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Auteur Sujet :

Vaccins mortels ?

n°5535
Titeuil
Ni schtroumf, ni épouvantail
Posté le 26-02-2009 à 09:29:50  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
D'après les écrits d'un soldat, il semble que l'administration de certains vaccins aient eu des conséquences dramatiques pour certains soldats, qui sont décédés après avoir été vaccinés. Avez-vous des informations sur ce sujet ? D'avance merci. Voici un extrait du témoignage qui avance cette information :  
 
" (...) On m’a vacciné aujourd’hui pour la 4ème et dernière fois. Chaque fois qu’on nous vaccine, nous avons 2 jours de repos car ça tient bien malade, le vaccin de la typhoyde est mauvais. Il y en a même qui en meurt. Moi j’y ai pas beaucoup craint et pendant ces deux jours de repos j’en profite pour aider les gens où nous sommes cantonnés. (...)"  
 
 
 
 
Bien à vous tous,
 
Christophe  

n°5536
XSL
Posté le 26-02-2009 à 12:09:09  profilanswer
 

Bonjour à tou(te)s.
 
Le principe du vaccin est d'inoculer un virus affaibli pour que l'organisme crée des anticorps contre ce virus.
 
Mais dans certains cas le vaccin tue car il donne au receveur une maladie qu'il n'avait pas. C'est pour ça qu'on a abandonné aujourd'hui certains vaccins qui étaient plus dangereux que la maladie elle-même, quasiment disparue. Il y avait plus de malades atteints par le vaccin que par contagion naturelle !
 
Le virus de la grippe, qui a fait un ravage en 1918/1919, le H1N1, identifié en 1927 je crois, continue à muter, par exemple le H5N1 de la grippe aviaire.
 
Personnellement je n’ai aucun vaccin …
 
Bonne journée.
 
Xavier

n°5538
mireille s​alvini
toujours se souvenir d'eux
Posté le 26-02-2009 à 15:53:03  profilanswer
 

bonjour à tous,bonjour Christophe,bonjour Xavier,
 
 
Xavier,je vais nuancer un peu vos propos avec lesquels je ne suis pas vraiment d'accord:
 
Le principe du vaccin est d'inoculer un virus affaibli  
il s'agit d'inoculer un agent infectieux:bactérie,bacille,virus,etc...,et pas affaibli (c'est-à dire encore actif),mais inactivé,atténué (=ayant perdu son pouvoir pathogène),sous forme de protéines ou de toxines toujours inactivées
pour infos plus complètes allez ICI
 
Mais dans certains cas le vaccin tue car il donne au receveur une maladie qu'il n'avait pas
le vaccin peut avoir des effets secondaires plus ou moins bien surmontés
les cas dramatiques qui ont existé et qui peuvent exister,sont très rares (rarissimes de nos jours avec les nouveaux modes de fabrication des vaccins),et relèvent plus de l'histoire médicale (accidents) que d'un risque à prendre en compte ,en regard de toutes les maladies/morts évitées grâce à cette vaccination.
il y a quelques semaines,une jeune de 12 ans est décédée d'une rougeole...contre laquelle elle n'était pas vaccinée.
évidemment si le cas rare post-vaccination vous tombe dessus,c'est une tragédie,mais le risque de contracter la vraie maladie est plus grand encore.
si en France/Europe/Occident,il y a eu une chute vertigineuse de ces grandes maladies (contagieuses ou pas) ,c'est bien parce que la plupart des gens sont vaccinés et que les conditions d'hygiène se sont améliorées:vous enlevez l'un et/ou l'autre,et c'est reparti comme en 14 ...
 
 
C'est pour ça qu'on a abandonné aujourd'hui certains vaccins qui étaient plus dangereux que la maladie elle-même, quasiment disparue. Il y avait plus de malades atteints par le vaccin que par contagion naturelle
j'aimerais bien savoir lesquels.......désolée,mais c'est une rumeur.
on abandonne une vaccination quand la maladie est quasiment éradiquée de la surface du monde,grâce aux mesures d'hygiène notamment:c'est le cas de la variole;
mais au cas où elle reprendrait de la vigueur,(genre guerre bactériologique...) un vaccin est prêt à être fabriqué,des souches étant conservées en lieu sûr.
 
