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Les Imberbes

n°2476
Yv'
Posté le 03-03-2016 à 01:08:19  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
J'ai bien aimé ce petit recueil de poèmes. Document polycopié pas toujours facile à déchiffrer, qu'il faudra peut-être retranscrire, si ce n'est déjà fait.
Les textes sont signés de Jean le Roy, caporal baron Franquevaux et François Bernouard.
 
Les Imberbes : paraissant de temps à autre et longtemps s'il plaît à M.M. les Allemands  
Éditeur :  A la belle édition (Paris)  
Date d'édition :  octobre 1915
 
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k911800t
 
Yves

n°2477
Yv'
Posté le 03-03-2016 à 01:16:00  profilanswer
 

Je viens de trouver une notice sur Franquevaux (René Dalize), rédigée par Guillaume Apollinaire en 1917 :
 
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/b [...] f239.image

n°2478
cecmio
Posté le 03-03-2016 à 06:04:45  profilanswer
 

Bonjour Yves, bonjour à toutes et à tous,
 
Merci Yves pour ces liens.
J'aime aussi beaucoup la "ballade à tibias rompus"
Voici une courte bio  de René d'Alize ( pas mal d'infos par ailleurs en tapant son nom sur Google ) et une transcription du texte
 
http://andrebourgeois.fr/rene_dalize.htm
 
Bonne journée  
 
Cordialement
 
Cécile

n°2519
Yv'
Posté le 15-03-2016 à 13:09:51  profilanswer
 

Avec un peu de retard, merci à Cécile pour ce complément !
 
Cordialement
Yves

n°2556
mny
Posté le 28-05-2016 à 22:27:39  profilanswer
 

Le cavalier de Frise
 
C'est celui qui, les soirs de bise
Par les prairies intemédiaires,
Génie échevelé au regard sans lumière,
Chevauche les chevaux de frise.
 
Ses pur sang cabrés sur les morts,  
Tout au long de la piste blême,
Attendent un ordre suprême
Entre Pfetterhouse et Nieuport.
 
Féérique danse de pavane,
Joue, Hussard maigre, aux osselets
Avec les limpides fusées
Au clair blanc de la Tramontane.
 
Que sont belles tes écuries  
De Lore et Ablain en Artois !
J'ai vu bondir cent palefrois
Devant les bois de la Folie.
 
C'est toi le farfadet du thym,
C'est toi le siffleur du Lihu,
C'est toi qui hurlais au coin du bois Fouchu
Et agonisais sous Verdun.
 
Pâle écuyer, trouble vision,
Esprit grinçant du barbelé,
Ton coursier agile a frôlé
Les courants de hautte tension.
 
Une sentinelle endormie
Entend l'archage de laiton
Traverser à califourchon
Son rêve de paix et de vie
 
Et son sommeil est agité
Par le trépignement féroce
Sous l'arche du Pont de Moos
De ce miraculeux jockey.
 
Prince, au dernier soir de garde,
Brisant le mors et l'étrier
Jusqu'au paradis des guerriers
Tu bondiras sous l'oeil du dieu qui nous regarde,
 
Et te perdras dans l'éther
Pavoisé de gloire électique
Caracolant le Haut Portique
Des soldats bleus qui firent guerre !
 
Jean Le Roy  in Les Imberbes.

n°2557
mny
Posté le 28-05-2016 à 22:33:23  profilanswer
 

Bonjour,
 
Je n'ai pas trouvé la fonction édit pour corriger les fautes de frappe, veuillez m'excuser.
 
J'aime beaucoup ce poême, mais je vous demande une explication de texte.
 
Quels sont les lieux :
Pfetterhouse
Nieuport
Lore et Ablain
Le Bois de la Folie
Le Lihu
Le bois FouRchu ?
 
Cordialement
MNY

n°2558
Yv'
Posté le 28-05-2016 à 23:45:53  profilanswer
 

Bonsoir MNY,
 
Ce poème ne figure pas dans l'exemplaire qui est en ligne sur Gallica. Disposez-vous d'un autre numéro, ou bien est-il en ligne ?
 
