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  Le canon de 75 anti-char en 1918

 

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Le canon de 75 anti-char en 1918

n°9444
ALVF
Posté le 21-03-2012 à 09:16:56  profilanswer
 

Bonjour,
 
Depuis 1917, l'Etat-Major français a craint de devoir affronter des chars d'assaut allemands, ce qui ne se produira en fait qu'à partir du printemps 1918.Les actions des chars allemands, bien décrites par Michel "Tanker" dans ses interventions, ont été ponctuelles et seuls deux modèles de chars ont été employés, les chars de production allemande A7V et les chars anglais Mark IV "Beute Panzerwagen" capturés surtout à l'issue de la contre-attaque allemande de Cambrai car le terrain reconquis de l'attaque initiale britannique était couvert de chars détruits ou avariés voire simplement de chars en panne mécanique.
L'Armée française comptait beaucoup pour agir contre les chars sur le canon d'infanterie de 37 mm modèle 1916 (qui fut d'ailleurs efficace lors de l'attaque du 1er juin 1918 dans le Secteur du Fort de La Pompelle) et encore plus sur le canon de 37 mm américain produit par Bethleem Steel, véritable canon long, ancêtre des canons légers à vocation anti-char.Ce canon fut en fait très peu employé par l'Armée française et beaucoup d'exemplaires construits n'ont même pas franchi l'Atlantique.
Toutefois, la crainte de devoir affronter des chars lourds faisait envisager l'emploi du canon de 75 mm modèle 1897, capable de détruire les chars les plus puissants de l'époque, y compris les chars "monstres", prévus mais non construits en Allemagne à la fin de la guerre.
Le problème est que notre pièce de campagne, comme celle de tous les belligérants d'ailleurs, ne peut "suivre" une cible en déplacement rapide et que dans ces conditions le tir anti-char est inefficace à moyenne et longue distance sur une cible mouvante.Seule une action de masse de l'artillerie est en mesure de neutraliser des chars en mouvement ou à très faible vitesse, voire même à l'arrêt, au moment d'aborder un obstacle ou de franchir une tranchée.
Il était donc nécessaire d'avoir un "75" susceptible d'avoir un grand champ de tir horizontal instantané permettant de "suivre" le char en mouvement.
Il existait bien depuis l'avant-guerre un dispositif de plateforme métallique permettant au canon de 75 de campagne d'effectuer des tirs dans tous les azimuts.Ce dispositif avait été adopté pour la défense des côtes mais la diffusion du "75 approprié au tir de côte" demeurait faible, ces dispositifs étaient toutefois réglementaires à Dunkerque pour la défense du port en 1914 où deux canons de "75 appropriés" remplaçaient les anciens canons de côte de petit calibre pour la défense de la Jetée Est du port.
Je n'ai pas trouvé actuellement la réponse à la question de savoir pourquoi ce dispositif simple, adaptable sans modification au 75 de campagne, n'a pas été adopté pour la guerre terrestre pendant la guerre.
Les services techniques se tournèrent en 1917 vers une formule de circonstance en adaptant un "chevalet de tir pour canon de 75" réalisé en bois et comprenant un cadre vertical appuyé vers l'arrière par des jambes de force.Le support mobile est un triangle en bois tournant sur des charnières dont l'axe est vertical.La pièce débarrassée de ses roues, de ses boucliers, de ses freins de route et des sièges des servants est placée sur le support fixe.
La pièce a un champ de tir de 60° et une tringle de pointage en direction aide aux opérations de pointage.
Ce chevalet, pièce de charpenterie facilement réalisable dans les parcs d'artillerie, devient réglementaire au début de 1918.L'ensemble est décrit en détail dans les Annexes de l'"Instruction sur l'organisation et la construction des batteries" en date du 11 février 1918.
Il ne semble pas que ces dispositifs aient servi lors de l'attaque allemande avec chars du 1er juin 1918 à l'Est de Reims mais leur emploi est certain en Champagne lors de l'assaut allemand Friedensturm du 15 juillet 1918.
Voici à quoi ressemble ce "chevalet de tir pour canon de 75", merci d'avance aux lecteurs qui auraient repéré des mentions indiscutables de son emploi en 1918 et (ou) qui seraient en possession d'une bonne photographie de ce véritable "75 anti-char" utilisable pour la défense d'une ligne de défense ou pour interdire un point de passage obligé du champ de bataille:
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img544.jpg
     Vue en plan du "chevalet de tir pour canon de 75".
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img543.jpg
 Canon de 75 modèle 1897 sur chevalet de tir permettant le tir sur une cible en mouvement rapide.
 
