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Auteur Sujet :

Camp de Char à CHAMPLIEU

n°16954
STE BARBE
Posté le 29-07-2007 à 13:54:10  profilanswer
 

Bonjour à tous et à toutes
 
Je vous présente quelques photos du camp de CHAMPLIEU à proximité de la commune d'ORROUY (60). Ce camp installé à la lisière de la foret de COMPIEGNE a servi de terrain d'entrainement pour les équipages de l'AS. Il a été organisé par le Général ESTIENNE qui fut un précurseur dans la mise en service des chars pour l'Armée Française.
http://i16.tinypic.com/62q8vna.jpg
Malheureusement il ne subsiste que quelques traces de ce camp , les barraquements et infrastructures ont totalement disparus.
http://i11.tinypic.com/53qkyv5.jpg
 
http://i11.tinypic.com/68lbtso.jpg
 
http://i19.tinypic.com/54kotpz.jpg
Lire: "O passant que si d'aventure tu promènes ici tes pas arrete ami mets chapeau bas ici pour la grande aventure naquirent les chars de combat"
http://i11.tinypic.com/52yxxm1.jpg
 
http://i9.tinypic.com/4l8j66p.jpg
 
http://i14.tinypic.com/5yhmyv4.jpg
Le bois de bouleaux présent à l'époque au milieu du terrain n'éxiste plus ,il servait parait il de "cachette à pinard" pour les équipages.En effet le reste du terrain était volontairement boulversé et parsemé de tranchées pour recréer les conditions des engagements
 
A suivre.....

n°16955
STE BARBE
Posté le 29-07-2007 à 14:01:40  profilanswer
 

Suite
 
http://i12.tinypic.com/68h2r0p.jpg
 
http://i16.tinypic.com/4ygtd83.jpg
Je suppose qu'il sagit de réservoirs d'eau
http://i14.tinypic.com/52n312t.jpg
 
http://i14.tinypic.com/4xl0twn.jpg
Dans la foret on peut encore trouver les emplacements des champs de tir (canon et mitrailleuse) du moins j'en ai trouvé au moins deux,des éclats sont encore visibles au sol.
 
Dans la commune d'ORROUY une plaque rappel que le Général ESTIENNE séjourna en ce lieu , une rue porte également son nom.
http://i11.tinypic.com/4r7bhuw.jpg
 
Si d'autres membres possèdent des infos sur ce camp, je suis preneur  :)  
 
Cordialement
STE BARBE  
 

n°16956
J-L Jalabe​rt
Posté le 29-07-2007 à 17:12:50  profilanswer
 

Bonjour,
 
Merci pour ces photos. J'ai justement l'intention de m'y rendre bientôt.
La borne est l'oeuvre du sculpteur Réal Del Sarte qui a réalisé plusieurs monuments de la Grande Guerre : La croix au cimetière polonais de La Targette, les 3 personnages à l'ossuaire de Navarin, Les Revenants aux Eparges.....
 
Cordialement,
J-Luc

n°16957
STE BARBE
Posté le 29-07-2007 à 21:26:27  profilanswer
 

Bonsoir
 
Merci J-Luc pour ces infos.
Un petit complément , désolé pour la qualité mais se sont des scans de photocopies.
2 vues de chars St-Chamond à CHAMPLIEU avec la lisière de la foret et les barraquements au fond.
http://i13.tinypic.com/6cy5nhh.jpg
 
http://i14.tinypic.com/503xq80.jpg
 
Ordre N°8 en hommage au Commandant BOSSUT.
http://i19.tinypic.com/4ms6b1w.jpg
 
2 vues d'un champ de tir en foret.
http://i19.tinypic.com/4qdww8h.jpg
 
http://i9.tinypic.com/5z42xd3.jpg
 
Evolution d'un St-Chamond également en foret.
http://i9.tinypic.com/4lp74ol.jpg
 
Cordialement
STE BARBE
 

n°16958
tinou 501
Posté le 31-07-2007 à 13:52:03  profilanswer
 

Bonjour à tous deux
ne partez pas à Champlieu, sans avoir les infos que je vous donnerais avec photos de Champlieu de 1916 à .... beaucoup plus tard et l'histoire de la borne  Cornic et du poême - fleuve - de Tauzin.
A  bientôt  
Louis