Pour commencer, Pfetterhouse et Nieuport représentent à mon avis les limites du front.
Voyez par exemple l'article suivant : http://www.lalsace.fr/actualite/20 [...] e-mondiale
 
Pour éditer vos messages, vous devez cliquer sur le symbole qui représente une feuille de texte et un stylo rouge (n'apparaît pas si vous n'êtes pas connecté).
 
Cordialement,
Yves


Message édité par Yv' le 28-05-2016 à 23:47:01
n°2559
mny
Posté le 29-05-2016 à 08:47:04  profilanswer
 

Bonjour,
 
Mon époux, petit-fils d'une cousine et confidente de Jean Le Roy détenait deux exemplaires des "Imberbes", un autre a été déposé aux AM de Brest.
 
Il existe deux recueil des poèmes et textes de jean Le Roy :
- Après la guerre, Jean Cocteau a réuni un choix de ses textes et c'est Renouard qui les a imprimés (la rose sur la page de garde = édition Renouard)
 
- Il y a deux ans, l'association Les Amis de Louis Le Guennec (Quimper, siège aux AM) a publié un livre sur Jean Le Roy et y a rassemblé tous ses écrits. (Jean Le Roy, de Quimper aux Tranchées   Itinéraire d'un poète oublié   avec un texte de Jean Cocteau  Présenté par Jean-François Douguet et Alain Le Grand-Vélin)
 
   Jean Le Roy était ami avec Jean Cocteau, qui a souvent déploré son décès (c'est lui qui l'a fait savoir à la famille) et d'Appolinaire; Jean Le Roy regrette dans une lettre que sa malle ait été détruite avec, en particulier, le poème quAppolinaire venait de lui envoyer.
 
  Dans les archives Olgiatti, il reste très peu de correspondance venant du front : Henriette Olgiati était pendant cette période en déplacement.
 
  Les archives Olgiati dont mon époux avait la garde vont être remises à sa soeur qui envisage de les déposer aux AM de Brest, avec le fonds Olgiatti.
 
Cordialement
MNY  

n°2560
dominique ​rhety
Posté le 29-05-2016 à 08:47:40  profilanswer
 

Bonjour,
 
on trouve une notice biographique consacrée à René Dalize (René Dupuy) signée par André Salmon dans le tome cinquième de l'Anthologie des écrivain morts à la guerre (pages 73 à 82)  
Cordialement.


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Dominique Rhéty
Pour ceux de 14-Mémoire bourguignonne de la Grande Guerre
n°2561
mny
Posté le 29-05-2016 à 09:06:58  profilanswer
 

Chanson du Fortin
            Sur l'air de "le 21 du mois d'août"
 
Sur les coteaux de Givenchy
Se dressait le Fortin maudit
Où nous montions la dure garde,  
Trois jours, trois nuits veillant là-haut,
La tête au vent, les pieds dans l'eau.
 
Rappelez-vous les soirs boueux.
Nous passions à la queue leu leu,  
En trébuchant à chaque pierre,  
Les marécages de Souchez,
Le grand Hôtel aux trépassés.
 
Soldat, soldat, tes pieds sont lourds,
La nuit est noire comme un four,
On supplie "pas si vite en tête".
Dans le boyau du Désespoir,
Soldat, soldat, la nuit est noire.
 
Là-haut, aux crête de malheur
Les fusées sont de grandes fleurs
Et dès le jour, par-dessus Angres,
Les noirs pylônes, dans le ciel clair,
Dardent sur nous deux yeux de fer.
 
Dans une sape de bois blanc
Fut enterré l'infirmier Grand.
Il alluma sa grosse pipe
Et disait : "Ne vous pressez pas!
La vie est bonne, j'ai du tabac!"
 
Plaignons les morts de Givenchy,
Ceux de Provins et de Paris,
Et les marsoins du Grand-Montrouge.
Leur toile de tente est un linceuil
Et les obus leur brisent la gueule.
 
Le quatre cent quatorze a pris le train,
Mais eux sont restés au Fortin.
Souvenez-vous du petit Lavergne;
Et mort à la Bochie entière
qui nous a déclaré la guerre !
 
Jean Le Roy


Message édité par mny le 29-05-2016 à 09:09:13

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