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  Midnight Oil / Forgotten years

 

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Midnight Oil / Forgotten years

n°705
KiGanshu
217ème R.I.
Posté le 17-06-2009 à 20:26:26  profilanswer
 

Bonjour,
 
    En surfant sur Vidzone sur ma PS3 (oui, je suis un peu geek des fois), je suis tombé sur le clip de Midnight Oil illustrant leur chanson "Forgotten Years" et qui a pour fond la guerre de 14-18. Entre des images d'archives, on voit le groupe jouer dans un cimetière militaire (je suppose australien) et Peter GARRETT bouger sa grande carcasse au milieu des croix. Je me demandais de quel cimetière pouvait-il s'agir (on n'en voit pas bien large, peut-être un peu plus à la fin du clip...)?
 
   Le clip --> http://www.chartsinfrance.net/Oil- [...] 229c6.html
 
Dominique

n°706
Arnaud Car​obbi
Alc ixh xan
Posté le 17-06-2009 à 21:07:41  profilanswer
 

Bonsoir Dominique,
 
Que je l'ai écoutée cette chanson... il y a plus de 16 ans déjà !!!
Trouvé sur le net :  
Made in: 1991
Directed by: Claudia Castle/Midnight Oil
Location: Verdun, France.
 
Pas d'autres éléments. cependant, vu la taille de la nécropole, il doit s'agir de Douaumont, non ? Ces extraits permettront eut-être d'en dire plus.
 
Amitiés,
Arnaud
 
http://img188.imageshack.us/img188/89/41678187.jpg
http://img40.imageshack.us/img40/3541/52956784.jpg


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Le parcours du combattant de 14-18  
Dernière mise à jour : 23/05/2012 - "Les soldats guyanais dans la Première Guerre mondiale".
n°707
KiGanshu
217ème R.I.
Posté le 17-06-2009 à 21:41:38  profilanswer
 

Bonsoir Arnaud,
 
    C'est amusant, la statue ressemble un peu à Peter GARRETT ;)  
 
Dominique

n°708
Charraud J​erome
Posté le 17-06-2009 à 21:48:10  profilanswer
 

Bonsoir
Je dois reconnaitre que je ne la connaissais pas, celle-là.
 
Pour les paroles, je vous laisse ressortir vos Harraps, à moins que vous ne souhaitiez tenter votre chance avec les versions aléatoires des traducteurs du net.
 
Few of the sins of the father, are visited upon the son
Hearts have been hard, our hands have been clenched in a fist too long
Our sons will never be soldiers, our daughters will never need guns
These are the yrs between
These are the yrs that were hard fought and won
Contracts torn at the edges, old signatures stained with tears
Seasons of war and peace, these should not be forgotten yaers
Still it aches like tetanus, it reeks of politics
How many dreams remain? this is a feeling too strong to contain
 
The hardest years, the darkest yrs, the roarin yrs, the fallen yrs
These should not be forgotten yrs
The hardest yrs, the wildest yrs, the desperate and divided yrs
We will remember, these should not be forgotten yrs
 
Our shoreline was never invaded, our country was never in flames
This is the calm we breathe, this is a feeling too strong to contain
Still it aches like tetanus, it reeks of politics
Signatures stained with tears, who can remember
Weve got to remember
 
The hardest...
Forsaking aching breaking yrs, the time and tested heartbreak yrs
These should not be forgotten yrs
The blinded yrs, the binded yrs, the desperate and divided yrs
These should not be forgotten yrs, remember
 
Cordialement
Jérôme Charraud


Message édité par Charraud Jerome le 17-06-2009 à 21:48:38

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Les 68, 90, 268 et 290e RI dans la Grande Guerre le blog
n°709
Laurent59
Mémoire du 72e et 272e RI
Posté le 18-06-2009 à 07:51:14  profilanswer
 

Bonjour à tous, le clip
 

SWF file


 
Laurent  :hello:


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Histoire du soldat François Louchart 72ème RI .  
Site du 72e et 272e RI Régiments Picards dans la grande guerre.
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n°710
Eric Mansu​y
Posté le 18-06-2009 à 13:09:24  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Une partie des paroles d'origine est déjà assez "aléatoire" (j'entends par là que ce n'est pas du Roger Waters dans Amused to Death... c'est un autre débat...).
 
J'ai fait de mon mieux, si cela peut vous éclairer :
 
Le fils est rarement puni pour les péchés du père
Nos cœurs endurcis, nos poings serrés bien trop longtemps
Nos fils jamais ne seront soldats, nos filles n’auront pas besoin d’armes
Ce sont les années de rudes combats gagnés
Des contrats aux angles déchirés, de vieilles signatures tachées de larmes
Temps de guerre et de paix, ces années ne devraient pas être oubliées
Mais, douloureuses comme le tétanos, elles empestent la politique
Combien de rêves reste-t-il ? Ce sentiment est trop dur à contenir
 
Les années les plus dures, les plus sombres, les plus folles, les années perdues,
Ne devraient pas être des années oubliées
Les années les plus dures, les plus sauvages, faites de désespoir et de déchirement
Nous en garderons le souvenir, elles ne devraient pas être oubliées
 
Nos plages n’ont jamais été envahies, notre pays n’a jamais été en flammes,
C’est dans le calme que nous respirons, c’est un sentiment trop dur à contenir
Douloureux comme le tétanos, tout cela empeste la politique
Des signatures tachées de larmes, qui peut se souvenir
Nous devons nous souvenir
 
Les années les plus dures, les plus sombres, les plus folles, les années perdues,
Ne devraient pas être des années oubliées
Les années d’oubli, de douleur, de peine, au fil du temps,
Ne devraient pas être oubliées
Les années d’aveuglement, les années d’aveuglement, faites de désespoir et de déchirement
Ne devraient pas être des années oubliées, souvenez-vous en
 
-----
 
Un sujet a-t-il déjà existé sur ce forum sur les protest songs traitant de la Grande Guerre ?  
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°711
Charraud J​erome
Posté le 18-06-2009 à 13:33:42  profilanswer
 

Bonjour

Eric Mansuy a écrit :

Bonjour à tous,
Une partie des paroles d'origine est déjà assez "aléatoire" (j'entends par là que ce n'est pas du Roger Waters dans Amused to Death... c'est un autre débat...).