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Tinou 501
n°16959
STE BARBE
Posté le 03-08-2007 à 12:05:23  profilanswer
 

Bonjour Louis
 
J'attends vos infos avec impatience   :bounce:  
Cordialement

n°16960
tinou 501
Posté le 03-08-2007 à 17:56:16  profilanswer
 

Bonjour à tous  
je vais essayer de faire un copier coller parce j'ai un peu la flème de taper trois pages;
Si ça mache pas je ferais autrement, et si ça marche, je donnerais des explications.
à tout de suitLE  CAMP  de  CHAMPLIEU
 
 
 
             Le 28 septembre 1966, il y aura exactement 50 ans que le site de Champlieu, retenu par le Général ESTIENNE pour y établir le Centre d'Instruction des Chars, fut confirmé par le Grand Quartier Général. Le Camp de Champlieu venait de naître.
 
             Quelles étaient les raisons de ce choix ? Proximité relative des secteurs du front où les Chars pouvaient s'employer. Région isolée des grandes rocades, donc mieux préservée contre des curiosités trop intéressées. Camouflage aux vues des avions ennemis et surtout objectif difficile à atteindre par ces mêmes avions par suite des turbulences produites à l'aplomb des lisières de forêt.
Elles gênaient particulièrement les observations des appareils de l'époque à plafond très bas.
 
             L'aménagement commençait aussitôt. Les premières baraques s'alignaient le long de la lisière. Leur file devait bientôt atteindre l'extrémité du Camp. Si bien qu'au 31 janvier 1917, le Camp de Champlieu éclatait et deux nouveaux Camps étaient installés, l'un à Mailly-Poivres, l'autre à Martigny les Bains. Etaient affectés à ces camps, pour le premier le Groupement IV (Schneider et X 1 St-Chamond; formant l'A.S. du G.A.C. (devenu par la suite A.S. du G.A.N.) et pour le second les
Groupements II (Schneider) et X (St-Chamond) formant l'A.S. du G.A.F. L'Artillerie d'Assaut était ainsi mieux articulée et prête à intervenir rapidement dans tous les secteurs du Front.
 
             Une route circulaire suivait la lisière intérieure de la forêt et desservait toutes les baraques. Les Chars étaient parqués dans le bois face aux baraques de leur groupe. Enfin un chemin de fer Decauville longeait la circulaire et assurait les services du Camp.
 
             Les Sections de Réparation, les Sections du Parc et les Ateliers s'échelonnaient le long de la Route de l'Etoile de la Reine où aboutissait un épi de voie ferrée raccordé au réseau normal à la station de Morienval. Tout le Camp était alimenté en eau par une installation de pompage dont les citernes existent encore ainsi d'ailleurs que le soubassement de la prison.
 
             Et le tout ceinturé de fil de fer, clôture gardée au début par les spahis de Senlis. Ils ne badinaient pas avec la consigne et après quelques incidents dignes de Courteline, on dut les rendre assez vite à leur escadron. Il ne restait donc plus que les fils de fer.
 
             Ecoutons notre bon Camarade Charles-Maurice CHENU, un des as de nos premières équipes, trop tôt disparu. Très jeune alors il avait écrit un livre délicieux :Totoche, chien de Tank, introuvable maintenant en librairie. Il y donne d'un camp militaire cette définition imprévue: "Un Camp est un grand espace où les civils cherchent à entrer et d'où les militaires cherchent à sortir. Pour parer à ces deux tendances, l'autorité clôture le camp. Ce système de fermeture comprend deux éléments : des fils de fer et des portes. Mais comme les portes sont gardées par des sentinelles qui ont toujours des questions à poser et comme les fils de fer ne demandent rien, le mode normal d'accès est constitué par les fils de fer où les portes seules forment de-ci, dé-là, des obstacles infranchissables. "
 