Cordialement,
Guy François.

n°9445
leuques
Posté le 21-03-2012 à 12:11:10  profilanswer
 

Bonjour
 
rien à dire de spécial. comme tjrs c'est technique mais ça reste instructif,
intéressant à suivre et 'digeste'
 
cordialement


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Géris
(une saison d'homme entre deux marées
n°13183
ALVF
Posté le 18-03-2014 à 18:56:07  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Au début de l'année 1918, environ 350 pièces de 75 modèle 1897 sur chevalet Filloux furent déployées sur tous les emplacements propices au passage des chars en prévision des offensives allemandes attendues, singulièrement en Champagne et dans l'Aisne.
Armés par des Sections de Défense Contre les Tanks (D.C.T), ces canons anti-chars sont installés en première ligne mais n'ont eu qu'une occasion de remplir leur rôle anti-char lors de l'offensive du 15 juillet 1918 en Champagne.Toutefois, pendant les offensives allemandes du printemps et de l'été 1918, ces 75 de D.C.T prennent à partie l'infanterie allemande assaillante en tir direct mais doivent être sabordées en cas de succès de l'attaque ennemie puisque ces pièces sont statiques.
Ces 75 de D.C.T sont souvent placés en casemates soigneusement camouflées et ne se manifestent qu'au moment de l'emploi.
Les photographies de ces 75 de D.C.T sur chevalet Filloux sont rares, j'en ai publié une dans mon petit livre sur le 75 et dans un article de la Revue "GBM".
Voici deux autres photographies, de médiocre qualité technique, prises à la Ferme du Choléra en 1919 par un ancien combattant en pèlerinage.
Ces pièces ont probablement été sabordées le 27 mai 1918 au moment du recul des forces anglaises tenant ce secteur lors de l'offensive allemande.Il est probable que cette Section de 75 D.C.T ait été mise à disposition de nos alliés avec des servants français, habitués à servir ce matériel.
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/FRA%20-%2075%20mm%20DCT%20Filloux%20(01b)%20.jpg
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/FRA%20-%2075%20mm%20DCT%20Filloux%20(02b)%20.jpg
       
 
Il est curieux de constater que ces pièces anti-chars françaises ont été détruites à proximité du lieu d'emploi des premiers chars français en avril 1917.
Si un lecteur a des précisions sur l'emplacement exact de ces 75 de D.C.T et éventuellement sur leur rôle en 1918, je serai extrêmement intéressé, de même que l'ami Michel alias "Tanker" qui a préparé ces photographies pour la publication.
Cordialement,
Guy François.

n°13188
p Lamy
çà marmitte par ici !
Posté le 20-03-2014 à 10:12:39  profilanswer
 

Bonjour Guy François,
merci de vos informations toujours très bien documentées;
il existait un obus de rupture AL (André Lefèvre) modèle 1911 je crois, de mémoire (perforant explosif avec fusée de culot). Etait-ce type de projectile qui était mployé pour le combat antichar lors de la première guerre mondiale où son emploi était-il plus réservé au tir contre les ouvrages bétonnés de la ligne de front. Dans ce cas du tir anti-chars, je crois que l'on utilisait en tir direct avec la hausse à zéro pour un tir tendu à courte distance. Excusez mes propos, mes connaissances en artillerie étant assez minces.
Bien cordialement.
P. Lamy


---------------
"C'est le Vin qui a fait gagner la Guerre"
Jean-Louis Billet, agent de liaison au 70e BACP
n°13191
ALVF
Posté le 20-03-2014 à 18:38:51  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Tous les obus explosifs tirés par le 75 modèle 1897 sont capables de causer de graves dommages aux chars allemands A7V ou Mark IV de prise ("Beute Panzerwagen" ) dont les obus A.L des modèles 1916 et 1917 qui sont des obus explosifs à longue portée.
L'obus réservé au combat anti-char est avant tout l'obus de rupture de la Marine modèle 1910, capable de traverser tous les blindages de l'époque jusqu'à plus de 1000 mètres.Les pièces anti-chars font du tir de plein fouet.
Voici un schéma de l'obus de rupture Marine modèle 1910:
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/A40.jpg
Cordialement,
Guy François.