 
Tu as eu bien plus de courage que moi.
"Protest songs" ? Pas vu cela sur le forum.
 
Pour Roger Waters, il s'agit surtout de pacifisme, d'antimalitarisme, .... Seule la première et la dernière chanson concernent dirctement la PGM (témoignage d'un soldat anglais).
Pour la traduction et l'analyse d'Amused to death":
http://pagesperso-orange.fr/eteiss [...] mused.html
 

SWF file


 
Cordialement
Jérôme Charraud


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Les 68, 90, 268 et 290e RI dans la Grande Guerre le blog
n°712
Eric Mansu​y
Posté le 18-06-2009 à 15:10:12  profilanswer
 

Bonjour Jérôme,
 
Je n’ai aucun mérite, et cela ne m’a pas pris bien longtemps, puisque je suis censé « enseigner » l’anglais…
 
Sur cet album (que je n’aime pas tant pour Roger Waters que pour la participation de Jeff Beck, mais là encore, nous sommes hors sujet…), c’est surtout au premier titre que je pensais en faisant référence à 1914-1918, The Ballad of Bill Hubbard. En ce qui concerne ce qu’a voulu exprimer Roger Waters dans cet album, je préfère me passer de la version « Traduit(e) et interprété(e) par Mathieu » (cf. au bas de la page que tu nous donnes en lien) et écouter ce qu’il nous chante, en fait.  ;)  
 
Cette page nous en dit plus :
http://www.rogerwaters.org/bh.html  
C’est Alf Razzel, des Royal Fusiliers, que l’on entend sur ce titre. Ce passage du site précédemment indiqué nous le remet en contexte :  
 
Seventy five years later, in the midst of the Gulf War, Roger Waters sat watching TV. A British documentary was on about the effects of war on World War I veterans still causing emotional and psychological problems in many to this day. Roger decided to tape one dialog to be included as part of a new song on his forth coming album Amused To Death. It was a story told by Alf Razzel, about how he was forced to leave his dying comrade Bill Hubbard in No Man's Land during the Battle of the Somme.”
(« 70 ans plus tard, au cours de la Guerre du Golfe, Roger Waters se trouvait devant sa télévision. Un documentaire britannique était diffusé, consacré aux effets de la guerre sur les anciens combattants de la Première Guerre mondiale, causant encore chez beaucoup d’entre eux à ce jour des troubles émotionnels et psychologiques. Roger décida d’enregistrer une conversation en vue de l’inclure dans un titre de son nouvel album, Amused to Death. C’était une histoire dite par Alf Razzel, racontant comment il avait été obligé d’abandonner son camarade mourant, Bill Hubbard, dans le no man’s land durant la bataille de la Somme »).
 
Voici le texte de ce passage :
 
“Two things that have haunted me most are the days when I had to collect the paybooks; and when I left Bill Hubbard in no-man's-land. I was picked up and taken into their trench. And I'd no sooner taken two or three steps down the trench when I heard, "Ho Hello Razz, I'm glad to see you! This is my second night here," he said "I'm feeling bad." And it was Bill Hubbard, one of the men we'd trained in England, one of the original battalion. I had a look at his wound; rolled him over and I could see it was probably a fatal wound. You could imagine what pain he was in, he was dripping with sweat; and after I'd gone about three shellholes, traversed that, had it been... had there been a path or a road I could have done better. He pummelled me, 'Put me down, put me down, I'd rather die, I'd rather die, put me down.' I was hoping he would faint. He said 'I can't go any further, let me die.' I said 'If I leave you here Bill you won't be found, let's have another go.' He said 'All right then.' And the same thing happened. He couldn't stand it any more, and I had to leave him there, in no-man's-land.”
 
Et la  « chanson » (si l’on peut dire) :
http://www.youtube.com/watch?v=Dz2FNl_1yAg
 
Quant aux protest songs (chansons engagées, en français, pas forcément pacifistes, mais souvent, certes), si quelqu’un avait des pistes... En dehors de celle-ci, et du Waltzing Matilda (des Pogues) que mes élèves subissent chaque année, mes autres références musicales de langue anglaise dans ce domaine concernent la guerre du Vietnam. Nous nous éloignons donc bien du sujet.
 
Bien sincèrement,
Eric Mansuy  


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°713
KiGanshu
217ème R.I.
Posté le 18-06-2009 à 21:13:26  profilanswer
 

Eric Mansuy a écrit :

Bonjour à tous,
Une partie des paroles d'origine est déjà assez "aléatoire" (j'entends par là que ce n'est pas du Roger Waters dans Amused to Death... c'est un autre débat...).


 
Eric devrait être habitué aux paraboles fort absconses des paroliers Anglo-Saxons, mais qui donnent une réelle part à l'imaginaire de l'auditeur, surtout s'il est moyennement anglophone... J'ai fait de la sorte de fameux contre-sens sur nombre de "lyrics" !
 