 
Le virus de la grippe, qui a fait un ravage en 1918/1919, le H1N1, identifié en 1927 je crois, continue à muter, par exemple le H5N1 de la grippe aviaire.  
le virus de la grippe aviaire est différent du virus de la grippe espagnole,même si tous deux font parti du groupe aviaire.
la transmission de H5N1 se fait d'animaux (oiseaux,volaille) à l'Homme,et non d'Homme à Homme (sinon il y aurait eu déjà des millions de morts)
ce qui était le cas du virus de la grippe espagnole
 
Personnellement je n’ai aucun vaccin …
c'est un choix personnel que je respecte,mais il est à prendre en toute connaissance de cause.
personnellement,je suis vaccinée contre tout,mes enfants idem,sans aucun effet secondaire,à part une excellente santé.
d'avoir vu quelqu'un souffrir longuement puis mourir du Tétanos m'a "vacciné" à vie,tout ça pour une piqûre de rose et l'oubli du vaccin antitétanique...trop bête.
 
 
 
 
pour en revenir à la question de Christophe,voici un scan daté de 1912 sur la vaccination anti-typhoïde
je pense que vous aurez des réponses intéressantes;
la vaccination des soldats français s'est faite un peu en catastrophe,devant l'importance d'une épidémie de typhoïde en fin 14-début 15
les organismes de ces soldats étaient malmenés depuis plusieurs mois,et certains,plus fragiles que d'autres,n'en ont pas supporté les effets secondaires (forte fièvre,déshydratation,possible choc anaphylactique,le vaccin n'étant pas aussi purifié -dans sa fabrication-que de nos jours..etc...)
 
pour plus de détails,je vous renvois à ce sujet:
http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] _400_1.htm
avec le moteur de recherche,il y a d'autres infos sur la typhoïde.
 
 
maintenant les scans tirés du Larousse Mensuel Illustré ,mai 1912
(cliquez sur l'image pour l'agrandir)
 
http://img22.imageshack.us/img22/6638/vacc1.jpg
http://img24.imageshack.us/img24/1939/vacc2.jpg
http://img136.imageshack.us/img136/9672/vacc3.jpg
http://img136.imageshack.us/img136/4771/vacc4.jpg
http://img136.imageshack.us/img136/9153/vacc5.jpg
http://img136.imageshack.us/img136/3067/vacc6.jpg
http://img136.imageshack.us/img136/5614/vacc7.jpg
 
 
 
amicalement,
Mireille
 
 
 
 

n°5540
XSL
Posté le 27-02-2009 à 09:17:36  profilanswer
 

Merci Mireille de tous ces éclaircissements.
 
On en apprend sur ce site !
 
Bonne journée à tou(te)s.
 
Xavier

n°5541
stcypre
retraité et Handicapé
Posté le 27-02-2009 à 09:22:55  profilanswer
 

Bonjour Mireille,  
 
Quelques souvenirs de mon service militaire et surtout de la vaccination TABDT...
Ce jour de vaccination est gravé dans ma mémoire.. car les douleurs dans l'épaule après l'injection étaient assez dures à supporter... De plus ce jour-là diète forcée, et repos obligatoire (mais sans permission de sortie en ville).  
Pour ne pas avoir respecté cette diète un de mes camarades de chambrée est passé bien près de la mort (il avait avalé le contenu d'une boîte de sardines à l'huile).
Bien sûr certains avaient moins de douleurs dans l'épaule... pour quelle raison ? peut-être dû aux conditions de vaccination !! Nous étions une quarantaine assis sur des bancs. Un premier infirmier passait et nous enfonçait l'aiguille, puis le médecin suivait pour injecter le vaccin... Ceux qui étaient à l'extrémité pouvait attendre sa dose de vaccin pendant 10 minutes !!!  
Amicalement.     J.Claude


---------------
la vérité appartient à ceux qui la recherchent et non à ceux qui croient la détenir.
n°5542
XSL
Posté le 27-02-2009 à 09:44:11  profilanswer
 

Bonjour Jean Claude.
 
Le TABDT ! Un souvenir aussi de mon service militaire ! Les conditions de vaccination à l'armée sont parfois sujettes à caution. Alors, en temps de guerre ...
 
En plus, on ne vous demande pas votre avis ni un dossier médical. S'il y a une contre-indication dans votre cas, "rien à foutre, dans la file" !
 
J'ai fait mon service militaire comme aide-infirmier, mais j'ai préféré être secrétaire de l'adjudant de discipline ...
 
Cordialement.
 
Xavier

n°5545
Titeuil
Ni schtroumf, ni épouvantail
Posté le 27-02-2009 à 17:00:41  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Je vois que le sujet donne à débattre. C'est bien ! Tous les points de vue se respectent. En ce qui me concerne, je voudrai bien savoir si vous possédé des chiffres, des données, ou des documents sur ces faits relatés par mon soldat : la mort de soldats consécutive à l'inocculation de vaccins.
 
