Bonjour à tous,
Bonjour Christophe,
Bonne idée que de lancer ce fil, suite à la lecture de ce très bon livre.
Quelques autres femmes distinguées :
- Lucie Bizet, des Sœurs de la Doctrine Chrétienne de Nancy. Médaille de la Reconnaissance Française (argent) : « Infirmière bénévole dans une ambulance de Moyenmoutier, localité occupée temporairement par l’ennemi en 1914, a prodigué ses soins aux blessés français avec un zèle admirable, parfois sous de violents bombardements. A obtenu, par son énergie, des adoucissements aux mesures rigoureuses prises par l’ennemi à l’égard des blessés français. Est demeurée courageusement à son poste après la retraite des Allemands, bien que l’hôpital restât soumis à de fréquents bombardements. Evacuée de Moyenmoutier le 11 novembre 1915, a continué, jusqu’à la fin de la guerre, à prodiguer ses soins aux malades et aux blessés dans un hôpital de l’intérieur, avec un dévouement qui a fait l’admiration de tous. »
- Victoire Perrin, des Sœurs Hospitalières de Saint-Charles de Nancy. Croix de guerre (citée à l’ordre de l’Armée) : « Supérieure à l’hôpital de Blâmont, est restée à la tête de la maison pendant toute l’occupation allemande. D’une charité et d’un dévouement sans bornes, a donné ses soins, en pleine bataille des 14 et 22 août 1914, aux blessés français. Par la suite, au cours de la campagne, a caché à plusieurs reprises des patrouilles égarées dans les lignes allemandes et les a aidées à regagner nos lignes, sans souci des représailles ennemies auxquelles elle s’exposait. »
- Joséphine Rémont, des Sœurs de la Providence de Portieux. Médaille d’Honneur des Epidémies (argent) : « A fait preuve d’un grand dévouement auprès des malades contagieux. A contracté au cours de son service une affection grave. »
- Aline-Caroline Rémy, des Sœurs Hospitalières de Saint-Charles de Nancy. Croix de guerre (citée à l’ordre de l’Armée) : « Mesdames Rigard, Collet, Rémy, Maillart, Bircker, Guerner, religieuses de Saint-Charles de Nancy, ont, depuis le 24 août, sous un feu incessant et meurtrier, donné dans leur établissement (de Gerbéviller), asile à environ 1000 blessés, en leur assurant la subsistance et les soins les plus dévoués, alors que la population civile avait complètement abandonné le village. Ce personnel, en outre, a accueilli chaque jour de très nombreux soldats de passage auxquels il a servi tous les aliments nécessaires. »
- Louise Rémy, des Sœurs Hospitalières de Saint-Charles de Nancy. « En juin 1915, restée ainsi que ses compagnes à son poste de dévouement, à Senones, fut tuée d’une balle qui lui traversa la tête. »
Bien cordialement,
Eric Mansuy
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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.