Dominique

n°714
Eric Mansu​y
Posté le 18-06-2009 à 21:22:52  profilanswer
 

Bonsoir Dominique,
 
Evidemment, en anglais, ça sonne plus ou moins bien mais... je me souviens avoir eu à traduire, alors que j'étais encore "de l'autre côté du bureau" (parmi les élèves, donc), les paroles de Born in the U.S.A. de Bruce Springsteen. Et bizarrement, "Né aux Etats-Unis", etc., c'était déjà beaucoup moins... rock'n'roll.  :lol:  
 
Bien sincèrement,
Eric


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°720
martinez r​enaud
fortes creantur fortibus
Posté le 22-06-2009 à 20:22:56  profilanswer
 

Bonsoir à tous
Eric, c'est quand je vois comment vous enseignez aux élèves votre art, et avec quels supports, que je regrette de n'avoir pas été votre élève. Mes huit ans d'anglais n'auraient pas été vains
Merci pour ces traductions
Merci à tous pour votre esprit
Allez, un p'tit "Hey Joe" et au lit !
Amicalement
Renaud


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Gloire aux 53ème et 253ème RI
n°721
Eric Mansu​y
Posté le 23-06-2009 à 11:02:53  profilanswer
 

Voyons Renaud, "where are you goin' with that gun in your hand?" To bed?  :lol: Sacrée (bonne) chanson pour rester éveillé, plutôt, non ?  :lol:  
 
Merci pour tant d'éloges, mais je doute que celles et ceux qui m'ont subi aient jamais pensé que c'était de l'art...
 
Plus sérieusement, j'espère que ce "fil" rebondira quelque peu : vous savez bien que ma passion pour une musique que nous aimons tous deux dépasse amplement mon penchant pour 14-18. C'est donc avec plaisir que je m'instruirais à l'occasion sur les deux sujets allant de pair, cette fois.  
 
Je ne rajouterai que cette anecdote : une même famille a connu deux noms illustres, l'un durant la Grande Guerre, l'autre dans le milieu de la musique. Il s'agit des Seeger, puisque Pete Seeger, qui vient de fêter ses 90 ans, n'est autre que le neveu d'Alan Seeger, tombé le 4 juillet 1916. Deux hommes engagés, au sens le plus plein, le plus noble du terme.
 
Amicalement,
Eric


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°723
martinez r​enaud
fortes creantur fortibus
Posté le 24-06-2009 à 21:44:40  profilanswer
 

Bonsoir Eric, bonsoir à tous
Là, vous m'en aprennez une bonne : Pete Seeger neveu de celui qui a rendez-vous avec la Mort ! Quelle surprise ! Je comprends mieux la personnalité de Pete, et son engagement
Du coup, ce soir : The Weavers, ou peut-être Woody Guthrie...
Amicalement
Renaud


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Gloire aux 53ème et 253ème RI
n°724
Eric Mansu​y
Posté le 25-06-2009 à 11:05:13  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Bonjour Renaud,
 
Bien, nous ne sommes plus que deux à suivre ce "fil"  :heink: , faisons donc comme si de rien n'était...
 
Voici un aperçu de ce que j'ai pu trouver concernant quelques "protest songs" de la Grande Guerre :
 
1. Hanging On the Old Barbed Wire
 
De toute évidence, il existe des versions plus ou moins longues de ce titre. Cela étant, l'esprit reste le même...
 
"If you want to find the Sergeant,  
I know where he is, I know where he is, I know where he is.  
If you want to find the Sergeant, I know where he is,  
He's lying on the canteen floor.  
I've seen him, I've seen him, lying on the canteen floor,  
I've seen him, I've seen him, lying on the canteen floor.  
If you want to find the Quarter-bloke  
I know where he is, I know where he is, I know where he is.  
If you want to find the Quarter-bloke, I know where he is,  
He's miles and miles behind the line.  
I've seen him, I've seen him, miles and miles and miles behind the line.  
I've seen him, I've seen him, miles and miles and miles behind the line.  
If you want the Sergeant-major,  
I know where he is, I know where he is, I know where he is.  
If you want the Sergeant-major, I know where he is.  
He's tossing off the privates' rum.  
I've seen him, I've seen him, tossing off the privates' rum.  
I've seen him, I've seen him, tossing off the privates' rum.  
If you want the C.O.,  
I know where he is, I know where he is, I know where he is.  
If you want the C.O., I know where he is  
He is down in a deep dug-out,  
I've seen him, I've seen him, down in a deep dug-out,  
I've seen him, I've seen him, down in a deep dug-out.  
If you want to find the old battalion,  
I know where they are, I know where they are, I know where they are  
If you want to find the old battalion, I know where they are,  
They're hanging on the old barbed wire,  
I've seen 'em, I've seen 'em, hanging on the old barbed wire.  
I've seen 'em, I've seen 'em, hanging on the old barbed wire."
 
--
 
"If you want to find the general
I know where he is, I know where he is, I know where he is
If you want to find the general
I know where he is
He's pinning another medal on his chest
I saw him, I saw him
Pinning another medal on his chest
Pinning another medal on his chest
 
If you want to find the colonel
I know where he is, I know where he is, I know where he is
If you want to find the colonel
I know where he is
He's sitting in comfort stuffing his bloody gut
I saw him, I saw him
Sitting in comfort stuffing his bloody gut
Sitting in comfort stuffing his bloody gut
 
If you want to find the seargent
I know where he is, I know where he is, I know where he is
If you want to find the seargent
I know where he is
He's drinking all the company rum
I saw him, I saw him
Drinking all the company rum
Drinking all the company rum
 
If you want to find the private
I know where he is, I know where he is, I know where he is
If you want to find the private
I know where he is
He's hanging on the old barbed wire
I saw him, I saw him
Hanging on the old barbed wire
Hanging on the old barbed wire."
 