Merci à vous tous pour vos interventions enrichissantes, et celles à venir ??
 
Bien à vous tous,
 
Christophe

n°5547
baude1967
109 RI
Posté le 27-02-2009 à 22:58:51  profilanswer
 

bonjour à tous
le soldat fretille jean du 109 RI né le 19.05.1882 à masseret (corrèze)
mort le 17.08.1915 à st pol 62 par néphrite et accident par vaccination antityphoidique c est le seul que j ai trouvé avec une telle mention
cordialement
pascal


Message édité par baude1967 le 27-02-2009 à 22:59:54
n°5600
Titeuil
Ni schtroumf, ni épouvantail
Posté le 06-03-2009 à 17:26:55  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Petite piqûre de rappel, ou jeu de mot cynique pour introduire un nouveau témoignage du même soldat concernant les effets des vaccins, rédigé quelques mois après le premier que je vous ai présenté au début du sujet.
 
"Cette nuit où nous sommes il y a beaucoup tombé de neige. C’est la première fois qu’il en retombe cet hiver. On nous a tous revacciné hier. Je ne sais pas quel espèce de vaccin ils nous ont foutu, cette fois nous avons tous manqué de claquer. Cette nuit nous avons tous eu la fièvre. Pendant la nuit nous avons souffert, cela nous avait paralysé le corps et aujourd’hui il y en a beaucoup qui reste encore couché sur la paille toute la journée. Il y en a même qui en meurt. Il y a à peine 3 mois qu’on m’a déjà vacciné 4 fois de suite pour la thyphoïde mais cela m’avait pas fait le même effet que cette fois. D’habitude ceux qui ont eu la thyphoïde on les vaccinait pas, et cette fois tout le monde y passe. Ca doit pas être le même vaccin. Moi j’ai souffert la nuit mais je me suis levé depuis 8 heures du matin et ça va bien à présent. J’ai plus qu’un peu mal à la tête. Il y en a plus des trois quarts qui ne sont encore pas levé. Aujourd’hui Denis est resté couché toute la journée. A présent on sulfate les hommes comme la vigne. Nous allons vivre joliment vieux si les Boches nous tue pas."  
 
Bien à vous tous,
 
Christophe

n°6237
Yans83
Posté le 27-06-2009 à 22:45:48  profilanswer
 

Bonsoir à tous
 
En faisant des recherches sur un gars de chez moi, je suis tombé sur une fiche similaire et j'ai repensé à ce fil :  
''accident anaphylactique consécutif à une injection de vaccin T.A.B''
 
http://www.memoiredeshommes.sga.de [...] 1090472072
 
 
Au risque de paraître niais, je n'avais jamais vu l'abréviation TABDT, par contre quand j'ai commencé à me farcir les huit mois de Saint-Maix, j'ai eu droit au vaccin dans l'épaule aussi(et deux autres presque en même temps) dont parle Stcypre, alors je sais pas s'il nous ont injecté la même merdouille mais en tout cas, mon épaule s'en souvient aussi ! Ils ont eu beau nous mettre la plus jolie des infirmières en face pour nous distraire (ou plutôt la moins moche), ça nous a pas empêché d'avoir l'échine engourdie !
 
Cordialement
Yannis

n°6242
didymes
Posté le 28-06-2009 à 16:32:53  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Moi qui n'ai pas fait mon service militaire ni servi aux armées, je ne puis rien ajouter aux souvenirs personnels (aie, aïe....).... mais je puis tout de même verser un petit quelque chose au dossier. Cela provient du JMO  du Service de Santé de la 52è DI.
 
Le 3 novembre 1916, arrive (ou part) une

Citation :

Note confidentielle au sujet de la vacination des officiers.


 
Et, le 20 novembre:

Citation :

Le soldat Rosssignol du 3e B(ataill)on Territorial de Chasseurs entré à l'ambulance 12/7 pour accidents consécutifs à la vaccination et dont l'état avait paru s'améliorer, succombe brusquement.


 
La fameuse note confidentielle doit être celle du général de Villaret (VIIe Armée) qui, dans une inimitable prose militaire,  

Citation :

donne aux officiers l'ordre de donner l'exemple en se faisant vacciner contre la typhoïde.

