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Auteur Sujet :

Mortier de tranchée

n°112
Michel G
Je me souviens
Posté le 11-02-2008 à 18:42:39  profilanswer
 

Bonjour,
 
Est-ce que quelqu'un sait si ce genre de mortier était fabriqué en série, même dimensions, ou bien était fabriqué individuellement et pouvait avoir des dimensions différentes entre chacun.
 
 
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/2520/mortier de tranchee 14-18.jpg
 
 
Michel G


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22e Bataillon (C-F), 71e RI
n°113
TURPINITE
Lapides Clamabunt
Posté le 11-02-2008 à 19:30:47  profilanswer
 

Bonjour Michel,  
ce que tu  nous présentes là, est le mortier cellerier fabriqué avec un corps d'obus de 77mm, il est un des nombreux matériels de fabrication artisanale, dire qu'il était fabriqué en série serait un peu exagéré, mais il fut employé en grand nombre.
Le canon du mortier Cellerier (également surnommé Taupier) était constitué d’un corps
d’obus à balles de 7,7 cm allemand modèle 1896 nA, dont de grandes quantités jonchaient le
champ de bataille du côté français, et qui formait un tube lisse parfaitement alésé à 67 mm.
Ce corps était fixé par un collier sur un bloc de bois résistant et doté d’une bêche de recul
ainsi que de deux poignées de transport. L’ensemble pesait environ 12 kilos.
Le canon gardait un angle constant de 45° et une ligne tracée à la peinture sur le corps
facilitait le pointage en direction. La portée était réglée en modifiant la charge propulsive.
La chambre de tir était formée de la partie renforcée du corps d’obus, à savoir le logement de
la charge de dépotage. la mise à feu s’obtenait au moyen d’une mèche insérée dans une
lumière percée à ce niveau.
Les premiers projectiles du mortier Cellerier consistaient en obus explosifs de 65 mm pour
canon de montagne et dont la fusée avait été remplacée par une mèche qu’il fallait allumer
avant le départ du coup. Il était possible d’utiliser ainsi des obus rebutés, mais la solution était
chère et correspondait peu à la finalité de l’opération : disposer d’un mortier rustique
indépendant de l’arrière.
Le premier projectile artisanal fut une douille de 65 mm de montagne, en laiton, dont le
bourrelet d’extraction avait été éliminé à la meule et dont le tube porte-amorce avait été
dévissé et revissé à l’envers. dans ce tube avait été insérée la mèche à détonateur, le calage et
l’étanchéité étant réalisés par un mastic.
Le corps de laiton était garni d’explosif chloraté souvent additionné de grenaille, de clous,
d’éclats ramassés sur le champ de bataille, de balles de plomb et même de gros morceaux de
verre.
Il arriva même que l’explosif ait été constitué de Mélinite en vrac, l’engin ayant été
certainement destiné à être tiré avant que ne se forment de dangereux picrates. L’ogive du
projectile consistait en un tampon de bois serti et maintenu par trois petites pointes.
On rencontre également de courts projectiles cylindriques en fonte mince, dont le fond était
percé pour le passage de la mèche-détonateur au travers d’un tube soudé. Un chargement
constaté consistait en explosif nitraté mais il pouvait probablement varier avec les
disponibilités et l’humeur de l’artificier préposé à sa confection. L’ogive était fermée par un
bouchon en bois retenu par trois vis et mastiqué.
Un autre projectile artisanal consistait en un tube de tôle d’acier fermé aux deux extrémités
par des tampons en bois. L’engin renfermait six pétards de Cheddite, l’avant étant en plus
garni de grenaille de fer mélangée à de la sciure. Le bloc de culot était plus épais, et traversé
par une mèche lente aboutissant au détonateur du commerce placé au milieu des pétards.
On trouve aussi en Meuse des corps en fonte au diamètre d’environ 63 mm, cylindriques mais
dont une extrémité présente une ogive percée d’un orifice (Ø 22 mm) apparemment destiné à
recevoir un bouchon ou une fusée en bois.
Cet orifice et l’ouverture du culot présentent des rainures annulaires venues de fonte. Le culot
était fermé par un bouchon en bois, serti dans les rainures, et doté de deux tubes excentrés en
laiton recevant chacun une mèche-détonateur.
Le chargement explosif consistait en un pétard de cavalerie réglementaire, avec toutefois un
complément d’explosif en vrac (Agralite ?) à base de trinitrophénol. Le pétard était fixé par un
serrage de fil de fer, un tampon tronconique en bois garnissant l’avant de l’évidement.
Il est possible que ces projectiles aient été destinés à un engin du type Cellerier, réalisé à partir
de caffuts d’obus à balles françaises.
La portée des mortiers Cellerier était réglée en modifiant la charge propulsive, poudre en vrac
mesurée avec une cuillère. Il fallait également tenir compte de la variation de la durée de
trajectoire en ajustant la longueur de la mèche du projectile. A titre d’exemple :
Portées charges de poudre longueurs de mèche
70 mètres 20 grammes 65 millimètres
110 mètres 30 grammes 70 millimètres
160 mètres 40 grammes 80 millimètres
200 mètres 50 grammes 90 millimètres
245 mètres 60 grammes 100 millimètres
265 mètres 65 grammes 105 millimètres
290 mètres 70 grammes 110 millimètres
Le personnel d'une pièce se composait d'un chef de pièce pointeur, d'un chargeur et d'un
ravitailleur. Un chef de batterie observateur réglait le tir d'un groupe de mortiers. Au départ du
coup, les servants devaient en principe être protégés d'un éclatement prématuré par une
épaisseur d'un mètre de terre.
D'autres mortiers artisanaux ont été réalisés sur le même principe à partir de corps d'obus à
balles de 8,8 cm, 10,5 cm, 12 cm et 15 cm. Ils permettaient le tir de projectiles artisanaux plus
puissants.
Il y eut des projectiles de 66 mm en laiton, réalisés à partir d’une
douille pour cartouche de 65 mm
des projectiles de 66 mm en tôle et bois et d’autres en
fonte
des projectiles de 90 mm en bois, tôle et fil de fer
 