Face aux baraques se trouvait un immense champ qui servait à notre entraînement et aux manoeuvres. Il était creusé de tranchées avec leur réseau de barbelés. Le terrain était périodiquement bouleversé par des tirs de crapouillots. Un maigre  bouquet  de  bouleaux,  aujourd'hui  disparu,  était  célèbre.  Il  servait  de position de départ ou de masque. C'est de là que partaient toujours les contre-attaques. Ce champ fut témoin de pannes sensationnelles qui mettaient en rage et en nage les malheureux équipages. Ces séances de dépannages commencèrent dès l'arrivée des premiers Schneider au camp, le 1er décembre 1916. Huit appareils, la moitié du 1er Groupe Schneider, débarquèrent en gare d'Orrouy et montèrent péniblement jusqu'au Camp. Les chars suivants eurent plus de chance, ils furent débarqués au terminus de l'épi de Vaudrampont. Ils rejoignirent leurs emplacements par une marche à travers la forêt, marche facilitée par le gel intense de ce rude hiver 16-17. Les mêmes cheminements au printemps tournèrent vite à la catastrophe pour les malheureux enlisés, toutes chenilles cassées.
 
           Et ces équipages, d'où venaient-ils ? De toutes les formations de l'Armée  française.  Le  Commandement  avait  fait  appel aux  militaires  désirant  servir dans l'arme nouvelle. Le contingent, au début, était très faible: un ou deux officiers par Division. Il était plus élevé pour les Corps de Cavalerie. C'est pourquoi les Cavaliers se présentèrent en majorité, groupés autour d'un des leurs déjà célèbre, de classe internationale, vainqueur de nombreuses compétitions dans le monde entier : le Commandant BOSSUT, tué le 16 avril 1917 à Berry au Bac, à la tête du Groupement qu'il menait au feu. Son nom a été donné, après sa mort, à l'allée circulaire du Camp et maintenu sur la carte de la région. Dans ce premier contingent, on voyait également des Fantassins, des Artilleurs, des Sapeurs, des Forestiers, un Médecin qui fut grièvement blessé dans son Char le 17 avril 1917 devant le Mont Cornillet, des Marins dont le plus populaire au Camp était le Lieutenant de Vaisseau BÀRGONNE, alias Claude FARRERE. Les hommes dos équipages venaient également de toutes les Armes avec toujours une prédominance de Cavaliers. Toutes les professions étaient représentées: Militaires de carrière, bien sûr, mais aussi des notaires, des avocats, des avoués, huissiers, pharmaciens, banquiers, boursiers, ingénieurs, venus en foule sans doute pour se défouler de leurs occupations civiles de réputation plutôt pacifiques.
 
          Tel était le Camp de Champlieu avec ses occupants, véritable berceau de l’AS. Séparé du monde par la profonde coupure de la vallée de l'Automne et aussi par les défenses disciplinaires. Mais ce cadre sévère s'embellissait par l'espoir de grandes choses que les nouveaux arrivants portaient dans leur coeur. Ils étaient déjà passés par Marly, au Trou d'Enfer, où leur instruction individuelle avait été rapidement poussée, puis par Cercottes où ils avaient pris contact avec leur nouveau matériel et ils étaient enfin arrivés à Champlieu. Une longue pratique leur était encore nécessaire pour aborder honorablement le champ de bataille. Il ne suffisait pas, en effet, de réunir des hommes pris de toutes parts, de les placer sous le commandement d'officiers de toutes Armes, de leur remettre un matériel compliqué et incomplètement au point pour on faire une troupe d'attaque. Il leur fallait fournir un travail intensif dans l'étude méthodique et la manœuvre constante des Chars. Dans l'esprit du Général ESTIENNE, si ce labeur était nécessaire, il n'était pas encore suffisant. Les corps devaient acquérir force, souplesse, endurance. Aussi, tous, Officiers et Equipages, étaient soumis à un entraînement de culture physique dont tous les groupes devaient goûter, au petit matin, les joies amères. Ecoutons le héros de CHENU,  le Chien de Tank: Totoche dans sa description de ces jeux qui devaient faire de chacun de nous un athlète complet: " Un athlète complet est un homme incomplètement vêtu qui tourne autour d'un sifflet tenu par un instructeur." Avant la séance, les Groupes se rassemblaient pour l'appel, écoutons encore Totoche: "Un gradé pousse un cri bref qui déclenche chez les homes un prodigieux fracas de talons. C'est ce bruyant entrechoquement des talons qu'on appelle la discipline. Lorsque les hommes ont des sabots, la discipline est magnifique".
 
          Mais dans cette vie commune du Camp et dans cette atmosphère d'ardeur et de confiance que créait autour de lui, le Général ESTIENIŒ dont la silhouette était familière à tous, vite gagnés par sa flamme communicative, les esprits s'élevaient et le niveau moral de chacun se haussait. Ainsi se formait peu à peu l’Ame collective de l'A.S.
 