(Chumbawamba – English Rebel Songs 1381-1914)
 
-----
 
2. I Didn’t Raise my Boy to Be a Soldier
(décembre 1914 ; paroles d'Alfred Bryan, musique d'Al Piantadosi)  
 
Ten million soldiers to the war have gone,  
Who may never return again.  
Ten million mothers' hearts must break,  
For the ones who died in vain.  
Head bowed down in sorrow in her lonely years,  
I heard a mother murmur thro' her tears:  
 
(refrain)  
I didn’t raise my boy to be a soldier,  
I brought him up to be my pride and joy,  
Who dares to put a musket on his shoulder,  
To shoot some other mother’s darling boy?  
Let nations arbitrate their future troubles,  
It’s time to lay the sword and gun away,  
There’d be no war today,  
If mothers all would say,  
I didn’t raise my boy to be a soldier.  
 
What victory can cheer a mother’s heart,  
When she looks at her blighted home?  
What victory can bring her back,  
All she cared to call her own?  
Let each mother answer in the year to be,  
Remember that my boy belongs to me!"
 
-----
 
3. Don’t Take My Darling Boy Away  
(1915 ; paroles de Will Dillon, musique d'Albert Von Tilzer)
 
"A mother was kneeling to pray
For loved ones at war far away
And there by her side, her one joy and pride,
Knelt down with her that day
Then came a knock on the door
Your boy is commanded to war
'No Captain please, here on my knees,
I plead for one I adore'
Don't take my darling boy away from me,
Don't send him off to war
You took his father and brothers three,
Now you've come back for more
Who are the heroes that fight your war
Mothers who have no say
But my duty's done so for god's sake leave one!
And don't take my darling boy away.
 
Tenting tonight, Tenting tonight
Tenting on the old campground
You took his father and brothers three,
Now you've come back for more
Tenting tonight, Tenting tonight
Tenting on the old campground
But my duty's done so for god's sake leave one!
And don't take my darling boy away.
 
A hero is now laid to rest, a hero and one of the best
He fought with each son, the battles he'd won,
And the battles that proved a test
Though she never went to the war,
She was a hero by far, they gave a gun
But who gave a son,
M. O. T. H. E. R.
Don't take my darling boy away from me,
Don't send him off to war
You took his father and brothers three,
Now you've come back for more
Who are the heroes that fight your war
Mothers who have no say
But my duty's done so for god's sake leave one!
And don't take my darling boy away.
 
Tenting tonight, Tenting tonight
Tenting on the old campground
You took his father and brothers three,
Now you've come back for more
Tenting tonight, Tenting tonight
Tenting on the old campground
But my duty's done so for god's sake leave one!
And don't take my darling boy away."
 
-----
 
4. Forgotten Soldier Boy
(1930 ; paroles et musique de Bert Layne)
 
"I'm just a pore ex soldier that's broken down and blue
I fought out in The Great World War for the old Red White and Blue
I left my parents and my girl I loved to France did go
And fought out on the battlefield through the hunger sleet and snow.
 
I saw my buddies dying and some shell shocked and torn
Although we never faltered at the battle of the Marne
Then we were told when we left home we'd be heroes of the land
Though we came back and found no one would lend a helping hand."  
 
-----
 
Plus tard, au cours de la guerre du Vietnam, apparaitront d'autres titres permettant aux artistes de dénoncer cette guerre en en critiquant, en apparence, une autre : la Première Guerre mondiale. En musique, on ne peut que penser à l'album sous-estimé des Zombies, Odessey and Oracle, mais aussi à la chanson des Animals, Sky Pilot. Le cinéma lèguera des films tels que Johnny Got his Gun (sans oublier l'incontournable M.A.S.H. : on change de guerre, mais le but recherché est le même).
 
Amicalement,
Eric
 
P.S. Dans la famille Guthrie, je penche pour Arlo, son merveilleux Coming into Los Angeles et son hilarant Walking down the Line à Woodstock.


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°725
Charraud J​erome
Posté le 25-06-2009 à 12:37:12  profilanswer
 

Bonjour

Eric Mansuy a écrit :

Bonjour à tous,
Bonjour Renaud,
Bien, nous ne sommes plus que deux à suivre ce "fil"  :heink: , faisons donc comme si de rien n'était...


Faites, faites, je reste en serre-file.
 
Amicalement
Jérôme  


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Les 68, 90, 268 et 290e RI dans la Grande Guerre le blog
n°726
Eric Mansu​y
Posté le 25-06-2009 à 14:22:55  profilanswer
 

Bonjour Jérôme,
 
Ah ben dans ce cas, continuons au moins à trois !  :D  
 
Amicalement,
Eric (dans l'attente d'autres chansons)


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°727
KiGanshu
217ème R.I.
Posté le 25-06-2009 à 19:10:24  profilanswer
 

Bonjour,
 
     Je ne participe pas trop, car j'ai de sérieuses lacunes en protest songs anglophones, mais je n'en suis pas moins les discussions avec intérêt  :jap:  
 
Dominique

n°728
Eric Mansu​y
Posté le 25-06-2009 à 19:37:49  profilanswer
 

Bonsoir Dominique,
 
Fantastique, nous sommes donc quatre sur le sujet !  :D  
 
Allez, de nouvelles trouvailles pour tout le monde :
 
1. I Don't Want to Go to War
(1914 ; paroles d'Edward Madden ; musique d'Henry Marshall)  
 
"Goodness Mercy! Listen Percy, Hear the bugles call!  
Find a place to crawl, From the cannon ball.  
I'm so nervous, Lord preserve us! Must we volunteer?  
I'll keep in the rear. I'll wave the flag and cheer,  
"Hooray! Go 'way! Come back some other day!"  
 