Amicalement
Florian


Message édité par TURPINITE le 11-02-2008 à 19:47:57

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S'ensevelir sous les ruines du fort, plutôt que de se rendre !
La munition, n'a ni amis, ni ennemis, elle ne connait que des victimes !
Si j'avance, suivez moi! Si je recule, tuez moi! si je meurs, vengez moi !
n°114
ALVF
Posté le 11-02-2008 à 19:34:36  profilanswer
 

Bonsoir,
 
La photo montre un mortier de tranchée Cellerier,du nom de son "inventeur", le Capitaine Cellerier.
 
Ce mortier artisanal est constitué d'un corps d'obus tiré qui sert de tube-canon.Les plus connus sont les mortiers de 75, 77 et 105mm.
C'est toutefois le mortier de 77 qui est le plus employé car son projectile est constitué d'une douille d'obus de 65mm de montagne fermé à chaque extrémité par un bouchon de bois,cette douille est remplie de cartouches de cheddite et de ferraille amorcée par une mèche lente reliée à un détonateur.La portée de ce mortier artisanal est de 290 mètres,on fait varier la portée en mettant une charge de poudre de 20 à 70 grammes,la mise à feu s'effectue avec une mèche lente!
La fabrication était effectuée dans des ateliers de l'arrière des Armées,d'où des variantes...
Cordialement, G.F.

n°595
bernard ba​celon
Posté le 13-05-2008 à 20:54:47  profilanswer
 

Petite précision, ... en préambule : je ne suis pas du tout spécialiste ......
Je me suis inscrit dans cet excellent forum pour compléter un travail de mémoire pour ma famille, à partir des qqs albums photos prises par mon grand-père durant la guerre 14/18 (12eme RI puis 18eme RI)  
(ref de mon Grand-père: Sous-lieutenant René PAQUET 4eme Section 10eme Compagnie 12 RI)
 
voici une photo prise par mon GP entre Septembre 1914 et Nov 1915 (lieu ? ...peut-être tranchée du plateau de PAISSY) montrant des "engins de tranchée" dont l'un ressemble fortement à ce type de mortier  
 
c'est peut-être interessant pour les spécialistes "artilleurs"
 
cordialement
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/3573/122.jpg


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bernard Bacelon
PAU
n°596
TURPINITE
Lapides Clamabunt
Posté le 13-05-2008 à 21:03:23  profilanswer
 

