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  5è RAC-juin 1915-Metzeral

 

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5è RAC-juin 1915-Metzeral

n°8641
thio
Posté le 23-11-2011 à 11:14:47  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Je m'adresse aujourd'hui aux spécialistes de l'artillerie.
Toujours dans le cadre des recherches approfondies des soldats 14/18 de ma commune, une de mes concitoyennes, âgée mais très lucide, m'a parlé de son oncle (qu'elle n'a pas connu bien sur), tué par l'explosion de son canon.
Après de minutieuses recherches familiales, nous avons pu l'identifier. Il s'agit du maitre pointeur VILLATTE Léon Eugène du 5è RAC.
D'après l'indication de la date et de son lieu de décès (le 29/06/1915 à Mittlach près de Metzeral en Alsace) serait-il possible d'identifier à quel groupe ou quelle batterie il appartenait ?
Sur le site MDH j'ai bien consulté les différents JMO en ligne mais sans succès...d'où cet appel à l'aide. D'avance merci de vos lumières.
 
Bien cordialement
Pierre

n°8646
dominique ​rhety
Posté le 23-11-2011 à 16:56:04  profilanswer
 

Bonjour,
 
à cette période dans la région il y avait les deux groupes de l'AD/57:
2e groupe: 27e, 28e, 29e batteries
3e groupe: 41e, 42e, 43e batteries
 
La 28e a participé aux combats de Metzeral en juin 1915 mais d'autres batteries aussi, sans doute.
 
Cordialement.  


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Dominique Rhéty
Pour ceux de 14-Mémoire bourguignonne de la Grande Guerre
n°8650
Eric Mansu​y
Posté le 23-11-2011 à 18:03:29  profilanswer
 

Bonsoir Pierre,
Bonsoir Dominique,
 
Sombre affaire... Entre le 20 et le 30 juin 1915, les archives des pertes de la VIIe Armée ne portent trace d'aucun tué au sein de la 57e DI. Dans le même temps, un nommé Lombard a été blessé dans les rangs du 5e RAC. Etait-ce ce même 29 juin, lors de l'éclatement de la pièce ? Peut-être une autre piste à suivre...  
 
Tout me porte à croire que les batteries du 5e RAC engagées face à Metzeral étaient rattachées à la 47e ou à la 66e DI. Et le JMO de l'AD 66 semble porter mention d'une 27e batterie du 5e, si j'ai bien lu.
 
A suivre...
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy
 


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°8656
dominique ​rhety
Posté le 24-11-2011 à 08:10:47  profilanswer
 

Bonjour Pierre,
Bonjour Eric,
 
en effet l'engagement de la 28e batterie à Metzeral est un peu antérieur au 29 juin.
Mais, la fiche MDH de Léon Eugène VILLATTE nous indique qu'il est mort des suites de blessures de guerre. Il est donc possible qu'il ait été atteint avant cette date.
 
http://www.memoiredeshommes.sga.de [...] =699227000
 
Pour en connaitre les circonstances, il serait utile de se procurer une copie de son acte de décès à la mairie de Saint-Etienne.  
 
Bien cordialement.


Message édité par dominique rhety le 24-11-2011 à 08:39:26

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Dominique Rhéty
Pour ceux de 14-Mémoire bourguignonne de la Grande Guerre
n°8668
thio
Posté le 24-11-2011 à 18:40:31  profilanswer
 

Bonsoir à tous
Merci à Éric et Dominique
 
Le registre matricule est en cours de numérisation aux AD42. Pas de chance.
A mon prochain passage je collecterai les deux infos : transcription de décès et registre matricule.
Peut-être y aura t-il quelques détails supplémentaires.
 
Bien cordialement
Pierre

n°8686
thio
Posté le 25-11-2011 à 16:55:57  profilanswer
 

Bonjour à tous
 
Après un rapide passage aux AD42; pas de précisions sur le registre matricule, mais par contre la transcription de décès précise bien 27è Batterie du 5è RAC, et décédé des suites de blessures dues à l'éclatement d'un canon de 75. Donc je présume que "l'accident" est antérieur de quelques jours au décès.
Si j'ai bien compris, il faut pister la  27è batterie dans le JMO de l'artillerie divisionnaire ?
 