"  
Un médecin commente : Il y a du tirage....
@+


---------------
Annie
 
n°6760
nono26
Posté le 16-10-2009 à 09:59:35  profilanswer
 

Bonjour à tous,
  Je découvre le sujet, mais nous en parlions hier avec mon ami Achache.
Il y a à Ville Domange un nyonsais du 4° génie mort en juin 1916 alors qu'il n'y avait aucun combat dans le secteur. Et une campagne de vaccinations au même moment... Mais il en parlera mieux que moi..Amicalement  Nono

n°7147
Yv'
Posté le 22-12-2009 à 10:20:24  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Découvert par hasard en consultant le JMO de la Direction du Service de Santé du 18e Corps :
 
<< La vaccination antityphoïdique s'était faite sans incident jusque dans la journée du 15 [déc. 1914]. A cette date, un soldat du 88e régiment d'infanterie territoriale vacciné dans la matinée a été pris de malaises et de vomissements et a succombé dans la soirée à 16 h 45. >>
 
La suite ici (cliquer pour agrandir) :
http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/jmo/img-server/26_N_192_009/SHDGR__GR_26_N_192__009__0061__T.JPG  
Lien vers ce JMO : http://www.memoiredeshommes.sga.de [...] iewer.html
 
Cordialement.

n°7445
rolando
Qui meurt a ses lois de tout..
Posté le 21-02-2010 à 10:52:05  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
 Témoignage sur une vaccination, par un infirmier mobilisé, pharmacien dans la vie civile : “... nous devons être vaccinés contre les paratyphoîdes A et B. C’est un vaccin qui n’a encore jamais été expérimenté, nous allons servir de champ d’expérience et de bouillon de culture à Messieurs les médecins que la chose intéresse fort, qui déclarent à qui veut l’entendre que le vaccin est inoffensif mais qui, pour leur propre compte, se gardent bien de se faire vacciner....
(piqûre à midi, et le lendemain)... quelle nuit nous avons passé puisque tous nous n’avons pu dormir une seule minute. Le matin impossible de lever et de prendre quoi que ce soit. Il est plus de midi lorsqu’aidé par par un de mes compagnons d’infortune, je parviens à m’ habiller..." (15 et 16 janvier 1916).
 
 Source : Ils ont fait la Grande Guerre, Firmin et Gustave Tortiger, éditions Villèle, Tours, 2009, pages 245-246.
 
 Un livre dont je recommande la lecture.
 
 Bien cordialement,
 
Caballero.  


---------------
Caballero
n°7446
rolando
Qui meurt a ses lois de tout..
Posté le 21-02-2010 à 11:07:10  profilanswer
 

Rebonjour,
 
 Petite suite concernant le vaccin, au 19 janvier : " Il arrive une circulaire au sujet des vaccinations. ...tous les hommes qui, à la première vaccination ont présenté des réactions marquées : vomissements, tendance à syncoper, température (39°) ne seront plus vaccinés".
 
Bien cordialement,
 
Caballero.


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Caballero
n°7449
Jean RIOTT​E
Posté le 21-02-2010 à 17:17:45  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
Je lis actuellement les carnets de DELFAUD (voir rubrique Bibliophile) qui à 2 ou 3 reprises aborde ce sujet de la vaccination anti-typhoïdique et des effets produits sur les sujets vaccinés... dont lui. A première vue c' étaient les mêmes effets que ceux que j' ai supportés (ainsi que tous mes camarades de classe) lors de mon incorporation fin des années 50.
Mais il est exact et avéré qu' il y eut malheureusement des effets mortels chez certains combattants en 1914 et 1915.
En France c' est surtout le vaccin stérilisé par l' éther, du Médecin-Inspecteur Hyacinthe VINCENT qui fut utilisé (1910).
Le TAB à l' éther a été utilisé pour la première fois dans l' armée française en 1910 et 1911, puis en 1912 et 1913 au Maroc. En 1913, 26 000  militaires furent vaccinés dans la 14ème RM. En Algérie la vaccination toucha plus de 100 000 hommes. Enfin 2 lois de novembre 1913 et de mars 1914 rendirent la vaccination obligatoire dans l' armée française.
Cependant toutes les troupes, et en particulier les réservistes, n' avaient pas été vaccinées avant le début des hostilités. 40% des soldats du 20ème CA n' étaient pas encore vaccinés en octobre 1914. Seulement 125 000 soldats avaient été complètement vaccinés.
La typhoïde apparut d' abord dans le Nord et en Argonne. Dans les 5 premiers mois de la guerre on dénombra 45 450 cas de fièvre typhoïde et para typhoïde avec 8 170 décés. Malgré les conditions difficiles et incertaines de la vaccination et du contrôle même de la nature des infections, la vaccination même réduite aux premières injections, qui conféraient une immunité imparfaite, permit de stopper l' épidémie. Parallèlement les mesures d' hygiène (épuration des eaux, lutte contre les mouches, établissement de feuillées, etc...) furent précisées et rigoureusement appliquées.
Généralisée à partir d' octobre 1914, la vaccination entraîna en 6 mois une chute significative des cas de fièvres typhoïdes et paratyphoïdes:14 069 en janvier 1915, 8 624 en février, 4 915 en mars, 3 673 en avril. Il y eut une recrudescence en juillet 1915 et en septembre 1916, due probablement à une baisse de l' immunité. Une revaccination générale enraya toute extension.
D' une moyenne de 9 000 cas en 1914 (1600 décés), on tomba en 1917 à 140 cas (12 décés) et en 1918 à 55 cas (9 décés).
Le laboratoire de bactériologie du Val-de-Grâce, aménagé en " centre de production du vaccin anti-typhoïdique à l' éther" fabriqua quelque 18 millions de doses de vaccin.  
Sources: Le Service de Santé aux Armées pendant la Première Guerre mondiale, du Professeur LARCAN et du Médecin en chef FERRANDIS.  
Ouvrage indispensable sur le SSM de cette époque. Voir rubrique Bibliophile.
Cordialement.
Jean RIOTTE.