Bonsoir Bernard,  
oui il s'agit bien d'un mortier Cellerier, on aperçoit d'ailleurs un de ces projectiles, le premier en partant de la gauche.
Cordialement
Florian


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n°597
bernard ba​celon
Posté le 13-05-2008 à 21:22:24  profilanswer
 

Merci pour l'expertise (je vais pouvoir affiner les commentaires dans mon dossier de mémoire)
 
et heureux de collaborer modestement à ce forum


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bernard Bacelon
PAU
n°598
alain dubo​is
Tchiot quinquin de ch'nord
Posté le 13-05-2008 à 23:36:24  profilanswer
 

Bonjour,
A droite du dit projectile , une grenade Aasen, facile à trouver sur le net,(en photo/dessin) comme ICI ou LA
Cordialement
Alain


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http://civils19141918.canalblog.com et  http://theywerethere.canalblog.com  "Si on vous demande pourquoi nous sommes morts, répondez : parce que nos pères ont menti." R. Kipling
n°599
TURPINITE
Lapides Clamabunt
Posté le 14-05-2008 à 13:03:30  profilanswer
 

Bonjour Bernard,  
parti ce matin la doc complète du mortier Aasen et ses projectiles, ainsi que le mortier Cellerier et le mortier de 58T n°1 bis et leurs projectiles
Amicalement
Florian


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n°615
guillaume ​jacquinet
Posté le 17-05-2008 à 21:19:09  profilanswer
 

Bonsoir à tous. Le mortier présenté par Michel G est la version "industrielle" du cellerier même si produite à priori en petite quantité. Le calibre de ce modèle est 90 mm. BàV, GJ
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/298/VAU_FR_GRUMBACH_46eme_MORTIER_CELLERIER.jpg

n°617
alain dubo​is
Tchiot quinquin de ch'nord
Posté le 17-05-2008 à 22:12:46  profilanswer
 

Bonsoir,
Avec quoi est fait le corps de celui-ci ??? ( si j'ai bien compris que ce n'était pas un Mle industriel, ça nous change du 77.)
Cordialement
Alain


Message édité par alain dubois le 17-05-2008 à 22:12:54

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n°621
TURPINITE
Lapides Clamabunt
Posté le 18-05-2008 à 22:02:41  profilanswer
 