Message édité par ALVF le 20-03-2014 à 18:39:11
n°13206
ALVF
Posté le 23-03-2014 à 16:44:40  profilanswer
 

Bonjour,
 
En continuant d'étudier l'emplacement de ces canons anti-chars de 75 DCT de la Ferme du Choléra en 1918, je trouve un fait peu connu.
En effet, le 27 mai 1918, ce secteur était tenu par la 8e Division d'Infanterie britannique qui se replia rapidement sous la violence de l'assaut allemand.
Du côté allemand, les troupes d'attaque étaient constituées par la 7e Division de Réserve du Groupe Schmettow ( Divisions 50., 52.,7 R.).
L'attaque du Chemin des Dames ne se prêtait pas à l'emploi des chars en dehors du terrain d'attaque du Groupe Schmettow.
Les allemands ont toutefois engagé 4 Abteilungen de chars de prise Mark IV britanniques (Abteilung 11 à 14).
Seul l'Abteilung 11 a obtenu des résultats positifs dans le secteur de la Ferme du Choléra.Il était prévu que cette Abteilung 11 engage 5 chars en soutien du 72 RIR afin de rompre le front britannique et d'atteindre la Ferme du Choléra puis les chars devaient ensuite continuer leur action en soutien du RIR 66 pour conquérir la partie ouest de Berry-au-Bac.
En fait, le 27 mai 1918, seuls deux chars sont en mesure de franchir la 1ère ligne mais le "Bremen" atteint la Ferme du Choléra et est rejoint plus tard par le "Käthe" toutefois l'action des chars vers Berry-au-Bac ne peut être poursuivie.
La seule certitude est qu'un lieutenant allemand des chars, nommé Krug, a été tué lors de cet engagement.
Il serait intéressant de connaître si les canons de 75 anti-chars ont joué un rôle à l'occasion de ce combat.
Malheureusement, je ne connais pas de source accessible concernant le rôle de la 8e Division britannique et celui de la 7e Division de Réserve allemande (singulièrement pour ses régiments 72 RIR et 66 RIR) en cette journée du 27 mai 1918.
Voici une carte des lieux au 27 mai 1918, tirée du livre "Deutsche Siege 1918" Reichsarchiv tome 32-Berlin 1929 (ce livre ne livre aucune précision sur le rôle des chars le 27 mai 1918):
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img558.jpg2..jpg
Un spécialiste de ce secteur du front en saurait-il plus?
Cordialement,
Guy François.

n°13212
ALVF
Posté le 24-03-2014 à 16:55:11  profilanswer
 

Bonjour,
 
En relisant les chapitres relatifs aux chars britanniques Mark IV de prise employés par les allemands dans le livre de Maxwell Hundleby et Rainer Strasheim "The german A7V" édité en 1990 par Haynes, je trouve un paragraphe très intéressant relatif à l'action des chars allemands le 27 mai 1918:
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img560.jpg3..jpg
Ce paragraphe explique que l'Abteilung 12 a engagé 5 chars en appui de l'IR 158 de la 50.ID lors de l'attaque du Bois des Buttes.
Ce Bois fut héroïquement défendu par le 1st Battalion du 2nd/Devonshire et 4 chars de l'Abteilung 12 furent détruits par des canons de 75 français du 176e Régiment d'Artillerie.Seul le "Ännchen" a échappé à la destruction.
Cette mention, probablement trouvée dans l'historique de la 8th Division Britannique, prouve qu'il s'agit, sans aucun doute, de canons de 75 DCT sur chevalets Filloux.En effet, la 8th Division ne disposait d'aucun moyen anti-char organique et le 176e Régiment d'Artillerie de Tranchée est le seul de l'Armée française à disposer de batteries de Défense Contre les Tanks (D.C.T).Il apparaît donc certain que les moyens de D.C.T français ont été laissés à la disposition des unités britanniques ayant pris en charge le Secteur s'étendant du Bois des Buttes à Berry-au-Bac au moment de la relève des français par les britanniques en avril 1918.
Ce texte montre aussi que les 75 de D.C.T sur chevalet Filloux étaient bien efficaces comme arme anti-char et qu'ils ont été utilisés avec succès, non seulement en Champagne le 15 juillet 1918, mais aussi dès le 27 mai 1918 puisque les Britanniques affirment que ces 75 ont détruits 4 chars de l'Abteilung 12 le 27 mai 1918.
Reste à trouver l'emplacement exact de ces 75 de D.C.T puisque les 4 chars "Beute" ont été détruits probablement à l'Est du Bois des Buttes
S'agit-il des 75 photographiés plus haut ou bien de ceux d'une autre Section d'une batterie de D.C.T du 176e R.A.T?
L'identification de la batterie du 176e R.A.T serait également la bienvenue car ce fait d'armes semble inconnu des archives françaises.
L'enquête continue...
Cordialement,
Guy François.

n°13213
Tanker
Posté le 24-03-2014 à 17:26:31  profilanswer
 

Bonsoir Guy,
 
Le bois des Buttes est le bois situé au Sud-Ouest de la Ville-aux-Bois. (Carte de 1917)
 
                                                        http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2548/Carte120BoisdesButtes601a.jpg  
 
Cela laisserait entendre que cette attaque de char se situait dans le secteur d'engagement du Groupement Chaubès LE 16 Avril 1917.
 