 
LA BORNE de CHAMPLIEU
 
 
           Le 30 janvier 1920 était créée une Association portant le nom de "Groupement des Anciens de l'Artillerie d'Assaut A.S.". Elle était composée de tous les Anciens de l'Arme ayant combattu dans les Chars jusqu'au 11 novembre 1918,
 
           Son premier acte fut d'édifier à Berry au Bac, sur la position de départ de la première attaque des Chars le 16 avril 1917 un Mémorial portant sur ses tables le nom de tous nos Camarades tués sous la cuirasse du 16 avril 1917 au 11  novembre  1918.
 
          Son dernier acte devait être l'édification de la borne de Champlieu.
 
          Au début de 1935, notre Camarade CORNIC, dont le non est inscrit au pied de la stèle, prit l'initiative de concrétiser le souvenir du berceau de l'A.S. par l'érection d'une stèle située à l'entrée du Camp de Champlieu
 
          Le Général ESTIENNE consulté fut tout de suite gagné à cette idée. Il nous guida dans l'élaboration de ce projet : "Soyez simple, nous disait-il. C'est la simplicité qui créée la beauté et la grandeur." L'étude de notre projet final fut confiée au Maître REAL del SARTRE, sculpteur, qui réalisa la stèle que vous voyez ici. Ses inscriptions gravées dans la pierre ou coulées dans le bronze sont d'elles-mêmes, parlantes. La strophe qui y figure a été extraite d'un poète épique à la gloire du Commandant BOSSUT et de l'Artillerie d'Assaut. Son auteur, notre Camarade TAUZIN de l'A.S. 3, avocat à la Cour, nous a autorisés à l'inscrire au fronton de notre stèle, qu'il en soit à nouveau remercié.
 
0 passant, que si d'aventure
 
Tu promènes ici tes pas,
 
Arrête, ami, mets chapeau bas,
 
Ici, pour la grande aventure,
 
Naquirent les Chars de Combat
 
Jean TAUZIN AS 3
 
Le terrain avait été préalablement acheté à notre voisin, le fermier de Champlieu, parent du Maire actuel d'Orrouy, Monsieur MEIGNAN. L'acte fut signé le 9 mai 1933 par devant Maître PILEBOUT, notaire à Crépy en Valois, par le Colonel LEFEBVRE, ancien Commandant du Groupement. J'avais été moi-même délégué comme témoin à la signature.
 
Mais le temps pressait. Le Général ESTIENNE nous avait déjà fixé la date à laquelle il voulait présider à l'inauguration de la stèle : le 28 mai 1933. Elle était encore chez le sculpteur qui se déclarait incapable de la livrer lui-même à la date fixée. La mise en place s'avérait laborieuse. Elle le fut. La borne fut donc prise à l'atelier du sculpteur et chargée sur un camion de l'entreprise DELACOMMUNE et CORNIC. Les deux camarades n'avaient demandé de venir les aider à débarquer ce bloc et le placer sur son socle. A nous quatre, le chauffeur y compris, nous étions bien incapables de remuer une pièce pareille. Nous commencions à désespérer lorsque notre vieil ami, le fermier de Champlieu, plein de compassion,nous apporta le renfort de ses hommes. Et voilà comment la Borne CORNIC vint prendre sa place définitive.
 
Le jour de l'inauguration, le Général ESTIENNE nous donna ses directives, ou mieux de véritables instructions.
" Nous avons maintenant deux Hauts Lieux des Chars. Ils ont des significations bien différentes. Le premier: Berry au Bac, restera le lieu de recueillement et de prières. Vous irez tous les ans, à une date proche du 16 avril, vous y incliner devant les noms de tous nos Camarades tués et vous élèverez votre pensée vers eux. Ici, à Champlieu, vous viendrez tous les premiers Dimanches de
juin. Vous viendrez avec vos enfants, tous vos enfants. Ils joueront dans la forêt et je veux qu'ils soient si heureux de leur journée que ce soit eux qui, l'année suivante, vous forcent à revenir ici. Vous êtes des gens des Chars, donc vous vous débrouillerez pour le transport et la nourriture que vous prendrez, ici même, sur le terrain. Vous viendrez avec votre quart individuel pour boire un apéritif qui vous sera offert par vos Associations,"
 