Refrain:  
I don't want to go to war! I think bullets are a bore!  
If I must fight, I'll scratch and bite,  
And pull their hair with all my might.  
I'll blow out the campfire's gleam. Like an eagle I'll just scream!  
My father named me Howard, I'm so glad that I'm a coward.  
I don't want to go to war!  
Let them holler "How he flies!"  
Instead of saying, "Here he lies"  
I don't want to go to war!  
I met Theodore Roosevelt.  
H said, "You could not lick a smelt!"  
So I don't want to go to war!
Shades of Pharoah! Think of aero- planing in the sky!
Dropping from on high, Bonbons in your eye!  
Flags are pretty, what a pity They should be shot at.  
Heavens, what was that? A bullet through my hat!  
That's why, "Goodbye!" Shall be my battle cry"
 
2. Joan of Arc, They're Calling You  
(1915 ; paroles et musique de Frank Sturgis)
 
"There's a tear in my eye for the soldier,  
As he lies among the slain.  
There's a throb in my heart for this old world,  
That sighs for peace in vain.  
There's a hope in my prayer that someone above  
Will gaze down on earth through the blue,  
And pitying all our sorrow and woe,  
Will tell us what to do.  
 
Refrain:  
Joan of Arc, they're calling you,  
From each trench, they're calling you.  
Far through the haze comes the sweet Marseillaise.  
Can't you hear it calling too?  
They really say from your last breath,  
That a dove flew to the skies.  
And if that was the Dove of Peace, Joan of Arc,  
Send it down and dry a mother's eyes.  
There's a sigh in the trench for the hedgerows,  
For the tender last embrace;  
And the babe held up high to hide from him  
A woman's anguished face.  
Oh, it's so hard to breathe when I think of the hearth,  
And old folks in silent despair;  
While dreaming of him in pale firelight glow,  
The boy they cannot spare."
 
3. Don't Take my Papa Away From Me  
(1915 ; paroles et musique de Joe Hill)
 
"A little girl with her father stayed, in a cabin across the sea,  
Her mother dear in the cold grave lay; with her father she'd always be --  
But then one day the great war broke out and the father was told to go;  
The little girl pleaded -- her father she needed.  
She begged, cried and pleaded so:  
 
Refrain:  
Don't take my papa away from me, don't leave me there all alone.  
He has cared for me so tenderly, ever since mother was gone.  
Nobody ever like him can be, no one can so with me play.  
Don't take my papa away from me; please don't take papa away.  
Her tender pleadings were all in vain, and her father went to the war.  
He'll never kiss her good night again, for he fell 'mid the cannon's roar.  
Greater a soldier was never born, but his brave heart was pierced one day;  
And as he was dying, he heard some one crying,  
A girl's voice from far away..."  
 
4. Christians at War
(1916 ; paroles de John Kendrick)  
 
"Onward, Christian soldiers! Duty's way is plain;  
Slay your Christian neighbors, or by them be slain,  
Pulpiteers are spouting effervescent swill,  
God above is calling you to rob and rape and kill,  
All your acts are sanctified by the Lamb on high;  
If you love the Holy Ghost, go murder, pray and die.  
Onward, Christian soldiers! Rip and tear and smite!  
Let the gentle Jesus bless your dynamite.  
Splinter skulls with shrapnel, fertilize the sod;  
Folks who do not speak your tongue deserve the curse of God.  
Smash the doors of every home, pretty maidens seize;  
Use your might and sacred right to treat them as you please.  
Onward, Christian soldiers! Eat and drink your fill;  
Rob with bloody fingers, Christ okays the bill,  
Steal the farmers' savings, take their grain and meat;  
Even though the children starve, the Savior's bums must eat,  
Burn the peasants' cottages, orphans leave bereft;  
In Jehovah's holy name, wreak ruin right and left.  
Onward, Christian soldiers! Drench the land with gore;  
Mercy is a weakness all the gods abhor.  
Bayonet the babies, jab the mothers, too;  
Hoist the cross of Calvary to hallow all you do.  
File your bullets' noses flat, poison every well;  
God decrees your enemies must all go plumb to hell.  
Onward, Christian soldiers! Blight all that you meet;  
Trample human freedom under pious feet.  
Praise the Lord whose dollar sign dupes his favored race!  
Make the foreign trash respect your bullion brand of grace.  
Trust in mock salvation, serve as tyrant's tools;  
History will say of you: 'That pack of G.. d.. fools.' "  
 
Désolé, c'est cette dernière la plus difficile à comprendre. Et c'est bien dommage, car elle est à la fois celle dont l'air (Onward Christian Soldiers) est le plus connu, et les paroles les plus violentes. Si j'ai un peu de temps pour traduire ces jours prochains...
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy
 
 


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°729
Charraud J​erome
Posté le 25-06-2009 à 20:13:03  profilanswer
 

Bonsoir
Un peu de son, histoire d'agrémenter:

Eric Mansuy a écrit :

1. Hanging On the Old Barbed Wire


 

SWF file


 

Eric Mansuy a écrit :

2. I Didn’t Raise my Boy to Be a Soldier


 
http://historymatters.gmu.edu/audio/6_1_3_c_MSTR.mov
 

Eric Mansuy a écrit :

3. Don’t Take My Darling Boy Away


 
http://www.firstworldwar.com/audio [...] 20Away.mp3
 

Eric Mansuy a écrit :

4. Forgotten Soldier Boy


http://www.emusic.com/samples/m3u/ [...] 881618.m3u (extrait)
 
Sources: http://www.emusic.com/album/Variou [...] 95801.html  
 
 
Bon OK, on est loin de Bob Dylan.
Je retourne à la pêche sur le net.
 
