Bonjour Alain,
je viens de retrouver mon manuel sur l'appareil moisson, donc je te prépare un petit topo que je mettrai en ligne dans cette rubrique.
Alors de mémoire :
Il faut d'ailleurs se méfier des appellations, même les officiers commettent des erreurs, pour preuve, une association s'occupant d'un fort le faisant visiter, ses guides annoncait au public que le fort possédait une casemate de Bourges. Hors il s'avère que ce fort n'a jamais eu de casemates de Bourges, d'autant pus que j'en ai fait l'inventaire. Hors il s'avère qu'en fait l'erreur provient d'un plan de mise en état de défense du fort en 1914 ou l'officier chargé de le faire avait mentionné sur le plan une casemate en l'appellant "casemate de Bourges", naturellement l'erreur fut reprise par l'association. hors il s'agit en fait d'une casemate en fer laminé armée d'abord avec un canon de 138, puis un 120. ce fut le premier cuirassement français. Donc tu vois, il faut se méfier car même à l'époque, on commettait de graves erreurs, au même titre que pour les mortiers lisses mle 1848 existent en 4 variantes, le 15, le 22, le 27 et le 32. ces mortiers ont tous été remis à la forteresse comme appui feu de la défense rapprochée de l'ouvrage. les mortier de 27 et 32 tirent une bombe sphérique chargée de poudre noire, ces deux bombes sont équipées de deux anneaux pour la manipulation de celle-ci. les mortiers de 15 et 22 tirent un obus (c'est là également qu'il faut se méfier sur l'appellation obus) en effet cet obus n'est en fait qu'une bombe sphérique de 15 ou 22cm chargée de poudre noire, mais dépourvue d'anneau. Ces mortiers ne pratiquent que le tir vertical, rarement le tir plongeant. Par contre il fut mis au point un appareil dit "Moisson" qui consiste en un demi-baril de poudre, qui est chargé avec des bombes de 12kg ou des grenades de 1 kg. Le baril est équipé d'un fond qui s'emboîte sur le mortier, le fond est percé de trous. lors du départ du coup, le feu enflamme les fusées des bombes ou des grenades, qui sont dispersées sur la zone visée, en sachant que le tir ne dépasse guère 400m. Voilà pour l'appareil Moisson. Dans l'artillerie de tranchée, on trouve donc ces vénérables mortiers qui ont été retirés des forts, mais surtout les 15 et 22 beaucoup plus léger que les 27 et 32. C'est d'ailleurs ces mortiers qui reçurent le nom de crapouillot et non pas le mortier de 58bis, dû au fait que ces mortiers posés au sol ressemblait à des crapauds. plus tard, effectivement, le mortier de 58bis fut affublé de ce nom, mais à l'origine, ce sont bien les mortiers en bronze que l'on appellait comme ça.
Les mortiers sont placés sur des plate-formes différentes pour chaque calibre, c'est pour cela que je te mettrai en ligne les différences et surtout les dates.
Amicalement
Florian
Message édité par TURPINITE le 19-11-2007 à 09:48:02
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S'ensevelir sous les ruines du fort, plutôt que de se rendre!