n°7453
rolando
Qui meurt a ses lois de tout..
Posté le 22-02-2010 à 19:21:04  profilanswer
 

Bonsoir Jean, bonsoir à tous,
 
Merci pour ces informations complètes.
 
Bien cordialement,
 
Caballero.


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Caballero
n°7458
rolando
Qui meurt a ses lois de tout..
Posté le 25-02-2010 à 13:43:09  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
 Dans le livre “Ils ont fait la Grande Guerre” cité plus haut : 30 janvier 1917 à Condé-en-Brie (Aisne)... Vaccination du 60e d’artillerie cet après-midi à Baulne. Une batterie entière refuse de se faire vacciner ce qui diminue d’autant notre travail mais va faire une histoire entre le service de santé du groupe et le commandement. (p. 353).
 
 Bien cordialement,
 
    Caballero.


---------------
Caballero
n°9251
los
Posté le 23-01-2011 à 11:18:32  profilanswer
 

Bonjour à toutes et tous
 
Voici une autre victime de la vaccination antityphoïdique.
http://www.memoiredeshommes.sga.de [...] =730450174
 
Amicalement
Sophie  :hello:


---------------
Recherches sur le 19eme RI, le 219e RI et le 50eme RA.
Mes deux sites: http://19emeri.canalblog.com/ et http://219eri.e-monsite.com/
n°9713
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 06-05-2011 à 23:00:52  profilanswer
 


   Bonsoir à tous,
 
   D'un caricaturiste anonyme :
 
 
                                                                   http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3512/La-piqure---Caricature..gif
   ______________________
 
   Bien amicalement à vous,
   Daniel.

n°11212
Yv'
Posté le 21-05-2012 à 11:39:20  profilanswer
 

Bonjour,
 
Merci Daniel pour cette initiative.
Cela m'a pris un peu de temps, mais j'ai fini par trouver ce soldat breton que j'avais signalé plus haut en décembre 2009.
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/4284/Hervoche.jpg
 
Cordialement,
Yves

n°16160
Jean162
Connaître pour comprendre...
Posté le 14-03-2016 à 11:33:46  profilanswer
 

L'existence de décès post-vaccinaux par le T.A.B.D.T. fait partie des accidents "classiques". Tout d'abord le pourcentage de décès/ vaccinés est très faible. Ce vaccin a été injecté 4 fois (3 à 15 jours d'intervalle, puis 1 rappel un an après ) à des centaines de milliers de militaires. Ce vaccin "triple associé" groupe Thyphoïde-Parathyphoïde A et B-Diphtérie-Tétanos et est efficace. Il n'y a pas beaucoup de cas de Tetanos aux Armées.
Par ailleurs ce vaccin est douloureux au point d'injection et provoque souvent une forte fièvre pendant environ 36 heures. Il est interdit de boire des boissons alcoolisées, de manger surtout de la viande et l'intendance respecte à la lettre ces prescriptions.
Certains petits malins n'en ont cure, boivent et mangent....donc il y a de la casse....
C.Q.F.D.


