Bonjour à tous
Sans vouloir alimenter quelconque polémique, ce qui m' égratigne le plus dans les réalisations cinématographiques, en particulier en France, c'est qu'on ne peut regarder un film sans qu'il n'y soit question de fraternisation ou de fusillé ! La télé étant davantage consultée que les livres, les non-connaisseurs et surtout les jeunes finissent par être persuadés que 14-18 n'a pas connu un seul jour sans un mutin collé au poteau ou sans drapeau blanc hissé par un "kamarad" ! Comme si chaque jour, dans chaque régiment et sur chaque portion du front, ces événements avaient eu lieu. Il me plairait de voir une production montrant l'ennui long d'une journée en première ligne dans un secteur calme, des soldats tremblant de froid dans l'hiver atroce des Vosges, les difficultés de ravitaillement et si attaque il y a, d'évoquer aussi la progression par bonds et non systématiquement suicidaire, une patrouille en avant des lignes avec "rigolos, grenades et surin", un blessé content d'avoir eu la bonne blessure parce qu'il se tire à l'arrière pour trois mois, un repos au cantonnement... Le cinéma aime accomoder les clichés ou les grands classiques à toutes les déclinaisons, empaquette à volonté ces thèmes en écartant une grande partie du quotidien des poilus pour la simple raison qu'elle semble moins spectaculaire à l'écran et c'est pour cela que la réflexion d'Achache m'a tout de suite paru très juste, l'épisode Loiseau qui je crois, se manifeste par l'ouïe, pourrait se retrouver mis en scène..
Mais bon, n'ergotons pas avec médisance. Du reste, si le réalisateur passe sur le forum, qu'il sache que nous guettons toutefois avec enthousiasme son projet et que de bons conseillers rôdent ici sans intention de se faire une réputation et sans autre but que la Vérité de la Grande Guerre.
Cordialement
Yannis