Il y a 14 utilisateurs connus et inconnus. Pour voir la liste des connectés connus, cliquez ici

 Mot :   Pseudo :  
 
Bas de page
Auteur Sujet :

Branle-bas de combat.

n°201
Mercadal P
Posté le 22-02-2008 à 08:33:24  profilanswer
 

Bonjour.
Pendant un temps ( Peut être jusqu'au milieu des années 60 ? ) le commandement " Branle-bas de combat! " a été utilisé dans les chars; il me semble qu'il a été remplacé par :" Dispositions de combat ! "  commandement qui suit, du moins en général,  un autre commandement: " Dispositions préparatoires au combat ! " ( Ou peut être a-t-il remplacé ce dernier ? Ma mémoire déchenille ... )
Ce terme vient de la Marine (A bord d'un char chaque membre d'équipage est en permanence à son poste de combat d'ou un sens évidemment différent )
Sait-on si ce commandement est employé par les premiers équipages de chars ?
Au revoir.
Mercadal P.

n°269
mireille s​alvini
toujours se souvenir d'eux
Posté le 06-03-2008 à 14:11:16  profilanswer
 

bonjour Pierre,
 
je ne peux pas vous aider  :sweat:  
mais je vous donne juste l'origine de l'expression "branle-bas de combat" d'après le dictionnaire historique de la langue française (Le Robert)
 
" Branle s'est dit aussi pour "hamac de marin" (1678) à cause du mouvement d'oscillation.
c'est de ce sens disparu que procède le composé Branle-Bas, n.m. (1687)
ce mot,qui désigne proprement la manoeuvre consistant à plier ou déplier les branles (hamacs) au moment du lever et du coucher des équipages,s'est répandu dans l'usage courant par l'intermédiaire de la locution branle-bas de combat (1835),
et au figuré  "peur panique" (1832), puis "agitation désordonnée,bouleversement" (1863) "

 
amicalement,
Mireille

n°271
alain dubo​is
Tchiot cwain de ch'nord
Posté le 06-03-2008 à 19:56:24  profilanswer
 

mireille salvini a écrit :

et au figuré  "peur panique" (1832), puis "agitation désordonnée,bouleversement" (1863)

Bonsoir,
J'espère que le sens figuré n'étaient pas de mise à l'époque où les marins dormaient auprès des canons, et que le rangement des affaires se faisaient dans la discipline et (sans) trop d'appréhension !!! Si j'en crois le marin ( juste le temps du service) dont je descends, le branle-bas devenait de combat lors des exercice d'alerte (ou  en cas d'attaque réelle)
Cordialement
Alain


---------------
Adresse aux corps canadiens, mars 1918 : "A ceux qui vont tomber je dis ceci : Vous ne mourrez pas mais ferez un pas dans l'immortalité. Vos mères ne déploreront pas votre destin mais seront fières d'avoir donné le jour à de tels fils." Gal Sr A. Currie
n°1201
Tanker
Posté le 24-09-2008 à 11:29:40  profilanswer
 

Bonjour,
 
Pour ce qui du "Branle-bas-de combat", j'ai un peu cherché dans l'AS, mais rien trouvé d'écrit. . . . .
 
On peut cependant supposer que dans deux Groupements de chars, le terme a pu être utilisé.  
En effet le Groupement de St Chamond n° X (AS 31, AS 33 et AS 36) était commandé, à sa création, par un officier de marine.  
Il s'agit du Capitaine de Frégate de Perrinelle qui, a la demande du Général Estienne, fut rendu à la Marine.  
Le grade élevé de cet officier de Marine posait un problème au Général car les Groupement étaient aux ordres de Commandant (de Perrinelle était, dans la marine, Lt-Colonel).
Au début de l'année 18 la structure de commandement AS des Groupes d'Armées est mise en place avec des Lt Colonel de l'Armée de Terre(Chedeville, Wahl, . . . ).  
Le grade du C.F. de Périnelle aurait pu lui permettre de prétendre à ce type de poste, mais il ne semble pas que le Général Estienne ait voulu confier à un marin cette mission. Il a donc demandé sa réaffectation dans la Marine. Il fut remplacé au Groupement X par le Cdt de Violet.
 
Autre marin présent à l'AS dans les Schneider du Groupement II, le Lt de Vaisseau Bargonne qui est affecté à la 1° batterie de l'AS 12 en tant que chef de char en Octobre 17. Il participa, avec ce groupe, au combat de La Malmaison d'octobre 17 (son char restera en panne en arrivant sur le plateau des Marraines).
Le Lt de Vaisseau Bargonne, plus connu comme écrivain sous le nom de Claude Farrère, fut membre de l'académie française. Il a écrit sur son expérience dans les chars et dédicacé plusieurs ouvrages de ses anciens condisciples comme le "Totoche" de Maurice Chenu, ou les chars d'assaut du Commandant Deygas.
 
On peut supposer que ses deux marins ont eux-même employé ce terme avec leurs différents subordonnés, voir tenter de le faire adopter, ou que d'autres dans leurs entourages aient pu aussi le faire. Une chose semble certaine, cela n'a pas fait école dans l'AS . . .  
 
Très bonne journée à tous - Michel
 
 
 


Aller à :
Ajouter une réponse