Bonsoir à tous,  
la photo nous montre effectivement une des versions du Cellerier en version 90mm, le corps est réalisé avec un obus à schrapnell de 8,8 cm allemand.
Le projectile en place que l'on voit est un engin qui est entré en service dès le début d'année 1915. L’engin en ordre de tir pesait de 1,8 à 2 kilos.
L’enveloppe du projectile était constituée d’un cylindre en tôle de 1 mm à 1,5 mmd’épaisseur, de 75 mm de diamètre, agrafé suivant une des génératrices. Ce cylindre reposait par un épaulement sur un culot cylindrique en bois, haut de 63 mm et de 90 mm de diamètre. Ce culot était percé d’un trou central et d’un autre excentré, parallèle au premier et destiné à recevoir la mèche.
Sous le culot se trouvaient un disque de feutre et un disque d’acier (Ø 85 mm), présentant les mêmes perçages. Lors du chargement, les trous excentrés étaient traversés d’une grosse pointe qui saillait de plusieurs centimètres dans la cavité du corps.
Un autre tampon de bois, de même diamètre mais épais de 25 mm et présentant le même épaulement fermait le cylindre à l’avant. Il était également percé d’un canal central. Un boulon traversait l’ensemble suivant l’axe de révolution. La pression de son écrou sur une
rondelle d’acier coiffant le couvercle solidarisait les trois principaux constituants.
Une spirale de gros fil de fer (3 à 4 mm) cerclait l’enveloppe de tôle, à la fois pour la renforcer et pour produire des éclats antipersonnels. Cette spirale était fixée par quelques points de soudure, et la fragmentation était préparée par des coups de lime suivant quelques génératrices.La cavité du cylindre de tôle était garnie de cartouches de Cheddite entourant le boulon d’assemblage : soit 4 cartouches de 135 grammes (L 124 mm, Ø 28,5 mm), soit 5 cartouchesde 110 grammes (L 120 mm, Ø 20 mm).
Cette cavité n’étant longue de que 115 mm, la malléabilité des cartouches permettait de les comprimer et d’obtenir une densité de chargement convenable. Lors de la mise en place, une des cartouches était percée par la pointe mentionnée plus haut. Cette charge avait valu à
l’engin sa désignation officielle de « pétard de 500 grammes ». Avant le tir, la pointe était extraite, et la cartouche était percée à l’aide d’une broche pour préparer la mise en place d’un détonateur. Des morceaux de mèche avec détonateur en place étaient livrés avec les projectiles. Le sertissage des détonateurs était double, formant deux anneaux complets.
La longueur de la mèche lente était déterminée par la portée recherchée : de 65 mm pour une trajectoire de 65 mètres à 110 mm pour une portée de 290 mètres. L’extrémité libre de la mèche ne devait pas faire saillie de plus de 5 à 6 mm. Le joint de la mèche et du culot était rendu étanche aux gaz propulsifs à l’aide de chatterton, à défaut en usant d’argile humide juste avant le tir. La rondelle de feutre comprimée au départ
du coup limitait le vent dans l’âme. La charge propulsive allait de 15 grammes de poudre noire MC 30 pour une portée de 50 mètres à 70 grammes pour une portée de 290 mètres. Une batterie de ces mortiers comprenait en principe six pièces soit douze hommes
commandés par un officier ou un sous-officier.
 
http://usera.imagecave.com/TURPINITE/proj1.jpg
http://usera.imagecave.com/TURPINITE/proj2.jpg
 
Réglement relatif aux matériels de tranchée. 1920
 
Amicalement
Florian


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n°622
alain dubo​is
Tchiot quinquin de ch'nord
Posté le 18-05-2008 à 22:36:51  profilanswer
 

TURPINITE a écrit :

la photo nous montre effectivement une des versions du Cellerier en version 90mm, le corps est réalisé avec un obus à schrapnell de 8,8 cm allemand.

Bonsoir
C'est un effet de la photo, ou ce 8,8 avait le culot sphérique ??
Curieusement
Alain


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n°623
TURPINITE
Lapides Clamabunt
Posté le 18-05-2008 à 23:14:52  profilanswer
 

Bonsoir Alain,  
non, ce n'est pas un effet d'optique, mais je me suis mal exprimé, le calibre de 90mm était réalisé avec un corps de 8,8, mais je ne voulais pas dire que la photo représentait un corps d'obus de 8,8, cependant ta question est pertinente, je l'avais remarqué cette forme sphérique, mais il doit probablement s'agir d'une adaptation quelconque, mais je n'ai rien trouvé jusqu'à maintenant à ce sujet, bien que des projectiles ait été fabriqué avec une des extrémités sphériques. Ceci expliquant, peut-être cela ?
Amicalement
Florian


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n°624
alain dubo​is
Tchiot quinquin de ch'nord
Posté le 18-05-2008 à 23:26:16  profilanswer
 

TURPINITE a écrit :

bien que des projectiles ait été fabriqué avec une des extrémités sphériques. Ceci expliquant, peut-être cela ?