Bien cordialement
Pierre

n°8693
Eric Mansu​y
Posté le 26-11-2011 à 09:36:10  profilanswer
 

Bonjour Pierre,
 
Juste une précision (j'ai déjà rencontré le cas plusieurs fois, il ne me semble pas être si extraordinaire, et pour cause) : un soldat peut tout à fait décéder de ses blessures le jour même où il a été blessé.  
 
Ce qui me pose question, en revanche, dans cette histoire, c'est l'emplacement des pièces de la 27e batterie. Etaient-elles à Mittlach ? Dans ce cas, pourquoi cette batterie aurait-elle été rattachée à la 66e DI, qui opérait sur l'autre rive de la Fecht ?  
 
Quant au lieu de décès, même interrogation, et là, mieux vaut explorer les archives du service de santé de la 47e DI. En effet, la célèbre ambulance alpine établie dans les caves de la mairie de Mittlach (la 2/64, devenue 301) ne s'y est établie que le 11 juillet 1915...
 
A suivre, donc.
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°8695
thio
Posté le 26-11-2011 à 10:59:17  profilanswer
 

Bonjour à tous
Et merci une fois de plus à Éric,
 
Une lecture plus approfondie de la transcription de décès peut apporter quelques bribes d'informations supplémentaires.
D'abord le constat du décès a été fait le 29 juin 1915 à 3h du matin à Mittlach.
La déclaration a été dressée par Hippolyte Lallemand, capitaine, commandant la 27è batterie sur la déclaration de Charles Alfred Masson, lieutenant à la 27è batterie et de Paul Debain maréchal des logis à la 27è batterie, tous les deux témoins.
 
Je serais donc tenté d'en déduire qu'il n'est pas décédé à l'ambulance pour deux raisons, d'une part parce les témoins ne sont pas des infirmiers/médecins ce qui est habituellement le cas, d'autre part parce que je vois mal le capitaine, le lieutenant et le maréchal des logis être présents à l'ambulance au moment du décès. L'heure de l'acte correspond à l'heure du décès, ce qui n'est que rarement le cas. Les officiers étaient donc présents sur place. Sauf erreur de transcription ou mauvaise interprétation de ma part.
 
Que pourrait-on en déduire ?
Dans la nuit du 28 au 29 le canon de 75 explose, blessant mortellement le maitre pointeur Villatte. Il décède peu après sur place à 3h du matin.
Reste le lieu du décès. Si effectivement il était intransportable, la 27è batterie était bien présente à Mittlach.
 
Pour l'anecdote, en feuilletant les actes de décès de la ville de Saint-Etienne, juste la page avant notre Eugène Villatte, figure Eugène Viallard, également du 5è RAC (sans précision de batterie, mais a priori du 4è groupe) quant à lui mort sur le champ de bataille le 15 mais 1915 à Saint-Christophe (Ainse), bien loin de l'Alsace.
 
Bien cordialement
Pierre

n°8697
Eric Mansu​y
Posté le 26-11-2011 à 11:27:53  profilanswer
 

Rebonjour Pierre,
 
Bien, bien, nous progressons ; merci pour ces apports très instructifs. J'avais donc bien lu, c'est cette 27e batterie, aux ordres du capitaine Lallemand, qui est bien mentionnée dans le JMO de l'AD 66. Je pense que c'est donc la consultation de son JMO qui vous en apprendra plus. "A tout seigneur, tout honneur", je vous laisse à présent l'explorer.
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°8698
thio
Posté le 26-11-2011 à 11:55:53  profilanswer
 