II n'y a donc aucun motif de changer l'esprit de cette réunion. D'ordre du Général ESTIENNE, ici, c'est une fête de famille. Bien sûr, à chacune de nos réunions, aussi gaies soient-elles, elles restent dominées par le souvenir des nôtres tués sous la cuirasse ou disparus depuis. Notre recueillement, quand nos fanions s'inclinent, nos fleurs, en sont le témoignage. Et nous associons
toujours à ce souvenir celui des Morts do la Commune d'Orrouy, frères des nôtres.
 
Je ne poux pas mieux définir notre état d'âme en venant ici qu'en paraphrasant un authentique combattant, caporal mitrailleur d'Infanterie: Roland DORGELES, l'auteur des immortelles " Croix de Bois " ;
« Il ne faut pas oublier nos Morts. Dire seulement leur nom, c’est les défendre, c’est les sauver. Camarades des Chars d’Assaut et Blindés, quand vous vous retrouvez, parlez des morts, parlez-en librement, sans tristesse, comme s’ils étaient encore vivants et qu’on dût, le soir, en arrivant au repos, retrouver leur sourire à l’entrée de nos baraques. Ils ne mourront pas tant que nous les aimerons. Beaucoup n’ont pas de tombe, qu’ils aient au moins nos cœurs »
 
                                                                         6 Juin 1966


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Tinou 501
n°16961
tinou 501
Posté le 03-08-2007 à 18:04:33  profilanswer
 

Je suis content .....ça marche!
 
Alors, voici des détails :
Ragaine était un ancien des chars de 14-18
Tauzin également, si quelqu'un désire le poême en entier, je le chercherais mais il y a au moins vingt strophes. Je l'ai recontré pour la dernière fois il y a une trentaine d'années.
L'ancien maire de Berry au Bac (un ami), possède un enregistrement de ce poême dit par l'auteur.
Cornic, un ami de mon père, -ils étaient ensemble en 39-40 -. Di vous voulez avoir une id"ée de son humour, allez sur le site de l'UNABCC et prenez dans la liste alpha bétique, le règlement des popotes!
 
Pour le reste, j'ai quelques dizaines de photos de Champlieu aussi bien en 16-17-18 qu'après guerre au court des pic-nic prévus par le général Estienne .
 
A votre service pour tout autre détail,
Amicalement
Louis


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Tinou 501
n°16962
J-L Jalabe​rt
Posté le 03-08-2007 à 18:16:33  profilanswer
 

Bonjour,
 
Merci à Ste-Barbe (artilleur, mineur ou pompier ?) et à Louis pour ces photos et documents.
Cordialement,
J-Luc

n°16963
STE BARBE
Posté le 04-08-2007 à 10:59:29  profilanswer
 

Bonjour  
 
Merci Louis  pour le "copier/coller" ce fut un plaisir à lire  :pt1cable: (mp envoyé)
Pour J-Luc , je suis Sapeur-Pompier  
 
Au plaisir de vous lire
Amicalement
Eric

n°16964
- Joel Hur​et -
Administrateur
Posté le 06-09-2016 à 17:25:18  profilanswer
 

Ce sujet a été déplacé de la catégorie Sites et vestiges de la Grande Guerre vers la categorie Forum Pages d'Histoire : artillerie par - joel Huret -


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Histoire d'une collection : musée du costume militaire
n°17133
eteocle
Posté le 22-10-2016 à 21:51:35  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Je prends connaissance de ce sujet fort intéressant en ce qui me concerne ou concerne plutôt mon grand-père. Celui-ci combattait jusqu'en février 1918 au 262ème RI. Ce régiment est dissous à cette date et reconstitué en 3 bataillons qui vont accompagner les chars ...ce qu'on a appelé "la cavalerie à pied d'artillerie d'assaut"...
Il fait partie du 1er bataillon (me semble t-il) et par conséquent rejoint le camp d'instruction de Champlieu (les deux autres sont conduits à Mailly et Martigny).
Je suis preneur d'informations concernant ces "accompagnateurs de chars" ...
Bien cordialement
Frédéric

n°17135
Tanker
Posté le 23-10-2016 à 22:28:38  profilanswer
 

Bonsoir,
 
    "la cavalerie à pied d'artillerie d'assaut" ? ! ? !
 