Cordialement
Jérôme Charraud


Message édité par Charraud Jerome le 25-06-2009 à 20:35:51

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Les 68, 90, 268 et 290e RI dans la Grande Guerre le blog
n°730
Eric Mansu​y
Posté le 26-06-2009 à 07:20:21  profilanswer
 

Bonjour à tous,
Bonjour Jérôme,
 
Ah, voilà un beau travail d'équipe comme je les aime ! Merci pour les liens !  :hello:  
 
Il faudra vraiment que je prenne du temps pour traduire Christians at War.
 
Ah, Bob Dylan... La tournée Rolling Thunder, exceptionnelle. Stuck Inside of Mobile with the Memphis Blues Again...  :D  
 
Amicalement,
Eric


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°731
Eric Mansu​y
Posté le 26-06-2009 à 11:45:56  profilanswer
 

Re,
 
Allez, un échauffement avant d'attaquer les plus difficiles.
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy
 
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Accrochés dans les vieux barbelés
 
Si vous cherchez le sergent,
Je sais où il est, je sais où il est, je sais où il est.
Si vous cherchez le sergent, je sais où il est,
Il est allongé sur le sol du mess.  
Je l’ai vu, je l’ai vu, allongé sur le sol du mess,
Je l’ai vu, je l’ai vu, allongé sur le sol du mess.
 
Si vous cherchez le gars du Q.G.,
Je sais où il est, je sais où il est, je sais où il est.
Si vous cherchez le gars du Q.G., je sais où il est,
Il est des kilomètres et des kilomètres derrière les lignes.
Je l’ai vu, je l’ai vu, des kilomètres, des kilomètres et des kilomètres derrière les lignes.
Je l’ai vu, je l’ai vu, des kilomètres, des kilomètres et des kilomètres derrière les lignes.
 
Si vous cherchez le sergent-major,
Je sais où il est, je sais où il est, je sais où il est.
Si vous cherchez le sergent-major, je sais où il est.
Il avale le rhum des troupiers.
Je l’ai vu, je l’ai vu, avaler le rhum des troupiers.
Je l’ai vu, je l’ai vu, avaler le rhum des troupiers.
 
Si vous cherchez le chef de corps,
Je sais où il est, je sais où il est, je sais où il est.
Si vous cherchez le chef de corps, je sais où il est.
Il est au fond d’un abri bien profond.
Je l’ai vu, je l’ai vu, au fond d’un abri bien profond.
Je l’ai vu, je l’ai vu, au fond d’un abri bien profond.
 
Si vous cherchez les briscards du bataillon,
Je sais où ils sont, je sais où ils sont, je sais où ils sont.
Si vous cherchez les briscards du bataillon, je sais où ils sont.
Ils sont accrochés dans les vieux barbelés.
J’les ai vus, j’les ai vus, accrochés dans les vieux barbelés.
J’les ai vus, j’les ai vus, accrochés dans les vieux barbelés.
 
--
 
Si vous cherchez le général,
Je sais où il est, je sais où il est, je sais où il est.
Si vous cherchez le général, je sais où il est.
Il s’accroche une nouvelle médaille à la poitrine.
Je l’ai vu, je l’ai vu, s’accrocher une nouvelle médaille à la poitrine,
S’accrocher une nouvelle médaille à la poitrine.
 
Si vous cherchez le colonel,
Je sais où il est, je sais où il est, je sais où il est.
Si vous cherchez le colonel, je sais où il est.
Il est confortablement assis et remplit sa foutue panse.
Je l’ai vu, je l’ai vu, assis confortablement et remplissant sa foutue panse,
Assis confortablement et remplissant sa foutue panse.
 
Si vous cherchez le sergent,
Je sais où il est, je sais où il est, je sais où il est.
Si vous cherchez le sergent, je sais où il est.
Il boit le rhum de toute la compagnie.
Je l’ai vu, je l’ai vu, boire le rhum de toute la compagnie,
Boire le rhum de toute la compagnie.
 
Si vous cherchez le soldat,
Je sais où il est, je sais où il est, je sais où il est.
Si vous cherchez le soldat, je sais où il est.
Il est accroché dans les vieux barbelés.
Je l’ai vu, je l’ai vu, accroché dans les vieux barbelés,
Accroché dans les vieux barbelés.
 
-----
 
Je n’ai pas élevé mon fils pour qu’il soit soldat
 
Dix millions de soldats sont partis pour la guerre,
Qui pourraient bien ne jamais en revenir.
Dix millions de cœurs de mères doivent se briser
Pour ceux qui sont morts en vain.
La tête baissée, dans le regret et des années de solitude,
J’ai entendu une mère murmurer entre deux sanglots :
 
Je n’ai pas élevé mon fils pour qu’il soit soldat,
Je l’ai élevé pour qu’il soit ma fierté et ma joie,
Qui ose lui faire épauler un fusil,
Pour qu’il abatte le fils chéri d’une autre mère ?
Laissons les nations arbitrer leurs litiges à venir,
Il est temps de déposer l’épée et le fusil,
Il n’y aurait alors plus de guerre,
Si toutes les mères disaient
« Je n’ai pas élevé mon fils pour qu’il soit soldat ».
 