Rebonjour Eric
 
Effectivement la piste de l'AD66 est la bonne. Je viens de trouver à la date du 29 juin qu'à 4 heures du matin une section de 27èbat du 5è RAC a ouvert le feu pour couvrir l'attaque de la cote 664 (les Allemands ayant effectué une violente attaque sur cette cote 664 de nuit, rejetant "quelque peu" l'infanterie)
http://www.memoiredeshommes.sga.de [...] iewer.html  (page 96)
Et page suivante (page 97) : Au cours du tir de la batterie Allemand, un canon éclate tuant 3 servants. Il y a donc deux autres victimes que notre "ami" Villatte ! Comment les retrouver ? Un petit tour sur Genweb, mais seulement 4 décès pour 1915 et rien à cette date. Villatte sera t-il le seul identifié de cette explosion du canon ?
 
En tous les cas grand merci pour votre aide. La nièce de ce soldat (91 ans aux prunes !) sera très heureuse de ces trouvailles. J'ai la photo de ce soldat. Je la mettrai prochainement en ligne sur genweb, ce soldat figurant sur la plaque commémo de la cathédrale Saint-Charles de Saint-Etienne (42).
 
Bien cordialement
Pierre


Message édité par thio le 27-11-2011 à 16:49:58
n°8699
Eric Mansu​y
Posté le 26-11-2011 à 12:28:35  profilanswer
 

Bravo pour vos trouvailles, beau travail !
 
Quant aux autres pertes de cet éclatement, je vous fais un copié-collé de mon message du 23 (ci-dessus) :
"Entre le 20 et le 30 juin 1915, les archives des pertes de la VIIe Armée ne portent trace d'aucun tué au sein de la 57e DI. Dans le même temps, un nommé Lombard a été blessé dans les rangs du 5e RAC. Etait-ce ce même 29 juin, lors de l'éclatement de la pièce ?"
 
A suivre...
 
Eric Mansuy


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°8700
Eric Mansu​y
Posté le 26-11-2011 à 13:46:24  profilanswer
 

Re,
 
Un tué de plus : le maître-pointeur Jean Louis Perrin.
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°8701
ALVF
Posté le 26-11-2011 à 17:44:10  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Les pertes du 29 juin 1915 au 5ème R.A.C:
-Maître-Pointeur Viallate Eugène.
-Maître-Pointeur Perrin Jean.
-Canonnier Michaud Clovis.
 
Cordialement,
Guy François.

n°8703
dominique ​rhety
Posté le 26-11-2011 à 18:19:33  profilanswer
 

Bonjour,
 
j'avais consulté à la bibliothèque du SHD un historique du 204e RAC contenant la liste des morts. Je ne me rappelle plus si la date de décès y figurait. Si oui il sera aisé de déterminer l'identité des deux autres victimes.
 
Deux Maîtres-Pointeurs pour une même pièce, n'est-ce pas trop ? D'autant que le feuillet matricule de Jean Louis Perrin nous donne le 22 juin comme date de décès.
 
Cordialement..


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Dominique Rhéty
Pour ceux de 14-Mémoire bourguignonne de la Grande Guerre
n°8704
Eric Mansu​y
Posté le 26-11-2011 à 19:05:04  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
Bonsoir Dominique,
 
Sur la fiche MdH de Perrin, je lis "29 juin 1915" comme date de décès (après avoir comparé le chiffre 9 de "29" à ceux de 1908 et 1915).  
 
Le registre de la nécropole du Chêne Millet, où il repose, porte cette mention : PERRIN Jean Louis, 5e RAC, 29.06.1915, tombe 742.
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°8707
ALVF
Posté le 26-11-2011 à 21:29:03  profilanswer
 