Sauf erreur, aucun des documents militaires, des Archives de l'Artillerie Spéciale, n'utilisait cette appellation.
La note de base, fixant la mission des Bataillons du 262° RI parle de :
 
                          " Bataillons d'Infanterie d'accompagnement de l'Artillerie Spéciale"
 
Quelle est le source de votre information ?
 
Si vous n'avez pas eu l'occasion de le consulter, le JMO de ce Régiment contient le JMO du 2°  
Bataillon du 262° RI, engagé comme Infanterie d'Elite de l'Artillerie Spéciale.
 
Les JMO des deux autres Bataillons, s'ils ont existé, n'ont pas été conservés.
 
Il serait intéressant de donner nom prénoms, grade, date et lieu de naissance de votre Grand-père pour,  
si vous ne l'avez pas déjà fait, récupérer sa fiche matricule.
 
Bonne suite de recherche - Michel

n°17175
RV 56
Posté le 31-10-2016 à 10:50:59  profilanswer
 

Bonjour ,
 
     les trois bataillons du 262° R I  sont ventiler a la suite de sa dissolution entant que régiment .
 
            il sont mis a la disposition de l'artillerie  d'assaut  comme bataillon d' accompagnement de l' A S ;
 
            le 1°bataillon  a  CHAMPLIEU
            le 2°bataillon  a  MAILLY
            le 3°bataillon  a  MARTIGNY
            et le reste des hommes du 262°R I  complétera le contingent français du 2°régiment de tirailleur Marocains .
 
    eteocle ; vous pouvez me dire s'est différente affectation dans l’Armée  , et  dans le moteur de recherche  taper   262°R I
             
                      si vous penser que votre GP  était au  1°bataillon :  donc  a vent la dissolution du  262°R I   il était dans  
                      le 4°bataillon  de se régiment ;
 
      amicalement
 
       HERVE

Message cité 1 fois
Message édité par RV 56 le 01-11-2016 à 08:48:57
n°17494
pepin3
Posté le 04-01-2017 à 09:23:32  profilanswer
 

Bonjour,
 
J'ai une plaque de verre d'une photo aérienne ou l'on distingue 3 chars français avec inscrit Champlieu tank.
Les tranchées que l'on distingue sont-elles un terrain d'entraînement?
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/20943/57.jpg
 
Merci
Cdt


Message édité par pepin3 le 04-01-2017 à 09:23:59
n°17495
demonts
Posté le 04-01-2017 à 09:44:18  profilanswer
 


Bonjour,
 
Ci-joint un lien de la BDIC avec des nombreuses photos sur CHAMPLIEU (terrain d'instruction des chars à partir de la N°6)
 
http://argonnaute.u-paris10.fr/sea [...] 5D=&page=1
 
Cordialement
 
François

n°17496
pepin3
Posté le 04-01-2017 à 09:49:50  profilanswer
 

Merci pour l'info!
 
Cdt

n°17497
Tanker
Posté le 04-01-2017 à 13:21:49  profilanswer
 

Bonjour,
 
Comme vous avez, sans doute, pu le constater, le lien sur "argonaute" ne vous a  
pas apporté de réponses précises à votre question. . . . .  
 
Ceci dit, il s'agit bien du terrain d'exercice de Champlieu.
Voici la portion de terrain que couvre votre photo aérienne oblique basse.
   
               http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2548/ChamplieuTrancheesduterrain01.jpg
 
Cette photo est prise face au sud et la route est celle bordant le terrain allant d'Orrouy  
à Vaudrampont, en passant par l'étoile de la Reine.
 
Ce réseau de tranchées permettait de réaliser les exercices au niveau d'un groupe de chars,  
avec des unités d'infanterie de passage, à l'instruction à Champlieu.
 
Une unité de crapouillot était basée au camp, avec pour mission de donner à ce réseau une allure  
assez proche de la réalité terrain sur front.
La partie très claire du réseau de tranchée est celle qui était très bombardée par ces crapouillots.
 
Les meules de foins se retrouvent sur un certain nombre de photos de chars prises dans le camp.
Elles avaient probablement été faites à l'été 1916, avant que l'AS n'occupe le terrain et ont du
être récupérée dans les mois qui ont suivi par Mr Maignan, propiétaire de la ferme de Champlieu.
C'était l'arrière grand-père de l'actuel propriétaire.
 