Quelle victoire peut célébrer le cœur d’une mère,
Quand elle contemple son foyer dévasté ?
Quelle victoire peut lui ramener
Tout ce qui était sien et à quoi elle tenait ?
Laissons chaque mère répondre durant l’année à venir,
« Souvenez-vous que mon fils m’appartient ! »
 
-----
 
Ne me prenez pas mon fils
 
Une mère s’agenouillait pour prier
Pour les êtres chers partis en guerre au loin
Et à ses côtés, son unique joie et son unique fierté
S’agenouillait avec elle en ce jour.
 
Quelqu’un frappa alors à la porte.
Votre fils doit partir à la guerre.
« Non, capitaine, je vous en supplie à genoux,
Je l’adore. »
 
Ne me prenez pas mon fils,
Ne l’envoyez pas à la guerre
Vous avez pris son père et ses trois frères,
Et vous revenez à présent m’en prendre encore un.
 
Qui sont les héros qui livrent votre guerre ?
Des mères qui n’ont pas droit au chapitre
Mais j’ai fait mon devoir alors pour l’amour de Dieu, laissez m’en un !
Et ne me prenez pas mon fils chéri.
 
Camper ce soir, camper ce soir,
Camper sur le vieux terrain
 
Vous avez pris son père et ses trois frères,
Et vous revenez à présent m’en prendre encore un.
 
Camper ce soir, camper ce soir,
Camper sur le vieux terrain
 
Mais j’ai fait mon devoir alors pour l’amour de Dieu, laissez m’en un !
Et ne me prenez pas mon fils chéri.
 
Un héros repose à présent, un héros et non des moindres,
Il a livré avec chaque fils, les batailles qu’il a gagnées,
Et les batailles qui l’ont mis à l’épreuve.
 
Bien qu’elle n’ait jamais combattu dans une guerre,
Elle était une héroïne, et de loin, ils ont donné un fusil,
Mais qui a donné un fils ?
La M.E.R.E.
 
Ne me prenez pas mon fils,
Ne l’envoyez pas à la guerre
Vous avez pris son père et ses trois frères,
Et vous revenez à présent m’en prendre encore un.
 
Qui sont les héros qui livrent votre guerre ?
Des mères qui n’ont pas droit au chapitre
Mais j’ai fait mon devoir alors pour l’amour de Dieu, laissez m’en un !
Et ne me prenez pas mon fils chéri.
 
Camper ce soir, camper ce soir,
Camper sur le vieux terrain
 
Vous avez pris son père et ses trois frères,
Et vous revenez à présent m’en prendre encore un.
 
Camper ce soir, camper ce soir,
Camper sur le vieux terrain
 
Mais j’ai fait mon devoir alors pour l’amour de Dieu, laissez m’en un !
Et ne me prenez pas mon fils chéri.
 
-----
 
Le soldat oublié
 
J’suis qu’un pauvre ancien combattant abattu et triste
J’me suis battu dans la Grande Guerre mondiale
Pour la vieille bannière bleue-blanc-rouge
J’ai laissé mes parents et la fille qu’j’aimais pour aller en France
Me battre sur le champ d'bataille, au milieu d'la faim, d'la bouillasse et d'la neige.
 
J’ai vu mes potes mourir, d’autres sonnés et en lambeaux
Pourtant on n’a jamais flanché à la bataille de la Marne
On nous a dit quand on est partis qu’on s’rait les héros du pays
Pourtant on est revenus et on a vu qu’personne nous donnait un coup d’main.
 
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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°732
martinez r​enaud
fortes creantur fortibus
Posté le 28-06-2009 à 16:24:21  profilanswer
 

Bonjour à tous, bonjour Eric
Merci pour la traduction, réelle, violente et crue
Bravo pour ce fil !
Amicalement
Renaud
"If you want to lind the private"


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Gloire aux 53ème et 253ème RI
n°740
Eric Mansu​y
Posté le 19-07-2009 à 11:22:30  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Chose promise, chose due : la traduction des autres chansons.
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy
 
-----
 
CHRISTIANS AT WAR
Chrétiens en guerre
 
En avant, soldats chrétiens ! La voie du devoir est clairement tracée ;
Tuez vos voisins chrétiens, ou par eux soyez tués,
Les prêcheurs en chaire vomissent leurs diatribes exaltées,
Le Très Haut vous appelle à voler, violer et tuer,
Tous vos actes sont sanctifiés par l’agneau de Dieu ;
Si vous vénérez le Saint Esprit, allez assassiner, prier et mourir.
 
En avant, soldats chrétiens ! Laissez éclater votre colère, démantelez et frappez !
Laissez le Seigneur Jésus bénir votre dynamite.
Brisez les crânes à coups d’éclats, fertilisez les sols ;
Les gars qui ne parlent pas votre langue ne méritent que la malédiction divine.
Défoncez les portes de chaque foyer, saisissez-vous des jolies vierges ;
Usez de votre force et de votre droit sacré pour les traiter à votre guise.
 
En avant, soldats chrétiens ! Mangez, buvez tout votre saoul ;
Volez avec vos mains ensanglantées, le Christ vous en donne le droit,
Volez les économies du fermier, prenez son grain et sa viande ;
Bien que les enfants meurent de faim, les bons à rien du Sauveur doivent manger,
Brûlez les logis des paysans, laissez les orphelins démunis ;
Au nom de Jéhovah, répandez partout la ruine.
 