                                                        http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2548/Carte120BoisdesButtes601b.jpg  
 
Des canons antichar dans ce bois pouvaient controler les secteurs :
               - ruisseau du Ployron, tranchée de la Plaine, la Ville-aux-Bois.
               - RN 44, entre la Musette et le ruisseau de la Miette.
 
Le bois des Buttes et son réseau de tranchées était un verrou défensif important pour tenir la Ville-aux-Bois.
 
Bonne suite de recherches - Michel


Message édité par Tanker le 24-03-2014 à 18:02:14
n°13215
IM Louis J​ean
Posté le 24-03-2014 à 19:10:29  profilanswer
 

Bonsoir à toutes et à tous,
 
Une carte anglaise :
 
http://www.keepmilitarymuseum.org/images/gallery/primary/rwg111871.jpg
source http://www.keepmilitarymuseum.org/images/banner_title.jpg
 
Hélas sans la position des pièces.
 
Cordialement
Étienne


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<< On peut critiquer les parlements comme les rois, parce que tout ce qui est humain est plein de fautes.
     Nous épuiserions notre vie à faire le procès des choses. >> Clemenceau
n°13218
IM Louis J​ean
Posté le 25-03-2014 à 10:01:20  profilanswer
 

Bonjour à toutes et à tous,
 
Une autre carte, française mais annotée par les Anglais (on y lit "1 Coy" = 1 compagnie) et donc vraisemblablement de mai 1918:
 
http://www.keepmilitarymuseum.org/images/gallery/primary/rwg111881.jpg
source http://www.keepmilitarymuseum.org/images/banner_title.jpg
 
Cordialement
Étienne


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<< On peut critiquer les parlements comme les rois, parce que tout ce qui est humain est plein de fautes.
     Nous épuiserions notre vie à faire le procès des choses. >> Clemenceau
n°13220
ALVF
Posté le 25-03-2014 à 16:31:15  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Merci, Étienne, pour ces éléments!
Cordialement,
Guy François.

n°14291
ALVF
Posté le 03-11-2014 à 19:02:28  profilanswer
 

Bonsoir,
 
L'Armée française a assez largement utilisé la version du canon de 75 monté sur chevalet Filloux comme pièce anti-char.
L'histoire des unités ayant servi ces pièces reste à écrire car, si j'ai esquissé plus haut l'emploi du 75 contre les chars allemands de prise ("Beute Panzerwagen" ) du type Mark IV britannique lors des tragiques journées des 27 mai et 15 juillet 1918, tout reste à étudier en détail...
 
Je profite de la relance de ce sujet pour évoquer l'emploi éphémère du canon américain de 37 mm Bethlehem Steel dont l'état-major français attendait beaucoup et qui se révéla décevant. Construit d'abord à 100 unités mais programmé pour être construit à 1000 exemplaires pour la seule Armée française, la carrière de ce petit canon moderne s'arrête brusquement à l'été 1918. En effet, les rares "Sections de Défense contre les Tanks" équipées de ces matériels sont réarmées avec du 75 sur chevalet Filloux après que des essais, évoqués dans un sujet ancien du Forum par Michel "Tanker", aient montré que le projectile tiré par le 37 mm Bethlehem Steel était incapable de percer la cuirasse du char allemand A7V.
Ce canon n'a donc pas été officiellement admis en service mais plusieurs Sections de D.C.T l'ont employé avant de renvoyer leur matériel dans les Parcs à l'été 1918.
L'allure générale du matériel est moderne, notamment par l'utilisation d'une culasse à coin et d'une grande longueur de tube L/50, mais, à l'examen, son affût demeure primitif, les conditions du pointage en direction, capitales pour une pièce anti-char, sont insuffisantes pour autoriser un tir rapide sur un blindé en mouvement. A cet égard, la plateforme "de circonstance" du 75 sur chevalet Filloux autorise un tir plus rapide sur cible mouvante.
Voici deux photographies, un schéma de l'Ecole d'Artillerie de Fontainebleau et un tableau qui résument les caractéristiques de ce canon anti-char:
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/37mmBetheleem05.jpg
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/37mmBetheleem10.jpg
                          Canon de 37 mm Bethlehem Steel de Défense contre les Tanks.
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/Bethlehemsteelcompany12.jpg
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/Bethlehemsteelcompany22.jpg
Cordialement,
Guy François.


