Bonjour
Cet appareil, a effectivement servi à réaliser des clichés aux antipodes des clichés officiels de grande qualité; ces derniers étaient réalisés en grand format à la chambre ou avec des appareils stéroscopiques loin des combats. Des vues d'artilleurs et de membres du corps médical bénéficiaient aussi de matériels de bonne qualité ( voir à ce sujet l'expo sur le Dr Lecerf)
La qualité de cet appareil, au nom signifiant qu'il pouvant être mis (replié) dans une poche de veste, reste cependant très limitée malgré le fait qu'il utilise du film en rouleau de bonne dimension, de nos jours considéré comme du moyen-format (synonyme de grande qualité). J'ai acheté quelques négatifs réalisés avec ces appareils et la plupart de temps l'exposition et la mise au point laissent à désirer; mais peut-on en vouloir aux auteurs qui ont réalisé à la sauvette des prises de vues interdites. La quantité importante d'argent métal dans les pelliculles de l'époque, de très faible sensibilité, nous permet cependant d'exploiter ces documents. De nos jours, ce n'est plus trop de cas et une exposition exacte s'impose. De ce fait, en dehors de l'aspect "exotique" de l'expérience d'une prise de vues avec un vest pocket, je ne vois pas un instant l'intérêt de me taper deux heures de laboratoire noir et blanc pour constater que le dernier des jetables 24x36 fait mieux.
J'ai un Leica de 1939; que je viens de faire réviser entièrement grâce à JPDLZ (qui travaille toujours en argentique), lequel a pu s'amuser avec.
Pareil, c'est chouette pour l'époque, c'est cent fois mieux qu'un vest pocket mais Le summicron 2: 50mm de mon M6 m'incite bien plus à m'enfermer dans le noir.
Vu le nombre de gens qui abandonnent l'argentique, c'est le moment pour vous acheter un labo d'occasion si vous souhaitez vraiment avoir des archives qui durent un peu plus logtemps qu'un CD gravé ou un disque dur...
A votre disposition pour d'autres avis sur le sujet.
Cordialement
JLK