---------------
Colonel Caporal
n°16588
ununtel501
Posté le 09-11-2016 à 22:45:39  profilanswer
 

Bonjour,
Ce sujet est très intéressant, il me rappelle ma propre vaccination en 1964 ; les bidasses à la queue leu-leu pour recevoir la "piquouse" à l'arrière de l'épaule. Il fallait ensuite effectuer des mouvements circulaires de bras afin de faire disparaître la bosse qui résultait du produit injecté. Puis, nous étions tous consignés en chambrée et mis à la diète alimentaire. Surtout ne pas manger, telle était la recommandation que certains ne suivaient absolument pas. Alors, pour cela ou non, quelques gars étaient souffreteux, vomissaient… Mais tout était assez vite oublié.
Donc, des morts suite vaccination, c'est dommage bien sûr mais, en revanche, beaucoup de vies préservées. Malheureusement, pour beaucoup de ces existences sauvées, la Camarde jouait beaucoup plus avec sa faux du côté des tranchées du front que près des lieux de vaccinations…
J'ai repris l'un des carnets du soldat Adrien Amalric (143e RI) (documents que j'ai numérisés puis retranscrits du manuscrit en tapuscrit) pour voir ce qu'il disait de la chose. J'ai recherché le mot "vaccination" et si j'ai trouvé l'indication de ce soldat de 2e classe (bien qu'étant érudit puisque inspecteur des écoles primaires), il n'en fait pas "un roman", ne donne pas de détail. Ce qui me fait dire que pour lui, ce n'était que l'un des faits du jour, sans plus d'importance. En revanche, le froid et le retour en France dans le Pas-de-Calais, après des mois de front belge l'a beaucoup plus marqué. Voici ses écrits à la page du mardi 2 février 1915.
 
"2 février 1915, mardi. Bailleul-aux-Cornailles.
La neige est presque fondue car il a plu cette nuit. Dans la matinée, pas d’exercice mais théories diverses sur les honneurs à rendre pour les sentinelles en campagne car le colonel a trouvé qu’on ne lui rendait pas assez d’honneurs. Les états d’origines pour certificats de blessures sont produits afin que chacun ait en mains des papiers dont il pourra user le cas échéant. Quatre soldats ou caporaux doivent être proposés pour la Croix militaire (russe) de Saint-Georges. J’ai l’honneur d’être de ceux-là pour le motif suivant : "Étant agent de liaison, a été blessé deux fois et a continué à assurer son service. Dans l’après-midi, vaccination contre la typhoïde. Près de la porte, la sentinelle ressemble à un Lapon avec sa peau sur les épaules ; on peut être en pays de neige avec une telle cuirasse. L’ordre du régiment numéro 18 paraît : "Avant de quitter la Belgique où nous avons combattu pendant trois mois, je vous adresse au nom du régiment un dernier adieu" ; suivent les citations d’officiers, de sous-officiers caporaux et soldats, puis : "À tous les braves qui ont versé leur sang et sont tombés glorieusement sur le territoire belge, pour la défense de la patrie et du droit, j’adresse mon respectueux salut. De retour au pays, les survivants de la campagne se rappelleront de vous avec fierté, vous êtes des héros, votre souvenir restera impérissable. Vos noms glorieux seront gravés en lettres d’or au livre de l’Histoire". C’est signé Bertrand. Le présent ordre est lu à la soupe. Les noms des braves soldats tués en Belgique ne sont pas tous inscrits. Il bruine, on se couche".
 
Je sais aussi que les problèmes de vaccination divisent de nos jours… pourtant, à bien y regarder, sans la science… que de morts, de souffrances… Et, actuellement, les non vaccinés ne sont-ils pas préservés du fait des vaccinations de la grande masse des citoyens permettant la presque éradication des maladies ? Toutefois, il est bon de lire les intervenants sur le sujet "mort suite vaccination", même s'il n'y a eu "relativement" peu de cas.
Merci à eux.
Cordialement
Adrien

n°16909
Rutilius
Non solum in memoriam.
Posté le 24-03-2017 à 08:29:00  profilanswer
 

.
   Bonjour à tous,
 
   
                                                                                              Soldats ayant été victimes d’un accident vaccinal
 
                                                                                                           [Liste non exhaustive : 14 cas] (*)
 
 
   ― BOCHET Paul Joseph Marie, né le 8 janvier 1899 à Dieppe (Seine-Inférieure – aujourd’hui Seine-Maritime –), décédé le 10 août 1919 à Rennes (Ille-et-Vilaine) « [des suites d’une] intoxication due à un vaccin anti-paratyphoïde », Sapeur de 2e classe, 5e Régiment du génie, Matricule n° 22.931, classe 1919, n° 885 au recrutement de Rennes.
 