Rebonsoir,  
Oui mais si les 2 sont sphérique, où met-on la charge propulsive ???? ( au dessus ? [:alain dubois:2] )
Plus sérieusement, au premier abord j'avais vu une réutilisation d'une bouteille genre de gaz comprimé, encore qu'avec un tel montage, un culot sphérique au départ du coup ..... [:alain dubois:1]  
Cordialement
Alain


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n°651
guillaume ​jacquinet
Posté le 25-05-2008 à 14:00:55  profilanswer
 

Bonjour, le tube du 90 est usiné. Il ne s'agit pas d'un réemploi de quelconque projectile. La remarque d'Alain concernant une éventuelle utilisation de bouteille d'air comprimé est pertinente. Nous avons retrouvé à Vauquois des bouteilles d'un diamètre approchant. BàV, GJ

n°652
TURPINITE
Lapides Clamabunt
Posté le 25-05-2008 à 19:59:44  profilanswer
 

Bonsoir,
je confirme et maintient, diamètre du 90mm réalisé à partir d'un obus de 8,8cm (service de déminage de Metz).
Maintenant, il y a pu avoir des engins usinés, reste à savoir par qui et avec quoi ? Il serait intéressant d'en avoir la notice de l'époque.
Ne soyons pas trop catégorique, que ce soit la munition comme le lanceur, nous laisse encore plein de découvertes. Variantes et bidouillages, à l'époque, cela ne manquait pas!!
BàV
FG


Message édité par TURPINITE le 25-05-2008 à 20:12:50

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S'ensevelir sous les ruines du fort, plutôt que de se rendre !
La munition, n'a ni amis, ni ennemis, elle ne connait que des victimes !
Si j'avance, suivez moi! Si je recule, tuez moi! si je meurs, vengez moi !
n°672
guillaume ​jacquinet
Posté le 30-05-2008 à 22:20:40  profilanswer
 

Bonsoir, si le cellerier de 90 mm est réalisé à partir d'un obus de 8.8 cm, le diamètre extérieur du tube doit  correspondre, en toute logique, à celui de l'obus en question. Le tube du cellerier photographié ci-dessous a un diamètre extérieur de 10 cm (épaisseur du tube : 4 à 5 m/m). Je n'ai malheureusement pas les mensurations du 8.8 pour comparer. Peut-être quelqu'un pourrait-il nous les donner.... BàV GJ
 
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/298/IMG_5638.jpg

n°682
guillaume ​jacquinet
Posté le 31-05-2008 à 19:42:57  profilanswer
 

Bonjour, pour compléter le  post précédent, voici la copie d'un manuel de 1915 destiné à l'instruction des bombardiers. Ces hommes, issus de la troupe, servaient les engins de tranchée à faible puissance mis à disposition de l'infanterie dont le mortier ou obusier aasen, le fusil lance-cartouches suffocantes et bien sûr le mortier ou obusier cellerier.  
Début 1915, ce dernier était disponible en deux calibres :  
 - 70 mm, par utilisation d'un corps d'obus à shrapnell de 77 ou 75  ou d'obus explosifs du même calibre mais alésés (l'inclinaison du tube était alors de 30° pour les premiers modèles bricolés);
-  90 mm, fabriqué lui aussi mécaniquement dans les ateliers de l'arrière,  en tôle d'acier emboutie (avec pour certains une finition assez soignée comme en témoigne la photo de l’un des messages précédents). BàV GJ
 
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/298/CELL_1_02.jpg
 
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/298/CELL_1_03.jpg
 
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/298/VAU_FR_crapouillot.jpg
Une batterie de cellerier de 90 à Vauquois (photo tirée du Miroir)

n°781
Ferns
Où vas-tu Paul ? Vers L'Aisne
Posté le 15-06-2008 à 00:27:40  profilanswer
 

Bonsoir,
on voit ce type de mortier dans pas mal d'ouvrages et de témoignages.  
Il me semble que leur efficacité devait égaler celle d'une tapette à mouche sur un éléphant. L'aspect positif était l'illusion qu'ils avaient de pouvoir répondre aux Minnenwerfers d'en face.  Il serait intéressant de savoir si l'ancêtre de Bernard a évoqué ce thème.
 
cordialement,
 
 Ferns.