En avant, soldats chrétiens ! Faites couler le sang ;
La pitié est une faiblesse que tous les dieux détestent.
Passez les bébés par le fil de la baïonnette, et les mères aussi ;
Hissez la croix du Calvaire pour consacrer tous vos actes.
Limez la pointe de vos balles, empoisonnez chaque puits ;
Dieu a décrété que vos ennemis devaient aller tout droit en enfer.
 
En avant, soldats chrétiens ! Anéantissez tout ;
Foulez la liberté des hommes sous vos pieds pieux.
Louez le Seigneur dont le dollar dupe le peuple élu !
Faites en sorte que les déchets étrangers respectent votre marque de grâce en lingots.
Feignez le salut, soyez les instruments des tyrans ;
L’histoire dira de vous : « Quelle bande de foutus crétins. »
 
-----
 
I DON'T WANT TO GO TO WAR  
Je ne veux pas partir à la guerre
 
Bonté divine ! Ecoute Percy, entends l’appel du clairon !
Trouve un endroit où ramper hors d’atteinte du boulet de canon.
Je suis si nerveux, Seigneur garde moi ! Devons-nous nous porter volontaires ?
Je resterai à l’arrière. J’agiterai le drapeau et crierai
« Hourrah, allez-vous-en ! Revenez un autre jour ! »
 
Refrain :
Je ne veux pas partir à la guerre ! Les balles, quelle barbe !
Si je dois me battre, je grifferai et mordrai,
Et leur tirerai les cheveux de toutes mes forces.  
J’éteindrai la lueur du feu de camp. Je hurlerai tout comme un aigle !
Mon père m’a appelé Howard, je suis si heureux d’être un couard.
Je ne veux pas partir à la guerre !
Laissez-les brailler « comme il s’enfuit ! »
Plutôt que « c’est ici qu’il repose »
Je ne veux pas partir à la guerre !
J’ai rencontré Theodore Roosevelt
Il m’a dit « tu ne ferais pas de mal à une mouche ! »
Alors je ne veux pas partir à la guerre !
 
Ombres des pharaons, planez sur les cieux !
Larguez de là-haut des bonbons dans vos yeux !
Les drapeaux sont jolis, quel dommage qu’ils doivent être pris pour cible.
Mon Dieu, qu’est-ce que c’était ? Une balle dans mon chapeau !
C’est pourquoi « au revoir ! » sera mon cri de guerre.
 
-----
 
JOAN OF ARC, THEY'RE CALLING YOU
Jeanne d’Arc, ils t’appellent  
 
Mon œil verse une larme pour le soldat
Qui gît parmi les tués.
J’ai un pincement au cœur pour ce vieux monde  
Qui soupire en vain dans sa quête de paix.
Il y a dans ma prière le souhait que quelqu’un, là-haut,
Observera la terre à travers les nuées
Et, prenant pitié pour nos regrets et notre malheur,
Nous dira que faire.
 
Refrain :
Jeanne d’Arc, ils t’appellent,
De chaque tranchée, ils t’appellent.
Au loin à travers la brume monte la douce Marseillaise.
N’entends-tu pas son appel ?
Ils disent que de ton dernier souffle
Est partie vers les cieux, une colombe.
Et si c’était la colombe de la Paix, Jeanne d’Arc,
Envoie-la vers nous pour sécher les larmes d’une mère.
 
Dans la tranchée, on soupire en pensant à la haie du jardin,
A la dernière et tendre étreinte,
Au bambin tenu bien haut pour lui cacher l’angoisse sur le visage de sa mère.
Ah, il est si pénible de respirer en pensant au foyer,
Et au vieux amis qui se désespèrent en silence
Alors qu’ils songent, dans la pâle lueur du feu de cheminée,
Au garçon qu’ils ne peuvent épargner.
 
-----
 
DON'T TAKE MY PAPA AWAY FROM ME
Ne me prenez pas mon papa
 
Une petite fille était avec son père, dans une cabane de l’autre côté de la mer ;
Sa mère chérie était dans la tombe, elle resterait toujours avec son père.
Mais un jour la grande guerre éclata et l’on obligea le père à partir ;
La petite fille supplia, elle avait besoin de son père.
Elle demanda, pleura et argumenta :
 
Refrain :
Ne me prenez pas mon papa, ne me laissez pas seule ici.
Il s’est occupé de moi si tendrement depuis que maman est partie.
Personne ne peut être comme lui, personne ne peut, comme lui, jouer avec moi.
Ne me prenez pas mon papa ; s’il vous plaît ne prenez pas papa.
 
Ses tendres supplications furent vaines, et son père partit pour la guerre.
Il ne l’embrassa plus lorsqu’elle se couchait, car il tomba au son du canon.
Il n’y eut jamais de plus grand soldat, mais son brave cœur fut un jour percé.
Et tandis qu’il mourait, il entendit quelqu’un pleurer,
La voix d’une petite fille au loin.
 
Refrain…
 


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°1072
Yv'
Posté le 09-11-2010 à 10:52:17  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Je suis tombé par hasard sur cette jolie chanson (que l'on peut peut-être qualifier d'antimilitariste...).
Rolf Harris, Two Little Boys
Bonne écoute.  :)  
 

SWF file


 
Cordialement,
Yves
PS : quelques précisions... cette chanson aurait été composée en 1902 par Theodore Morse et Edward Madden. Rolf Harris l'a enregistrée en 1969, elle est devenue n°1 en Grande-Bretagne la même année. La version proposée ici a été enregistrée en 2008 à l'occasion du 90e anniversaire de l'armistice de 1918.


Message édité par Yv' le 09-11-2010 à 11:08:15

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