   ― CHARRON Alphonse, né le 31 mai 1878 à Semoussac (Charente-Inférieure – aujourd’hui Charente-Maritime), décédé le 2 avril 1917 à La Ferté-Milon (Aisne) « [des suites d’une] intoxication par vaccin anti-typhoïdique », Soldat de 2e classe, 6e section d’infirmiers militaires, G.H.C. 43, Matricule n° 2.534, classe 1898, n° 306 au recrutement de Saintes (Acte transcrit à Semoussac, le 1er juill. 1917).
 
   ― CONSTANT Louis, né le 16 juillet 1877 à Beaujeu (Basses-Alpes – aujourd’hui Alpes-de-Haute-Provence–), décédé le 5 août 1915 à Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence) « [des] suites de piqûre anti-typhique », Soldat de 2e classe, 145e Régiment d’infanterie territoriale, Matricule n° 905, classe 1897, n° 1.291 au recrutement de Digne-les-Bains.
 
   ― DALBIEZ Clément Jean François, né le 8 février 1871 à Villefranche-de-Conflent (Pyrénées-Orientales) et domicilié à Perpignan (Pyrénées-Orientales), décédé le 7 juin 1915 à Orléans (Loiret) « [de] mort subite suite de vaccination anti-typhoïdique », 2e canonnier, 13e Régiment d’artillerie de campagne, Service automobile, Matricule n° 6.959, classe 1891/1892, n° 183 au recrutement de Perpignan.
 
   ― FRÉTILLE Jean, né le 19 mai 1882 à Masseret (Corrèze), décédé le 17 août 1915 à Saint-Pol-sur-Ternoise (Pas-de-Calais) « [des suites de] néphrite et accident par vaccination anti-typhoïdique », Soldat de 2e classe, 109e Régiment d’infanterie, Matricule n° 01.224 bis, classe 1902, n° 418 au recrutement de Tulle (Acte transcrit à Masseret, le 5 sept. 1915).
 
   ― HERVOCHE Joseph Marie, né le 16 novembre 1877 à Brech (Morbihan), décédé le 15 décembre 1914 à Villers-en-Prayères (Aisne) « [des suites d’une] dilatation du cœur provoquée par la vaccination anti-typhoïdique », Soldat de 2e classe, 88e Régiment d’infanterie territoriale, 2e Bataillon, 6e Compagnie, Matricule n° 3.444, classe 1897, n° 903 au recrutement de Lorient (Acte transcrit à Brech, le 12 sept. 1915).
 
   ― HUITOREL Yves Marie, né le 2 avril 1899 à Carnoët (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor), décédé le 11 juin 1918 à l’Hôpital complémentaire n° 114 de Rennes (Ille-et-Vilaine) « [des suites d’un] accident consécutif à la vaccination anti-typhoïdique », 2e canonnier, 50e Régiment d’artillerie de campagne, 68e Batterie, Matricule n° 7.657 au corps, classe 1919, n° 482 au recrutement de Guingamp.
 
   ― LE BERRE Yves, né le 3 octobre 1897 à Plozevet (Finistère) et domicilié à Mahalon (– d° –), décédé le 2 février 1916 à l’Hôpital mixte de Saint-Brieuc « [des suites d’un] collapsus consécutif à une vaccination anti-typhoïdique », Soldat de 2e classe, 71e régiment d’infanterie, Matricule n° 11.548, classe 1917, n° 974 au recrutement de Quimper.
 
   ― LUN Tai Hun, né en 1890 à Tson-Kia-Tchang (Tonkin – aujourd’hui Viêt-nam –), décédé le 20 mai 1918 à l’Hôpital des travailleurs coloniaux de Marseille « [des suites d’un] accident de vaccination anti-typhique », Travailleur colonial, 2e unité chinoise, Matricule n° 41.635, classe, numéro et lieu de recrutement inconnus.
 
   ― MOLINA David, né le 9 juillet 1870 à Alger (Département d’Alger, Algérie), décédé le 23 août 1915 « à Alger en ses foyers [de] granulie aigüe [à la] suite d’une injection anti-typhoïdique », Soldat de 2e classe démobilisé, 19e Section d’infirmiers militaires, Matricule inconnu, classe 1890, n° 266 au recrutement d’Alger.
 
   — MULOT Florentin Émile, né le 25 décembre 1884 à Saint-Paul-en-Gâtine (Deux-Sèvres), décédé le 13 février 1915 au bivouac de Weil... (Belgique) à la suite d’un « accident en service consécutif à une vaccination (noyé au cours d’un accès de fièvre) », 2e canonnier, 20e Régiment d’artillerie de campagne, Matricule n° 01.605, classe 1904, n° 1.960 au recrutement de Parthenay (Acte transcrit à Saint-Paul-en-Gâtine, le 2 sept. 1916).  
 