Bonjour,
 
Les maîtres-pointeurs Villate Eugène Léon et Perrin Jean Louis ainsi que le canonnier Michaud Clovis figurent tous à la date du 29 juin 1915 dans la liste des morts du 5ème R.A.C figurant dans l'historique imprimé du 5ème R.A.C.
Les fiches MDH de ces militaires indiquent toutes trois la date de la mort au 29 juin 1915 et celle du maître-pointeur Perrin précise même son affectation à la "27ème batterie du 5ème R.A.C".
Je pense donc que l'explosion d'un tube de 75 à la 27ème batterie a tué ces trois militaires.La présence de deux maîtres-pointeurs autour d'une pièce n'a rien d'exceptionnel au cours des tirs pour des raisons diverses.
Les historiques imprimés ne doivent pas être négligés même si leur rédaction est souvent parcellaire et imprécise.Ainsi l'historique imprimé du 5ème R.A.C ne dit pas un mot des deux groupes de renforcement du régiment ayant constitué les 2/3 de l'artillerie divisionnaire de la 57ème D.I, groupes qui passeront ensuite au 204ème R.A.C en 1917 (et auxquels appartient la 27ème batterie du 5ème R.A.C).
Pourtant malgré ces lacunes, la liste des morts de l'historique imprimé "prend en compte" les morts de toutes les batteries et groupes ayant, à un moment donné, compté au 5ème R.A.C.Il faut reconnaître que ce n'est pas simple et que les informations des historiques imprimés doivent être soigneusement recoupées!
J'ai déjà remarqué pour d'autres unités que les historiques imprimés de régiments d'artillerie fournissent des listes des morts assez complètes, y compris pour les batteries et groupes dont l'historique imprimé n'écrit pas une ligne!
Cordialement,
Guy François.

n°8711
dominique ​rhety
Posté le 27-11-2011 à 10:28:45  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
merci Guy pour ces précisions concernant une unité qui m'est chère.
 
Alors, le registre matricule de Jean Louis Perrin contient une erreur de transcription.
http://www.archives-numerisees.ain [...] 78615db148
 
Cordialement.


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Dominique Rhéty
Pour ceux de 14-Mémoire bourguignonne de la Grande Guerre
n°8712
thio
Posté le 27-11-2011 à 17:35:56  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Je vais bien sûr débuter par de grands remerciements à tous ceux (Dominique, Guy et Eric) qui ont apporté leur efficace contribution à cette recherche.
C'est d'autant plus appréciable qu'il reste des descendants (nièce et petits neveux) qui seront très intéressés par ces informations qu'ils n'avaient pas.
Je vais creuser (sans jeu de mot) un peu plus loin pour retrouver la dépouille mortelle du soldat Villatte. Les deux autres corps sont à la NN de Metzeral (Chêne Millet). Je pense que le corps de Villatte a été restitué à la famille et pourrait être à Mérinchal dans la Creuse.
 
Pouvez-vous m'aider encore un petit peu en m'aidant à localiser la cote 664, cible de ce tir malheureux ?
Encore un grand merci pour cet efficace réseau d'entraide qu'est ce forum.
 
Très cordialement
Pierre


Message édité par thio le 27-11-2011 à 17:36:55
n°8713
Gilles ROL​AND
Posté le 27-11-2011 à 18:32:40  profilanswer
 

Bonjour,
 
http://pages14-18.mesdiscussions.n [...] htm#t90674
 
Sur la carte mise en ligne, il y a une cote 664 à l’est de Metzeral
Ca ne me semble pas la position idéale pour mettre en batterie des pièces de 75, mais…
 
Cordialement
 
Gilles ROLAND


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-Ca sent le macchab, dit Le Moal. -J’te crois, y en a plein par ici. Jean Berthaud « 1915 sur les Hauts-de Meuse en Champagne »  
 
VESTIGES.1914.1918 MAJ le 27 février 2012
n°8714
thio
Posté le 27-11-2011 à 19:07:18  profilanswer
 

Rebonsoir à tous
Et merci à Gilles pour sa réponse rapide
 
Je ne suis pas expert en balistique, mais en mettant cote à cote une carte de Metzeral sous Google map avec relief et la carte proposée par Gilles où l'on voit la cote 664,6 (qui doit donc correspondre à l'altitude du site) on constate que la distance à vol d'oiseau est de 4 km et qu'il y a un angle mort.
Pour la distance je suppose que c'est dans la portée efficiente d'un canon de 75.
Pour le placement de la batterie ça ne me semble pas très judicieux.  
 
