p1.htm