   ― NOBLET Aristide, né le 23 octobre 1881 à Louviers (Eure), décédé le 18 mars 1915 à l’Hôpital de Vernon (– d° –) « des suites d’injection anti-typhique (Maladie contractée en service) », Soldat de 2e classe, 3e Section d’infirmiers militaires, Matricule n° 04.469 au corps, classe 1901, n° 335 au recrutement d’Evreux.  
 
   ― REVEST Baptistin Clairin Joseph, né le 16 juillet 1885 à Hyères (Var), décédé le 16 octobre 1916 à l’Hôpital de Bosserville (Meurthe-et-Moselle) « [des] suites de maladie contractée en service commandé – Accident anaphylactique consécutif à une injection de vaccin T.A.B. », Soldat de 2e classe, 8e Escadron du train des équipages militaires, Service automobile, Matricule n° 3.128, classe 1905, n° 536 au recrutement de Toulon.  
 
   ― RIVIÈRE Paul, né le 21 mars 1875 à Hussein-Dey (Département d’Alger, Algérie), décédé le 9 août 1915 « à l’Hôpital militaire Maillot à Alger des suites de vaccination anti-cholérique », Soldat de 2e classe, 5e Régiment de chasseurs d’Afrique, Matricule n° 2786 au corps, classe 1895, n° 1.233 au recrutement d’Alger.
 
   ― ROSSIGNOL Pierre, né le 11 septembre 1875 à Méhun-sur-Yèvre (Cher), décédé le 19 novembre 1916 à l’Ambulance 12/7 alors établie à Moosch (Haut-Rhin) « [des suites d’une] réaction vaccinale », Soldat de 2e classe, 3e Bataillon territorial de chasseurs à pied, Matricule n° 6.147, classe 1895, n° 1.033 au recrutement de Bourges (Acte transcrit à Méhun-sur-Yèvre, le 13 janv. 1918).
 
   ― TRUCY Jean Baptiste Léopold, né le 18 octobre 1887 à Marseille (Bouches-du-Rhône), décédé le 10 février 1917 à Nîmes (Gard) des suites d’un « accident en service commandé (Infection typhoïde suraigüe inoculée par le vaccin) », Maréchal des logis, 98e Régiment d’artillerie de campagne, Matricule n° 01.520 au corps, classe 1907, n° 634 au recrutement de Digne-les-Bains.    
             
   _________________________________________________________________________________________________________________________________________________
 
   (*) Dernière adjonction : MULOT Florentin Émile, 20e Régiment d’artillerie de campagne. [27 mars 2017]


Message édité par Rutilius le 27-03-2017 à 21:26:44

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Bien amicalement à vous,
Daniel.
n°16934
jpbte63
Posté le 02-04-2017 à 11:10:03  profilanswer
 

Bonjour,
 
Un soldat du 16°RAC, décédé d'une syncope cardiaque suite à une vaccination antithyphoïdique.
Fiche Mémoire des Hommes
 
Cordialement
Jean-Pierre


Message édité par jpbte63 le 02-04-2017 à 11:10:24

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Quand on ne fait pas tout pour être le premier, le devenir ou le rester, on ne demeure pas le deuxième. On tombe fatalement le dernier.  
Louis Hubert Lyautey
n°16990
Marc1905
Pro Patria et Humanitate
Posté le 01-05-2017 à 22:27:02  profilanswer
 

Bonjour
 
Pour compléter ce sujet: un extrait de "Ceux de 14" de Maurice Genevoix:
 
« … les toubibs, à Belrupt, vaccinent
le 3e bataillon contre la fièvre typhoïde. Dans deux jours
ce sera notre tour. Les hommes ne parlent que de cette
perspective. Diable ! Il paraît que ça rend très malade,
ce vaccin anti… prononceront-ils jamais pareil mot ? Ce
vaccin anti typhoïdique… »
« - Attends pour voir, mon mignon… Quante t’auras
leur seringue dans la chair…
- Oh ! fait Troublat impressionné. Leur seringue, sans
blague…
- Oui, leur seringue. I’s t’l’enfoncent au milieu du dos ;
i’st’jettent des saloperies dans l’sang. Et tu enfles ; et tu
t’engourdis ; et y’a des bon’hommes qu’en clabotent.
- Vingt-dieux ! dit le rouquin. Mourir comme ça… »
 
Amicalement
Marc


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