Fallait-il que l'objectif soit dans le champ visuel où ce type de tir pouvait-il s'effectuer avec assez de précision par dessus un mamelon de colline ?  
Y avait-il un poste d'observation décalé de la batterie pour vérifier où tombaient les projectiles ?
Quelle était la précision de ce type de tir, sachant que dans le cas présent la cote 664 était quasi partagée par les deux camps ?
 
On peut aussi supposer que les batteries étaient au nord de Mittlach sur les flancs du Burgkoepfle, ce qui ouvrait le champ de vision. Eric évoque d'ailleurs l'autre rive de la Fecht.
 
Cordialement
Pierre


Message édité par thio le 28-11-2011 à 21:43:24
n°8715
Eric Mansu​y
Posté le 27-11-2011 à 19:16:29  profilanswer
 

Bonsoir à tous,
 
Un aperçu de la cote 664, pris en surplomb du cimetière communal de Metzeral (tiré de l'ouvrage de Durlewanger, Les Grands orages sur les Vosges) :
 
http://images.imagehotel.net/r6al0u9k5v.jpg
 
En fait, le centre de Mittlach, par rapport à l'artillerie allemande, était défilé (l'une des raisons majeures pour lesquelles le village ne fut pas évacué par sa population civile). Aussi les obus français passèrent-ils sans doute, grosso modo, par-dessus ce même cimetière pour aller s'écraser sur la cote 664.  
 
Autre point : il existait en effet une série d'observatoires d'artillerie dans le secteur, au Burgköpfle entre autres. Mais également sur les pentes du Reichackerkopf, qui offrait des vues sur l'arrière de cette même cote 664 (un beau croquis en a d'ailleurs été fait le 29 juin 1915 !).
 
Dernier point : je connais des emplacements de 75 autour de Mittlach durant l'année 1916, mais j'ignore totalement s'ils correspondent à ceux de 1915. Si cela vous intéresse, Pierre...
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy


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"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
n°8716
Gilles ROL​AND
Posté le 27-11-2011 à 19:23:03  profilanswer
 

Re,
 
Pierre, je suis d’accord avec vous. En plus la cote 664 est, à cette époque, en première ligne. Mais au nord de Mittlach, on tombe sur le 47e DI
 
http://images.imagehotel.net/c44a7vdkh6.jpg
 
Cordialement
 
Gilles ROLAND
 
Source La bataille des Hautes Vosges


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-Ca sent le macchab, dit Le Moal. -J’te crois, y en a plein par ici. Jean Berthaud « 1915 sur les Hauts-de Meuse en Champagne »  
 
VESTIGES.1914.1918 MAJ le 27 février 2012
n°8717
thio
Posté le 27-11-2011 à 19:37:31  profilanswer
 

Re bonsoir
 
Encore merci à Gilles et Eric. Que voilà des documents intéressants ! J'imagine déjà l'émotion de cette sympathique grand mère qui a été bercée du souvenir de ses glorieux ainés (son père était le trésorier de l'association locale des Poilus de la GG) lorsque je lui présenterai le fruit de vos recherches.
Du coup je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager la photo du maitre pointeur Villatte dont il est question dans ce post. Il serait bien surpris de l'intérêt qu'il suscite 96 ans plus tard !
 
Pour Eric : l'emplacement des 75 en 1916 ? Oui, je suis preneur même si l'emplacement n'est probablement pas le même.
 