Message édité par ALVF le 03-11-2014 à 22:16:55
n°14293
ALVF
Posté le 03-11-2014 à 22:15:56  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Après la parenthèse "Bethlehem Steel", je reviens au canon de 75 sur chevalet Filloux.
En étudiant les combats en Champagne du 15 juillet 1918, j'ai trouvé dans un livre assez rare "La 43e Division pendant la campagne de 1918", édité en 1922 à Mayence, quelques détails intéressants sur la destruction de chars allemands au nord de Prosnes et sur la capture d'un officier allemand qui n'était autre que le commandant de l'Abteilung 12, unité servant des chars de prise Mark IV "Beute".
Cet officier, accompagné d'un agent de liaison, reconnaissait le terrain sur le chemin du Trou Bricot à Somme-Suippe. Ces allemands sont aperçus vers 07h30 par un groupe de combat français, l'officier commandant cette unité du 149e R.I fait abattre à distance l'agent de liaison d'un coup de fusil et fait prisonnier l'officier allemand, malheureusement non nommé.
Le JMO du 149e R.I est manquant mais cet événement est relaté en une ligne dans le JMO de la 43e Division.
L'absence du JMO "artillerie" de 1918 pour la 43e Division ne permet pas non plus de détailler les circonstances de la destruction des chars allemands.
Bref, il y a là encore du "grain à moudre"!
Cordialement,
Guy François.

n°16111
ALVF
Posté le 24-01-2016 à 17:31:27  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Je continue de rechercher des documents sur le déploiement et l'emploi du 75 anti-char sur chevalet Filloux et trouve d'assez nombreux textes, datant de 1917 mais surtout du début de 1918, concernant des reconnaissances d'emplacement, des compte-rendus d'installation et de mise en sommeil de positions de 75 anti-char à partir de septembre 1918.
Bien entendu, il serait souhaitable de trouver des rapports explicites d'unités du 176e R.A.T ayant eu en 1918 de rares occasions d'emploi de ces 75 dans leur vocation anti-char mais pour l'instant, c'est l'échec complet!
Je viens de lire qu'un livre anglais "Aisne 1918" (auteur David Blanchard) est paru en 2015 et traite des combats des unités britanniques le 27 mai 1918. Un lecteur aurait-il lu ce livre et, si oui, l'auteur donne-t-il quelques détails inédits sur la destruction de 4 chars allemands par une batterie française anti-char du 176e R.A.T, malheureusement non encore identifiée?
Cordialement,
Guy François.

n°18502
jpbte63
Posté le 18-09-2017 à 18:06:04  profilanswer
 

Bonsoir,
 
En recherchant des infos sur le canon de 75 anti-tank, j'ai découvert ce post.
Ma maigre contribution issue du JMO 13°CA-Artillerie.
A la date du  27/09/1917, il y a trois pièces de 75 contre-tanks dénommées Mont de Villers, Kopp et La Chalade appartenant à la 37°Bie du 5°RAP  mis à disposition de la 25°DI et 2 à la 26°DI  les N°2bis et N°5 même Bie.  
 
Cordialement
Jean-Pierre


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Quand on ne fait pas tout pour être le premier, le devenir ou le rester, on ne demeure pas le deuxième. On tombe fatalement le dernier.  
Louis Hubert Lyautey
n°18504
ALVF
Posté le 18-09-2017 à 18:35:08  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Merci pour ces renseignements!
Toute mention de la position des pièces de DCT est bonne à prendre car on en trouve rarement.
J'ai trouvé sur un "site d'enchères bien connu" un dossier de documents originaux sur la position des pièces de DCT dans la Forêt d'Argonne en 1918.
Il serait bien entendu plus "sympathique" de trouver la position exacte des pièces de DCT du Chemin des Dames (au 27 mai 1918) et de Champagne (au 15 juillet 1918) car celles-ci ont réussi à détruire des chars allemands "de prise" ("Beute Panzerwagen" ).
Encore une preuve en tout cas que l'Armée française n'a pas négligé la défense anti-chars en 1917-1918 contrairement à ce qu'affirme un livre récent que j'ai évoqué en rubrique "Bibliophilie"!
Cordialement,
Guy François.


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