Bonsoir
Les patins de chenilles de ces trois chars sont parfaitement spécifiques et propores à chacun des constructeurs.
Si effectivement, lors des premiers essais des chassis dits A et B les trains de roulement utilisaient les patins d'origine du chassis holt,
il n'en est plus de même dès que les premiers chassis de chars Schneider et Saint Chamond sont proposés.
Le char Schneider, qui n'a pas eu de problèmes particuliers de pression au sol, gardera toujours le même patin de chenille (avec ou sans crampon).
Le char Saint Chamond tentera de compenser son excès de masse en changeant de patins de chenilles.
Quatres modèles différents de patin ont pu être observés sur ce char :
Le patin du protype qui ressemble, en plus large à celui du baby Holt.
Le premier patin spécifique au char de série, qui avait la largeur du premier modèle de patin.
La version élargie vers l'exterieur du char de ce même patin.
La version élargie des deux côtés de ce même patin.
A l'exception du patin de chenille du prototype, les autres modèles, comme pour les Schneider, ont pu être observés avec ou sans crampon.
En terrain très gras, les crampons étaient un vrai problème.
Les chars tournaient très mal à faible vitesse, et les avis des équipages étaient très partagés sur leur emploi.
Après les combats du 23 Octobre 1917 à La Malmaison, l'ordre est donné aux Schneider de les retirer.
Le patin de chenille du Renault FT est très spécifique à ce char. Il n'est en rien la copie de celui des autres chars.
De la même manière, si le patin de chenille des tracteurs CD de la firme Schneider est bien identique à celui du Schneider de combat,
le patin de chenille du tracteur Renault FP 130 cv est aussi spécifique à cet engin.
Si l'on regarde uniquement le guide de ses différents patins, guide dans lequel passe :
poulie de tension, galets de roulement et barbotin de chenille,
il y a effectivement une certaine ressemblance entre ces patins, qui utilisent tous un train de roulement copié ou développé à partir de la licence Holt.
Les trois maisons, Schneider, Saint Chamond, et Renault ont donc bien créés leurs propres patins de chenilles, et les photos sont très claires là-dessus.
Les fabricants de maquettes ont du pain sur la planche s'ils veulent donner à leurs clients de quoi faire un panel réaliste et complet de ces différentes variantes de chars . . .
Pour ce qui est votre français, il est certainement aussi bon, voir très supérieur à mon anglais . . . . .
A plus - Michel