Bien cordialement
Pierre
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/3197/Villatte Eugene MPF (2a).jpg

n°8718
Eric Mansu​y
Posté le 27-11-2011 à 20:18:24  profilanswer
 

Et voilà, situation d'avril 1916 (source : 24 N 1147).
 
http://images.imagehotel.net/wdt245b4rf.jpg
 
Bien cordialement,
Eric Mansuy


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n°8719
ALVF
Posté le 27-11-2011 à 21:45:24  profilanswer
 

Bonsoir,
 
Voilà une carte (échelle: 1/20.000) montrant la zone des attaques autour de Metzeral avec le tracé des lignes françaises et allemandes les 13 et 23 juin 1915, respectivement en trait plein et pointillé:
http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2547/img265b.jpg
                                     Metzeral lignes les 13 et 23 juin 1915.
 
Cordialement,
Guy François.

n°8723
thio
Posté le 28-11-2011 à 21:42:47  profilanswer
 

Bonsoir à tous
 
Merci encore à Guy et Éric.
Je me permets d'insister avec de nouvelles demandes.  
Pourriez vous me préciser quelles étaient les unités sur la ligne de front durant ce mois juin 15 dans ce secteur et plus précisément quelle était l'unité française délogée de la cote 664 dans la nuit du 29 juin 1915 ?

D'avance merci
 
Bien cordialement
Pierre

n°8726
Eric Mansu​y
Posté le 29-11-2011 à 09:36:38  profilanswer
 

Bonjour Pierre,
 
Vous trouverez votre bonheur dans le JMO du 22e BCA, à la page du 29 juin 1915 (et verrez qu'étaient concernés les 22e, 52e, 68e BCA).
 
Bien cordialement, et bonnes recherches,
Eric Mansuy


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n°8729
thio
Posté le 29-11-2011 à 20:27:45  profilanswer
 

Bonsoir à tous
 
Une fois encore merci à Eric et à tous ceux qui m'ont aidé dans mes recherches.
Un des concitoyens du soldat Villatte , Jean Baptiste MONTUCLARD (52è BCA/9è cie) a été blessé ce jour là, le 29/06/1915 à Metzeral. On trouve ensuite trace de son décès à l'hopital d'Orange deux mois plus tard, le 26/08/1915, des suites de maladie contractée en service.
 
Bien cordialement
Pierre

n°8857
Eric Mansu​y
Posté le 02-01-2012 à 19:18:23  profilanswer
 

Bonsoir à tous,  
Bonsoir Pierre,
 
Quelques éléments complémentaires, mais aucun sur Villatte, hélas.
 
Jean Louis Perrin a été inhumé au sein du cimetière de Mittlach-le-Haut, exhumé le 1er octobre 1920, réinhumé dans le carré français du Cimetière des Alliés de Mittlach, puis au Chêne Millet le 5 juin 1924. Il en fut exactement de même pour Clovis Marius Michaud. Je suppose donc que Villatte passa par les deux cimetières de Mittlach avant d’être restitué à sa famille au moment où les corps de ses camarades prenaient la direction du Chêne Millet.  
Hélas, le registre originel du Chêne Millet n’existe plus…
 
Bien sincèrement,
Eric Mansuy


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n°8858
thio
Posté le 02-01-2012 à 21:26:22  profilanswer
 

Bonsoir à tous
Merci à Eric
 
Après contact avec la nièce de notre artilleur, elle pense que la dépouille mortelle de Villatte serait au cimetière Saint-Roch à Saint-Étienne. Donc restituée à sa famille.
Seule une vérification aux AD42 où se trouve les états des retours des corps pourrait le confirmer. A l'occasion je vérifierai.
En tous les cas merci pour tout.
 
Bien cordialement
Pierre

n°8870
bernard be​rthion
Posté le 05-01-2012 à 19:04:51  profilanswer
 

Bonsoir,
              très belle histoire .
              Cette enquète que je découvre est passionnante .
              Le partage d'informations, les échanges, les sourires de joie quand on avance ...
              Cordialement  BB


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- Les soldats de l'Ile de La Réunion tués en 14-18
- Le Front de Champagne : de Reims à l'Argonne dans les Ardennes et dans la Marne .
- Les combats d'août 1914 lors de la retraite dans les Ardennes entre Meuse et Aisne .
- L'HOE 13 de 51 Courlandon .

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