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L'homme en campagne a les mêmes besoins qu'en temps de paix ; ces besoins deviennent même plus impérieux, étant exacerbés par une existence plus active et plus énervante.(Henry Mustière)
n°787
alain dubo​is
Tchiot quinquin de ch'nord
Posté le 16-06-2008 à 12:57:46  profilanswer
 

TURPINITE a écrit :

bien que des projectiles ait été fabriqué avec une des extrémités sphériques.


Bonjour,
En rangeant "des trucs" je suis retombé (aïe !) sur les projectiles italiens dont une "granata bomba da 210"
http://images.mesdiscussions.net/pages1418/mesimages/26/gb210.jpg
Cordialement
Alain


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n°2852
Michel G
Je me souviens
Posté le 05-03-2009 à 11:25:59  profilanswer
 

Serait-il possible d'avoir les dimensions de la base d'un de ses mortiers?? Nous avons essayé de trouver des dimensions sur le net sans aucun résultats.
 
Nous faisoins parti d'un groupe de reconstitution et nous voudrions en construire un copie conforme sur ceux déjà existant.
 
Merci,
 
 
Michel G


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22e Bataillon (C-F), 71e RI
n°2854
ALVF
Posté le 05-03-2009 à 15:50:08  profilanswer
 

Bonjour,
 
Le document précédemment posté par Guillaume et celui-ci, tiré d'un Cours de Saint-Maixent du Lt Gay daté de 1917, montrent que certains mortiers "Cellerier" tiraient sous l'angle de 30° et d'autres sous l'angle de 45°.
Les dimensions en élévation se déduisent facilement de celles des douilles de 77 mm allemand de campagne et de 65 mm français de montagne.
Cordialement, Guy.
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img672.jpg

n°2855
Michel G
Je me souviens
Posté le 05-03-2009 à 16:44:05  profilanswer
 

Merci pour se document, mais je parlais des dimensions de la base en bois. Serait-il possible d'avoir la longueur et largeur d'une base déjà existante??   :D  
 
Merci encore,
 
 
Michel G
 
 


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22e Bataillon (C-F), 71e RI
n°2856
TURPINITE
Lapides Clamabunt
Posté le 05-03-2009 à 18:30:47  profilanswer
 

Bonsoir à tous, bonsoir Michel,
 
dans mes docs, j'ai ces croquis, mais pas de mesures.
 
Une solution, trouver un musée et y aller prendre des mesures ?
 
Amicalement
Florian


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n°2857
Michel G
Je me souviens
Posté le 05-03-2009 à 18:46:56  profilanswer
 

J'aimerais bien pouvoir le faire, mais résident au Québec, aucun musée n'a se genre de mortier.  :(  
 
Merci quand même,
 
 
Michel G


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22e Bataillon (C-F), 71e RI
n°3023
Michel G
Je me souviens
Posté le 19-03-2009 à 00:13:48  profilanswer
 

Petite question stupide, que voulez-vous dire par corps d'obus??
 
Est-ce la douille?? ou autre chose......
 
 
 :??:  :??:  
 
 
Michel G


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22e Bataillon (C-F), 71e RI
n°3024
alain dubo​is
Tchiot quinquin de ch'nord
Posté le 19-03-2009 à 07:51:50  profilanswer
 

Bonjour,
C'est bien le corps de l'obus de 77(mm) à balles qui est utilisé, c'est un quasi-cylindre, et une matière première facile à trouver. Ce qui n'a pas empêché la fabrication dans des calibres divers. Vous pouvez  relever les cotes à l'échelle sur le plan pour avoir une bonne idée du socle.
Cordialement
Alain qui imagine toujours la grimace du servant au moment de l'allumage .......


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n°3026
guillaume ​jacquinet
Posté le 20-03-2009 à 12:50:27  profilanswer
 

Bonjour Michel,
Ci-joint un croquis avec les dimensions du sabot bois du cellerier de 90 m/m
BàV, G.J.  
 
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/298/scan002.jpg

n°3028
Michel G
Je me souviens
Posté le 21-03-2009 à 10:33:39  profilanswer
 

Merci infiniment!
 
 
Michel G


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22e Bataillon (C-F), 71e RI

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