Bonsoir à tous, bonsoir Bruno,
pour répondre à ta question, depuis les premiers bombardements jusqu'en 1916, il faut dire que le soldat de forteresse ne savait plus où donner de la tête, son fort bombardé, maltraîté, résistait tant bien que mal, sous les coups des gros calibres allemands, 420, 305, 210, 150. Il pouvait trouver refuse dans les locaux en béton, mais n'échappait pas aux bruits, aux émanations produites par les explosions, à celles des usines électriques, les ondes de choc, enfin, bref c'était l'enfer!!!
Mais comment s'éloigner de cela, on a bien tenté lors de bombardements de faire sortir la garnison du fort, ce qui, dans certains cas à minimiser les pertes, mais ce n'était pas une solution à long teme.
Harispe, qui commandait Moulainville, fort qui a subit les plus forts bombardements, notamment avec le 420mm, eu l'idée de s'enterrer et sous le fort, les hommes du génie, aidés par les hommes de la garnison, commencèrent par creuser des galeries souterraines, accessibles par puits ou plans inclinés. Galeries creusées à -15m à -30m en moyenne sous le fort, permettait aux hommes d'être à l'abri des éclatements, des émanations, des ondes de choc. Ces travaux qui se propagèrent à toute la place, ont pris le nom de "travaux 17". Commencés en 1916, ils ne furent jamais terminés. Verdun, est la référence en matière de galeries et puits 17, ce sont de véritables labyrinthes qui courent sous les forts. Une autre place a connu ce type de travaux , c'est celle de Belfort, les fort des Hauts de Meuse, également. Voilà d'où vient cette appellation de puits 17.
Amicalement
Florian
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S'ensevelir sous les ruines du fort, plutôt que de se rendre!