Les tubes propulseurs de crapouillots tirés étaient regroupés dans un bout de tranchée et  
ils ont été retrouvés lors de labours modernes, un peu profonds. . . . .  
 
Au premier plan, trois chars Saint Chamond à l'exercice. Le terrain et ses tranchées étaient aussi,  
hors des exercices, utilisés pour l'instruction courante des pilotes.
 
Très bonne journée - Michel


Message édité par Tanker le 04-01-2017 à 13:23:20
n°17498
pepin3
Posté le 04-01-2017 à 13:32:07  profilanswer
 

Re-bonjour,
 
Merci pour ces précisions.
En effectuant des recherches sur google, je suis tombé sur une discussion que vous aviez ouverte en 2011, ou l'on distingue clairement le réseau des tranchées.
http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] 1325_1.htm
 
Merci, cdt!

n°17863
eteocle
Posté le 23-03-2017 à 00:17:29  profilanswer
 

RV 56 a écrit :

Bonjour ,
 
     les trois bataillons du 262° R I  sont ventiler a la suite de sa dissolution entant que régiment .
 
            il sont mis a la disposition de l'artillerie  d'assaut  comme bataillon d' accompagnement de l' A S ;
 
            le 1°bataillon  a  CHAMPLIEU
            le 2°bataillon  a  MAILLY
            le 3°bataillon  a  MARTIGNY
            et le reste des hommes du 262°R I  complétera le contingent français du 2°régiment de tirailleur Marocains .
 
    eteocle ; vous pouvez me dire s'est différente affectation dans l’Armée  , et  dans le moteur de recherche  taper   262°R I
             
                      si vous penser que votre GP  était au  1°bataillon :  donc  a vent la dissolution du  262°R I   il était dans  
                      le 4°bataillon  de se régiment ;
 
      amicalement
 
       HERVE


 
Bonjour Hervé,
 
Je vous réponds bien tardivement car je viens juste de reprendre mes recherches sur ces questions..
En effet, mon grand-père appartenait au 4ème bataillon du 262ème RI avant sa dissolution.
J'ai contacté le SGA à Pau afin qu'il m'adresse quelques informations au sujet d'une décoration qu'a reçu mon grand-père alors qu'il était affecté à l'artillerie d'assaut-infanterie d'accompagnement. Le SGA m'a envoyé sa citation à l'ordre de la brigade avec attribution de la Croix de guerre. Le contenu du document reprend à peu près ce qui est déjà mentionné dans le registre matricule de mon grand-père. Je ne suis guère plus avancé. Je sais que cette citation est signée le 15 août 1918 par le colonel Auroux pour des faits qui se sont produits le 18 juillet 1918 : mon grand-père aurait sauvé un officier blessé. J'aurais aimé remonter jusqu'à l'identité de cet officier. Pour info, la citation est un extrait de "l'ordre général n°2" sans autre précision.

n°17869
Yv'
Posté le 23-03-2017 à 22:42:19  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
L'unité citée par le 25e RIT en février 1917 est probablement la 40e batterie du 11e R.A.P.
Source : http://www.memoiredeshommes.sga.de [...] 3d8b0cc2f6
(JMO du 11e régiment d'artillerie à pied, 40e batterie, 26 N 1204/24, 15/20).
 
Cordialement,
Yves

n°17871
Tanker
Posté le 24-03-2017 à 16:13:52  profilanswer
 

Bonjour Bernard,
 
Et du coup ce serait bien d'en profiter pour supprimer ces interventions dans ce sujet sur le Camp de Champlieu . . . . et, peut-être les relancer dans une rubrique plus appropriée.
Après "etocle" qui est venu parler de son grand-père du 262° RI, un sujet qu'il aurait pu aussi lancer de manière autonome dans la partie AS et non dans ce sujet, on s'éloigne vraiment du camp des chars . . . . .
Transformer les sujets en "approche multiple n'aide pas à la bonne compréhension des faits exposés . . . .  
 
Bonne après-midi - Michel  
 
Je vais personnellement détruire aussi mes deux dernières interventions


Message édité par Tanker le 24-03-2017 à 16:14:25

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