Bonsoir,
Il est certain que laisser la forêt "se refaire" sur un sol aussi dévasté aurait été un défi lancé à la nature, pas très programmée pour gérer une terre pourrie aux obus toxiques. Il y aurait sans doute eu un assez long stade buissonnant, peu conforme aux canons de l'esthétique humaine surtout dans les années 20. Et à l'heure actuelle on en serait, à vue de nez, au stade du Pin sylvestre, mais en un boisement moins dense que les plantations.
Enfin, les résineux ne sont pas réputés enrichir le sol, ce serait même plutôt l'inverse par acidification.
La mésange huppée n'est guère menacée sous nos latitudes, par contre, une forêt issue de régé spontanée aurait certainement hébergé un cortège d'espèces autrement plus patrimoniales. Mais, tous ces enjeux étaient fort peu connus et moins aigus dans les années 20 que les années 70... ou les nôtres.
Cdlt
Cyrille
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"Sur un banc étaient rangés quinze ou vingt bonshommes qui avaient bien une douzaine de jambes à eux tous." (Duhamel)